ABRAHAM - The Serpent, The Prophet, The Whore. (Pelagic) - 31/10/2012 @ 08h09
ABRAHAM est un sacré taré si on se base sur les faits relaté par le Bible. Le genre de mec qui épousa sa demi-sœur stérile, lui fit malgré tout un enfant alors qu’elle était pratiquement centenaire, voulut sacrifier ce gosse avant qu’un ange ne l’en empêche. Sa demi-sœur/femme décéda lors de sa 127é année. Lui mourut à l’âge de 175ans, ce qui est relativement petit joueur comparé aux 969 ans de Mathusalem. Bref vous l’aurez compris le mec vient de la région Nord-Pas de Calais. Mais trêve de plaisanterie, le ABRAHAM (ex-Baron Vampire) qui nous intéresse vient de Lausanne et pour résumer fortement donne dans le post-hardcore, sludgy école Cult Of Luna et Isis. Voix claires et cristalline bannies. Ici on braille, on éructe, on crache. On n’est pas la pour faire mouiller les minettes. Ca fait longtemps pourtant qu’on vous dit que niveau gros sons les suisses savent y faire.

Pour leur premier album les suisses se seraient fortement inspiré du livre « Chronoception » du mystérieux auteur Jon Gaston Rawls. Tellement mystérieux que de nombreux doutes planent sur sa véritable existence ainsi que sur celle de son livre qui n’aurait été édité qu’a une quinzaine d’exemplaire. Si le groupe en possède un, il doit valoir un sacré paquet de pognon aujourd’hui. Toujours est-il que fictif ou pas ce livre et cet auteur aura permis de nous faire écouter un bon disque. Et l’essentiel est là. Lourdeur, abrasion, oppression et folie au programme. Tout commence avec un battement de cœur. « Star With A Heartbeat » ouvre l’album de la manière la plus virile qui soit. Grosse voix, batterie syncopée qui part en blast et riffs de plombs flirtant avec le plus lourd des hardcore. Une bonne manière de capter l’attention. Maintenant que nous avons votre attention…les choses sérieuses vont pouvoir commencer. On modifie un peu le tempo, on amène des variations, de la mélodie noire et un peu de chant. Aaaah ces voix sur « Man The Serpent », Aaaaah cette violence gratuite sur « The Great Dismemberment » qui rappelle un peu Plebeian Grandstand. La première moitié de l’album se concentre sur des titres courts, plus rapides, plus violents, plus dissonant aussi avec de grosses accélérations rythmiques. A partir du quatrième morceau, le très AmenRaien « New King, Dark Prophet » les choses changent un peu. Les titres se rallongent pour dépasser la barre des huit minutes avec « Carcasses ».

Cette seconde partie d’album est plus lourde encore, elle sent le plomb, là où la première moitié sentait le souffre et la fumée. Le groupe nous englue, nous colle dans la boue. Telle une mouette dans une marée noire, il est difficile de se mouvoir à l’intérieur d’un titre dont la substance semble physique nous envahir, nous coller au sol. On titre qu’on ressent dans sa chair qui lacère les oreilles avec des parties de guitares presque désaccordés semblant guidées par leur volonté propre. Un des grands moments de ce disque, justement précédé par « This Is Not A Dead Man, Yet ». Tout en nuances et en relents screamo. Portés par une basse grondante, une voix habitées et de légères guitares égrainant des notes plutôt que de véritables riffs. Ce simple enchainement de deux titres vaut à lui seul l’écoute et l’achat de l’album car on tient là quinze minutes de très grande musique, les meilleurs du disques, les plus fortes, les plus marquantes, les plus originales aussi car on à vraiment l’impression de voir et d’entendre l’âme du groupe là où sur beaucoup d’autres morceaux on perçoit l’ombre des grandes influences un peu trop envahissante encore. Le son est nickel par contre, la prod aux petits oignons, tout en lourdeur et en saturations. Pas étonnant de retrouver Magnus Lindberg dans le processus d’atomisation sonore du disque. En effet le mec s’est chargé de mixé le truc. « The Serpent, The Porphet, The Whore » est un bon disque de post-hardcore sludgy, racé et lourd. Pas exempt de défauts, on retrouve certaines influences un peu trop prégnantes par moment et certains passages qui sentent un peu le remplissage mais porté par une doublette magique et quelques titres qui débourrent sévère. Dans le genre post-hardcore bourru on a vu, et entendu, des choses de beaucoup moins bonnes qualités unanimement encensées (non je ne donnerais pas de nom). Un disque cohérent de bout en bout avec une vraie envie de créer quelque chose d’homogène et de réfléchi.


http://www.abrahamband.com/ - 175 visite(s)

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Rédigé par : Seb On Fire | 15/20 | Nb de lectures : 12147




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Commentaire
chaussure
Membre enregistré
Posté le: 31/10/2012 à 15h34 - (104444)
salop! il nous refait le coup de la banderole de 2008.

vu en concert il y a 2 ans sur Lausanne.

(à la base j'étais descendu vers l'Est, voir si y'avait pas des mines de charbons à creuser, pis j'me suis paumé en chemin et retrouvé là-bas.
ça tombe bien, j'avais justement une cousine en Suisse que j'avais pas niquée depuis une éternité.)

le grateux de Kruger avait l'air de bien prendre son pied, dans un style un peu plus ambiancé que son lead-project
mais le tout était torpillé par un bassiste qui se croyait dans un groupe de Trash : pogo, headbang, tignasse virevoltante, arrachage de jack... tout y est passé. (peut-être avait-il gober un "bay area dream" avant d'entamer sa performance)

j'ai pas su sur quel pied dansé, et j'en suis resté là.
du coup je pars me refaire une opinion.


réaliste
IP:89.107.173.228
Invité
Posté le: 03/11/2012 à 14h29 - (104462)
Une belle bande de connards que ce groupe,croyez-moi!

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