DEER BLOOD - Devolution (Autoproduction) - 02/06/2015 @ 07h07
Fondé en 2011 dans le val-d'oise par le chanteur/guitariste Alexandre Bourret, le quartet baptisé ainsi en hommage au Jägermeister (et dont la pochette de l'album reprend le cerf présent sur les célèbres bouteilles) nous montre que le thrash puissant et groovy n'est pas le seul apanage des américains, car à l'instar des PANTERA et MACHINE HEAD il nous délivre une musique dynamique, remuante et faite pour la scène. Après avoir sorti en 2012 un EP intitulé "The Killing Engine" (que l'on retrouve en intégralité et en bonus sur ce premier album) les voilà qui passent enfin à l'étape supérieure avec neuf titres autoproduits à la fois très denses et intéressants. Si leur son est un peu trop étouffé (avec un petit manque de puissance) et un rendu de la batterie un peu trop plastique, il n'en reste pas moins plus que correct et n'altère pas tant que ça l'impression générale.

En effet pour un premier jet les franciliens s’en sortent très favorablement, il suffit d’écouter le morceau d’ouverture « Bushmaster » qui commence à la guitare sèche puis devient plus énergique durant 7,30 minutes, en alternant passages lents et heavy et parties plus rapides old-school tout en gardant une bonne dose de groove, et même s’il souffre de quelques longueurs et de passages un peu en dessous ça n’en reste pas moins un très bon début. Cette impression se confirme au fur et à mesure avec le très court et puissant morceau-titre qui remue bien et nous offre un excellent solo (d’ailleurs il est à souligner le niveau de ceux-ci vraiment bien carrés, ainsi que la qualité des riffs). « Born Strong, Live Young, Die Hard, Born Again », « Altar of Lies », « Trapped Inside » et « Open Letter of Rage » nous gratifient de passages à la fois lourds et rapides, agrémentés de parties de double ultra-précises, qui nous montrent que le quartet sait varier les tempos afin de densifier ses compositions. Sur « War of the Roses » le batteur se permet même quelques hammerblast à la CANNIBAL CORPSE afin d'aérer encore un peu plus la qualité de ces compositions, et même si « Means to an End » est légèrement en dessous à cause d’un démarrage un peu poussif, et qu’un côté un peu interchangeable se fait ressentir sur la durée il n’y a pas lieu à pinailler pendant des heures.

Très homogène (la qualité des morceaux est assez équivalente, même si ça manque de quelques passages vraiment marquants), à la fois classique et moderne avec une forte inspiration d'outre-atlantique, cet opus marque un bon en avant pour le combo (la différence avec les titres de l’EP se fait vraiment sentir, les derniers-nés étant plus élaborés et techniques) qui prend toute sa puissance sur scène et qui fait preuve malgré sa jeunesse d’une vrai talent. Nul doute que les petites erreurs du débutant seront gommées dans le futur et qu’avec plus de vécu et d’expérience scénique les parisiens seront certainement un des grands noms à suivre du thrash hexagonal.




Rédigé par : GabinEastwood | 14,5/20 | Nb de lectures : 7826




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Commentaire
ManOfShadows
Membre enregistré
Posté le: 05/06/2015 à 11h54 - (116891)
J'aime beaucoup l'extrait. Le son de batterie est un peu faible, je trouve, mais le morceau est très bon. Entre Metallica et Machine Head.



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