DIAVOLOS - You Lived Now Die (Hell's Headbangers) - 13/04/2016 @ 07h20
On l’a suffisamment dit et répété mais à l’heure actuelle la grande mode est de fonder des groupes de Death et de Thrash totalement influencés par les années 80 et au choix artistique parfaitement assumé, dernier venu sur le devant de la scène DIAVOLOS débarque de Grèce avec une formation de qualité composée de vieux briscards. En effet on trouve au chant l’hyperactif Tas Danazoglou (qui quand il ne compose pas à la chaîne pour SATAN’S WRATH trouve encore le temps pour se lancer dans un nouveau projet à la démarche similaire), le batteur Kostas Savvidis qui a usé ses baguettes notamment chez NIGHTFALL ou encore Bill El qui officié comme guitariste de session live pour ROTTING CHRIST, le tout avec Nik Angelopoulos (MAHAKALA) et le bassiste finlandais Taneli Jarva qui a été très longtemps présent dans IMPALED NAZARENE.

Tout ce beau monde vient certes d’horizons musicaux très différents les uns des autres, et pourtant tous ont en commun cette passion pour les pères fondateurs de l’extrême dont notamment POSSESSED, MASTER, MASSACRE, SLAYER et EXCITER, d’ailleurs le clin d’œil à la bande de Dan Beehler saute aux yeux avec cette pochette qui reprend totalement celle de leur mythique premier opus « Heavy Metal Maniac », avec comme seules différences le Diable prenant la place de l’humain et le crucifix celui du couteau. Autant dire qu’avec tout cela on est sur un terrain hyper balisé et sans surprises, du coup musicalement il ne faut pas s’attendre à de la technique outrancière, juste du riff, du rythme et du plaisir auditif, car durant trente-et-une minutes c’est exactement à cela que l’on avoir droit, et c’est d’ailleurs ce que l’on demande également.

Après une courte introduction où retentit un surprenant « Ave Maria » le quintet balance directement « Diavolos Rising » son morceau le plus long qui fait instantanément penser aux trois albums de la colère de Satan tant au niveau de la vitesse, que du chant et du rythme rapide et binaire, cependant celui-ci a la bonne idée de l’alourdir sur sa seconde moitié afin de densifier l’ensemble et d’obtenir un résultat global très attrayant. D’ailleurs il faut noter que la première partie du disque va dans le même sens, en effet on y trouve les compos les plus abouties grâce notamment à une durée de quatre minutes en moyenne ce qui permet à leurs mises en forme très simples d’éviter la répétition en y intégrant des passages plus lents et mid-tempo, ainsi que des solos au feeling imparable. Entre les puissants et à fond « Come To Salem » et « Piss In Holy Water », se joint l’écrasant et lourd « Hail All Evil » où la vitesse et les accélérations sont quasiment inexistantes, avec aussi le morceau-titre au break imparable ainsi qu’au côté épique et remuant digne des précurseurs cités plus haut. Cependant la seconde partie de cet opus tourne plus en pilotage automatique à cause d’une certaine redondance (le tempo reste presque exclusivement en mode pied au plancher), et malgré des compos qui vont de moins de deux minutes chrono à une de plus au maximum. Néanmoins on y trouve quand même des excellents passages comme le réussi « Curse, Bleed » ou « Totencorpse » aux inspirations militaires (l’introduction est tirée d’une vieille chanson allemande, et l’ensemble se termine par des bruits de bottes sur les pavés) et aux solos encore plus réussis que les précédents.

Du coup même si l’ensemble est assez expéditif, tout ceci est rondement mené malgré la production légèrement étouffée qui peut manquer un peu de puissance à certains moments (le tout conjugué à une réverb’ un peu trop importante sur le chant), mais il n’en reste pas moins que malgré son côté mille fois entendu par le passé (et l’impression désagréable d’une suite non-officielle des aventures du groupe principal de son frontman) on est en présence d’un disque bien sympathique et agréable grâce au niveau et à l’expérience de ses membres (ça fait plaisir d’entendre des roulements de toms à l’ancienne et des solis courts et nombreux) ce qui fait qu’on l’écoute sans souci et sans avoir besoin d’une attention de tous les instants, du coup ce dernier reviendra de temps en temps sur la platine sans lassitude afin d’y déverser sa nostalgie agréable et son entrain communicatif.




Rédigé par : GabinEastwood | 15/20 | Nb de lectures : 5898




Auteur
Commentaire
benbastard
IP:92.153.219.97
Invité
Posté le: 13/04/2016 à 17h15 - (119830)
Excellent

sludge jm
Membre enregistré
Posté le: 14/04/2016 à 07h08 - (119834)
TAS (ex-Electric Wizard)qui joue aussi dans MIRROR dans un registre très heavy 80's.



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