AVENTYR - Driven (Mighty/Season of Mist) - 09/04/2013 @ 07h56
Fondé en 2001 à Forde dans le Sognefjord, et après une pause de 2004 à 2007, les Norvégiens d’AVENTYR sortent leur premier album, un peu plus d’un an après un premier EP qui avait reçu des échos favorables.

Cette première livraison longue durée (un peu plus de 30 minutes) m’a immédiatement renvoyé vers les années 80, et j’ai eu l’impression d’être à la place de Marty Mc Fly au volant de la DeLorean (avec un album qui s'appelle "Driven" c'est assez logique en même temps).

En effet que ce soit au niveau du style, comme au niveau de la production, tout nous fait penser à la décennie du fluo, des clips de Jean-Paul Goude, et à l’égérie de cette période Grace Jones. Dès la première écoute j’ai cru entendre : Billy Idol et Generation-X (pour le titre « Outside »), Survivor et Def Leppard avec un son très allemand comme on pouvait l’avoir chez Accept, ou bien encore Primal Fear et Scorpions (« Tomorrow » et son riff de début ressemblant étrangement à celui de « Rythym of love » du groupe de Klaus Meine).

Le groupe assume d’ailleurs cet héritage jusqu’au bout puisque l’album est produit par Beau Hill (qui a eu sa grande période justement durant cette dizaine d’années) qui a travaillé avec notamment Alice Cooper, Warrant, Ratt ou Europe… bref du glam’, de la permanente et des décibels bien lissés et parfait pour MTV.

Celle-ci est d’ailleurs très bonne puisque le mix est bien équilibré entre les guitares, une basse à la fois bien présente et audible, quant à la batterie et au chanteur à la voix très brute (et très Udo Dirkschneider par moments) ils finissent de se superposer au reste pour donner un ensemble homogène à la fois moderne et classique.

Vous l’avez donc compris on a droit du hard-rock/ heavy-metal à l’ancienne, pas original du tout mais vraiment bien foutu et agréable.

Les morceaux sont bien sympathiques, on est en plein revival hard FM, la majorité des tempos sont relativement rapides, sauf « Delirious » et « Wanted » plus lents et plus faibles comparés au reste de l'album, et de nombreuses parties de chœurs agrémentent également la plupart des 10 pistes du disque.

Pour se convaincre de sa qualité il suffit d’écouter « Betrayed » avec son intro très AC/DC, « Crazy » qui est très inspiré par « The ripper » de Judas Priest, et aussi« Empty bottles » où le début m'a fait penser à « We are Motörhead » de la bande à Lemmy, la guitare jouant le rôle de la basse, et où la batterie a un jeu quasi similaire à celle de Mikkey Dee.

Techniquement rien à redire, c'est précis, carré, et l’on y entend des excellents solos, les titres d’une moyenne de 3 minutes passent tout seuls et sont parfaits pour mettre la pêche, mais peuvent assez vite être linéaires, peut-être à cause d'une certaine facilité dans les compositions et d’un manque de recherche car ils sont très prévisibles.

Malgré ses défauts cela reste néanmoins un bon disque sans prétention, bien joué et exécuté, parfait pour mettre de l’ambiance, pour prendre l’autoroute ou la route 66 (normal vu le titre de l'album), ou simplement boire une bière entre amis un samedi soir avec de la charcuterie ou des cacahuètes, et qui nous montre que la Norvège peut produire d'autres groupes de qualité dans d'autres styles que le black-metal.


Rédigé par : GabinEastwood | 14.5/20 | Nb de lectures : 11615




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