- XTREME FEST 2015 par ARISAGAIN - 1211 lectures
Xtreme Fest 2015 - Albi - France



Il fait chaud dans la voiture qui nous mène dans le Sud. Très chaud. On a du bol, il est encore tôt en ce vendredi matin de juillet et les vacanciers ne sont pas encore sur la route. Mais après environ 8h de route, dont les deux dernières sur des petits chemins escarpés qui montent et qui descendent dans la forêt, et une pause à l'hyper de Villefranche sur Rouergue pour faire le plein de victuailles, on est bien content d'arriver à Carmaux ! Direction la base de loisirs Cap Découverte. Dit comme ça, on dirait que je m'apprête à vous raconter mes vacances en famille dans le Sud. Bien heureusement pour vous (et pour moi), cette petite virée sudiste a un objectif bien précis : l'Xtreme fest.




Le tour de force de l'asso qui organise ce petit fest' depuis 3 ans dans le Tarn, outre la prog' vraiment cool dégotée chaque année, c'est d'avoir réussi à le faire au sein d'une grande base de loisirs, loin des habitations. Résultat, les festivaliers peuvent profiter à 100% des activités nautiques sur le lac et des infrastructures (salle de concert climatisée, toilettes, douches). Sur le papier, c'est plutôt cool de faire trempette et de boire un coup dans une petite vallée près d'un lac, avant d'aller voir Behemoth et Terror. Dans la réalité, c'est encore plus génial, parce qu'on s'est tapé une bonne canicule tout le weekend. Mais nous y reviendrons.

Je vous le disais, il fait chaud à notre arrivée dans le Tarn. Parking du camping, on rôtissait dans la voiture, maintenant, on crame au soleil, à 35°C, choisissez votre camp. Heureusement, et alléluia, bonheur sur eux, le gang de copains partis la veille a déjà posé les tentes. Aucune ombre sur le camping, on décide donc d'aller boire l'apéro près du site, histoire d'être déjà en place lors des premiers concerts.

Il ne faut pas avoir peur de marcher, par contre, pour rejoindre le fest. Le camping est officiellement à un kilomètre de la base de loisirs. IRL, c'est plus compliqué, surtout quand la fine équipe se goure de chemin. J'en profite pour admirer le paysage, très chouette, d'autant qu'on passe sous d'anciennes machines agricoles très imposantes et impressionnantes.









Après une bonne balade, nous voilà enfin sur le fest ! Bracelet posé, sac checké, jetons achetés, on est bon pour se placer devant la petite scène avec une petite bière bien méritée. Aïe, pour 5 jetons (soit 6,25€), on a droit à une pinte de 8.6. Voilà qui commence bien, Xtreme fest, surtout qu'elle passe drôlement bien à la pression.

Le premier groupe de ce vendredi, c'est Sticky Boys, un trio parisien qui pratique un hard rock bien rock'n'roll et burné, parfait pour démarrer la soirée. Les trois gaillards nous sortent un condensé de leurs deux albums (le dernier, "Make Art", sorti l'an passé, vaut le détour, soit dit en passant) et ça fonctionne plutôt bien. Le public met un peu de temps à rentrer dans le truc, d'autant que l'audience reste assez clairsemée jusqu'au milieu de set, mais le concert se termine sous les applaudissements généraux, l'énergie dégagée par le groupe et ses tubes, odes au rock'n'roll, auront eu raison de nous. A découvrir vite si ce n'est pas encore fait !

On passe maintenant à Cobra, dans la grande salle (climatisée...). Pour vous situer un peu le truc, Cobra, c'est un groupe de heavy de série Z qui existe depuis maintenant plus de 30 ans. C'est trois gratteux, un chanteur, une boîte à rythmes et des chansons aux paroles grinçantes. Des fans sont là, au taquet, leur tee-shirt Cobra bien en évidence et acclament leurs héros à leur arrivée sur scène. "Des lieux associatifs pour les jeunes", "Pédés et drogués" et "J'aime regarder les filles qui marchent sur des seringues à la plage" font leur petit effet. J'abandonne cependant avant la fin, je l'avoue, lorsque le chanteur s'exclame, après "La Balance" : "Merci la base de loisirs ! Dans la vie, il y a des bases. Et il y a des loisirs". Belle catch-phrase, on en conviendra. I'm out.

Je profite de la dizaine de minutes avant le concert suivant pour faire un tour au merch. Enfin, un très petit tour, celui-ci se résumant à quelques stands. L'achat utile du weekend, et les autres festivaliers ne s'y sont pas trompés non plus, c'est la casquette Xtreme fest à 10€, histoire d'éviter l'insolation. D'autant que je ne suis pas certaine des valeurs hydratantes de la 8.6 sur les organismes...


C'est maintenant à Birds In Row de s'attaquer à l'Xtreme fest. Ce trio de Laval donne dans un hardcore oscillant entre des racines punk et des envies post-hxc, parfois bluesy. Pendant son set d'une quarantaine de minutes, le groupe m'a assez bluffée et m'a donné envie d'aller m'écouter son premier album, "You, Me & The Violence", sorti en 2012. A trois, ils dégagent une énergie assez impressionnante, portée par une voix costaud et des instrus travaillées. Ca joue vite et bien, avec une alternance intéressante enter castagne et passages plus mélodiques. Je n'avais jamais vraiment prêté attention à Birds In Row, que je ne connaissais que de nom et j'ai eu bien tord. Voilà une jolie découverte pour ma part, merci l'Xtreme fest.


En revanche, le groupe suivant, on l'a déjà vu un paquet de fois. Place à Black Bomb A, qui arrive sous les hurlements d'un public déjà bien échauffé, entre les premiers concerts, la 8.6 et le soleil déclinant (heureusement!). Le quintette fête le retour de son nouveau-ancien chanteur, Arno (pour faire simple, il a chanté sur "Speech of Freedom" et "One Sound Bite to React" courant 2000's), ainsi que la sortie de son tout nouvel album, "Comfortable Hate". Dès l'arrivée de Poun et Arno sur les planches, la fosse se transforme illico en gros bordel sans nom. Les morceaux les plus récents passent à la perfection l'épreuve du live, mais ce sont bien évidemment les grands classiques qui l'emportent à l'applaudimètre, dont l'habituel "Mary". Que l'on aime ou non le son de Black Bomb A, peu importe au final. Sur scène, c'est toujours une affaire qui roule et ce concert à l'Xtreme fest l'a une fois de plus prouvé. On s'en est pris une belle baffe et on a déjà envie de recommencer l'expérience.


C'est de loin que je mate Strung Out, du punk rock californien gonflé à bloc, puis les gars de Carnifex. Techniquement, ces derniers sont irréprochables, mais le tout manque un peu de cohésion sur scène et leur deathcore ne me palpite pas au plus haut point. C'est donc l'occasion d'aller jeter un coup d'oeil du côté de la restauration de l'Xtreme. Mention spéciale au food truck et ses bagels, plutôt sympa !


On passe à la petite scène, où l'une des têtes d'affiche du jour, Comeback Kid, commence son show. Le public se masse devant l'EMP Stage, ravi de découvrir le punk/hardcore des Canadiens en live. Voilà une bien bonne idée, puisque les gars de Winnipeg ont clairement envoyé. Ultra dynamique, le chanteur Andrew Neufeld s'est montré sans faille. Les nouveaux titres, comme le costaud "Wasted Arrows" ou l'efficace "Should Know Better", extraits de "Die Knowing" (2014), sont de véritables boules d'énergie sur scène. Mais les fans se délectent également de morceaux un peu plus old school, le groupe le sait bien, puisqu'il commence et achève son set avec des chansons issues de "Wake the Dead" (2005). Oublié Scott Wade, l'ex-voix de CBK (de 2002 à 2006), Andrew Neufeld s'est totalement approprié les excellents "Talk Is Cheap" et "Wake the Dead". Pas mal du tout !


Difficile de passer derrière autant d'envie et de vigueur. Pourtant, Black Label Society semble attendu comme le messie par un petit parterre d'irréductibles. Les curieux se font également nombreux, pour apercevoir Zakk Wylde sur les planches. Joli coup de la part de l'orga', d'ailleurs ! La moitié du line-up ayant changé l'année dernière, à l'occasion de la sortie de "Catacombs of the Black Vatican", c'est un "nouveau BLS" que je découvre ce soir. Bon, le tout reste énormément centré autour du chanteur/guitariste, qui enchaîne toujours ses solos avec une facilité déconcertante. Malgré l'évidente prouesse technique, j'avoue avoir un peu de mal avec BLS. Certes, le concert était bon, la setlist également. Quelques extraits du nouvel album et plein de tubes qui font plaisir à entendre. "Suicide Messiah", "Concrete Jungle", "Funeral Bell", "Bleed for Me", "Godspeed Hell Bound", on est face à une sélection "best of" bien pensée et bien effectuée. Mais les solos interminables, comme celui joué en plein milieu de set, me laissent un peu pantoise. Ok, le mec est balèze. Mais à la vue du nombre de démonstrations techniques déjà présentes dans les morceaux précédemment cités, cela ne suffisait-il pas ? Le final sur "Stillborn" est réussi, mais entre les solos en surnombre, le manque de communication avec l'audience et l'impression d'avoir déjà vu ce show à peu de choses près lors des passages précédents du groupe dans les festivals français, je ne suis vraiment pas convaincue. Deux camps dominent d'ailleurs, à la sortie de la salle. Ceux qui ont adoré et ceux qui se sont un peu ennuyé. Choisissez le vôtre.


La soirée s'achève sur le post-rock espagnol de Toundra, qui se situe quelque part entre Mogwai, Pelican et Russian Circles. Avec leur zik planante, les quatre gars sont comme habités sur l'EMP Stage, en présentant notamment leur petit dernier, "IV". Ils sont bien courageux, car ils devaient initialement jouer en début de soirée, à la place de Cobra. Après admiré "Oro Rojo", la fatigue de la voiture, de la journée et de la 8.6 dans les pattes, on décide de rentrer au camping.



Samedi, 8h15. La chaleur est oppressante dans la tente, réveillant rapidement les endormis. Le soleil tape, il fait déjà plus de 25°C. "On va rôtir aujourd'hui", soupire-t-on à côté de moi. Dans un élan de motivation collective, la fine équipe se dirige donc vers le lac. Psykup ne joue qu'à 17h passées, on a le temps de profiter un peu de la base de loisirs.






Un télésiège nous descend jusqu'au lac, au fond d'une vallée aménagée. La plage, l'eau, le soleil, on se croirait presque en vacances, le gros son en plus.









Un petit tour au "café du lac", et l'on remonte déjà, histoire de ne pas rater le premier concert. Parce que justement, aujourd'hui, on commence avec Psykup. Dans la fosse, un type gueule "merci les gars, je suis revenu au lycée!". Oui, voilà, c'est un peu ça. Le groupe ayant splitté en 2009, je n'avais jamais eu l'occaz' de les voir à l'époque. Les Toulousains sont en grande forme et sortent du lourd, notamment les géniales "Love Is Dead" et "Teacher", entre deux blagounettes du chanteur MiLKa. Pour ma part, je reste scotchée par l'interprétation impeccable de ma petite préférée, "Libido". On se marre en voyant le "trône" du guitariste, déclaré "trop vieux" par le chanteur. Un petit hommage à mi-chemin entre Game of Thrones et la mésaventure de Dave Grohl, qui s'était cassé le pied, mais avait continué son show il y a quelques semaines. A la fin du concert, les Psykup lancent un immense wall of death dans la salle sur le début de "Your Vision", le public suit avec enthousiasme. Et hop, c'est terminé. Tout le monde se regarde, un peu déconcerté. Problème de timing ou fin volontairement bizarre ? Nul ne le saura, mais on a en tout cas passé un superbe moment avec Psykup. A quand le successeur de "We Love You All" ?


Place à un peu de thrash sous le soleil. Première partie : le crossover crado des D.R.I., alias Dirty Rotten Imbeciles. Tout droits venus de Houston, Spike Cassidy et Kurt Brecht, deux membres fondateurs présents dans la joyeuse troupe depuis 1982 (!), se montrent en grande forme. En particulier le guitariste, qui avait dû ralentir grandement les tournées à la suite de son cancer du colon, dépisté en 2006. Notez d'ailleurs que les D.R.I. n'ont sorti aucun album depuis vingt ans, mais continuent d'enchaîner régulièrement les dates. Parenthèse fermée, retour au concert, durant lequel les Américains se sont bien donnés. On retiendra quelques très bons extraits du deuxième opus (1985), les rapides "Mad Man" et "Snap" en tête. Gros son et grosse envie de la part de nos doyens, qui ont mis une belle correction à l'Xtreme fest.


Deuxième partie du crossover-athon, avec Iron Reagan. Les ayant malencontreusement ratés au Hellfest (pour aller voir Hypno5e...), je me devais d'aller découvrir tout ce beau monde sur la X Stage. Ce nouveau groupe, sur les rails depuis seulement trois ans, réunit tout de même le chanteur de Municipal Waste, son guitariste (également présent dans Cannabis Corpse) et l'ex-Darkest Hour Ryan Parrish. Les cinq garçons sont productifs, puisque déjà deux disques ont été pondus. On ressent donc toute la motivation des Ricains sur scène, qui sortent l'artillerie lourde, avec des rouleaux-compresseurs comme "Cycles of VIolence", "Zero Gain", ou encore "Paycheck". Une petite reprise de Cro-Mags s'invite aux festivités, qui s'achèvent sur l'un des tout premiers titres composés par Iron Reagan, présent sur sa "first demo", le très poétique "Eat Shit and Live". Ok, nouvelle baffe, incluse gratuitement dans le crossover-athon. Du tout bon.


Je vous l'avoue, j'ai un peu skippé le punk-rock méga old school de 7 Seconds, pour aller admirer au plus près le superbe show de Cannibal Corpse. En même temps, vu la déculottée que les Floridiens ont asséné à l'Xtreme fest, ce choix semble assez bon avec le recul. Les Cannibal, on les a tous vus un paquet de fois. Au Hellfest, ils avaient assuré. Mais en ce samedi soir à Carmaux, ils ont pillé la X Stage, avec une setlist géniale et une puissance à toute épreuve. Corpsegrinder, son humour grinçant et son cou démesuré donnent le sourire entre deux headbangs sur "Evisceration Plague", "Scourge of Iron" et "Stripped, Raped and Strangled". "Essayez donc de me suivre niveau headbang, sur cette prochaine chanson. Vous n'y arriverez pas", lance le chanteur, goguenard, avant de se lancer sur un de ses hélicoptères de compèt' sur "I Cum Blood". L'heure de brutal death passe très vite, beaucoup trop vite, et le groupe ne montre aucun signe de fatigue (pourtant, les gus' ont tous 45 ans passés...). Le combo "Hammer Smashed Face"/"Devoured by Vermin" achèvent le boulot. On n'aura pas eu droit au pourtant adorable "Fucked With A Knife", mais tant pis. Rien à redire, c'était énorme.


Difficile de passer de la tornade brutal death au keupon de The Exploited. On fait un effort pour sortir de la torpeur cannibalistique et pour rentrer dans un punk excité et revendicatif. Ce n'est pas tous les jours que l'on voit Wattie Buchan, sa crête rouge et sa clique sur scène ! La nuit a rafraîchi l'atmosphère, quelques pogos s'enchaînent devant les Ecossais, qui sortent le grand jeu, avec "Let's Start a War", ou encore l'énervé "Cop Cars". On avait un peu peur pour la santé du Wattie, victime de petits pépins cardiaques l'an dernier, mais il n'en est rien, celui-ci reste en pleine forme. Il invite même ses fans à monter sur scène pendant "Sex & Violence", le gros bordel et la grande classe. On attend désormais de pied ferme de le prochain album des exploités, signés chez Nuclear Blast...


Il commence néanmoins à pleuvoir, on se réfugie rapidement dans la salle pour le concert de Ensiferum, histoire de se protéger de la pluie et de voir la tête d'affiche du festival. La transition du brutal death au keupon jusqu'au pagan est assez détonante, mais l'arrivée des Finlandais se fait sous des acclamations générales, preuve que l'on est ici loin de l'erreur de programmation. Les Nordiques ont beaucoup misé sur leur scénographie, notamment à travers un light show magnifique et très travaillé. Musicalement, ça joue aussi. Petri Lindroos, chanteur et guitariste de ces troubadours venus du grand froid, se montre particulièrement concentré et pas forcément très loquace, mais avant tout efficace sur scène. On apprécie "Axe of Judgement" et "Two of Spades", chansons fraîchement pondues, présentes sur "One Man Army", le dernier album d'Ensiferum. En revanche, si l'énergie est bien là et si les fans apprécient, à moins d'être très friand de ce type de musique, on a vite l'impression d'avoir fait le tour. Les Finlandais quittent la X Stage avec enthousiasme, après une heure de set. Pari réussi.


J'attendais 7 Weeks avec impatience, ayant beaucoup aimé leur album" Carnivora". Mais lorsque l'on quitte la salle, après le concert d'Ensiferum, impossible de sortir. La fine pluie a fait place à un véritable déluge, puis à un orage. Résultat : les bars extérieurs ferment. Idem pour l'EMP Stage. Annulation de dernière minute des plus décevantes. Mais à la vue des éclairs et du ciel menaçant, on comprend bien la décision de l'orga'. Il faudra ensuite rejoindre le camping sous une pluie diluvienne, une vraie partie de plaisir...


Si la pluie a été pénible pendant la nuit, elle a cependant bien rafraîchi l'air, permettant aux braves festivaliers trempés de dormir un peu plus tard en cette dernière matinée. La chaleur se seulement fait ressentir vers 10h30, extirpant les endormis de leurs tentes pour respirer. On a bien mérité un autre petit tour au lac, où la sono diffuse "Bohemian Rhapsody" à fond. Les barboteurs se mettent à chanter et à danser dans l'eau tous ensemble. Une scène que les non-festivaliers présents en ce début d'après-midi n'ont probablement pas vraiment comprise...







Je me dépêche de remonter pour voir Ta Gueule, du punk/thrash/rock/speed, officiellement. Officieusement, un rock'n'roll lyonnais délirant et bien marrant, avec des titres comme "Construis Ton Dieu" ou "Métro Boulot Complot". Bon, ça ne casse pas des briques musicalement, mais on aura au moins bien rigolé.


Place à Toxic Holocaust et son thrash/punk-mets-ta-veste-à-patch. Un petit "Nuke the Cross", ça fait toujours du bien ! Les trois gars de l'Oregon assènent leurs compos pendant près d'une heure, sans reprendre leur souffle. Les chevelures se déchaînent et les poings se lèvent. Niveau communication avec le public, on repassera, mais niveau son, le trio sait y faire !


Après quelques chansons de Satanic Surfers et de leur punk-rock à la Rise Against, je préfère me diriger vers la scène de Terror. On avait eu des sueurs froides en juin, lorsque Scott Vogel, le chanteur de Terror, avait annoncé son retrait temporaire du groupe, à la suite d'un grave problème de dos. Qu'à cela ne tienne, les Californiens assurent tout de même leurs dates, avec David Wood, le bassiste, derrière le micro. Le gaillard ne débarque pas non plus, puisqu'il est la voix de Down to Nothing, mais on peut néanmoins garder quelques appréhensions. Celles-ci étaient inutiles, tant le fameux David a géré sur les planches. Avec une set list nickel chrome, entre "Shot to Reality", l'entraînant "You're Caught" et l'anthemic "Live By The Code", difficile de résister à la tornade Terror et la bonne humeur de la fosse. "Keepers of the Faith" achève le travail, après une heure qui est passée à la vitesse de la lumière. Merci Terror, on ne se lasse décidément pas de vous !


L'heure est venue d'accueillir Behemoth. Grosse transition après le hardcore de Terror, passage au blackened death des Polonais. Pas facile de se mettre dans l'ambiance, mais heureusement, "Blow Your Trumpets Gabriel" aide à remettre les choses en place. Les musiciens sont précis, la puissance omniprésente. Mais malgré toutes les qualités évidentes du groupe et le choix intelligent des morceaux, le show ressemble à s'y méprendre à celui du Hellfest dernier, à quelques chansons près. Même si l'on apprécie l'interprétation habitée de "Messe Noire", Alas Lord Is Upon Me" ou "Chant for Eschaton 2000", avec une discographie aussi importante, Nergal et ses compères pourraient renouveler un peu leur set ! Ca reste malgré tout une bonne baffe sonore et visuelle.


Histoire de continuer et de terminer dans l'éclectisme, on se tourne vers L'Opium du Peuple. Reprises de France Gall et de Laurent Voulzy, blagues grivoises et rires gras sont au rendez-vous. Idéal pour terminer son stock de jetons et de boire une dernière 8.6, avant de rentrer au camping. Les chansons paillardes retentissent sur le chemin, puis dans le bar du camping, jusqu'au petit matin. Xtreme fest, on reviendra !





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Commentaire
Humungus
Membre enregistré
Posté le: 19/08/2015 à 22h57 - (1090)
Très beau report.
Merci l'amie.

pamalach
Membre enregistré
Posté le: 20/08/2015 à 11h46 - (1091)
Carmaux, la ville la plus rock n'roll de tout le sud Ouest.

jean-francois
Membre enregistré
Posté le: 23/08/2015 à 14h57 - (1093)
un chouette report qui me fait presque regretter d'avoir zappé cette 3eme édition

sinister 13
IP:82.216.46.208
Invité
Posté le: 24/08/2015 à 20h21 - (1094)
bon report par contre ce sont des machines non pas agricole mais excavatrice histoire de creuser le petit trou qui en son temps était une mine devenue piscine... voilà voilà ;)

Maxgrind
IP:84.101.85.175
Invité
Posté le: 01/09/2015 à 08h40 - (1100)
Je dirais même plus : un chouette report qui donne envie d'y aller. Le site a l'air vraiment sympa niveau infrastructures :o

Par contre, le télésiège et les activités de Cap Découverte, c'était accès gratos ou réductions grâce au fest?

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