BESATT - Tempus Apocalypsis (Witching Hour/Season of Mist) - 30/10/2012 @ 08h04
Hé bien, on dirait que c’est moi qui suis abonné à tous les groupes polonais typés Black/Death, les groupes dont t’as croisé le nom souvent, que tu penses que c’est un culte dont t’es passé à côté, mais qui s’avère être finalement une formation de seconde zone bien loin de la qualité des vrais groupes cultes et reconnus. Après CHRIST AGONY, voilà donc BESATT. Comme les premiers cités, BESATT a une bio conséquente (le pavé de la fiche promo m’a fait perdre 1/10 à chaque oeil) avec des changements de line-up incessants, toujours articulé autour d’un trio mené par le bassiste/chanteur Beldaroh. Et comme CHRIST AGONY avant Nocturn (2011), le groupe n’a jamais eu l’honneur d’une chro sur VS en 21 ans d’existence. Formé en 1991 vers Bytom (Sud de la Pologne), BESATT (« possédé » en suédois) a suivi le même parcours que bon nombre de ses compatriotes : débuts très underground avec un Black d’obédience mélodique, puis évolution progressive vers un son Death-Metal avant de finir par se faire produire chez Hertz. Rien de bien mirobolant et BESATT est bel et bien un groupe de seconde division, aux compos basiques sans personnalité. Au contraire d’un CHRIST AGONY carrément expérimental, BESATT n’a pas osé grand-chose, mis à part le morceau épique à chant clair "Son of Pure Viking Blood" qui déboulait au beau milieu de l’agressif Black Mass (2006)…

C’est pourtant à partir de cet album que BESATT a commencé à être un minimum intéressant, et surtout l’album suivant Triumph Of Antichrist (2007) avec ses riffs à headbang et ses solos rock’n’roll… l’évolution vers un Death-Metal « à la polonaise » commençait à prendre essor et a explosé sur Demonicon (2010) qui est une bien bonne surprise, un album de Black/Death « Made in Hertz Studios » franchement efficace, avec notamment l’exceptionnel "Demon of Destruction". Discrètement, le groupe va franchir un palier avec la signature chez Witching Hour, devenu en quelques années un label référence pour les mordus de polonaiseries. Voilà donc Tempus Apocalypsis, le 8ème album de BESATT, initialement annoncé pour février 2012 et qui sortira finalement en juillet (comme toujours avec Witching Hour, j’en profite d’ailleurs pour dire que j’attends toujours l’album de DEUS MORTEM qui était censé sortir en mars puis le nouveau TRAUMA qui devait sortir en juin, puis en septembre… et qui n’est toujours pas dispo au moment où j’écris ces lignes).

Avec un line-up qui, à l’exception de Beldaroh, a de nouveau totalement changé par rapport à Demonicon, BESATT va pourtant nous proposer un album dans la lignée de ce précédent opus. A savoir, un Black/Death aux riffs rapides et acérés, très blastant et accompagné de vocaux Black plutôt criards mais tout à fait supportables, et le tout empaqueté dans une prod 100% Hertz, qui reste toutefois dans l’optique d’un Black/Death underground (rien à voir avec une surproduction à la BEHEMOTH). Ceci étant dit, je ne suis pas sûr qu’il soit utile de rajouter grand-chose, surtout que les compos sont archi-convenues pour le genre bien que tout à fait appréciables. Le guitariste Deadlight (dont c’est le premier groupe pour lequel il officie en studio !) amène quelques solos bien torchés et des breaks rondement menés, et c’est à peu près tout ce qu’il y a à signaler niveau nouveautés ou trucs en plus. Tempus Apocalypsis, c’est donc 9 morceaux pour 38 minutes de pur Black/Death polonais qui envoie la sauce, avec bien évidemment un apparat très Satan au niveau des paroles et des visuels. L’album démarre fort avec les puissants "Seals of Hate" et "Trumpets of Desecration", mais ensuite une certaine linéarité s’installe et Tempus Apocalypsis s’essouffle vite, malgré le plus « posé » "War Gathering" et l’excellent "Queen Babylon" avec son incursion de chant féminin théâtral (!).

Si je lui préfère Demonicon, Tempus Apocalypsis est un bon album de Black/Death polonais, qui ne casse pas trois pattes à un canard dans l’absolu mais est suffisamment efficace pour retenir l’attention. Beldaroh a su s’entourer de deux bons musiciens pour nous livrer un album tout à fait honorable… enfin avait su s’entourer, car ses camarades de jeu Deadlight et Devastate ont déjà mis les voiles, laissant le frontman pour la 666ème fois tout seul. A ce niveau, j’ai juste envie de dire LOL. Bref, inutile d’épiloguer pendant des siècles, on verra bien si BESATT rebondira à nouveau mais en attendant, Tempus Apocalypsis est un album qui assure un minimum et qui conviendra sans trop de mal aux amateurs de polonaiseries qui font l’impasse sur l’originalité. BESATT se défend bien depuis quelques albums, il manque encore un petit quelque chose pour en faire une formation avec suffisamment d’envergure pour jouer la promotion en 1ère division.

http://www.besatt.net - 188 visite(s)

Seals of Hate - 101 téléchargements


Rédigé par : ZeSnake | 14.5/20 | Nb de lectures : 11811




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