DOOGIE WHITE - As Yet Untitled (Metal Mind/Season Of Mist) - 18/01/2012 @ 08h11
Cette fin d’année 2011 marque la sortie du premier opus solo de DOOGIE WHITE, le célèbre chanteur écossais au C.V. long comme le bras. A deux doigts de décrocher la timbale et de remplacer Bruce Dickinson au sein d’IRON MAIDEN en 1994, le vocaliste s’est fait connaître du grand public quelques mois plus tard en rejoignant la dernière incarnation de RAINBOW, pour l’album "Stranger In Us All" (1995). Depuis, le chanteur a aligné les gâches et les participations auprès d’un nombre incalculable de groupes (YNGWIE MALMSTEEN, PRAYING MANTIS, CORNERSTONE, TANK, RATA BLANCA etc.), sans jamais se lier véritablement à l’un d’entre eux. Il est d’ailleurs étonnant que l’ami Doogie, sans attache, ait attendu autant de temps pour se lancer dans cette aventure solo.

Soutenu par le label polonais Metal Mind Productions, Mr. White a donc passé quelques coups de fil à ses potes, réuni un line-up tout ce qu’il y a de plus costaud et s’est lancé dans la composition des dix morceaux que l’on retrouve aujourd’hui sur "As Yet Untitled". En résulte un disque de hard rock de bonne facture, sans prétentions, mais remarquablement interprété par des musiciens aguerris. Pour information, on retrouve parmi ces guests de luxe des cadors comme Pontus Norgren (HAMMERFALL, guitare), Neil Murray (WHITESNAKE, basse), Tony Carey (RAINBOW, claviers), Derek Sherinian (DREAM THEATER, BLACK COUNTRY COMMUNION, claviers), ou encore Patrick Johansson (YNGWIE MALMSTEEN, batterie). Pas vraiment des bras-cassés, vous en conviendrez.
Tout au long de cette première aventure en solitaire, on sent que DOOGIE WHITE a cherché avant tout à se faire plaisir. Il s’agissait en effet de l’occasion idéale pour rendre un hommage appuyé aux principaux vocalistes qui l’ont influencé, comme sur l’introductif et endiablé « Come Taste The Band », lorgnant logiquement du côté du DEEP PURPLE Mark IV (période Coverdale au chant et Tommy Bolin aux guitares, donc). « Catz Got Yer Tongue », très AC/DC dans l’esprit, voit quant à lui le chanteur écossais singer le regretté Bon Scott. Sur « Dreams Lie Down And Die » et « Land Of The Deceiver », c’est davantage le registre de Ronnie James Dio qui est privilégié. Sympathique au demeurant, mais un poil déconcertant tout de même, tant on s’amuse ici à jongler avec les références au détriment d’une unité et d’une homogénéité que l’on aurait souhaité plus grandes.

Et si certains titres sont assurément de franches réussites (« Times Like These », « Come Taste The Band », « Dreams Lie Down And Die »), navigant avec talent entre RAINBOW, DEEP PURPLE et WHITESNAKE, d’autres font plutôt office de remplissage et sentent la facilité à plein nez. On citera par exemple le faiblard « Sea Of Emotion », qui suit malheureusement un « Secret Jesus » tout ce qu’il y a de plus anecdotique. Sans surprise, White délivre pour sa part une performance de grande classe, digne du talent qu’on lui connaît depuis une bonne vingtaine d’années, et que lui ont également reconnu des pointures comme Ritchie Blackmore ou Yngwie Malmsteen.

Dans ce créneau hard mélodique qui lui convient si bien, à mi-chemin entre les 70’s et les 80’s, DOOGIE WHITE livre donc avec "As Yet Untitled" un premier album solo qui tient la route, même s’il se révèle inégal par moments.

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Rédigé par : up the irons | 13/20 | Nb de lectures : 11073




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