HERETICAL - Daemonarchrist (Beyond) - 09/01/2015 @ 07h43
Heretical est italien et sa musique donne dans le suranné, dans un style de black metal que l’on pensait mort et enterré mais qui refait surface depuis peu, notamment en France : le black sympho.

Dans son style, Heretical fait plutôt bien les choses. Et comme le style est exigeant (Emperor et consorts en maîtres, ça fige des références qui tuent), Heretical l’est également. L’alternance de blast et de passages symphos ("The gift", "Lemegeton"), qui ont fait la marque de fabrique comme les passages obligés du genre, sont parfaitement respectés. Les solos qui tuent aussi ("Averno Ressurecturis"). Le rythme est soutenu, la technique est au rendez-vous et, le plus souvent, l’inspiration suit. Si l’on ajoute à cela un son dynamique, un peu trop clinique à mon goût, mais qui fait parfaitement ressortir les nombreux arrangements, on devrait tenir un disque de qualité.

De fait, Daemonarchrist est un disque ambitieux et intéressant. Il n’en reste pas moins que, de mon point de vue, la technique prend trop souvent le dessus sur l’ambiance. Or, dans ce genre de black, il me semble que cela brise toute tentative d’accroche. Les structures sont si riches et chargées en informations ("Der Monarchristus" par exemple), elles déploient une telle quantité de riffs que l’on finit par en perdre le fil. Clairement, les atmosphères sont rejetées en arrière. Loin en arrière.

On en revient finalement au même. Si tu aimes écouter de la zique avec une calculatrice à la main, Heretical devrait te plaire. Si tu recherches les ambiances à la Evilfeast, Kataxu, Emperor et consorts, tu vas déchanter. D’autant que les breaks et le son clinique ne laissent presque jamais respirer une musique qui tend même, parfois, vers des breaks hardcore (le riff haché au début de "I bleed black", certains ponts du morceau) ou indus (le début de "Lucifer Démasqué"). A certains instants, le black n’est plus qu’un prétexte à des textes sombres, à une ambiance visuelle assumée. Même la batterie sonne parfois plus death/core que vraiment black (et la voix itou : sur "I bleed black" encore, vers les 4’ ou sur "The gift" où les chœurs font penser à du hardcore à la papa ! ou parfois carrément claire, comme sur "Devastate liberate").

C’est vraiment regrettable tant le disque s’avère encore une fois de qualité, avec des morceaux très travaillés et une vraie débauche de technique. Mais le tout sonne définitivement trop clinique pour ma part, quasi indus par instants sans que les bonnes idées soient exploitées jusqu’au bout (les synthés sur des phrasés indus sur "I bleed black", à la fin du titre ; le titre parlé sur "Devastate liberate" en italien, qui renforce le charme du titre). Et le tout part trop dans tous les sens pour qu’une véritable accroche se dégage.

La pochette est affreuse mais les amateurs de bon goût regarderont plutôt à l’intérieur : une foufoune « ticket de métro » les y attend avec avidité (certes entourée de quelques vampires, mais c’est pour faire bonne mesure).




Rédigé par : Raziel | 14/20 | Nb de lectures : 9264




Auteur
Commentaire
Imm3
Membre enregistré
Posté le: 26/03/2015 à 19h37 - (116264)
Merci pour la pochette affreuse. Si je te dis que ta chronique est chiante à crever, on est sur le même ordre de "critique"? Bisous.

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