DEAD MOUTAIN MOUTH - Crystalline (Autoproduction) - 21/02/2013 @ 08h30
Si vous êtes un habitué de VS, vous avez déjà entendu parler de Lundi Galilao.
Multi-instrumentiste pour le moins prolifique dés qu'il s'agit d'envoyer du gros riff, Lundi est un mélomane passionné... et très occupé. Jugez plutôt : Entre A VERY OLD GHOST BEHIND THE FARM, NO PLACE FOR MAN, AXENIS, deux nouveaux projets musicaux (un premier extrême et l'autre plus ambiant) et DEAD MOUTAIN MOUTH... il doit pas vraiment avoir le temps de s'emmerder le bougre.
"LOKA", le précédent album de DMM m'avait assez emballé à l'époque où je l'avais écouté.
Quelques mois après l'avoir chroniqué, je me suis aperçu que l'album recelait encore plus de détails et de mystères que je n'aurais pu le croire à l'époque. Toujours sympa de découvrir qu'un album a plus à offrir que ce que l'on croyait au départ !

"CRYSTALLINE" donc, est le troisième album de DMM. Toujours muni d'une personnalité coincée entre un black spatial, un sludge terreux et un psychédélisme halluciné, la musique du groupe évolue d'album en album.
Lors des premières écoutes, plusieurs impressions m'ont sauté aux oreilles.
Ce troisième album est plus spatial, plus clair, plus direct dans son expression... mais paradoxalement (peut-être) il est plus violent et pernicieux.
J'y retrouve encore plus que sur les précédents des influences signées DEVIN TOWNSEND, du post rock bien chaotique et de jolies plages metal bien traditionnelles qui se font sentir dans certaines lignes mélodiques et dans certains arpèges. Tout cela mixé à la personnalité lugubre habituelle du bonhomme bien sûr.

Assez à l'image de la pochette finalement, le psychédélisme morbido-spatial de cet album est immersif et passionnant.
Semblant au départ plus facile d'accès que le précédent, ce nouvel album est en fait plus complexe, plus riche et plus dense. La production, claire sans être chirurgicale, donne au départ l'impression de laisser les notes s'envoler dans l'espace... un peu comme sur les vielles prod des années 70.
En réalité, le caractère particulièrement sadique de la musique de DMM finit par imprégner le psychédélisme ambiant d'une inquiétante et déliquescente couche de perversité, le propos du combo restant avant tout englué dans la noirceur et le malaise.

Musicalement, malgré quelques répétitions au niveau des riffs, je note quelques mesures particulièrement réussies où la guitare de Lundi semble comme touchée par la grâce.
L'arpège introduisant "Among the stones" est vraiment excellent, tout comme "From outer space" morceau aux rebondissements aussi forts que les incroyables premières minutes.
Lundi Galilao continue donc son bonhomme de chemin en se bonifiant et en allant chercher dans de nouvelles directions.
Je regrette un peu le son de la batterie lors des parties les plus violentes et quelques passages qui auraient mérité d'être raccourcis à mon goût.
N'oublions pas cependant que ce projet est un "One Man Band" et que Lundi a quand même fait un sacré boulot avec ce nouvel opus.
En attendant donc la suite de ses aventures musicales, que j'imagine encore variées et passionnantes, délectons nous de ce "Crystalline", un album à la personnalité forte et bien marquée !


Rédigé par : Pamalach | 14/20 | Nb de lectures : 11207




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