EOSPHORUS - Winds Of Apep (WormHoleDeath) - 24/02/2015 @ 09h23
Je capte (toujours) pas la logique de WormHoleDeath. Récapitulons : entre les groupes symphogoth ringards (PASSION FOR SORROW, PURPLE NAIL, IDEOGRAM), les groupes de Metalcore locaux (SIX DAYS OF MAY, UNDERWELL) et les groupes français (PHAZE I, DUNKELNACHT, RIGHT TO THE VOID, HAVENLESS), le label italien signe aussi… du Black-Metal. Et ceci dans différents registres, et avec de la réussite (!). Après les très bons sud-coréens de DARK MIRROR OV TRAGEDY, voilà les suédois de EOSPHORUS. Et le Trou de Ver de la Mort montre soit son éclectisme, soit son foutoir complet en signant un pur groupe de Black mélodique suédois, le genre qui arbore des lyrics bien lucifériennes, bref qui aurait eu sa place sur le Regain de la grande époque plutôt que sur un label qui signe des groupes bien peu « trve »… et on se demande même comment les 4 membres de cette formation de Stockholm existant depuis 2006 doivent prendre la situation. Après un premier album sorti apparemment en autoproduction en 2010 (We Who Seen The Darkness), EOSPHORUS signe donc chez WormHoleDeath quatre ans plus tard pour son second full-length Winds Of Apep. Un artwork bien sombre et sobre pour un groupe assez inconnu au bataillon, n’ayant apparemment jamais sorti ni EP ni démo, et qui compte dans ses rangs le batteur d’ISOLE qui joue également en Live pour KRAANIUM. Voilà pour l’emballage de ce disque de Black mélodique « traditionnel ».

On ne s’y trompera pas, EOSPHORUS est de la pure école suédoise qui descend de DISSECTION, sans tomber dans le clonage à la THULCANDRA ou BLACK HORIZONS. NAGLFAR, NECROPHOBIC, DAWN, SACRAMENTUM et bien évidemment WATAIN nous viennent immédiatement à l’esprit à l’écoute de Winds Of Apep, ce qui était déjà le cas pour We Who Seen The Darkness, le groupe n’évolue donc pas d’un pouce même si logiquement il progresse en termes de qualité des compositions. La production est bonne (pour le style), le chanteur assure dans un registre classique « à la suédoise » (donc à la E. de WATAIN), le groupe ménage des blasts et des accès de trémolos ou riffs tranchants, et multiplie les leads mélodiques tout en s’autorisant bien évidemment quelques petits breaks acoustiques. Winds Of Apep a donc tout du bon disque de Black mélodique suédois, classique mais plaisant, et mine de rien on va finir par croire que WormHoleDeath a vraiment du nez quand il s’agit de se pencher sur le Black-Metal.

On pourra néanmoins faire quelques reproches à ce disque, qui dans un premier temps apparaît comme très convenu et influencé ; cependant le manque d’originalité n’est pas forcément rédhibitoire pour le style, tant que les mélodies sont prenantes et les riffs entraînants ainsi que le chant, ça passe et c’est le cas de ce second opus d’EOSPHORUS. Le problème réside toutefois dans la linéarité de l’ensemble, qui aligne tout de même 66 minutes (c’est trop eviiiiiil) à la toise, avec des morceaux hélas très similaires entre eux. On retiendra donc quelques beaux leads, dont je vais vous épargner le dropping de morceaux associés tant on sait où on va avec Winds Of Apep : du Black mélodique suédois absolument pas révolutionnaire, très déjà-entendu même, mais globalement plaisant. EOSPHORUS n’a rien d’un grand, il se situe même plutôt dans la seconde division (le label associé n’aidant pas à le catégoriser plus haut), Winds Of Apep n’est pas un album indispensable mais il plaira à tous ceux qui admirent le Black mélodique suédois descendant de DISSECTION, ceux qui préfèrent la quantité à la qualité certes (je lui préfère le The Acausal Fire des serbes de BANE, plus efficace), mais il y a néanmoins de la qualité dans cet album qui contient quelques beaux leads pour vous faire dodeliner. Un album sympathique de la part de WormHoleDeath (diantre) là où n’attendait pas l’écurie italienne, c’est toujours ça de pris. C’est un peu n’importe quoi comparé à leurs autres daubes goth/core, mais pourquoi pas après tout…




Rédigé par : ZeSnake | 14/20 | Nb de lectures : 8631




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Commentaire
TarGhost
Membre enregistré
Posté le: 24/02/2015 à 11h05 - (115850)
Et bien si les futures productions du label WormHoleDeath suivent cette voie, j'en serai pour mes frais avec mes vannes graveleuses sur leur line-up majoritairement doomogothopouf.

Certes, cette galette ne brille pas par son originalité mais le tout est foutrement bien agencé. J'apprécie ce black/death glacial, cristallin qui m'évoque le "Vittra" de NAGLFAR ou les morceaux les moins speed de "Enter the Moonlight gate" de LORD BELIAL. Ouais, c'est mélodique...mais burné !

Reste à voir si le bestiau tient la charge sur 66 (evil) minutes. A suivre sur la durée donc...



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