ANDSOLIS - Vigil (Quality Steel/Soulfood) - 17/09/2015 @ 08h01
Fondé dans le länder allemand du Bade-Wurtemberg en 2012, ANDSOLIS est le parfait exemple du groupe aux influences très larges, celles-ci allant d’AMORPHIS et OPETH pour les plus récentes, jusqu’au rock progressif des années 70 pour les plus anciennes. Cela est dû probablement à la grande différence d’âge de chacun des membres, qui ont entre 44 ans (pour le chanteur clair) à seulement 24 ans pour le bassiste (et néerlandais de son état), ainsi qu’au nombre de chacun d’entre eux au sein de la formation, car ils sont au total sept.

Favorisant les ambiances froides, humides et mélancoliques, ça n’est pas moins de 50 minutes qui ont été composées pour seulement sept titres au final (oui ce chiffre est très présent), du coup oscillant entre 5 minutes et 9,30 minutes chacun d’entre eux se construit de manière lente en multipliant les passages énervés, calmes et plaintifs (et aux textes inspirés par le romantisme britannique) le tout mis en avant par une production équilibrée où aucun instrument ne domine l’autre, même si l’on peut regretter une batterie un peu trop sèche et un léger manque de puissance (qui est un peu préjudiciable). Le tout est aussi bien mis en relief grâce au boulot impeccable de Juanjo Castellano, qui a réussi à faire un artwork très beau et qui reflète bien l’ambiance voulue par les allemands, après au niveau musical malheureusement c’est autre chose.

Plusieurs défauts majeurs sont immédiatement identifiables dès « Stand Vigil » le titre d’ouverture, car rapidement on voit que le synthé n'est pas toujours adapté, que les différentes influences sont un peu trop décousues et s'agglomèrent mal ensemble, que ça manque de pêche et de tonicité (à cause d’un mid-tempo beaucoup trop important), qu'il y'a trop de répétition des idées et des riffs (du fait d’une durée beaucoup trop longue) et surtout que le chant clair qui est majoritaire est très faiblard. La plupart de ces défaillances seront récurrentes tout du long, mais pour en revenir à ce premier morceau on a quand même un break central avec un peu de clavier très féerique et mélancolique (dont le son est un mélange entre DEEP PURPLE et du mélotron typique des 60’s) qui reste sur une base très lente et dont l’ensemble se montre intéressant, le reste faisant très vite décrocher l’auditeur. Car avec trois compos au-delà des huit minutes la formation donne le bâton pour se faire battre, car « In Silent Confidence » souffre des mêmes faiblesses (malgré quelques rares passages rapides et intéressants) et des mêmes longueurs et répétitions, tout comme « Meridian Smiles » très (trop) mollasson et à l’intérêt global limité.

Pourtant quand les gars décident de revenir à l’essentiel ça devient plus accrocheur, tel le remuant « Kingdoms Without Shape » à la rythmique travaillée et aux accélérations et cassures bien ficelés, qui redonnent de l’intérêt et de l’attention. Même constat pour « The Mystic » où les parties rapides et épiques, agrémentées de quelques solis bien placés montrent une facette plus variée et agréable, le tout avec un break central avec juste du piano (dont l’ambiance morbide sonne presque le glas) et une guitare toute triste et désespérée, et surtout du chant clair moins présent qu’ailleurs, tout comme sur « Days of Receding Light » qui voit le combo jouer de manière plus aérienne et planante. Pour clôturer tout ça « The Laughter Echoes » est presque au recueillement voire à la sieste (l’encéphalogramme reste plat), avec une jolie ambiance où le clavier en mode religieux se pose délicatement et où les autres instruments se font quasiment absents.

Du coup on sentiment très mitigé ressort à la fin de l’écoute, et malgré plusieurs essais en un seul bloc ou de manière aléatoire le constat qui en ressort est hélas le même, celui d’un groupe ayant quelques bonnes idées mais beaucoup trop rares, et plombées par l’omniprésence du chant clair qui bouffe tout l’espace disponible (et qui est de plus moyennement réussi au point d’en devenir agaçant) au détriment du growl ce qui aurait permis de gagner en diversité et en puissance, car l’ensemble se traîne trop souvent. Enfin ça manque aussi de rythme et de vitalité à cause de durées excessives qui finissent par flinguer les quelques points positifs disséminés par petites touches un peu partout, tout comme ce train de sénateur trop présent (on aimerait que les mecs se lâchent un peu plus). Comme pourrait le dire un professeur lors d’une correction de copies : « à revoir et peux mieux faire », car c’est vraiment ce qui en ressort au final.




Rédigé par : GabinEastwood | 11/20 | Nb de lectures : 7362




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