ED WARNER - L'Avènement de la Femme Insecte (Autoproduction) - 30/05/2014 @ 07h02
ED WARNER ? Ce nom me dit quelque chose, mais où ai-je bien pu l’entendre…. Raaah, Google est ton ami comme on dit, alors petite recherche vite euf et voilà. ED WARNER (Ken Wakashimazu en VO) n’est ni plus, ni moins, que le goal dans Olive & Tom. Je n’ai pas poussé ma recherche mentale aussi loin dans mon enfance, mais je savais que ce nom ne m’était pas inconnu. Bref, ce qui nous intéresse là ce n’est pas de faire une réunion de vieux cons, prêts à ressasser leurs souvenirs d’enfance période Club Dorothée, mais plutôt de parler du second album des carolomacériens (ça fait penser aux Carolingiens mais en fait ça n’a rien à voir, c’est le nom attribué aux habitants de Charleville-Mézières) « L’Avènement de la Femme Insecte ».

Avec un titre d’album comme ça on se dit direct que ça va être de la zik d’intellos, de mecs qui ont leur BAC, qui savent faire des fractions ou résoudre le théorème de Pythagore, mais en fait pas tant que ça. Je pense qu’au moins la moitié du groupe a eu son Brevet des Collèges, car en prêtant une oreille curieuse aux textes on s’aperçoit qu’ils se sont bien sorti les doigts là-dessus et que c’est quand même fortement chiadé. De plus, ces lyrics un peu barrés collent au poil avec l’indie/screamo que le groupe pratique. On se retrouve avec une musique fichtrement intéressante, quelque peu surprenante au premier abord, mais qui finit par séduire si l’on fait l’effort de réellement se pencher dessus.

ED WARNER se crée un univers musical décalé, bourré de samples, de cassures, d’une vibe un peu à l’arrache qui lui confère un aspect punk pas déplaisant, mais loin de laisser indiffèrent. On ressent vraiment le côté artistique du truc, avec une mise en œuvre très personnelle, ne laissant rien au hasard mais sans oublier de se lâcher un peu. On a l’impression d’assister à la réalisation d’une peinture moderne, créé par une espèce d’artiste décalé (pas le genre à peindre avec un pinceau dans le cul non plus), recollant diverses images entre elles pour former un tout extrêmement parlant. L’interprétation est vive, fluide, mais laisse transparaître une sensation étrange au fur et à fur que l’écoute se fait.

Il faut vraiment s’y attarder pour capter l’essence même de cet album qui ne se révèle pas si facilement que ça. Les carolomacériens nous offrent une œuvre personnelle, directe, vibrante, qui s’apprécie avec le temps et une pointe de curiosité.




Rédigé par : Velvet Kevorkian | 15/20 | Nb de lectures : 12163




Auteur
Commentaire
Moshimosher
Membre enregistré
Posté le: 30/05/2014 à 11h48 - (112325)
Assez curieux, mais pas déplaisant... Nécessite plusieurs écoutes, c'est clair...

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