APOPHYS - Prime Incursion (Metal Blade) - 06/05/2015 @ 07h45
Décidément Michiel Van Der Plicht ne doit pas avoir le temps de s’ennuyer car le batteur néerlandais se retrouve encore sur un nouveau projet, car après avoir usé ses baguettes ces dernières années dans PROSTITUTE DISFIGUREMENT et KATAFALK (et s’en servir actuellement au sein de GOD DETHRONED et WINTER OF SIN), le revoilà avec APOPHYS toujours aussi motivé. Autour de lui il a réuni des vieux briscards de l’underground local (qu’on a pu entendre dans EREBUS, MONDVOLLAND ou encore DETONATION) au talent certain et qui est d'ailleurs nécessaire pour tenir la cadence du redoutable marteleur. Une nouvelle fois il nous montre que les Pays-Bas ont retrouvé la forme en matière de metal de la mort, car après s’être formé en 2012 (et sorti une démo de 4 titres l’année suivante) le combo flamand sort déjà son premier album, avec en prime une signature chez Metal Blade rien que ça !

Du coup quand on voit où ont joué les mecs il n'y a pas de surprises à avoir au niveau du style, on est en plein dans du death ultra-classique (et inspiré par l'Ange Morbide qui est la référence absolue du combo), pas foncièrement hyper technique mais avec cependant une grosse dose de modernité due notamment au mixage signé Stefano Morabito (et fait au 16th Cella Studio) qui a bossé avec ses compatriotes de FLESHGOD APOCALYPSE et HOUR OF PENANCE (et non pas HOUSE OF PENANCE comme indiqué dans le livret promo). Bref pas de déception du côté de la production, c'est massif puissant, italien (forcément), équilibré et ça pourrait avoir toute sa place chez Unique Leader.

Pas d'intro ni d'outro, le quintet nous balance en pleine tête neuf titres et 39 minutes de gros son, puissant, bien joué (mais aussi comportant certains points négatifs) et d'une bonne variété au niveau du rythme. En effet le groupe a la bonne idée de ne pas blaster en continu mais de varier le tout entre passages rapides et lourds, et en y intégrant des solos mélodiques, aériens et presque spatiaux. Ce dernier mot n'est pas choisi au hasard car si on se penche sur les titres et les paroles on s'aperçoit qu'ils ont pour thème l'Espace, la Science-Fiction ou encore la fin du monde, ce qui colle finalement à leur nom car celui-ci est au choix le dieu des forces obscures et du chaos chez les Egyptiens, ou encore le nom d'un astéroïde (Apophis 99942) dont la trajectoire laissait penser initialement qu'il pourrait entrer en collision avec notre bonne vieille planète.

Au niveau musical "Dimensional Odyssey" nous met directement dans l'ambiance avec du blast d'entrée et des parties rapides prédominantes, le tout conjugué à un solo parfaitement exécuté qui est une parfaite entrée en matière avec son côté simple, efficace et brutal, tout comme "Miscreants" qui est plus lourd et écrasant mais tout aussi agréable à l'oreille. Cependant rapidement on s'aperçoit que le chant est vite fatiguant car il a tendance à être trop présent (et finalement assez monotone car manquant de variations malgré des passages criards) ce qui gâche certains passages, notamment "Requiem for the Absurd" où quelques rythmiques syncopées font leur apparition. Cependant l'ensemble reste dans le domaine du traditionnel avec "Humanity's Epilogue", "The Antidote" et "The Red Planet" qui montrent toutes les facettes de la bande et sont particulièrement réussis à défaut de se démarquer du reste.

Autant les premiers et derniers morceaux sont réussis, bien aidés en cela par le talent de leur batteur qui permet à l'ensemble de ne pas sombrer dans la répétition (et qui prouve qu'il fait partie des meilleurs métronomes de son pays), autant ceux situés entre ces deux ensembles sont hélas d'un tout autre niveau. "Ego" est plombé par sa durée de presque 6 minutes, pourtant les idées sont là et il est plus lent que le reste de l'album, malgré tout ça tourne très vite en rond et le constat est le même pour "The Sentient" pourtant bien plus pêchu et où l'on trouve Enrico Di Lorenzo (chanteur de HIDEOUS DIVINITY) en invité, mais qui n'amène finalement pas grand-chose à l'ensemble. Enfin "The Final Step" est très vite saoulant car il ne varie pas des masses et là encore le chant n'est pas à son avantage.

Du coup on a un sentiment un peu partagé à la fin, celui d'avoir une formation au potentiel intéressant mais trop dispersé (et qui ne donne pas encore sa pleine mesure), où les bonnes idées côtoient les moyennes, le tout complété par des morceaux un peu trop interchangeables, et qui surtout sans son membre réputé serait probablement condamnée à l'obscurité d'où viennent ses quatre autres camarades de jeu, car ces derniers n'ont pour l'instant pas encore le niveau de leur batteur malgré un talent indéniable.




Rédigé par : GabinEastwood | 13,5/20 | Nb de lectures : 8137




Auteur
Commentaire
Aucun commentaire

Ajouter un commentaire

Pseudo :
Enregistrement Connexion






Niveau de modération : Commentaires non modérés par l'administration du site

Ce commentaire est soumis à la lecture et à l'approbation des modérateurs. S'il ne suit pas les règles suivantes : Pas de pub, pas de lien web, pas d'annonces de concerts, il ne sera pas retenu. Plus d'infos

Proposez News | VS Story | F.A.Q. | Contact | Signaler un Bug | VS Recrute | Mentions Légales | VS-webzine.com

eXTReMe Tracker