DESOLATOR - Unearthly monument (Hellthrasher) - 10/09/2013 @ 07h58
Faites confiance au vieux briscard que je suis, si vous cherchez le salut du death-metal suédois, ce n'est ironiquement pas au pays d'ABBA et des blondes plantureuses que vous le trouverez. Ou alors, chez des vieux routards style ENTRAILS ou GRAVE...

Autant le dire, des machins comme DESOLATOR, en plus d'un nom débile et ultra-cliché digne d'une démo de 1987, puent un peu trop l'opportunisme à plein nez, genre "ah ouais les mecs, si on faisait comme nos aînés ? Vu qu'on est suédois nous-mêmes, on va automatiquement être signés". Et ce, malgré la classique mais super pochette de Rafal Kruszyk dont le style BD d'horreur colle toujours aussi bien à ce style de musique... Et effectivement, cela commence plutôt mal, avec une caisse claire qui fait "poc" de manière irritante et des titres de morceaux à la limite du pastiche involontaire car entendus dix mille fois ('Infernal gathering', 'The triumph of death', etc.) et une production trop sèche. Sauf qu'au final, on a tout faux.

Alors non, "Unearthly monument" n'est pas vraiment ce que l'on pourrait appeler un chef d'oeuvre, loin de là. Mais très rapidement, on comprend que le groupe (et le label, au passage) se sont en fait tiré une balle dans le pied en se réclamant de DISMEMBER, ENTOMBED et tout ce qui faisait le bonheur du studio Sunlight au début des années 90. Non, les pédales Boss "heavy-metal" avec tous les potards à donf' et les plans "D-beat", les petits gars de DESOLATOR les ont en fait réservés pour ENDING QUEST, projet parallèle dont l'album est attendu, lui, en fin d'année sur FDA Rekotz. A la limite, si il fallait les comparer à une antiquité de la même nationalité, je sortirais de mon chapeau... CORPSE. Oui, CORPSE la version fauchée et nettement plus thrash de GRAVE avant qu'ils ne s'appellent GRAVE justement.

Car le thrash, ils aiment cela les petits gars de DESOLATOR. Mais un thrash surspeedé à la sauce death-metal, avec un arrière-goût de VADER dedans. Comme feu Doc, le dénommé Victor Parri aime d'ailleurs bien balancer sans crier gare quelques blastsbeats de derrière les fagots, le genre de chose que l'on n'aurait pas entendu si "Unearthly monument" s'était contenté de faire du sous-"Left hand path". Old-school, DESOLATOR l'est sûrement, mais ces (jeunes) musiciens se font l'avocat d'un death à l'ancienne sans trop de frontières, qui tape aussi bien de l'autre côté de l'Atlantique (les deux premiers DEATH) que dans la vieille Europe. Le break de 'Feeding frenzy' par exemple laissant la place pendant quelques secondes la basse semble sortir d'ailleurs tout droit de 1990... Au final, leur seul côté suédois vient de ces quelques solos morbides et encore, pour le coup je soupçonne plus Chris Reifert et AUTOPSY d'en être responsables qu'autre chose.

A la limite, si on peut les accuser de quelque chose, c'est à la fois de leur manque d'imagination et de vouloir trop en faire, ce premier album étant un chouia trop long (49 minutes), surtout que l'on y retrouve d'ailleurs les quatre morceaux de leur split avec RESURGENCY dans de nouvelles versions. Mais disons que pour le péquin moyen qui, comme moi, bouffe au petit-déjeuner avec son bol de Frosties les productions FDA Rekotz, Razorback ou Hellthrasher par paquet de douze (en gros, du bon UG sans prétention pour fans de bon UG sans prétention), mission accomplie !

http://desolator.info.se/ - 128 visite(s)

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Rédigé par : Olivier 'Zoltar' Badin | 13/20 | Nb de lectures : 11030




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