GAMMA RAY - Master of Confusion (ear/Wagram) - 08/08/2013 @ 08h41
En attendant la sortie du successeur de « To the Metal » (peut-être pour la fin de l'année), Gamma Ray sort un « Mega-mini-maxi », soit l'un des Eps les plus longs de l'histoire de la musique ; au programme pas moins de 10 titres pour une durée totale de 55 minutes ! Effectivement, le groupe ne se fout pas de la gueule de ses fans, avec ce petit amuse-gueule, à l'intérêt cependant rapidement limité.

Le gros plus de cet EP est constitué par la présence de 2 nouveaux titres, le reste sert plus de bonus et presque de remplissage. En effet, 2 reprises et 5 titres lives, tous déjà présents sur le dernier album live du groupe, « Skeletons and Majesties » (paru l'an dernier et chroniqué dans ses pages), ne sont pas ce qu'il y' a de plus attrayants, mais ne jouons pas la fine bouche, ce n'est pas du mauvais contenu !

Les 2 nouveaux morceaux de Gamma Ray s'intitulent « Empire of the Undead » et « Master of Confusion » : le premier est un pur moment de speed à l'allemande, sans fioriture et foutrement efficace, des riffs incisifs et un Michael Ehré qui remplace sans difficulté Dan Zimmermann derrière ses fûts. Les soli sont tout aussi à fond les ballons, Hansen et Richter se livrant un 'duel' de haute volée. Même le refrain, très basique, fait mouche.

« Master of Confusion » dès les premiers battements nous rappelle « Send me a Sign », déjà composé par Gamma Ray quelques années plus tôt (qui lui évoquait déjà « I Want Out » de Helloween !). Un morceau moins énergique que celui décrit dans le paragraphe du dessus, mais le refrain n'est pas déplaisant. Cependant, tout les gimmicks du Rayon Gamma actuel sont réunis, reste à espérer que ce ne soit pas l'un des meilleurs morceaux de l'album à venir. Sympa mais sans plus.

Dans l'ordre d'écoute de ce long EP vient les 2 reprises, avec d'abord « Death or Glory », reprise de Holocaust, un vieux groupe de heavy anglais. Ce morceau figure à la base sur le premier album de ce combo, « The Nightcomers », paru en 1981. Sur cette cover, la voix de Hansen est plus éraillée et grave, on sent les effets de la cigarette sur son timbre de voix, d'un autre côté son chant est pour le coup assez proche de celui de Gary Lettice sur la version originale...pour le reste de la cover, outre bien sûr une différence de prod' notoire, le riff bien couillu et entêtant reste toujours le point fort de ce titre, somme toute assez moyen.

La 2ème reprise est beaucoup moins heavy, puisque le groupe reprendre un standard des années 70', du groupe Sweet. Un groupe voguant entre glam rock et hard rock, avec une imagerie orientée androgyne et qui connût un certain succès outre-manche. Si les chœurs sont softs, les riffs à la sauce Gamma Ray envoient un peu. Vocalement, Hansen est assez loin du niveau de Brian Connolly, mais musicalement cette cover redonne un coup de neuf à un morceau agréable mais une nouvelle fois pas indispensable...

Pour ce qui est des 5 morceaux lives, autant que je reprenne les propos que je tenais sur « Skeletons and Majesties » : il y' a donc 'The Spirit', morceau écrit sous l'ère Scheepers et porté par une excellente ligne de basse, doublé de riffs plus rock que heavy ; il est suivi par l'explosif « Wings of Destiny », un véritable carton de heavy/speed avec une pointe mélodique et des soli hallucinants, comme on n'en fait plus vraiment d'aussi bonne qualité de nos jours ; le titre « Gamma Ray » (reprise de Birth Control) donne un aspect plus fun et relâché à ce 'mini-live'; du délire et un refrain barré, un ! La suit est plus à la mélodie avec la ballade « Farewell », qui permet à l'auditoire et au groupe de souffler un peu. Pas forcément le morceau le plus touchant écrit par le groupe, mais ces petites notes de piano accompagnant Hansen font toujours effet. L'arrivée en guest star de Michael Kiske (ex-Helloween bien sûr) est toujours un grand moment, le temps d'interpréter un superbe « Time to Break Free ».

Enfin, l'EP et par la même occasion ce live se conclut sur « Insurrection » et ses 12 minutes, l'une des meilleures compos du rayon gamma des années 2000. Son lot de rebondissements et de passages décoiffant nous offre une fin copieuse pour « Master of Confusion ».

Gamma Ray a le mérite de ne pas sortir un EP 5 titres, avec 4 remix du même morceau. Si le choix des reprises est discutable, la présence de 2 nouvelles pistes et des morceaux live pas parmi les plus évidents ou célèbres du répertoire du groupe, donne le droit à « Master of Confusion » d'être considéré comme utile et appréciable.



http://www.gammaray.org/ - 115 visite(s)


Rédigé par : gardian666 | 07,5/10 | Nb de lectures : 13001




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