HAIKU FUNERAL - Nightmare Painting (Aesthetic Death) - 19/02/2013 @ 07h54
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Le Haïku est un petit poème japonais, suivant une structure syllabique très codifiée. Calligraphié sur une seule ligne verticale, il vise à évoquer brièvement et de manière subtile l’évanescence des choses, suivant une sensation instantanée, et incite à la réflexion. Il doit également évoquer une saison et un moment particulier. Le terme « Haïku » a été créé par le poète Masaoka Shiki, et la paternité est attribuée à un poète du XVIIème siècle, Bashō Matsuo.
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Ou alors le groupe voulait vanter le système d’exploitation répondant au nom de Haiku, ou la ville du même nom de l’archipel de Hawaii. Enfin bref, HAIKU FUNERAL est un groupe franco-bulgare existant depuis quelques années et déjà auteur de deux méfaits, Assassination In The Hashisch Cathedral (2009) et If God Is A Drug (2010) sortis en éditions très limitées via Hikikomori Records. HAIKU FUNERAL se présente donc comme un projet relativement underground, et surtout très expérimental. Désormais signé chez Aesthetic Death (ESOTERIC, FLEURETY, EIBON, DEN SAAKALDTE, WRECK OF THE HESPERUS, FATUM ELISUM, GOATPSALM…), le combo signe donc avec Nightmare Painting sa 3ème offrande rituelle. Une offrande bien particulière, dans un style vaguement autoproclamé « Jazz-Funk Black-Doom Ambient Hybrid ». « Aille » se dit alors le chroniqueur qui va devoir digérer la bête.

Difficile donc de décrire l’entité musicale que nous avons ici, et je vous ferai grâce de recopier le laïus mystique de la fiche promo (même si j’avoue avoir été tenté de m’en contenter). Mais au final, nous allons être en présence d’une mixture qui penche bien plus vers l’univers de l’Ambient, le Metal étant ici utilisé avec une certaine parcimonie. L’Ambient de HAIKU FUNERAL est très rituel, penchant souvent vers l’électronique ou la darkwave, parfois vers le drone bien glauque, et est accompagné de divers vocaux, narrés ou plus criards (à la THE HORN). L’intro "The Nightmare Door" et le début de "Blacklight Amniotic Erotica" nous plongent tout de suite dans l’atmosphère bien étrange du combo, avant qu’un jeu de basse très subtil et divers arrangements électroniques essaient de nous mener très vite à l’aliènement. Le Metal se pointe ensuite, et de manière très bruitiste, sur "Scorpion Ritual", mais les riffs de ce morceau instrumental sont bien peu excitants. Et une fois passées les mélodies de gratte de "Behemoth Rising", le Metal va quasi-complètement disparaître de Nightmare Painting, laissant place à un ambient rituel émaillé de percussions, de lignes de basse jazzy parfois saturées, de vocaux déclamés plus ou moins trafiqués, et de quelques petits artifices ici ou là (des boucles électro sur "Raining Nightbirds", des grattes acoustiques lumineuses sur "Death Poem", quelques effets tendance Breakcore sur "Heavy Breasted Innocence" (oui, ça veut bien dire « l’innocence à forte poitrine » à priori), un fond d’ambiance très apocalyptique sur le final "Damnation").

Et si Nightmare Painting commençait bien et laissait entrevoir un Black ambient avant-gardiste tout à fait original, le soufflé retombe très, très vite et cet album finit par se morfondre dans les abysses de l’ennui. Si l’on pensera à quelques noms qui peuplent des labels Dark-Ambient de renom comme Cold Meat Industry, Cyclic Law ou Loki Foundation, HAIKU FUNERAL est pour le coup loin, très loin d’avoir le niveau d’intérêt requis. Le duo a de la ressource pour nous pondre des morceaux différents qui sortent des sentiers battus, mais d’une les métalleux auront fortement tendance à trouver cet Ambient/Spoken-Word chiant, et de deux expérimenter sur quelques sons autour du diptyque basse/vocaux n’est pas suffisant. Peut-être est-ce parce qu’on s’attendait à quelque chose de plus « extrême » au vu des trois premiers morceaux, et la majeure partie de la musique proposée sur Nightmare Painting est bien peu palpitante au final. Avec plus de « Metal » (parce que le « Black/Doom », à part les quelques vagues soubresauts sur "Scorpion Ritual", je le cherche encore…), ce disque aurait pu être un peu moins plat, car au bout nous avons juste un disque de Dark-Ambient certes bien fait, et tout à fait mystique et occulte avec quelques bonnes trouvailles sonores, mais un peu trop timoré pour maintenir un trip hallucinatoire pendant 43 minutes.

http://www.haikufuneral.com - 128 visite(s)

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Rédigé par : ZeSnake | 11/20 | Nb de lectures : 11334




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Ennemie
Membre enregistré
Posté le: 19/02/2013 à 12h08 - (106056)
Enorme la chronique ahhaha. Pour l'ambiance du morceau que j'en ai écouté, pareil, je ne suis pas convaincu plus que ça...



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