DEMIA - Insidious (Scarlet Records/Season of Mist) - 13/03/2008 @ 09h20
MACHINE HEAD, SLIPKNOT, CHIMAIRA, MESHUGGAH et LAMB OF GOD ! Voici ce que vous pouvez lire comme accroche sur la bio promotionnelle du groupe. Avouez, vous aussi, ça vous a tapé dans l’œil, non ? Voilà en tout cas des comparaisons plutôt risquées, voire carrément casse-gueule, pour un nouveau venu comme DEMIA. C’est qu’il va falloir assurer derrière…

Dès l’intro de Phantom Limbs, on sait qu’on a affaire là à de jeunes loups qui ont envie d’en découdre, c’est indéniable. Et à dire vrai, la première impression est plutôt bonne. L’agressivité déployée sur ce premier titre, entre neo-thrash et metalcore, fait son petit effet. D’ailleurs, il en va de même des titres suivants. L’objectif premier de DEMIA a semble-t-il été de privilégier l’efficacité. La plupart des titres vous arrivent droit dans la face sans crier gare et ce, même si les incartades mélodiques viennent casser le rythme assez fréquemment.

Mais voilà une originalité qui, personnellement, ne m’a pas convaincu : ce chant clair qu’on aurait dit de prime abord typé metalcore, prend très souvent un ton plaintif, d’inspiration grunge. Si musicalement, encore une fois, l’ensemble est très efficace, ces refrains manquent franchement d’accroche, la faute à des mélodies complètement banales. Du coup, il y a comme un petit quelque chose d’incohérent dans la construction des morceaux, à la fois violents mais trop gentillets dans leur approche mélodique. En gros et pour résumer, DEMIA n’est pas parvenu à maîtriser la recette appliquée avec brio par SILENT CIVILIAN sur l’excellent Rebirth of the Temple.

Au final, malgré une énorme volonté de bien faire et un potentiel qui ne demande qu’à s’affirmer (on sent là le jeune groupe en quête de personnalité), soyons honnête : sur la longueur, cet album devient rasoir. Heureusement, après l’interlude Insidious, sorte de pause placée en milieu d’album, survient le plutôt accrocheur Preys, qui vient redonner un peu d’intérêt à un disque qui en manque franchement depuis les 2 premiers titres (une impression qui s’amplifie d’ailleurs au fil des écoutes répétées).

Citons tout de même une production carrée, surpuissante, mettant à l’honneur les guitares rythmiques ainsi que la batterie (particulièrement ses incessants passages de double). Elle est l’œuvre de Logan MADER (ex-MACHINE HEAD) et Lucas BANKER (JUNKIE XL).

Un album qui se situe au croisement du néo, du thrash et du metalcore… mais un groupe encore bien loin de parvenir à la cheville de quelques-unes de ses références : SLIPKNOT, MACHINE HEAD ou CHIMAIRA…

http://www.demiamusic.com - 230 visite(s)

myspace - 262 téléchargements


Rédigé par : Sentenced | 11,5/20 | Nb de lectures : 10275




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Commentaire
Drumetal
Membre enregistré
Posté le: 15/03/2008 à 18h50 - (54137)
Tout à fait le style de metal que je deteste, trop prétentieux...

djabtrash
Membre enregistré
Posté le: 15/03/2008 à 19h47 - (54139)
Le refrain en voix claire du 1er morceau myspace fait très Tool.
Ca sonne très Skinlab par moments.

C'est pas pourri mais c'est pas exceptionnel non plus.

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