BLACK OATH - Ov Qliphoth and Darkness (I Hate) - 22/10/2013 @ 07h30
Rooh putain, comment est-ce que j’ai pu passer à côté de ce groupe ? Bon, il faut dire qu’ils sont italiens, et que I Hate Records n’est pas célèbre pour sa promo acharnée. Mais quand même, je n’ai aucune excuse. Mais reprenons dès le début. BLACK OATH a vu le jour en 2006. En sept ans, les milanais ont sorti deux démos, deux EP, deux splits (avec ANGUISH et TETRAMORPHE IMPURE), et un premier album déjà sur le label suédois. En véritable guerriers de l’underground, ils ont écumé les clubs et festivals pointus durant toutes ces années. Deux ans après The Third Aeon, leur premier méfait, ils reviennent donc avec Ov Qliphoth and Darkness. Pour la petite histoire, les Qliphoth sont les sephirots maléfiques dans la kabbale, également appelés arbre de mort (par opposition à l’arbre de vie). Autant dire qu’on va se parler sorcellerie, superstitions et autres thèmes sombres. Malheureusement, je n’ai pas les paroles avec moi pour vous faire l’étude de texte.

On va donc se concentrer sur la musique. Comme je vous le disais en préambule, je suis dégouté de ne pas déjà connaitre BLACK OATH avant de recevoir cette galette. Il faut dire que les ritals font un putain de doom metal bien traditionnel. Le trio a dû écouter jusqu’à la lie le CANDLEMASS période Längquist/Messiah Marcolin, car leur doom transpire les années 80 bénies. En résulte donc une musique portée sur les ambiances, sombres et oppressantes. On ressent toute la magie des thèmes abordés dans les riffs puissants et pesants. Le tempo est globalement lent sans être « funeral », c'est-à-dire qu’on peut sans problème opiner du chef, voire entamer une doom-dance dans son salon pour faire chier le voisin du dessous. Même si le ton est pesant, on ne s’ennuie pas une seconde durant les 51 minutes de l’album. Et les raviolis sont capable de pondre de vrais hymnes, comme "Drakon", "Its Shadow Upon us" et son riff principal heavy à souhait !

Alors oui, tous les poncifs du genre y passent, les riffs tenus, le synthé en mode « orgue », le chant plaintif. Mais tous ces clichés font de BLACK OATH un gardien du temple du Doom avec un D majuscule. Certains passages sont épiques, comme la montée en puissance suivie de la cavalcade à la moitié de "Witch Night Curse". On tient entre nos doigts gras et boudinés par les fricadelles une vraie pépite. Alors certes, dans notre pays du fromage, BLACK OATH va intéresser, quoi, 20 pelés et 15 tondus, et je n’imagine même pas en Italie, pays du mélo-thrash et heavy à dragons et princesse, mais cette dévotion est remarquable et rassurante. Surtout quand on voit qu’un guerrier fidèle comme THE GATES OF SLUMBER a déposé les armes. Résistants du Doom, unissez-vous, des leaders sont en tapis dans l’ombre, prêt à user de leur riff pesant pour rétablir la Parole. BLACK OATH est un de ces apôtres.

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Rédigé par : Skay | 16/20 | Nb de lectures : 11572




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