- 9TH YEAR IN HELLFEST par SKAY - 2130 lectures
19 au 21 juin 2015 - Clisson



HELLFEST 2015



Je traine mes guêtres depuis 2007 au Hellfest, et on peut dire que le festival a sacrément évolué. Pour cette dixième édition (la première datant de 2006, fais le calcul), la direction de l'équipe du festival est assez simple : une affiche best-of avec quelques exclusivités, et une solidification des structures du site. Côté affiche, la programmation est assez sage, avec finalement beaucoup de groupes ayant déjà foulé le sol de Clisson (Cradle of Filth par exemple, 5e participation). Du côté des premières fois, beaucoup de valeurs sûres (Orchid, Superjoint Ritual, Vallenfyre, Slipknot), et quelques pépites françaises ou non (Monarch, Coffins, Shape of Despair pour n'en citer que trois).


Mais c'est surtout au niveau des conditions d'accueil que l'orga a mis les petits plats dans les grands. L'arrivée de la pelouse est la bienvenue, évitant fortement la poussière devant les scènes. Les allées en dur permettent de circuler, le nombre des chiottes a largement progressé (j'y reviendrais). La déco est très soignée et permet au HELLFEST de se donner une identité. Le nouveau design des Mainstage et de l'entrée principale sont directement inspirés de l'univers du tatouage traditionnel, même si avec de telles dimensions, on frise le Disneyland. On aime ou pas, mais ça change des traditionnelles bâches publicitaires. Autre amélioration plus que bienvenue : l'agrandissement des trois scènes Valley, Temple et Altar. Les scènes accueillent plus de monde, et le son y a été grandement amélioré (à part quand l'ingé son est à moitié sourd). Et bonne nouvelle, les Valley et Temple ne jouent plus en même temps, bonne nouvelle, quoique logique. L'information également a été largement améliorée, puisque devant ces trois tentes trônent des écrans géants annonçant l'artiste à venir, et quand ce dernier joue, des caméras filment le concert en live. De même, des grands panneaux récapitulent le programme de chaque tente.


Quoique ce puisse être discutable, je trouve que le passage au système Cashless est une bonne nouvelle, puisqu'on s'emmerde plus avec une grosse poignée de jetons et de demi-jetons. De plus, la banque devant les Temple/Altar n'était pas prise d'assaut, de quoi recharger rapidement avant de dilapider nos salaires en boissons. Le Hellfest Snack était plutôt malin, ou comment se caler une dent creuse à tarif plutôt doux. Il est vrai qu'il y a eu quelques couacs, avec parfois des ruptures totales, mais globalement, c'était fluide.


Revenons sur les chiottes. Notre fidèle lecteur Destroyer me l'a demandé expressément l'année dernière, alors, parlons-en. Je n'ai pas testé les gogues du camping, car mon médecin m'a interdit la fréquentation d'animaux sauvages dans leur milieu naturel. Néanmoins, sur le Metal Corner, le jeudi soir, j'ai pu voir une chiotte cassée, déjà salopé par les guerriers du caca-jaune. Heureusement pour moi, c'est le seul incident dramatique du week-end. Un énorme espace de toilettes sèche accueille le festivalier le long de l'Extrem Market, avec sa douce odeur de copeau de bois.


Sur le site du festival, c'est la foire à la pissotière. L'orga en a mis partout, afin d'éviter les soulagements sauvages. Et c'est réussi, puisque le bois de la pisse ne peut plus porter ce nom. Reste plus qu'à lui en trouver un nouveau, que pensez-vous du Bois de l'Ombre ? Personnellement, ma préférence était celles à côté de la Valley pour leur situation, ayant passé le plus clair de mon festival sous cette scène et ses voisines, mais également pour les robinets d'eau potable situés juste à côté. Les plus crades que j'ai croisées sont celles qui étaient collées entre les deux points d'eau devant la scène Temple, assez sombre, peut-être trop pour les poches à vinasses visent la tranchée plutôt que leurs rangers. Les pissotières les plus originales étaient situés contre le VIP, dans le prolongement de la tente des Signing Session, avec leur message sympa : « Pee on the VIP », et surtout qui permet de se faire reluquer la bite par les partenaires du festival, dont l'espace est situé juste au dessus. Bref, le Hellfest cette année, n'avait plus cette douce odeur acre de pisse, et rien que pour ça, merci l'orga !
Côté chiottes classiques, on avait droit aux chiottes de chantier du côté des Mainstage, en nombre conséquent et nettoyer même durant la journée (assez rare en festival pour le souligner). Du côté des tentes, ce sont des chiottes en dur façon préfabriqué. Dans tous les cas, l'attente est relativement longue, surtout pour ces dames. Mais j'ai eu l'impression que les mines n'étaient si dégoutées à la sortie, preuve d'un niveau d'hygiène acceptable par le festivalier.




Cette année, nous avons également pu tester le Hellfest Cult. Ce fan-club aux airs de club privé type biker, avec leur manie de reprendre tous ces codes, se concrétise sur le festival par un espace privé réservé uniquement aux membres du Cult. Pour y entrer, il faut montrer patte blanche. S'ouvre alors un espace finalement assez sympa. La salle principale accueil un bar proposant en plus des softs, bières et alcools forts traditionnels des planches de charcuterie corse (bonne qualité de cochonnaille soit dit en passant). La journée, le gros de l'activité se passe surtout à l'extérieur, le Klub offrant un espace de détente au calme, où on peu se relaxer dans la piscine (gonflable – attention au requin quand même), faire un babyfoot avec les copains ou tout simplement boire une mousse à l'ombre, à la fraiche, décontracté du gland.



Le soir, la tension monte avec des concerts, cette année, un cover band tous les soirs. J'ai loupé les excellents FOUR HORSEMEN le jeudi soir, mais j'ai pu assister au set de LADY BALLBREAKER le vendredi soir. Ce groupe 100% féminin a autant de couilles dans le string qu'AC/DC à son heure de gloire. Oui, j'ose ! Avec une énergie de dingue, le quintet assure grave sur scène. Pendant féminin d'Angus Young, Loren assure le show et les soli endiablés, allant jusqu'à mimer son idole et son strip-tease. Heureusement, c'est moins pervert-pépère qu'Angus, et la demoiselle ne pousse pas le vice à trop se dévoiler, on n'est pas au bordel, bordel ! Parce qu'elle n'a pas besoin de ça pour hypnotiser un public qui, malgré la fatigue de la journée, retrouve une énergie d'adolescent, et chante toutes les paroles avec énergie (votre serviteur est compris dans le lot). Les classiques y passent, certains titres plus rares. La chanteuse Patricia assure méchamment également, tandis que la rythmique est réglée comme une horloge. N'étant pas fan de cover band, les filles de LADY BALLBREAKER m'ont bien foutu à terre !
Les autres soirs, c'était DISPLAY OF POWER (reprises de PANTERA) et IRON OF THE BEAST (IRON MAIDEN) qui ont chauffé le dance-floor.
Après les concerts, l'ambiance était mise par le Crew du Cult, avec en chef des troupes AleXXX, créateur du Cult. Sur scène, il chauffe le public aidé par son DJ, et distribue des cadeaux offerts par les partenaires à tour de bras. Il est aidé par les demoiselles de Von Steyn, et par son équipe. On remarquera que c'est un métier à risque, son acolyte Gérald (aussi patron du label Les Acteurs de l'Ombre Productions) ayant perdu sa voix pendant le week-end. Egalement le soir, des dégustations organisées par une marque de rhum, mais le tord-boyau est difficile à finir.


Alors, certes, le concept du Cult peut paraitre fumeux. Il n'empêche qu'il offre, à tarif modéré (achat d'une box à 40€, dont la somme des goodies doit normalement excéder ce prix), un lieu de détente à la cool en journée, des after assez cool, et l'accès à des infos en avant-première. Tout en sachant qu'on peut passer un excellent Hellfest sans y adhérer. Le Klub est tout simplement l'espace dédié aux plus fans du Hellfest.



Maintenant, passons à la musique !



VENDREDI 19 JUIN


Premier concert pour moi du festival avec VORKREIST. Oui, j'ai lamentablement loupé NECROWRETCH, et j'en suis le premier déçu… Mais bon, place au black/death des franciliens, qui se produisent devant un parterre assez dépouillé, mais plutôt connaisseur. Le groupe est emmené par un Saint Vincent peu loquace entre les morceaux. Le seul moment où il daignera parler plus que pour donner le titre des morceaux est le moment où il dédie à LSK, leur bassiste disparue, un titre écrit par cette dernière. Si EsX (guitares) reste très concentré sur son manche, Narcotic (basse) et A.K. ont une présence scénique plus importante, notamment A.K. s'occupant des backing vocals. Saint Vincent est très efficace derrière son micro et son manque de communication est largement compensé par sa présence. Le set en est ainsi plus direct, le groupe n'ayant qu'une maigre demi-heure pour convaincre. Autre point à souligner est le son à la hauteur pour comprendre la musique du groupe. Voilà un set bien efficace qui met le week-end en route de manière assez brutale !



Direction l'Altar Tent pour BÖLZER. A deux sur scène, les suisses semblent perdus sur scène. Heureusement, KzR bouge pas mal derrière son micro quand il n'éructe pas ses textes. Le son est plutôt correct, ce qui permet de saisir les subtilités des compositions du groupe. Malgré l'intensité de la prestation, j'ai du mal à rentrer dans le set, il faut dire que le black/death du duo est plus convainquant de nuit ou dans une salle plus petite où l'ambiance peut s'installer plus facilement. Néanmoins, le « buzz » autour de BÖLZER fonctionne pas mal, puisque l'Altar est relativement bien fournie pour un concert à midi.



De manière assez rapide, j'ai jeté un œil à DESPISE YOU dans la Warzone. Les 2 chanteurs sautent et courent dans tous les sens, tandis que les deux gratteux restent assez statiques sur leur manche. Le soucis étant que le chant de Cynthia Nishi est un peu trop surmixé, et en devient assez désagréable. Dommage car la powerviolence du groupe dépote bien et fout la patate. Assez rapidement également, SHAPE OF DESPAIR sous l'Altar. Comme sur album, mon poil s'hérisse quand la chanteuse intervient. Dommage car les compos du groupe sont prenantes, et malgré que le funeral doom ne soit pas le genre idéal en festival, le son et les titres permettent au groupe de captiver le public. Et sachant que le groupe est extrêmement rare dans nos contrées, autant dire que tous les fans du genre étaient sous l'Altar devant les finlandais. Et encore une fois, SKYFORGER a bien déménagé la scène Temple. Armé d'un son en acier trempé, les lettons ont délivré un set heavy et puissant ! La touche folk qui manque sur scène est compensée par une attitude forçant au headbanging forcené.




Mais c'est surtout VALLENFYRE que j'attendais. Avec un Greg Mackintosh en forme et un son soigné au coulis de tombeau, autant vous dire que le concert des anglais était savoureux. La set-list est orientée fortement sur Splinters, sorti il y a un an. Heureusement, l'énorme "Cathedral of Dread" est joué. Mackintosh distille quelques blagues entre les morceaux, et se sent aussi à l'aise derrière son micro que derrière sa guitare dans PARADISE LOST. On peut d'ailleurs noter un vrai travail de sa part, lui qui était assez timide lorsque je les avais vu au PARTY.SAN il y a quelques années. Avec ce son grassouillet caractéristique, bien aidé par l'ingé son, le public peut profiter parfaitement des riffs death old school du groupe. Un excellent concert, pour lequel les 40 minutes passent bien trop rapidement.


C'est en coup de vent que je vais voir WOLFBRIGADE, dans la Warzone, pour un set intense mais bien sage dans le public. Décevant. Je loupe comme une grosse merde SODOM et/ou HIGH ON FIRE (rassurez-vous, je les ai déjà vu). Par contre, MOTÖRHEAD, pas question de louper ça. Compte-tenu du monde et du manque de motivation de jouer des coudes, c'est à la TV que je vois le concert. Bon, je vous rassure, pas comme une partie de ces posers de journaleux dans l'espace VIP, mais plutôt sur les écrans géants disposés à l'avancée des Mainstages. Il faut dire que le gros du festival reste dans ces parages. C'est donc un Lemmy fatigué qui tient tant bien que mal la scène. On sent bien que l'âge et les excès rattrapent l'anglais. Et pourtant, le début du set est plutôt convaincant, et c'est surtout en fin de set que la fatigue se fait cruellement sentir. Lemmy est pas mal aidé par Phil Campbell pour la communication, ce dernier prenant pas mal le relai pour annoncer les titres. Derrière ses fûts, Mikkey Dee tient son rang de « meilleur batteur du monde » avec une prestation des plus carrées. Même si Lemmy n'a plus 40 ans, des titres comme "Orgasmatron", "Stay Clean", "Damage Case" ou "Going to Brazil" (ce groove bordel !!) sont plus que jouissifs ! C'est surtout pour les 2 derniers titres, les plus mythiques, que Lemmy sera le plus à la peine. "Ace of Spades" est à peu près tenu, mais "Overkill" est bien trop rapide et est assez malmenée par le manque de forme. Dommage de finir sur une telle note, mais Lemmy et sa bande sont encore là !



Direction à nouveau l'Altar pour un nouveau concert de death metal old school. C'est au tour de Nick Holmes et de BLOODBATH de nous écraser sous leurs riffs tranchants. Ou pas. Ben oui, le son est tout rikiki, et si les riffs façon scie circulaire sont là, ils n'ont aucun impact, et on s'ennuie rapidement. Alors oui, Holmes s'en titre foutrement bien sur les anciens morceaux, même sur les titres de Nightmares Made Flesh, plus brutaux que le reste (avec "Soul Evisceration" et "Eaten" joué en rappel). Même sur l'énorme "Breeding Death", Holmes est magistral. On oubliera un peu ses vannes à la Akerfeldt qui tombent à plat, et surtout on regrettera ce son de fillette qui a rendu ce concert peu excitant. Parmi les side-projects death metal de PARADISE LOST de la journée, VALLENFYRE a donné une fessée à BLOODBATH.



En attendant madame partie faire des photos, je me rends compte que CRADLE OF FILTH bénéficie d'un bon son, et que merde, débuter sur "Cthulhu Dawn", ça a de la gueule ! Bon, quand Dani Filth commence à couiner, ça agresse un poil les oreilles, mais ce n'est pas (trop) ridicule, pour une fois. Mais bon, dans le genre spectacle, je préfère largement aller sur la Mainstage pour profiter du show d'ALICE COOPER. J'arrive sur "Hey Stoopid", magistral ! Le son est énorme (quoi qu'un poil léger, mais je suis loin), et le spectacle au rendez-vous. Malheureusement, je loupe "No More Mr Nice Guy", "Lost in America" ou "Billion Dollar Baby" (argh), mais les autres classiques ne sont pas oubliés. Ni le grand guignol si cher à Mr Furnier. On a ainsi droit à la transformation sur "Feed my Frankenstein", à la décapitation sur "I Love the Dead", au costume de militaire sur "Wicked Young Man", etc. Du grand spectacle, des classiques hard rock, que dis-je, des hymnes, et un groupe en grande forme, et notamment Alice Cooper très juste, de quoi passer un excellent concert !


A peine le temps de boire une mousse qu'il faut déjà se repositionner devant la Mainstage pour JUDAS PRIEST. J'avais un peu la trouille de l'état vocal de Rob Halford. A tort. Après un extrait du "War Pigs" de BLACK SABBATH, c'est parti pour 1h30 de pur hymnes heavy metal, portés par un Rob Halford en voix, cuir et clous ! Les grands classiques y passent : "Metal Gods", "Halls of Valhalla", "Turbo Lover" (raaah), "Breaking the Law". Halford se change régulièrement, et enfourche sa moto pour "Hell Bent For Leather" (et c'est la putain de classe). Sur le deuxième rappel, "Painkiller" achève tout le monde, tant le groupe joue vite et bien. C'est à ce moment que votre serviteur et Pierrick (votre autre serviteur) décident de péter un plomb et de se lâcher véritablement. Un groupe en place, aidé par un bon son, plus un Rob Halford au meilleur de sa forme (ces aigües bordel !!), ça donne un putain de concert de fin de première journée ! Direction le lit en chantonnant "Breaking the Law" (non, il n'y avait pas d'autres concerts ce soir là).



SAMEDI 20 JUIN

La journée commence tranquillement avec une interview des très sympathiques AHAB, interview à retrouver bientôt dans nos colonnes. Après avoir taillé le bout de gras avec les teutons, direction l'Altar pour continuer dans la couenne avec PROSTITUTE DISFIGUREMENT. Le brutal death metal des bataves bénéficie d'un son excellent, ce qui permet d'apprécier d'autant plus l'impact des compos. Niels Adams, libéré de CENTURIAN et de NOX, assure son rôle de frontman et son chant guttural rempli une tente Altar peu fournie en public. 40 minutes, emballé c'est pesé, les néerlandais déroulent leur rouleau-compresseur pour ne laisser au public aucune chance.



Je regarde une partie du set de INFESTUS, qui a de l'énergie à revendre. Le leader et chanteur Andras est particulièrement charismatique, rappelant par moments Hoest (et pas uniquement parce que torse nu) dans les gimmicks et l'attitude, même si l'allemand est plus remuant. Leur black metal assez classique est compensé par un groupe motivé et un son très bon.



Par curiosité, j'ai jeté un œil à CRUSHER. La légende du death metal français est de retour récemment, et le moins qu'on puisse dire est que Crass et sa bande mettent le paquet pour convaincre le public, entre anciens venus voir la légende, et jeunes curieux. Le groupe se met l'assistance dans la poche d'entrée en lançant dans le public des CD, tshirts et autres goodies à l'effigie du groupe. Les titres s'enchaînent assez rapidement, même si Crass prend le temps de communiquer régulièrement, visiblement heureux de fouler les planches du Hellfest. Pressé d'aller sous la Temple, je n'ai pas pu voir Steeve Petit (ZUUL FX) monter sur scène, mais j'ai pu profiter du freak show des deux amies du groupe montant sur scène et se plantant des seringues (neuves) dans le bras, la cuisse ou la poitrine. Ce qui est sûr, c'est que CRUSHER a compris comment captiver un public, entre morceaux dévastateurs (aidé par le son) et show sortant des sentiers battus.



Mais direction la scène Temple, puisque THE WOUNDED KINGS a déjà commencé à jouer. Ayant récemment retrouvé son chanteur d'origine ainsi que son ancien guitariste, THE WOUNDED KINGS a surpris son monde. Certains étaient déçus du départ de la charismatique chanteuse, d'autres, comme votre serviteur, ravis du retour de Georges Birch. Et le constat s'impose, les anciens morceaux comme les nouveaux sonnent bien mieux avec lui qu'avec sa comparse. Son timbre de voix a quelque chose de magique qui colle plus à la musique des rosbifs. Aidé par un son plutôt correct, le quatuor a bercé la tente de leur doom occulte et mystique. Extrêmement sobres dans leur jeu de scène, les anglais interprètent un titre de chaque album cet après-midi, dans une ambiance mystérieuse, qui s'installe malgré le soleil de plomb qui sévit à quelques mètres.



A suivre une des déceptions du festival, j'ai nommé CRAFT. J'en attendais probablement trop, mais le caractère « qu'est-ce que je fous ici, bon, on joue et on essaie de faire que ça passe vite » du concert m'a franchement déçu. Le son était correct, sans plus (dommage), mais l'attitude perdue du chanteur n'a pas aidé du tout à captiver le public. Certains étaient à fond, d'autres plus dubitatifs. Certes, le groupe a moins de 5 concerts à son actif, à priori s'améliore de concert en concert, mais il faudrait mettre un coup de collier. C'est bien dommage, car les titres du groupe seraient parfaits pour un set ultra punk. Le groupe semblait en répétition sur la scène, assurant le jeu, mais sans âme ni volonté particulière d'en découdre. Une bien belle déception, pour un groupe pourtant excellent sur album. Monde de merde !



Autre ambiance quelques minutes et quelques mètres plus loin avec les vétérans d'ONSLAUGHT. Le groupe bénéficie d'un son plutôt bon, et est ainsi en bonnes dispositions pour assurer ses hymnes thrash old school devant une assistance assez fournie. Il faut dire que le groupe s'est fait rare dans nos contrées depuis leur retour en 2004 (sauf erreur, un seul passage dans l'Est en 2012). L'accent de la set-list est fortement mis sur leur classique The Force, même si des morceaux des albums récents sont joués (dont deux du dernier album en date). On passera sur le t-shirt affreux de Sy Keeler, pour retenir son chant impeccable et sa bonne humeur. Les musiciens assurent, avec un professionnalisme efficace. Dans le public les nuques se détendent, il faut dire qu'avec des classiques comme "Onslaught (Power from Hell)", "Let There be Death" ou "Metal Forces", il y a de quoi se démêler la tignasse.



Retour sous la Temple pour MÜTIILATION. J'avoue avoir tiqué à la vue du nom du combo sur l'affiche du Hellfest, mais soit. C'est donc assez curieux que je me prends une baffe. Secondé par les musiciens de DR LIVINGSTONE, Meyhna'ch tient la scène à lui tout seul. Les musiciens sont encapuchonnés et maquillés (à l'exception d'Azk.6 derrière ses fûts), concentrés sur leurs instruments, en place. Meyhna'ch lui tient la scène, véritablement possédé par la musique et les paroles, il capte toute l'attention du public. Peu de communication, la priorité est mise sur les morceaux. L'attitude est black metal, j'm'en foutiste, pas de merci, juste les titres annoncés, ce qui colle parfaitement à la musique old school du groupe. Un set qui aurait largement gagné à être joué dans une petite salle avec une réelle proximité avec le public, mais le résultat est quand même convaincant. Ce set intense et sincère est une très bonne surprise de cette Xème édition du Hellfest.



Direction sous la Valley pour aller voir AHAB. Jouer du funeral doom (ou plutôt Nautic Doom) par ce temps n'est jamais évident. Et quand le son est plus que limite, avec des basses vrombissantes, baveuses et trop en avant, ça n'aide clairement pas. Heureusement, le chant est correctement mixé, ce qui permet d'apprécier la performance du chanteur, passant du chant guttural au chant clair assez facilement. La prestation est comme d'habitude sobre, le groupe se concentre sur la musique, surtout Daniel Droste, le guitariste chanteur. Les allemands passent en revue leurs trois albums, et nous jouent également un nouveau morceau de l'album à venir (sortie prévue fin août). La prestation est solide, malgré une communication assez légère (en même temps, pour le style pratiqué ce n'est pas choquant). La Temple est assez remplie pour AHAB, entre fans, curieux, et glandeurs qui se reposent à l'ombre. Cela étant dit, la plupart des têtes bougent au rythme des lents riffs du groupe. C'est vraiment dommage que le son n'ait pas été au rendez-vous, ça aurait aidé à transcender ce concert.


Sortir de la Temple est un véritable parcours du combattant tant FINNTROLL ramène du monde. La tente déborde de tous les côtés et c'est 20/30 mètres de public en dehors à regarder l'écran qui se masse pour danser au rythme du troll metal des finlandais. Je préfère fuir pour faire une pause houblonnée plus que bienvenue.



Pause de courte durée, puisqu'il faut aller sous l'Altar pour se prendre une leçon de death metal made in Japan ! Alors que COFFINS est parfaitement à l'aise dans les petites salles suffocantes, nos nippons se montrent tout aussi à l'aise sur une grande scène malgré leur petite taille. Le chanteur saute dans tous les sens, éructant ses paroles avec conviction. Xxx, derrière ses éternelles lunettes de soleil est plus tranquille, mais balance ses riffs morbides et putrescents avec efficacité. Le bassiste est bien plus démonstratif. Les morceaux fortement influencés par AUTOPSY ou DEATH (les premiers) rendent fous le public qui se lâche dans un pit… anémique, compte-tenu de la faible affluence. COFFINS joue en même temps que SLASH ou BRANT BJORK, mais les amateurs de death metal ont vraiment loupé quelque chose, tant le set des japonais était intense et puissant.



Alors que ZZ TOP est en train de faire groover la Mainstage, direction la Valley stage pour un set transpirant d'ORANGE GOBLIN. Le hard rock grassouillet des anglais est taillé pour la scène. On se régale des riffs entraînants et de l'énergie du groupe, Bill Ward le chanteur en tête. Ce dernier tient la scène grâce à son physique impressionnant, mais aussi par sa bonne humeur communicative et son aisance sur scène. Il n'hésite pas à mettre à contribution régulièrement le public, créant une véritable osmose avec ce dernier. Le son est excellent, ce qui aide forcément à opiner du chef au son des riffs telluriques que balancent les rosbifs. Voilà un concert groovy et entraînant, largement apprécié également à la présence des déssoiffeurs (ces bars ambulants qui se rechargent derrière la scène Temple).



L'affluence est plutôt moyenne devant OBITUARY. Certes, c'est assez dense devant, mais les côtés sont plutôt dégarnis, et ça se déplume à l'arrière. C'est un peu le (triste) constat qu'on fera après 3 jours de festival, les Altar et Temple sont plutôt boudées, à quelques exceptions près. Pourtant, le statut culte d'OBITUARY n'est pas à prouver, et ce soir le groupe est en grande forme. Venus défendre leur dernier album Inked in Blood, dont pas moins de 5 titres seront joués, OBITUARY balance les titres assez rapidement. John Tardy préfère ce soir balancer les titres et peu parler, à part quelques « Thank you » glissés çà et là. Le son est énorme, John est en voix, et le groupe a retrouvé une efficacité qui s'était largement effritée avec Santolla. Retour aux solos efficaces et bas du front propres au groupe ! Les classiques sont joués, comme "Redneck Stomp", "Don't Care", "Infected", et bien sûr "Slowly we Rot". Le show est classique, mais foutrement jouissif. On regrettera un poil une set list trop axé sur le dernier album, mais les morceaux s'intègrent bien dans la set list. Waourgh !



Bon je me plains de l'affluence sur OBITUARY, mais sur VENOM, c'est carrément honteux. Pas de concurrence directe en face pourtant, mais le public a littéralement déserté la Temple stage ce soir. Aaargh. Par contre, Cronos, c'est quoi ce petit bouc infâme ? Non mais sérieux, non quoi ! Bon, plaisanterie à part, VENOM a souffert d'un son atroce ce soir. J'ai pas mal bougé pour essayer d'avoir un meilleur résultat, sans succès. J'ai eu l'espoir que le son s'améliore en cours de set, mais après 5/6 morceaux, toujours la même bouillie, qui n'aide pas à reconnaître rapidement les morceaux. A croire que VENOM soit maudit au Hellfest, il n'y a qu'un pas ! Un tel son me décourage totalement, surtout en ayant en mémoire le concert du Fall of Summer complètement dantesque. Quelle déception. Pourtant sur scène, ça semble bien se passer, puisque tout le groupe a la banane. Cronos est en super forme, enchaînant les mimiques, Rage (guitare) arpente la scène en assurant ses riffs et Danté (batterie) se démembre comme un poulpe pour atteindre ses cymbales placées ostensiblement haut. Des raisons supplémentaires de vouloir pendre l'ingé son !



DIMANCHE 21 JUIN



La journée commence avec WITCHTHROAT SERPENT. Après leur premier album, j'étais assez curieux de les voir. La ressemblance avec ELECTRIC WIZARD n'est pas que musicale, le guitariste chanteur ayant un air vestimentaire et physique avec Jus Oborn (en moins gros quand même). Mais cette ressemblance ne cache pas un élément que le magicien électrique a perdu depuis quelques temps : l'honnêteté et l'inspiration. Les morceaux regorgent de riffs enfumés excellents, qui invitent le très maigre public au dodelinement de tête. Le set étant court, les titres s'enchaînent sans réel temps mort. Rien de tel pour un dimanche matin que de se réveiller en douceur avec un concert de doom, et WITCHTHROAT SERPENT a parfaitement fait son job. Maintenant, je suis persuadé qu'il faille les voir dans des salles où le public sera plus chaud !



On fait quelques mètres pour aller voir NIDINGR. Les norvégiens profitent de la présence de MAYHEM et donc de leur tête pensante Teloch pour se faire une place sur l'affiche, et ainsi propager leur black metal glacial. Le chanteur, Cpt Estrella Grasa, assure ce chant si caractéristique, avec une présence scénique inquiétante. Son air patibulaire et sa façon de regarder le public entre deux lignes de chant le font ressembler à un lion en cage, prêt à attaquer au moindre pet de travers. Tandis que ses guitaristes restent assez statiques, lui arpente la scène et crache ses paroles au public. Avec son look de hooligan, il donne une dimension supplémentaire à la musique du groupe. Le son est plutôt correct, suffisamment pour profiter des subtilités de leur black metal. Voilà une excellente surprise ! Hail NIDINGR.



En crabe, je rejoins l'Altar pour le set de TRIBULATION. Les suédois sont sous les feux des projecteurs en ce moment, avec la sortie de leur troisième album. Pour autant, l'affluence reste relativement timide, faute à un horaire matinal (j'ai mal, surtout le dimanche). Après une intro instrumentale, les suédois investissent la scène pour un show démonstratif. Les deux guitaristes sont souvent pied sur le retour, guitare en avant, avec un headbang forcené. Le look androgyne 70's tranche franchement avec leur death/black chiadé, ce qui perturbe un peu, notamment l'attitude du guitariste Jonathan Hulten. Mais l'excellent son permet de se plonger dans l'univers assez personnel du groupe, univers qui s'est vraiment révélé avec le dernier album. Le set est très cohérent et les quarante minutes passent finalement assez rapidement. Si on passe outre l'accoutrement du groupe, TRIBULATION assure méchamment en live.



THE GREAT OLD ONES ne me verra pas longtemps devant leur scène, tant le son est catastrophique. C'est surtout les guitares qui nagent dans un magma où les riffs ont du mal à ressortir. Dommage, car la musique des bordelais est vraiment riche et on perd beaucoup avec un mauvais son. Par contre, il faut noter que le groupe a enfin trouvé une identité visuelle avec ses capuches et son backdrop au portrait de HP Lovecraft. De quoi rapprocher visuel et musique, ce qui a un impact plus fort.



Sous la tente, il fait très chaud quand WEEDEATER monte sur scène. La disposition est assez originale, puisque le batteur est au même niveau que le bassiste et le chanteur, au milieu de la scène, et surtout de profil. On le voit parfaitement, surtout qu'il fait le spectacle en gesticulant derrière son kit, en jonglant avec ses baguettes ou en haranguant le public entre deux morceaux. Si Dave Shepherd est assez concentré sous sa casquette et derrière sa guitare, Dixie au chant et basse est lui survolté. Motivant le public, se rinçant le goulot à force Jack Daniels et surtout bougeant comme s'il venait de sortir de prison ! Le concert est intense, les titres s'enchaînent, et on sent le groupe, et surtout Dixie et Travis (batterie) à deux doigts de foutre le bordel. Le même concert dans une petite salle aurait tout simplement été dantesque. Excellent concert des ricains, punk à souhait, comme doit l'être le sludge.



Justement, je vois voir une autre légende du sludge, j'ai nommé EYEHATEGOD. Le groupe est passé par pas mal de galères, la dernière étant le décès de son batteur Joe LaCaze à l'été 2013. Le groupe s'est depuis remis, et outre un nouveau batteur, il a sorti son cinquième album l'année dernière (le premier depuis quatorze ans). C'est donc un groupe en forme, souriant, qui prend possession de la Valley. Tout repose sur les épaules de Mike Williams scéniquement parlant, même si Jimmy Bower se met également en avant, plaisantant avec ses potes sur le côté de la scène. Devant une tente pleine à craquer, les morceaux récents comme les classiques s'enchaînent, avec un Mike Williams particulièrement haineux. Mais il y a un truc qui me chagrine un poil. EYEHATEGOD était particulièrement intéressant car c'était un groupe dangereux, imprévisible, toujours au bord de la rupture. Bower était toujours la force tranquille, mais les autres étaient toujours à deux doigts de péter un câble, certes fortement aidé par Joe LaCaze. Cet après-midi, c'est un groupe carré, souriant, pas crevé, pas bourré, probablement pas ou peu camé, qui enchaîne les titres de manière assez professionnelle. Le set reste intense, mais il manque ce grain de sel, cette tension qui peut faire partir en vrille le groupe en un clin d'œil. Et je trouve que ça manque à EYEHATEGOD. Le sérieux a remplacé l'esprit punk du groupe, et on perd en folie. C'est donc un très bon concert sérieux d'EYEHATEGOD auquel on assiste, mais il manquait cette dose d'alcool et de drogue pour en faire un putain de concert de fou.



LA raison de ma présence au HELLFEST. J'exagère peut-être un peu, mais à mon sens, c'est la vraie exclu du festival, l'occasion qui se présente une fois de nos jours : voir SAINT VITUS avec Scott Reagers, soit la formation d'origine, mis à part le batteur, Armando Acosta étant décédé il y a 5 ans. Le concert débute sous les meilleurs auspices, avec un "Dark World" épique ! Le chant de Scott n'a pas bougé d'un iota, c'est juste parfait. Le son est plutôt bon, mais ça ne gâche en rien la prestation. Les tubes des premiers albums et de Die Healing se succèdent pendant une heure presque sans temps mort : "One Mind", "Zombie Hunger, "War is our Destinity", "White Magic/Black Magic", "White Stallion", et surtout "Buried at Sea" (aaargh) et "Saint Vitus" (re-aaargh). Le tout avec un Dave Chandler tout autant ravi d'être là, retenant ses solos (alors qu'il emmerde Wino avec en général). A part Mark Adams, visiblement blasé d'être là tant il fait la gueule et ne bouge pas d'un iota durant tout le set, le groupe semble autant s'éclater que le public. Et surtout Scott Reagers, qui a une banane d'une oreille à l'autre, qui remercie le public entre chaque morceau, et surtout qui lâche sa larme après le concert et pendant la longue ovation du très nombreux public sous la Valley. A part le lâcher de ballon, marrant mais dispensable, et surtout "Born to Late" qui a pris la place d'un ou deux morceaux période Reagers, on a assisté à un moment d'histoire et certainement LE concert du week-end !




Autre légende, foulant les planches du Hellfest : Tom G. Warrior. Sous la bannière TRIPTYKON, il vient défendre le second excellent album, Melana Chasmata. Enfin défendre… seuls deux titres de cet album seront joués ce soir, "Tree of Suffocating Souls" et "Altar of Deceit". Sinon, deux (longs) titres du non moins excellent premier album : "Goetia" et "The Prolonging". Et forcément, comme a leur habitude des titres de CELTIC FROST : "Procreation of the Wicked" (ou comment débuter le concert en se mettant le public dans la poche), "Circle of the Tyrants" et "The Usurper". Le son est froid, à l'image de la musique des suisses, et l'exécution, comme d'habitude, parfaite. Dans une brume constante, le groupe déroule les titres sans réel temps mort et sans accroc. Seul un problème de basse oblige Vanja Slajh à quitter la scène quelques instants pour changer d'instrument, sans que ça ne perturbe outre mesure le set. Un concert d''une grande classe, froid et massif, à l'image de la musique du groupe.



Phil Anselmo se donne vraiment les moyens de jouer tous les ans au Hellfest. Cette année, comme il a déjà épuisé tous ses autres groupes, et/ou qu'il n'a pas d'actualité chaude, il reforme SUPERJOINT RITUAL, histoire de se faire une date exclusive en Europe, à la cool. Pour la peine, en plus de Jimmy Bower et Kevin Bond, il est accompagné de deux membres de son groupe solo. Anselmo est au taquet, même si pas très prolixe entre les titres. Il faut dire que la musique de SUPERJOINT RITUAL est plus sportive que ses autres projets actuels (mis à part ARSON ANTHEM). Les titres sont globalement courts et rentre-dedans, le mélange de thrash et de sludge particulièrement punk des ricains se prenant comme une mandale dans la tronche. Sachant que le son amplifie l'effet de cette tarte, tant il est puissant. Le bordel règne rapidement dans la fosse, avec un public fatigué mais motivé par Anselmo. Les deux albums du groupe sont passés en revue, il faut dire qu'en un peu plus d'une heure, on peut en caser des morceaux. C'est donc ainsi que se termine cette dixième édition du Hellfest pour ma pomme, avec les joues encore rougies d'un set puissant et rentre-dedans de SUPERJOINT RITUAL. On se demande quelle excuse le père Anslemo trouvera l'année prochaine pour squatter une scène.



Cette dixième édition du Hellfest sonne une nouvelle ère pour le festival. L'organisation a décidé de finir de poser les bases du futur. Si cette année, les investissements ont été faits sur la structure et les conditions d'accueil du public, c'est pour garantir la pérennité du festival. Certes, l'affiche était moins alléchante, proposait moins d'exclusivité que d'autres années. Les amateurs d'extrême ont pu relever le manque de prise de risque. Mais cette édition était celle de l'anniversaire. Les bases sont posées, place à l'avenir. Il n'empêche qu'on a vu plein de bons concerts, qu'on était bien accueilli, que le feu d'artifice nous en a mis plein les mirettes, et qu'au final, on a passé un bien bon week-end avec les copains ! Et finalement, c'est pas ça, le but de tout festival ?



Un grand merci à Koa, qui a arpenté les 6 scènes pour faire les photos.
Un salut viril à toute la team VS, les présents comme les absents.
Une bise à tous les copains croisés sur le site, vous êtes trop nombreux, mais vous savez qui vous êtes. Et n'oubliez pas : ROCK !!


Auteur
Commentaire
crev
IP:83.200.177.252
Invité
Posté le: 21/07/2015 à 17h29 - (1077)
J'ai vu les concerts complets de Slash et Coffins sans me dédoubler pour info ! Merci pour le repor !

Humungus
Membre enregistré
Posté le: 22/07/2015 à 06h12 - (1079)
1) "THE WOUNDED KINGS ayant récemment retrouvé (...) son ancien guitariste"...
??? ??? ???
J'ai du louper un épisode là...
2) Barbichette de Cronos + 1 hé hé hé.
3) Tout le passage sur SAINT VITUS, je plussoie mon pote !!!
Si ce n'est que Mark Adams est TOUJOURS comme ça. Le mec le plus inexpressif qu'il m'est été donné de voir en live... Et soit dit en passant, il est identique hors scène d'ailleurs.

Bref, un très bon report mon gars (surtout que nous avons eu beaucoup de shows en commun). Clair, précis, sobre. Du Skay quoi...

Skay
Membre enregistré
Posté le: 22/07/2015 à 08h29 - (1080)
Oups, c'est bien sur "ancien chanteur", je modifierais plus tard.
Merci pour ton commentaire !

Skay
Membre enregistré
Posté le: 22/07/2015 à 17h48 - (1082)
Oups, c'est bien sur "ancien chanteur", je modifierais plus tard.
Merci pour ton commentaire !

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