DAKRYA - Monumento (Another Sphere) - 14/08/2008 @ 09h40
Il est plutôt rare de recevoir un disque promo accompagné du livret de l’album, d’un Press Book et de cartes postales à l’effigie des membres du groupe (enfin seulement les membres féminins, allez savoir pourquoi…). Côté promotion et visuel, on peut dire que Dakrya (un mot grec écrit en latin signifiant « larmes »), formation hellénique constituée en 2004, sait y faire. On saluera ainsi la beauté de la pochette et du livret de Monumento, premier album de ces grecs, signés par le label français Another Sphere Records. Dès lors, le chroniqueur, malin (quoique…), se pose l’inévitable question : « Tout ces artifices ne servent-ils pas à masquer une musique sans saveur ? ». La réponse arrive malheureusement dès les premières minutes de ce Monumento balourd.

Le sextette, composé de trois femmes et trois hommes (qui a dit qu’on ne respectait pas la parité chez les metalleux ?), pratique un metal gothique à forte dimension théâtrale, en utilisant deux voix féminines et une voix black masculine, assurée par Dagwn du groupe Nethescerial. Servi par une production bien cheap (ce qui ne pardonne pas quand on donne dans l’opéra metal), ce disque ne décolle pas. La faute, principalement à des compositions poussives, voire complètement molles, et à un son manquant cruellement de puissance. Ce sont principalement les guitares et la batterie qui ont été sabotées au mixage, et il est difficile d’en faire abstraction à ce niveau-là. On a par ailleurs la désagréable impression que la musique se répète inlassablement (les structures et les tempi des morceaux sont souvent identiques) et les rares moments où le rythme s’accélère sont indéniablement moins ennuyeux (« Waters of Oblivion »). Quelques chansons sortent cependant du lot, comme « Thorns of Punishment » ou « Revelations of a Madman », mais le tout manque cruellement d’originalité et de finesse.

Pourtant quelques éléments viennent éclairer le tableau obscur que nous venons de dresser. D’abord les vocaux féminins sont très intéressants, n’étant pas sans rappeler parfois ceux de Anneke (ex-The Gathering) ou Sabine (Edenbridge) et confèrent à cet album une certaine mélancolie qui colle parfaitement à la musique (on flirte parfois avec le doom voire avec le folk). Rendons quand même hommage au travail effectué sur les vocaux et au talent des deux chanteuses. Les textes sont eux aussi plutôt soignés, et l’on y retrouve des références aux écrivains William Blake et Dante Alighieri (avec au passage une citation de l’Enfer, chef d’œuvre de la littérature universelle, en italien). Il est vrai enfin que certains moments de Monumento ne sont pas sans rappeler la beauté glaciale et mystérieuse du Nexus Polaris de Covenant sorti en 1998, surtout en ce qui concerne les envolées de claviers, très théâtrales. Attention toutefois, Dakrya demeure à des années lumières de ce génial metal avant-gardiste.

En creusant bien, on pourra donc trouver du positif dans cet album, qui pourrait satisfaire les amateurs de metal gothique « old school ». Il est vrai qu’avec une meilleure production, le résultat aurait pu être différent. Reste que ce premier album de Dakrya demeure dans l’ensemble bien fade et que l’on s’ennuie sévèrement durant les 53 minutes que dure ce Monumento plutôt lourd.


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Rédigé par : up the irons | 08/20 | Nb de lectures : 9726




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