- GOJIRA + ZUUL FX par PLAYSKULL [PLAYSKULL@FREE.FR] - 3819 lectures
GOJIRA / ZUUL FX / FURIA le 16/12/05 au CCO de Villeurbanne (69)



Je passe sur la prestation de FURIA qui joue correctement un style qui ne m'intéresse pas du tout.

ZUUL FX est précédé par sa réputation de groupe de scène et c'est tout à fait justifié: Malgré un son de guitare un peu faiblard ce soir, le groupe s'impose avec un set convaincant, soutenu par un light show pertinent. Le plus frappant dans cette prestation demeure toutefois le décalage entre les compositions efficaces mais caricaturales de leur unique album et leur force de persuasion scénique. A vous de voir si le show compense la fadeur des morceaux ou s'il la rend encore plus évidente. Je penche pour la première option mais si le deuxième CD est aussi peu inspiré que son prédecesseur, l'intérêt de ZUUL FX se résumera à ses tournées. Tout dépend de l'interprétation que vous faites de l'expression "morceaux taillés pour la scène"...


Entendre le chant des baleines pendant un concert de métal est une expérience inédite, et ce n'est pas le seul point sur lequel GOJIRA va marquer la différence ce soir. Les cétacés de l'intro laissent la place à l'enchaînement "Ocean Planet" et "Backbone" qui ouvre également le dernier album. Le show est d'une sobriété exemplaire, en parfaite adéquation avec la musique. GOJIRA construit sa musique avec le meilleur du death metal: son rejet des compromis, une certaine ambition technique (voir la fin de "Remembrance", représentant d'un 2° CD sous-représenté ce soir) et un esprit novateur qui fait tant défaut aux formations de puristes. Le groupe rend justice à son répertoire et les mélodies hantent un set sombre, violent et tendu. Le remarquable "Flying Whales" (combinant intro calme et riffs hypnotiques) et "Love" marquent la conclusion des 2 premiers tiers du set.
Intervient ensuite un court solo de batterie en rupture avec le reste du concert: alors que les morceaux du groupe s'appuient déjà sur l'excellent niveau technique de ses membres, quel intérêt de retourner aux vieux clichés des interventions en solo, si ce n'est pour flatter l'ego du musicien mis en avant à cette occasion ?
GOJIRA mérite mieux que ça et le prouve aussitôt en imposant deux facettes de son travail: le titre calme "Unicorn" - qui n'a rien d'anecdotique après ce déferlement de violence contenue - et l'irrésistible "The Heaviest Matter of the World" écrasant tout sur son passage (voir le nom de la formation). Alors que le groupe semble avoir atteint un sommet dans l'énergie, il se permet le luxe d'insuffler encore un peu plus d'intensité au morceau avec un motif mélodique, comme pour démontrer toute la force de la dualité inhérente à sa démarche. Deux titres plus tard (en comptant le rappel), la créature laisse derrière elle une salle impressionnée par une telle maîtrise.
Assurément un groupe majeur de la scène métal, qui mérite les nombreux éloges consécutifs à la sortie de son dernier opus.
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