DEREK SHERINIAN - Oceana (Mascot/Wagram) - 21/08/2012 @ 08h16
Un nouvel album solo de Derek Sherinian est toujours un régal pour qui apprécie la musique du bonhomme. D’une part car le jazz rock / fusion proposé par le claviériste américain est très souvent de bonne facture. D’autre part parce que l’on y retrouve régulièrement de véritables pointures venues prêter main forte au musicien virtuose. Il faut dire qu’en ayant joué au sein de formations comme DREAM THEATER, ALICE COOPER, YNGWIE MALMSTEEN, BILLY IDOL ou plus récemment BLACK COUNTRY COMMUNION, Sherinian s’est constitué un carnet d’adresses long comme le bras.

Oceana constitue son septième album solo et s’inscrit dans la continuité de ses prédécesseurs. La guitare est toujours reine, mais comment pourrait-il en être autrement lorsque l’on réunit des tueurs comme Steve Lukather (TOTO), Steve Stevens (BILLY IDOL), Doug Aldrich (DIO, WHITESNAKE), Tony Mac Alpine ou Joe Bonamassa. Bien évidemment, les parties de claviers de Derek ne sont pas en reste et c’est à une véritable orgie de technicité que nous sommes conviés, tant les instrumentistes en présence maitrisent leur sujet à la perfection. Impossible également de ne pas souligner le travail abattu par cette section rythmique tout simplement monstrueuse, composée de Simon Phillips à la batterie et de Tony Franklin / Jimmy Johnson à la basse. On notera par ailleurs que le talentueux batteur de TOTO s’impose ici en véritable alter ego de Sherinian, puisqu’il a co-signé la plupart des compositions ainsi que la production d’Oceana. S’il est une chose que l’on ne peut enlever au claviériste américain, c’est bien sa capacité à s’entourer des plus grands et à les pousser à donner le meilleur d’eux-mêmes.

Les neuf instrumentaux composant cet album sont en tout cas parmi ce que l’ex-DREAM THEATER a proposé de mieux ces dernières années et ne sont pas sans rappeler Mythology (2004), un effort considéré par beaucoup comme la meilleure production solo de Derek. Sans remplissage ni bavardages inutiles, comme cela peut être le cas sur les albums du genre, tous les morceaux sont inspirés et s’enchainent sans baisse de régime. Du groove imparable de « Five Elements » (véritable leçon de fusion sur laquelle apparait Tony Mac Alpine) au jazz rock de « Mulholland » ou « Seven Sins » (avec Steve Lukather), Oceana ne provoque jamais l’ennui chez l’auditeur averti. A l’image de ce « I Heard That », véritable point d’orgue de l’album aux sonorités jazz / blues (très Jeff Beck dans l’esprit), sublimé par les parties de guitare de l’excellent Joe Bonamassa…

Entouré par un all-star band impressionnant de maitrise technique, Derek Sherinian démontre une nouvelle fois qu’il est comme un poisson dans l’eau lorsqu’il évolue dans ce créneau jazz rock / fusion. « De la musique de musiciens pour musiciens » diront certains… Ils n’auront pas forcément tort. Pour autant, les amateurs de rock progressif et de fusion seraient bien avisés de prêter une oreille à cette sortie, qui constitue sans nul doute l’un des meilleurs efforts du virtuose en solo.


Rédigé par : up the irons | 15.5/20 | Nb de lectures : 11876




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