- UNCOVER TRAIN FEST DARK AGE + COPROFAGO + AVULSED + SUIDRAKA + BURDEN OF GRIEF par TONTON - 1613 lectures
le 19 Juin 2005 - la p'tite loco - Paris



C'est une triste constatation qui accueille mon arrivée à la Loco, outre le fait que j'ai manqué BURDEN OF GRIEF, le nombre d'irréductibles ayant bravé les températures estivales pour s'enfermer dans la petite salle parisienne fait peine à voir. Comme le laissait prévoir les chiffres alarmants des préventes, ce n'est qu'une grosse centaine de personnes qui a fait le déplacement. Difficile de s'expliquer ce bouillon vu la qualité de certains groupes à l'affiche. Il y en avait pour tous les goûts et le seul reproche qu'on pourrait faire à cette programmation résiderait sans doute dans son éclectisme.

Ce sont les teutons de SUIDRAKA qui sont en scène alors que je descends dans la petite salle. Je m'attendais au pire vu la redondance sur disque de leur thrash peu inventif. Hé bien pas du tout, SUIDRAKA devient, sous les projecteurs, un tout autre groupe qui installera une bonne ambiance par une musique festive et efficace. Les zicos sont enthousiastes malgré la semi-désertion de la salle et il ne faudra pas bien longtemps à SUIDRAKA pour convertir le public à sa cause : une bien bonne surprise en définitive et une entrée en matière bien sympathique.










Les choses prennent définitivement une toute autre tournure avec AVULSED qui donne ce soir sa première date parisienne, après quatorze ans de carrière. Mené par un Dave Rotten au sommet de sa forme le quintet ibère fait rapidement monter la température par le biais de son death métal décapant. Il faut dire que les bougres savent y faire quand il s'agit de retourner une assistance. Le sieur Rotten se dévisse la tête tout en nous faisant profiter de ses growls légendaires et l'euphorie est telle qu'il finira même par rentrer dans le pit. Une reprise survitaminée du « Ace of Spades » de MOTORHEAD emmène la prestation d'AVULSED à son paroxysme. Une paire de titres supplémentaires pour achever les sceptiques, s'il en restait, et AVULSED quitte un public enthousiaste.
Il faudra absolument qu'ils reviennent à Paris et je suis certain de ne pas être le seul à penser cela.







Première date en Europe mais également premier concert depuis quatre ans : les Chiliens de COPROFAGO s'installent pour un set très attendu. Hélas, des problèmes informatiques de dernière minute vont priver le public de plusieurs titres de leur nouvel album nécessitant des samples préenregistrés. Au lieu de jouer une heure comme prévu, COPROFAGO ne se produira que pendant une quarantaine de minutes. Sans les plages atmosphériques ou progressives, le set de COPRO devient plus radical. La mise en place du groupe, servie par des zicos hors paire, est impeccable. La batteur, qui doit encore ignorer à cette heure ce qu'un trigg peut bien être, s'avère un pur cogneur mais ses comparses ne sont pas en reste. Pablo et sa bande en profitent pour nous plaquer quelques titres du tout nouveau disque qui feront bonne figure aux côtés de brûlots tels : « Time zero » ou encore le désormais mythique, « La idea de borde ». Même si ce show assène une violente gifle à l'auditoire hagard, on sent tout de même que COPRO aurait pu être encore supérieur si des problèmes techniques ne s'en étaient pas mêlés.







C'est l'heure d'accueillir la tête d'affiche de la soirée avec DARK AGE de passage dans la capitale après son triomphe symbolique en banlieue, quelques mois plus tôt.
Une première constatation s'impose dès le premier titre : le son est d'une limpidité incroyable. Il semblait difficile de monter sur scène après AVULSED et COPROFAGO et pourtant, c'est un pur bonheur que DARK AGE va distiller dans l'assistance avec un death mélodique d'excellente facture. Le groupe ne cache pas sa joie d'être à nouveau sur une affiche francilienne et, très rapidement, l'auditoire est sous le charme. Là encore, on assiste à un show parfaitement maîtrisé qui ne laisse place à aucun temps mort et qui conclura la soirée en beauté, à une heure raisonnable.

C'est donc un concert bien sympa qui a été injustement boudé par un public parisien qui ne connaît pas sa chance. Il faut dire que les concerts se bousculaient sur le week-end et que l'ombre des titanesques MAIDEN/FURY se profilait déjà dans les jours suivants mais comme les absents ont toujours tort, tant pis pour ceux qui regrettent désormais d'avoir raté ça… Moi j'y étais, arf !


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