ENTRAPMENT - Lamentations of the Flesh (Soulseller) - 26/08/2014 @ 08h31
ENTRAPMENT, c'est le titre original du film de Jon Amiel sorti en France en 1999 sous le nom de "Haute Voltige", où l'on retrouvait Sean Connery et Catherine Zeta-Jones et qui se laissait voir à défaut d'être inoubliable, la sensation était la même pour "The obscurity within", le premier album du one-man band fondé par Michel Jonker à Gronigue dix ans après la rencontre à l'écran entre l'ex James Bond et la future épouse de Michael Douglas.

Il faut dire que ce premier opus, certes fort sympathique et d'un bon niveau, pêchait cependant par un manque de morceaux forts, ceux-ci s'oubliant finalement aussitôt l'écoute achevée. A peine un an et demi après la sortie de celui-ci voilà que le multi-instrumentiste lui donne déjà un successeur, cependant avec un laps de temps aussi court il ne faut pas s'attendre à de grands changements, et le néerlandais nous donne raison tant les influences suédoises des 90's restent son domaine de prédilection.

Pourquoi changer une recette éculée et qui a fait ses preuves ? ça pourrait être le crédo du groupe car la production est toujours un peu cradingue mais parfaitement audible et équilibrée, et l'ombre de NIHILIST et des premiers albums de DISMEMBER et GRAVE plane toujours au-dessus de son créateur tout au long des 45 minutes, où le tempo reste relativement élevé et toujours agrémenté de ce côté punk et thrash old-school bien agréable.

Les onze nouveaux titres sont justement séparés en ces deux parties distinctes, dans la première on y trouve "Perpetual Imprudence" mélangeant la lourdeur et la vitesse autour d'un riffing typique de la bande de Matti Kärki, "Engulfed By Flames" où l'ombre des comparses de L.G Petrov n'est pas loin non plus, et l'impression suédoise est la même sur les classiques et efficaces "Lamentations of the flesh", "Hostile Life", "Engraved" et "On Carrion wings". A côté de cela on trouve trace de thrash à l'ancienne saupoudré d'un peu de punk sur le très bon "Aborrhence of the unborn", et aussi des passages plus lourds et aux accents doom avec "Unearthly Cries" qui est parfait pour remuer la tête, et aussi un peu de hardcore avec le bien foutu "Seditious dreamers".

Si la variété des morceaux est plus présente que chez son grand-frère, ils restent néanmoins assez homogènes et d'une qualité quasiment constante et c'est aussi un peu le défaut de cette nouvelle sortie (et déjà présent chez son prédécesseur) car une fois qu'on en a terminé avec les 45 minutes d'écoute on s'aperçoit qu'on n'a pas retenu grand-chose et qu'il manque le petit plus qui fait la différence entre un bon disque et un grand disque. Le projet solo est depuis devenu un groupe au complet sous forme de quatuor comme précisé dans le digipack et cela peut lui être sans doute bénéfique car la redondance n'est pas loin et de nouvelles idées extérieures seront bienvenues pour éviter qu'il ne végète dans les limbes de l'underground pendant encore longtemps.




Rédigé par : GabinEastwood | 13,5/20 | Nb de lectures : 10885




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