AEONSGATE - Pentalpha (The Church Within) - 30/04/2015 @ 07h40
AEONSGATE s’autoproclame “Supergroupe”. Sauf que de réellement connu il n’y a que le chanteur, le mercenaire Mats Leven (CANDLEMASS, KRUX, ex-quinze milles groupes). Les musiciens composant le line-up d’AEONSGATE sont Joseph Diaz (JON OLIVA’S PAIN) à la basse et au clavier, Jondix (ÄTMAN-ACRON) à la guitare et Marco Minnemann (PAINSTYLE/PSYAXIS, mais surtout ex-NECROPHAGIST, ILLOGICIST, JOE SATRIANI) derrière les fûts. Tout ce joli petit monde s’est réuni autour de Jondix qui a pensé cet album composé d’un seul morceau d’une heure, titre à tiroirs officiant dans le doom. Et c’est le label doom The Church Within (SERPENT VENOM, LORD VICAR, ORCHID) qui a sorti cette galette mystérieuse.

Se bouffer un unique titre d’une heure n’est jamais évident. Ce Pentalpha ne fait pas office d’exception. Jouant dans la même cour d’école que les albums psychédéliques de CANDLEMASS (Abstrakt Algebra, Dactylis Glomerata) et que KRUX (surtout le dernier), AEONSGATE s’appuie sur un tempo ralenti, des rythmiques entrecoupées de solos plus ou moins inspirés, et surtout le chant de Mats Leven. Soyons franc, l’intérêt principal de cet album est son chanteur, excellent dans le registre heavy doom qu’on lui connait avec KRUX ou dernièrement en live avec CANDLEMASS. Rien que sa façon de chanter fait terriblement penser au groupe suédois (celui en quatre lettres), et la composition se rapproche sans le vouloir des trois albums, entre le côté lourd et pesant des albums I et II, et le côté plus psyché de III - He Who Sleeps Amongst the Stars. Jamais pendant tout le morceau l’ombre de KRUX ne s’éloigne, est c’est assez dommage.

On retrouve les mêmes nappes de clavier, les riffs lourds, le chant dramatique de Leven. Sans retrouver le talent de composition du supergroupe suédois. Le doom vaguement psyché d’AEONSGATE peine à décoller. Le solo d’orgue est une bonne idée, qui casse un peu la monotonie, mais on a l’impression d’avoir tout le temps le même riff tout au long du titre. Le tempo s’accélère légèrement au milieu du morceau, avec des envolés indiennes. Mais l’enthousiasme retombe rapidement malheureusement. En fait, les seuls passages intéressants restent les moments inspirés de la musique indienne, que ce soit à l’orgue ou par samples. Ces passages sont trop rares et n’arrivent pas à remonter le niveau, malgré leur originalité.

Armé d’une production correcte, AEONSGATE n’arrive pas à sortir de l’ombre de KRUX, et ce malgré un excellent Mats Leven. Ce Pentalpha est long, longuet, plombé par un riff répété à l’infini et rehaussé de solos inintéressants. Les passages vraiment captivants sont trop rares, et on s’ennuie finalement assez rapidement. Les soixante minutes du titre sont ainsi interminables. AEONSGATE a peut-être visé un peu trop haut pour un premier effort, l’exercice du concept-album étant casse-gueule par défaut. Et d’autant plus quand les membres du groupe sont disséminés dans le monde et ne composent que par ordinateurs interposés. La preuve est (une fois de plus) faite que le line-up et le pedigree des musiciens ne fait pas tout.




Rédigé par : Skay | 10/20 | Nb de lectures : 8700




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