GRINSPOON - Six to Midnight (DR2/Underclass) - 16/11/2011 @ 08h13
"Six to midnight" de Grinspoon ? Et pourquoi pas "666 to midnight" ? Ah mais oui... le chiffre de la bête se mérite, il faut avoir la rage et être au moins galeux comme un vieux chien malade pour l'honorer avec classe. Mais n'est pas bâtard qui veut et ce n'est certainement pas l'objectif de GRINSPOON de vouloir trop salir la niche.

Nos Australiens sortent ici leur huitième album et on peut pas dire que le style ait été révolutionné en court de route... même si le groupe revient à une certaine fraîcheur des débuts, mais on y reviendra.
Faisant le pont entre le punk à minettes, le néo à dreadlocks et le grunge à paillette, GRINSPOON n'a pas changé grand-chose à ce qui fait son succès, à savoir une musique efficace et rythmée, agrémentée d'une jolie voix mélodique.
Vainqueur d'une sorte de "Nouvelle star pour groupes" chez eux en Australie, le groupe a conquis le cœur de son public en se baladant à la frontière de plusieurs styles... et sans jamais vraiment arriver à trouver son identité. C'est peut-être paradoxal, mais c'est certainement ce qui fait la grande force du groupe, le public étant désormais habitué à les oir papillonner d'une école à l'autre.

Ce huitième album marque un certain retour aux sources puisque le groupe revient à une forme de virilité bien salvatrice, de celle où ils prennent les choses en main en faisant parler la disto et les mélodies jouées sur un tempo légèrement corifié (les meilleurs Coréfacteurs sont belges, c'est bien connus).
La guitare annonce la couleur avec ce son faisant le pont entre le heavy metal groovy et le Hard rock le plus vintage. Accompagné d'un jeu viril aux consonances très rock n'roll la six cordes est vraiment le meilleur élément de ce skeud (comme sur les précédents d'ailleurs), celui qui en tout cas sonne le plus cru et sincère. La section rythmique est cependant très efficace et tout le monde fait son boulot de manière consciencieuse... mais avec un côté un peu trop scolaire pour les sales gosses qu'ils sont censés être.
Le chant est toujours juste et mélodique et les amateurs se régaleront de la voix de Mister Phil Jamieson, qui est plutôt en forme ("Give you more" tout acoustique qu'elle est, montre combien le groupe est encore capable d'écrire de superbes ballades !). Seulement un titre est vraiment dispensable (l'épouvantable "Summer") quand les autres se tiennent plutôt bien les uns avec autres. Accompagné de quatre bonus tracks et d'un remix de Will Rich le skeud propose 18 titres qui varient suffisamment les plaisirs pour qu'on ne s'ennuie pas trop (on note dans les bonus le très spécial "Tourist season" au titre plus qu'évocateur). Ils sont gentils ces Aussie... OÏ ! OÏ ! OÏ !
En bref, même si le groupe ne déchire toujours pas sa mère avec ce huitième album, il conserve toujours la justesse qui l'a fait apprécier du public australien... et des fans européens qu'il possède.


Rédigé par : Pamalach | 13/20 | Nb de lectures : 10964




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