DIAMOND DRIVE - Temporality (Noisehead/Season of Mist) - 27/03/2014 @ 07h46
DIAMOND DRIVE est un groupe danois sonorisé par des danois (Jacob Bredahl, Tue Madsen) et avec un artwork fait par un danois (Mircea Gabriel Eftemie) ; logiquement il aurait du être signé chez Mighty Music, le label danois par excellence mais non, ils sont chez les autrichiens de Noisehead. Bref. La « tête de bruit » bouffe à tous les râteliers et va encore le montrer avec Temporality, le premier album de DIAMOND DRIVE déboulant après 3 EPs et 7 ans de carrière. Noisehead bouffe à tous les râteliers mais ça tombe bien, DIAMOND DRIVE aussi. Lorsque j’ai écouté des extraits pour voir de quel bois ces danois se chauffent, le premier était typé mélodeath à chant heavy, le second donnait dans le gros metal moderne teinté de djent. DIAMOND DRIVE ne va donc pas être facile à classifier. Ma fiche promo parle de « Metalcore » mais c’est le summum du restrictif (et en partie faux). Une chronique les a taxé de « rock alternatif flirtant avec le metal » mais ça ne sera absolument pas mon cas. "Nineteen Eighty-Fear" qui ouvre Temporality démarre avec du Thrash plus ou moins Power, avant de proposer des mélodies mélodeath puis des leads et solos très heavy. Le chant est d’obédience Thrash, entre Mile Petrozza (KREATOR) et Bobby Ellsworth (OVERKILL) mais en plus moderne ; et le vocaliste passe dans un registre clair penchant vers le heavy pour les refrains.

Voilà donc la base de DIAMOND DRIVE, un Heavy/Thrash moderne doté d’une grosse production, qui n’hésite pas à sortir les riffs groovy musclés et les plans mélodeath. A vrai dire, leur son est assez personnel et aucune influence évidente ne me vient à l’esprit. L’excellent "Clarity" m’a fait penser vite fait à du HELSTAR récent mais c’est tout. D’ailleurs « c’est tout » est une expression qui convient bien à Temporality qui, à l’instar de l’immense majorité des sorties Noisehead, est anecdotique malgré certaines qualités. Quelques morceaux retiennent l’attention (comme "Hopeful Cynic" et son départ punchy, "The Process" et ses belles mélodies, le single cool "Shadow of A Ghost"), mais 12 pistes c’est trop même si la durée de l’album n’est pas si énorme que ça (51 minutes). Les compositions sont bonnes mais Temporality est assez linéaire, et surtout les refrains en chant clair sont extrêmement répétitifs et lassants, gâchant un peu un morceau couillu comme "Down the Drain". Troels Pedersen se cherche encore et ses vocaux manquent cruellement de variations et de variété, j’ai l’impression d’entendre un groupe typé « première partie locale d’un concert en province » avec le chanteur en sueur qui serre le micro et ferme les yeux toujours de la même manière sur chaque refrain. Ce premier opus de DIAMOND DRIVE est bien fait et sympathique, c’est un bon petit album de « Metal » mais le groupe en a hélas fait trop, certains morceaux sont dispensables (comme le poussif "Five Stages" ou encore "Human", la fin de l’album tentant vainement de se raccrocher aux grosses rythmiques) et se limiter à 9-10 pistes aurait largement suffi pour débuter. Bref, nous sommes classiquement dans le cas d’un groupe qui a une bonne base et fait le boulot pour son premier album, mais qui doit encore trouver son équilibre pour faire exploser ses qualités.




Rédigé par : ZeSnake | 13.5/20 | Nb de lectures : 10760




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