CRIPPLE BASTARDS - Nero in Metastasi (Relapse) - 30/04/2014 @ 07h08
Il y’a des vérités incontestables et que l’on ne peut pas nier comme par exemple que la terre tourne autour du soleil, que le feu ça brûle et que l’eau ça mouille (souvenir d’une grande chanson à texte des 90’s) et enfin que les groupes de grindcore sont en général hyper productifs. Ce ne sont pas les italiens de CRIPPLE BASTARDS qui pourront nier les faits, ceux-ci depuis leur création en 1988 sortent leur 6ème album, agrémenté depuis ces 25 années d’une flopée d’EP et de Splits.

Ne rien changer est le crédo des transalpins, car depuis un moment chez eux les choses restent les mêmes, à savoir qu’ils sont toujours signés chez Relapse, qu’ils chantent comme d’habitude quasiment tous leurs titres en italien, et que comme « Variante alla morte » il est toujours produit par le suédois Fredrick Nodström (At The Gates, Arch Enemy...), ce qui fait que ce nouvel opus a lui aussi ce son massif et si caractéristique où la basse est énormément présente, même si je trouve que cela ne sied pas forcément au style car le côté surproduit ne correspond pas vraiment au grind, mais on ne va pas s’en plaindre quand même car il vaut mieux cela que l’inverse.

Musicalement pourquoi changer une recette qui marche et qui a fait ses preuves ? MOTÖRHEAD et AC/DC le font très bien depuis 40 ans et le quartet est bien décidé à en faire autant avec ce nouvel opus qui mélange toujours le punk, le crust et le death-metal à leur grindcore sauvage.

Autant le dire tout de suite ce nouvel album est d’une sauvagerie semblable à ses prédécesseurs, il faut dire que dès qu’on entend « Malato Terminale » on voit bien que le quartet nous ressort la même recette mais comme toute bonne chose (et même si on est habitué) on en reprend toujours. Durant 25 minutes les piémontais nous assomment par une avalanche de cris, de riffs aigus et de blasts inhumains avant de se calmer sur « Splendore E Tenebra » qui durant 9 minutes nous emmène dans un univers post-apocalyptique avec des parties électroniques chères à la scène Goth’ avant de partir ensuite dans une longue épopée metal et hurlante, et comme un clin d’œil à ce titre à rallonge celui-ci est suivi du plus court d’à peine 6 secondes pour nous faire comprendre que c’est fini, et l'on sort de cette écoute complètement hébété comme l'enfant de la pochette (qui représente une petite fille partiellement défigurée suite à la catastrophe de l'usine chimique de Sevezo en 1976).

Rien de plus à ajouter si ce n’est que les italiens ont accouché d’un monstre, ahurissant de maîtrise et de brutalité et également tout à fait classique dans sa démarche et leur très longue discographie. Au final 18 morceaux et 36 minutes plus tard on a comme ressenti après ce déluge de violence et de rage incroyable que les gars ne feront pas de quartier ni de prisonniers ! Si certains ont dit que le changement était maintenant, le groupe a choisi le statut quo et ça lui réussit tant cet opus sera dans le haut du panier de tout ce qu’ils ont pu faire jusqu’à présent.






Rédigé par : GabinEastwood | 15,5/20 | Nb de lectures : 11321




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CROM
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Posté le: 02/05/2014 à 11h00 - (111991)
la tartouille

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