EPSILON - Zu Richten (Mighty/Season of Mist) - 25/06/2015 @ 07h43
Si le nom EPSILON est surtout connu pour être la cinquième lettre de l’alphabet grec, il est aussi porté par une jeune formation autrichienne originaire de la ville de Saint-Hippolyte (jumelée avec Clichy-la-Garenne) qui s’est formée en 2003 et se dit influencée par BLOODBATH, VALLENFYRE et les premiers ENTOMBED. Même si elle est désormais signée chez Mighty Music (après un premier opus sorti en 2011 chez Refused Records) il y’a peu de chances que cette dernière retienne l’attention (comme une grosse part des formations présentes désormais sur label danois) la faute à des compositions bancales, à un mixage et mastering assez bordélique (pourtant signé Andy Classen) et à un manque criant d’idées. Pourtant une de celles-ci était d’alterner les titres entre paroles en allemand et en anglais, si sur le papier cela pouvait être intéressant le résultat est finalement inexistant. Tout d’abord les quelques bons passages sont noyés dans une production beaucoup trop sèche, la batterie sonne beaucoup trop clinique et enfin tout cela sonne assez bordélique (surtout quand les parties s’accélèrent et que la brutalité s’installe).

Le bien-nommé « Explicit Enough ? » nous montre hélas que tous ces mauvais points sont présents dès le départ (et continueront par la suite), il suffit de peu de temps pour s’en apercevoir car c’est très brouillon (limite bouillie) et en outre de ne pas être aidé par le son général l’assimilation est assez compliquée vu que ça part un peu dans tous les sens. « Witness My Transformation Evisceration » alterne entre passages growlés et criés, le côté moderne ressort de manière imposante (voire même trop, et sur la plupart des compos) et malgré un groove sympathique on décroche très rapidement. On peut passer vite fait sur « I Shall Feast On The Flesh Of My Enemies » dont nom du titre est aussi long que sa durée (et dont on ne retient quasiment rien), tout comme le raté et désaccordé « Can They Suffer ? » dont la réponse à la question posée aux auditeurs est un grand oui vu que ça part dans tous les sens et surtout nulle part. Outre l’instrumental inutile, « Die Schuld Des Lebens » ne sert à rien non plus, car durant plus de 7 minutes on a un droit à une répétition des idées totalement exagérées, avec en prime un rythme très lent qui n’accélère pas et ne décolle jamais.

Alors que là tout semble indiquer que l’ensemble tourne au fiasco il faut quand même souligner les quelques bons points tel l’agréable et réussi « Ein zarter Hauch von Menschlichkeit » court, remuant et qui alterne entre blasts, parties rapides et groovy, ou encore avec « Nutzmensch Agonie » qui est séparé en deux parties distinctes (la première rapide et directe et l’autre plus lourde avec un côté légèrement aérien). Bref quelques bons moments, des accroches qui retiennent l’écoute mais l’ensemble est quand même beaucoup trop moyen et désordonné pour retenir vraiment l’attention et surtout pour y revenir par la suite, car le combo rejoindra finalement la longue liste des disques produits ces dernières années par le label de Copenhague qui sont passés de manière fantomatique et qui ne retrouveront jamais la lumière ainsi qu'une oreille attentive ou compatissante.




Rédigé par : GabinEastwood | 11/20 | Nb de lectures : 7680




Auteur
Commentaire
Aucun commentaire

Ajouter un commentaire

Pseudo :
Enregistrement Connexion






Niveau de modération : Commentaires non modérés par l'administration du site

Ce commentaire est soumis à la lecture et à l'approbation des modérateurs. S'il ne suit pas les règles suivantes : Pas de pub, pas de lien web, pas d'annonces de concerts, il ne sera pas retenu. Plus d'infos

Proposez News | VS Story | F.A.Q. | Contact | Signaler un Bug | VS Recrute | Mentions Légales | VS-webzine.com

eXTReMe Tracker