HANDS OF DESPAIR - Bereft (Deathbound) - 13/06/2016 @ 07h16
5 ans après Hereafter, les québécois de HANDS OF DESPAIR viennent se rappeler à notre bon souvenir avec leur Mélo-Prog-Death-Doom-Extrême. Pas de grande originalité mais avec le goût du travail bien fait, bien produit, bien growlé aussi. Le style finlandais en version plus cossue en somme. Consolidé sous forme de quintette et signé sur un label local, HANDS OF DESPAIR va tenter de s’affirmer et aussi d’évoluer. Ceci va passer par un rééquilibrage de ses influences et des sous-styles qu’il emploie. Bereft va alors bien vite se poser comme un album à la fois plus sombre et plus raffiné. Les morceaux à forte consonance semi-mélodique se font bien remarquer ("Bereft", "Veil"), ainsi que les menus breaks parcourant cet album de plus d’une heure. Mais d’un autre côté, quand HANDS OF DESPAIR passe du côté extrême de la force, il ne le fait pas à moitié, les passages vocaux Black sont légion et les quelques assauts bien death font mouche ("Sleeper", "Étoc"). Bien évidemment, on est pas dans l’agression pure et le groupe reste ancré dans un registre Death/Doom progressif, mais cet album est globalement plus pesant que Hereafter. Un peu moins mélodique peut-être, mais les mélodies sont bien présentes, plus cloisonnées peut-être. Curieusement, Bereft sonne donc plus OPETH que son prédécesseur, dans cette faculté à growler et être tranchant tout en se posant OKLM dans la minute suivante. On pensera aussi à AKERCOCKE grâce à l’alternance des 3 types de chant, des groupes comme DE PROFUNDIS voire feu-SECRETS OF THE SKY pour l’ouverture sur le fleuve "Reborn" avec son chant possédé, ou encore l’autre fleuve "Void" qui clôture cet album sur 15 minutes très riches. Riche, Bereft l’est globalement, avec quelques bonnes surprises comme deux morceaux intégralement interprétés en français ("Bereft" et "Étoc"), et mine de rien un bagage technique qui nous offre quelques passages intéressants (les lignes de basse typiquement « québécoises » de "Sleeper" ou encore "Void", le côté bien touffu de "Étoc"). Ce deuxième album de HANDS OF DESPAIR est assurément une réussite dans son style et change un peu les humeurs de Hereafter, à l’image des pochettes, on passe d’un paysage enneigé très scandinave à une forêt assez lugubre. Personnellement, je garde toutefois une préférence pour le premier album, plus efficace. Ici, des longueurs sont présentes, avec des morceaux un poil trop longuets (excepté "Veil", de 7 à 15 minutes), Hereafter avait aussi des pistes longues mais leur cœur ne lassait pas. HANDS OF DESPAIR doit aussi et encore s’éloigner de ses influences, trop voyantes par moments. Plutôt surprenant par rapport à son prédécesseur mais peu surprenant au regard des carcans du style pratiqué, Bereft est un peu le cul entre deux chaises mais réserve tout de même de beaux moments et est plus que maîtrisé sur la forme. Un album peu révolutionnaire en définitive, mais sans prétention, et du coup un bien bon disque de Metal progressif extrême, piochant avec brio dans le death et le black en y ajoutant un raffinement bienvenu.




Rédigé par : ZeSnake | 14.5/20 | Nb de lectures : 5634




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