DEEP IN HATE - Chronicles of Oblivion (Kaotoxin) - 31/07/2014 @ 08h52
Comment se porte le DeathCore en 2014 ? Est-ce que ce style, bâti exclusivement sur l’efficacité du groove et des breaks, a su évoluer, ou survivre aux excès et dérives ?
DEEP IN HATE vous propose de répondre partiellement à cette interrogation, qui, j’en suis sûr, vous taraude.

Formé en 2004, le quatuor parisien sort aujourd’hui son troisième album, 3 ans après un ‘Origins of Inequality’ sympathique mais pas extraordinaire.

Porté exclusivement sur l’aspect frontal et groovy du style, DEEP IN HATE souffle le chaud et le froid, poussant dans ses derniers retranchements l’aspect frontal du DeathCore. Aspect positif, en ce qui me concerne : les parisiens ont évité l’écueil (saoulant) de l’abus de riffs syncopés ou ultra techniques. Cette tendance, en vogue dans le Deathcore, arrive rapidement à bout de l’auditeur lorsque cette technicité se meut en abus de démonstration.
Non, DEEP IN HATE pratique un Deathcore essentiellement bâti sur l’efficacité, le groove, et les Breaks pour mosheurs motivés.

Il en résulte 9 titres (dont une intro bruitiste peu intéressante), dont la puissance et la violence maîtrisée convaincront les fans du style, mais guère plus.
Les titres sont construits globalement sur le même modèle, usant et abusant du Groove lourd et des breaks classiques. Les accélérations étant essentiellement utilisées pour diversifier et « aérer » les titres, mais de façon timorée.

La redondance est forte et entêtante, les riffs légèrement mélodieux et principalement saccadés ne permettent pas de réellement différencier les titres entre eux.
Même si paradoxalement le but principal est lui totalement atteint : faire sautiller les fans en concert à l’aide de morceaux basiquement efficaces.
Les growls sont plutôt réussis. Le chanteur évolue dans un timbre grogné guttural et puissant, peu varié, mais que je trouve vraiment percutant et en accord avec le style.

Quelques passages plus véloces et quelques rares lignes mélodiques aident à rendre l’opus légèrement accrocheur ; je ne suis pas fan du tout, par contre, des riffs ‘typiques’ Deathcore, hachurés et joués sur 2 cordes. Je pense que le groupe aurait gagné à s’éloigner de ces poncifs, mais ce choix n’appartient qu’à eux.
Quelques nappes de claviers se superposent par moments aux grattes, apportant un côté froid, mécanique et industriel, qui a le mérite de poser les bases d’une ambiance.

Mais globalement, tout au long de l’album, le rythme reste ancré dans des Mid-Tempos headbanguants mais redondants, créant une sorte de torpeur enivrante, dans laquelle l’auditeur reste hypnotisé.
Évoluant dans un style balisé et basique, le groupe se démène pour essayer de rendre ‘Chronicles of Oblivion ’ efficace. Les quelques variations rythmiques et les sporadiques leads mélodieux ne suffisent pas cependant à réellement accrocher l’attention de l’auditeur, qui traverse l’écoute de ‘Chronicles of Oblivion ’ sans réelle passion.

‘Wingless Gods’ et ‘New Republic’ tirent leur épingle du jeu, via une forme de diversité intelligemment exhibée. Mais la majeure partie de l’album puise dans les attributs classiques et usités du Deathcore, entre Breaks, lourdeur et riffs animiques. Évoquant fortement les ténors du genre, SUICIDE SILENCE et WHITECHAPEL en tête.

Une fois passées les étapes de découverte et d’assimilation, l’album peine à séduire sur la longueur, malgré le dynamisme et l’énergie véhiculés.
Ce n’est pas tant la qualité musicale et la technicité du groupe, ni même le style, qui sont à blâmer, mais bien la forte redondance. Peu d’éléments aident finalement à diversifier l’écoute, et même en puisant dans ma tolérance de fan de Brutal Death US (style ô combien redondant), je lutte pour rester accroché à l’écoute de l’album...

Bref, malgré une envie palpable et des idées (à mon sens) pas assez exploitées, ‘Chronicles of Oblivion ’ propose 35 minutes de Deathcore groovy, gentiment énervé mais furieusement redondantes. Certes, ça reste du DeathCore, avec ses atouts et ses inconvénients… A réserver aux fans du style.




http://www.kaotoxin.com/ - 139 visite(s)

Site de DEEP IN HATE - 97 téléchargements


Rédigé par : ..::Ju::.. | 12/20 | Nb de lectures : 11947




Auteur
Commentaire
Butthead
IP:31.39.214.60
Invité
Posté le: 31/07/2014 à 12h17 - (113043)
Nicolas Bastos joue dans Deep in Hate depuis la création du groupe...

Scarsid
IP:81.19.18.102
Invité
Posté le: 31/07/2014 à 16h19 - (113049)
Absolument Butthead, lui et Vinc plus exactement.

.:Ju:.
IP:82.253.103.214
Invité
Posté le: 31/07/2014 à 23h22 - (113054)
Ah zut, mes excuses pour cette bévue. Je vais corriger ça.
(Je l'avais lu quelque part, je ne l'ai pas inventé, mais manifestement c'était pas très fiable...)

matthieullica
Membre enregistré
Posté le: 02/08/2014 à 11h20 - (113074)
Deep in Redondance

clem666
IP:87.90.39.172
Invité
Posté le: 06/08/2014 à 11h30 - (113124)
Après écoute, je partage à 80 pourcents la critique mais que la note est dur au vu du produit (prod/musical/technique)...
Non vraiment c'est abusé ...

keunu
IP:85.115.60.180
Invité
Posté le: 31/08/2016 à 14h23 - (120517)


Tain les membres deep qui viennent critiquer la note de l'album sous des faux pseudos... pitoyable.

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