- VELHELLFEST KEVORKIAN 2015 par VELVET KEVORKIAN - 2804 lectures
Les 19-20-21 juin @ Clisson Rock City



Pour cette édition anniversaire, qui célébrait la 10ème édition du fest' on vous le rappelle, le HELLFEST avait une odeur spéciale. On savait qu'on allait avoir droit à quelque chose de grand, mais on ne savait pas quoi. La mise en place du projet VS-INSIDE, élaboré en amont en partenariat avec Hellfest Productions sur Clisson, nous laissait entrapercevoir quelques détails, mais ce n'était que le sommet émergé de l'iceberg, en somme. On se doutait qu'ils nous préparaient du lourd, mais on était loin de savoir réellement ce qui nous attendait.

Jeudi 18 Juin

Habitant sur Clisson, on sentait arriver le festival depuis le début de la semaine. De plus en plus de chevelus traînaient leurs guêtres dans la ville et ses magasins, et on se disait obligatoirement : Brace yourselves. Hellfest is coming. À partir du mercredi, c'est là qu'on s'est véritablement senti en mode « festival ». Le Leclerc était fin prêt à accueillir les hordes de chevelus venus des quatre coins de la France, et d'ailleurs, la ville était opérationnelle pour l'arrivée massive des nombreux véhicules. Jeudi, on était dedans. En attendant l'ouverture de la pose des bracelets à 16h, on est passé jeter un œil au fameux HELLTRUCK du magasin Leclerc.





On débarque vers 15h, il y a du monde, mais pas de marée humaine en vue. On check un œil dans le magasin histoire de voir l'affluence à cette heure-ci et on se rend compte que la plupart des festivaliers sont venus faire leurs emplettes le matin même (ou qu'ils passeront le lendemain matin). Bref, on peut circuler. On décide donc d'aller checker ce qui se passe dehors. Quelques stands sont disposés sur le parvis du magasin. Entre les échoppes de fringues militaires, ou baba cool, on trouve un bar/snack mis en place par le Leclerc. La bière y est peu chère et on a droit, soit à de la Kronenbourg, soit de la Grimbergern. Le choix sera vite fait si vous voyez ce que je veux dire. Un petit demi dans la main, on décide d'aller mater ce qui se passe en face, sur le HELLTRUCK justement. À cette heure-ci, un groupe de stoner rock balance un son lourd et bien jouissif pour nos conduits auditifs. C'est frais, bien joué et le son est vraiment bon. Il n'y a pas foule, mais qu'importe, ça fait quand même plaisir de voir ça.



Après ½ heure de show, on se décide à reprendre la route direction le site du festival pour recevoir notre fameux sésame autour du poignet. Le temps est couvert, mais il fait extrêmement lourd. On craint un peu de voir la météo partir en couille pour la suite, car c'est de plus en plus gris, mais on garde tout de même espoir. Arrivé sur place, on constate qu'il y a la blinde de foule. Ça va être costaud de rentrer, mais bon, c'est comme ça, alors on y va. L'entrée vers la pose bracelet se présente comme un entonnoir et de nombreux festivaliers grugent comme des rats de campagne sur les côtés. Peu importe, on prend notre mal en patience et on fini par rentrer quelques minutes plus tard. En tant qu'envoyé pour VS, on a la chance de squeezer la grande file d'attente jusqu'à l'entrée du Hellfest City Square en allant récupérer nos bracelets à l'accueil presse.



Une fois le bracelet au poignet, direction le Hell City Square. On n'était pas venu au Hellfest depuis 2011, c'est donc une grosse surprise de découvrir tout ceci en vrai (ayant quand même vu les photos du site de l'année dernière). On entre dans une espèce de ruelle à la Disneyland, c'est clair, mais ça en jette. Y a vraiment de tout. Des distributeurs de billets, des chaises longues, le fameux Quick aussi (ha ha ha) et un gros compartiment de toilettes sèches (mais ça, c'est l'affaire de Skay que de vous parler des WC).



Les décos le font bien, on trouve tout un tas de boutiques, allant du site Bla Bla Car aux fringues Dickies. Une expo des sponsors en gros. Il y a également une boutique réservée pour la vente des pass 3 jours de l'édition 2016 à tarif préférentiel qui est sur-blindée. Autant vous dire que c'est parti comme des petits pains.



Chose nouvelle cette année, la Hellfire Tavern, aka la taverne World Of Warcraft. Hormis le fait qu'il s'agisse d'une taverne, on est stupéfait de voir que l'on peut y faire des parties de WOW. On y retrouve également diverses sculptures tirées du jeu, ainsi qu'un « jeu de marteau » sur sa terrasse qui suscite énormément d'intérêt auprès des festivaliers voulant mesurer leur force.



On passe faire un tour à l'Extreme Market histoire de voir quels exposants sont là et faire un coucou à Alex de Deadlight qui, accompagné de Peter Mactruck, vendait de cossus chandails. Et en parlant fripes, il est clair qu'on ne retrouve quasiment que ça. Quelques distros sont également là (genre USELESS PRIDE, ANTIQ, SOM, par exemple), histoire de faire le plein de Cds, mais également des stands vendant des cornes pour picher sa bière à la façon viking. Un petit tour suffit, on ira flâner plus en détails plus tard durant le fest'. Cette journée du jeudi étant un « day off » du festival, on a tout de même droit à quelques concerts organisés sous le metal corner. On décide donc d'aller y faire un tour et on tombe sur le set des Nantais d'ENLIGHTENED qui, avec un son extra, balance leur bon stoner devant un parterre bien rempli. L'ambiance est très bonne, ce qui nous pousse à aller tester nos cartes Cashless pour la première fois au bar jouxtant la tente. Là, on découvre, hormis de la kronenbourg, qu'il y a très peu, voire aucun, choix de bières. On peut tout de même se rabattre sur de la Skoll ou du cidre irlandais assez goûtu. Les tarifs sont indiqués en crédits, mais aucun renseignement concernant la valeur d'un crédit par rapport à des €uros n'est indiqué. Un peu dommage, mais à chaque commande passée, le/la serveur/serveuse nous indique le solde de notre carte. On profite donc de ce petit coup à boire pour commencer à rassembler la team VS qui, comme les festivaliers, arrive au fur et à mesure. Le temps passe, les coups à boire également, et arrive le moment fatidique d'aller recharger sa carte Cashless.



Là-dessus, et surtout le jeudi, l'attente pour pouvoir renflouer notre carte était gigantesque. Seulement quatre caisses étaient à disposition sur cette partie du site, ce qui a donné de longues files d'attente vu l'affluence concentrée en un seul point. Malgré tout, on réussit à remettre un peu d'oseille pour continuer la soirée sous les arbres près du camping et on passe un très agréable moment, soutenu par les explications de Pierrick Valence qui nous explique pourquoi VENOM est le plus grand groupe du monde (à ses yeux). Vers 3 heures du matin, on regagne tranquillement nos couchettes, car la première journée de concert arrive dans quelques heures seulement et on doit être en forme !



Vendredi 19 juin

Après une courte nuit de sommeil, on débarque enfin sur le site pour 10h30 et on s'aperçoit que l'entrée sur le fest' va être longue.



Beaucoup de monde s'est agglutiné sur le parvis de l'entrée et l'accès vers la cathédrale (les portes du festival) est très long, surtout avec un soleil qui commence à fortement taper. Après 30 minutes de piétinement, on arrive enfin au portique et on se voit obliger d'avaler d'une traite nos pauvres jus d'orange contenus dans notre gobelet avant d'entrer sur le site (ce qui est, en soit, un peu débile). Ce retard nous fait louper le set des Parisiens de LION'S LAW, pour le coup. S'ensuit un retour dans notre caverne, pour accueillir un collègue de la team VS, ce qui nous fait revenir au fest pour assister au show des TWITCHING TONGUES sur la Warzone. Grand fan sur album, la musique des Californiens, entre hardcore et metal sombre, passe sans problème sur scène. Le groupe nous envoie un set puissant et le son est franchement au poil. La formation est carrée, à fond dans son show, et délivre ses meilleurs morceaux durant 40 minutes bien bandantes. À ce moment-là, on se dit que ce Hellfest 2015 commence TRÈS BIEN. Le prochain groupe qui nous intéresse est DEFEATER, soit quasiment 1 heure plus tard, donc on se décide à enfin visiter le site du festival de long en large pendant le set d'ARMORED SAINT (dont on a du mal à croire qu'il s'agisse de John Bush, tant il a pris un coup de vieux).



Bon, y a pas à chier, le décorum est vraiment magnifique. Les décos des Mainstages sont beaucoup mieux en vrai que sur les photos ayant filtré quelques jours avant l'ouverture des portes. Pour le reste, c'est totalement METAL vu qu'il y a du METAL partout. Pour les bars, les banks, tout le tralala, ça en jette un max et on est complètement ailleurs. Les stands pour se restaurer sont nombreux et bien placés. À ce sujet, coté placement, le fest' a assuré en foutant des toilettes et des stands bouffe/boisson PARTOUT. Un gros plus qui évite beaucoup d'aller-retour inutiles. Bref, après avoir visité le site, puis l'espace presse au carré VIP, on est fin prêts pour aller mater le set de DEAFETER. Alors là, autant sur album ça passe bien, autant sur scène, c'est une autre histoire. On ne réussit pas trop à rentrer dedans en fait, et au bout de quelques titres l'ennui s'installe vite pour rapidement nous faire déguerpir. De toute façon, faut qu'on y aille, on a rendez-vous avec les Nantais d'ENLIGHTENED pour une interview. Durant celle-ci, nous aurons l'honneur de nous apercevoir que Philippe Manœuvre est aussi dans la place. Avec son manteau en sky sous une chaleur de plomb. Après ça, on zone un peu partout, matant un peu du set de BILLY IDOL sans grande conviction, puis on va se poser curieusement devant la Temple pour le show de CRADLE OF FILTH. Pour une fois, les anglais ont un excellent son, mais le ridicule de Dani Filth (on peut encore critiquer COF en 2015 quand même ou c'est interdit?) nous empêche de regarder leur show convenablement (et sur écran). On préfère donc rejoindre la Valley pour le concert de MASTODON. Sur ce coup là, c'est pas du tout la même. Les américains nous offrent un show bonnard. La tente est archi blindée, mais heureusement, pour ceux du fond (comme nous), des écrans sont là. On savoure religieusement le show des MASTODON qui nous envoie la tripotée de tubes. Petit bémol tout de même, pas de « Blood And Thunder », putain. Mais bon, c'était bien bon.

Il est maintenant 22h40 (le temps passe à une vitesse folle) et on se dit qu'une bonne dose de punk/oï ! va nous remettre sur patte vite fait, bien fait. On va donc se mater le live des anglais de COCK SPARRER sur la Warzone. Les mecs ont la 50aine passée, mais purée ça envoie ! Du punk/oï ! simple et direct qui donne immédiatement envie de danser et de scander des « Oï ! Oï ! Oï ! » à chaque refrain. Bonne ambiance et show rafraîchissant, donc, sous une nuit douce et agréable, après avoir cramé sous un cagnard toute l'après-midi. S'ensuit une petite pause non loin de la Mainstage 2, afin d'attendre le concerts des 9 fêlés de l'Iowa. Pendant ce temps, JUDAS PRIEST balance son heavy metal sur la Mainstage 1. On n'est pas trop fan, donc on écoute d'une oreille plus que discrète et on patiente peinard, le cul dans l'herbe. Vers 0h30, on décide d'aller se placer dans la foule, très dense, venu s'agglutiner pour voir SLIPKNOT. On ne sait pas trop comment va se dérouler le concert vu la dernière daube qu'ils nous ont sorti, mais bon. Quinze minutes plus tard, nos doutes s'estompent et on se mange une grosse baffe dans la gueule. SLIPKNOT débarque sur scène et envoie un set monumental ! Le son est parfait et les morceaux sont parfois quelque peu accélérés, ce qui leur confère une agressivité supplémentaire qui boost à mort le show du gang masqué. Corey Taylor est vraiment un putain de frontman, les percussionnistes font le show et le remplaçant de Jordison s'en sort très bien. On se mange un concert dantesque, exécuté par un groupe à fond, moins foufou qu'à ses débuts certes, mais qui ne lésine pas pour envoyer le steak. Même les nouveaux titres passent carrément bien, c'est pour dire. Bref, SLIPKNOT clôture cette première journée d'une façon extra, et on est bien content d'avoir assisté à ça putain ! Après ça, il est l'heure d'aller se reposer pour se préparer à la journée du lendemain qui s'annonce juste énorme!



Samedi 20 Juin

On met nos réveils à 9h30 pour être OP, car aujourd'hui, c'est la grande messe du hardcore sur la Warzone et les parisiens de PROVIDENCE débutent les hostilités à 11h pétantes ! On débarque donc en tout début de set et là, on se dit que TonR a dû dormir dans une glacière vu son accoutrement. Sweat, coupe vent et gants. OK, il fait déjà 30° pourtant ! Mais bon, on s'en fout, ce qui compte, c'est que le groupe envoie son hardcore beatdown comme un voyou. Le son est dense, les mosh part font balancer les pieds et les bras et les parisiens sont au taquet, malgré 3h de sommeil au compteur. La formation nous gratifie même d'une petite cover de « Raining Blood » à sa façon et clôture son live par un « This Is Filthy Paris » fédérateur. PROVIDENCE n'oublie pas, évidemment, de souiller le devant de la Warzone, avec son traditionnel lancé de flyers. Bon esprit et bonne journée qui commence quoi.





On décide d'aller checker un peu se qui se passe sous la Altar et on s'aperçoit que c'est COCK AND BALL TORTURE qui est dans la place. Bon, c'est sympa, mais 10 minutes quoi. On préfère aller se placer pépère pour attendre la venue des BROKEN TEETH sur la Warzone. Les mancuniens ne sont pas là pour enfiler des perles, loin de là. Leur set est bien musclé, mené par un frontman possédé et bien en voix. Ça balance mosh part sur mosh part, avec ce qu'il faut de riffs façon SLAYER, et le résultat est archi convainquant. Le groupe distille son gros hardcore en une petite demi-heure, mais l'effet « claque dans la gueule » est au rendez-vous. Une fois la leçon ingurgitée, on décide d'aller mater un peu ce qui se passe sous les tentes, de l'autre côté du festival. On passe devant BUTCHER BABIES qui joue sur la Mainstage 1 et on rigole, un peu. Des seins et du bruit, en gros. Arrivé du côté des tentes, on se décide à aller voir MONARCH ! sous la Valley, comme ça, sur un coup de tête. Résultat : on se barre au bout de 5 minutes tellement c'est chiant et on préfère aller mater un peu de PROSTITUTE DISFIGUREMENT. C'est quand même plus sympa. Mais on est aussi là pour le boulot, alors on repart dar-dar au carré VIP pour taper nos petits report, ce qui fait qu'on loupe VITAM X comme des connards. Heureusement, le camarade Seb On Fire nous envoie des belles photos du set et on est bien dégoûté de ne pas en être. On se dit qu'on se consolera devant MERAUDER, qui va investir la Warzone sur les coups de 15h. Avec le gang de Brooklyn on est loin d'être déçu. Le son est hyper bon et le groupe balance son hardcore metallisé avec hargne et puissance. Lourd et teigneux, MEURAUDER, mené par un Jorge Rosado bien badass, met à l'amende pas mal de groupes et nous balance un show sans équivoque.



Après ça, on se décide à retourner dans notre grotte histoire de se reposer un peu, car les plus japonais des Parisiens débarquent à 16h35 sur la zone de guerre. On re-déboule donc pour 16h15 sur le site, et en arrivant sur la Warzone on s'aperçoit vite que RISE OF THE NORTHSTAR l'a littéralement blindée ! Il est très difficile de se frayer un chemin, mais on réussit tout de même à se poster à un endroit plutôt bien placé. On voit bien que les gars ont rodé leur show jusqu'à la moelle. C'est carré, le son est très bon, avec des bonnes grosses infra basses là où il faut, mais un truc chiffonne tout de même. Si musicalement, c'est super bien en place, on se rend vite fait compte que Vithia à quand même du mal à lâcher ses lyrics correctement. Son phrasé si spécial, et très bien mis en place sur album, souffre d'un gros manque de pratique en live. Le bougre s'essouffle très vite et on sent qu'il peine très souvent. Malgré tout, le show est assuré et le gars se voit très communicatif avec une grosse dose de punchline qui tue : « Tu m'as compris Hellfest, parce que je parle la même langue que toi ». Bref, les titres de leur premier album passent super bien en live et on kiff de reprendre le refrain de « Samurai Spirit » tous en cœur.



Après cette bonne dose d'énergie, on va se poser tranquillement devant la Mainstage 2 pour attendre peinard la venue des L7, mais pour l'instant, c'est AIRBOURNE qui balance son rip-off d'AC/DC sur la Mainstage 1. À 17h50, les vétéranes de la vague grunge des 90's, et 100% féminins, s'installent sur la scène. Les filles ont bien vieilli, mais leur musique passe toujours aussi bien, hormis un son pas toujours au top. Malheureusement, on doit retourner à la Warzone car TERROR va bientôt déclarer la guerre. Un TERROR 4/5 d'ailleurs, étant donné que Scott Vogel n'est pas de la partie dû à un gros mal de dos. C'est donc David Wood, originellement bassiste, qui tient le mic, tandis que Martin Sterwart s'occupe de son poste à la quatre cordes. Même si Vogel et son charisme ne sont pas là, on en a pour notre argent. Wood est un excellent frontman et le groupe envoie la sauce en balançant ses meilleurs titres. « Overcome », « Stick Tigh », « One With Underdogs » ou encore « Keepers Of The Faith » sont là pour briser des nuques et foutre le feu sur la Warzone. Les angelinos ne joueront malheureusement que 30 minutes, au lieu des 45 prévues, mais bon, on s'en fout, c'était top de chez top.

De retour au point de ralliement, à la grosse tête de mort, on nous rapporte que les L7 ont donné un bon show, mais pas extraordinaire non plus. Mi-figue mi-raisin en somme. Pour l'heure, on est plus impatient de se préparer à voir BODY FUCKING COUNT, qui passe dans une heure. On décide donc d'aller se restaurer en attendant histoire d'être fin prêt. Monumentale erreur. On reçoit un sms du collègue Seb On Fire qui nous rapporte que la Warzone est SURBLINDÉE. Bon, en gros ça sent le pâté et il est hors de question de se farcir des bouchons interminables pour ne même pas accéder à un endroit relativement confortable pour voir un petit bout de la scène. Dégoûté, mais pas autant que le collègue qui, lui ayant pu se frayer un chemin, a pu voir le show de la bande à ICE-T et nous rapporte über-deg' qu'ils n'ont même pas joué « Born Dead ». On vous passe les détails et les insultes que le protagoniste à casquette a pu avoir dans son message, mais en tout cas, ça l'a bien achevé.

On repart se caler dans l'herbe devant les ZZ TOP afin d'attendre MADBALL qui monte sur la Warzone à 22h05. Les papys du rock se la donnent moins que la fois où nous les avions vu aux Vielles Charrues, mais bon, c'est toujours sympa à écouter, tranquillement. Mais de toute façon, là, ce qui nous intéresse, c'est d'aller rejoindre la Zone de Guerre pour mater le concert de la Balle Folle. Les New-Yorkais ont, malgré le concert de FAITH NO MORE sur l'une des Mainstage, rameuté du monde, mais on peut tout de même se trouver une place très facilement. MADBALL balance un set façon remise en forme et nous envoie ce qu'il a de mieux dans son répertoire. Ça danse, ça saute, ça chante, Freddy à la patate, Hoya les aime, bref ça avoine. Le show des New-Yorkais n'est que pure énergie et quelle bonne idée de conclure leur set par « Heavenhell » ! On a hâte de les retrouver au Motocultor en août, en compagnie des ROTNS et SOIA !




Après cet excellent concert, direction le point de ralliement, mais une chose retient notre attention. Tout d'un coup, la plupart des festivaliers se figent, regard livide vers le ciel, et semblent extasiés. Mais oui, c'est le feu d'artifice ! Alors là, y a pas à chier, c'est magnifique. Sauf que pour effectuer le chemin Warzone – Mainstage, c'est le parcours du combattant. Plus personne ne bouge, c'est le gros bordel, obligé de jouer des coudes pour avancer d'un mètre, bref, c'est le GROS bordel. Au bout d'un certain temps, on finit enfin par tous se retrouver et on constate que SCOPRIONS est en train de faire chavirer les cœurs sur la Mainstage 1. Bon, on voit que Klaus Meine kiffe toujours autant les bérets Kangol mais bon, on n'est pas plus fan que ça de la musique des allemands, surtout lorsqu'elle subit des coupures de son, donc on attends patiemment que l'heure du concert des BIOHAZARD arrive. On décide d'aller grailler un bout et de tester le Hell Snack histoire de. La restauration officielle Hellfest propose des hamburger format mini, ainsi que des nuggets pour enfants qui, malgré leur qualité gustative, font vraiment peine à voir une fois devant nous. Mais on y reviendra plus tard. Pour l'heure, c'est la bande à Billy Graziadei qui nous intéresse, donc on se rue vers la Warzone pour assister à leur set. BIOHAZARD délivre un live tout en finesse. Ha ha, non, ça déboîte ! Le groupe est en forme et on arrive pile-poil sur interprétation d'« Urban Discipline ». De quoi se mettre dans le jus direct. Les gars de Brooklyn ont la pèche et le font savoir, invitant même une grosse partie du public sur scène pour foutre l'ambiance. On mange et c'est bon, vraiment bon. Mais étant donné que notre curiosité se voit piquée d'aller mater un brin du set de MARYLIN MANSON, on délaisse les New-Yorkais vers la fin pour rejoindre la Mainstage 1 où le Révérend fait son show. Enfin, on devrait plutôt dire sa diva. Communication de merde, attitude de merde, franchement son live était loin d'être rock'n'roll. Mais bon, on termine cette journée du samedi avec cette diva, et on se rentre peinard pour passer une bonne nuit bien méritée.



Dimanche 21 juin

Le réveil est de plus en plus difficile. Les ampoules aux pieds sont de la partie, mais on se motive et après un bon petit repas, on rejoint le site du fest' pour assister au concert des américains d'A DAY TO REMEMBER. On loupe comme des cons THE HAUNTED et RED FANG mais bon. On arrive un peu en avance (pour ADTR hein), du coup, on regarde, sur l'un des écrans géants situé sur le côté de la scène, le concert d'EXODUS. Les thrasheurs tartinent bien, mais on n'est pas supra-fan, donc on mate ça pour passer le temps. Après ça, vient le moment du hardcore/pop-punk mélo. On attend de pied ferme la prestation des ricains, car on est assez friand de ce qu'ils font sur album. Résultat : semi-déception. Le groupe balance un set bien foutu, entraînant, mais quelque peu mollasson à certains moments. C'est happy, un peu mongole, mais ça colle au temps qu'il fait. Le hic, c'est que la formation puise bien trop dans son répertoire le plus soft et ne nous gratifie pas plus de ces morceaux les plus rentre dedans. Hormis ça, c'est quand même cool à voir.



Étant donné que la suite de la programmation ne nous secoue pas plus que ça, on décide d'aller faire un tour à la grande roue.



Y a pas à chier, voir le festival de tout en haut de la roue, c'est quelque chose. On a droit à 3 ou 4 tours et c'est franchement sympa, surtout qu'on peut mater un peu du live de NUCLEAR ASSAULT qui joue sur la Mainstage 2 à ce moment là. Une fois le manège terminé, on se ramène du côté de la Warzone pour assister au concert des WAMPAS. On aime ou on n'aime pas, mais en live c'est toujours sympa et rock'n'roll. Didier Wampas fait le show à lui tout seul et le groupe balance ses tubes à une foule acquise à sa cause. Festive et bonne enfant, la presta' des keupons aura bien égayé cette dernière journée de fest'. Après cette bonne dose de bonne humeur, on décide d'aller se placer du côté de la Mainstage 1 pour attendre le concert de LIMP BIZKIT. On en attendait pas mal de cette prestation, vu que le groupe fait partie de notre histoire pré-pubère, mais hélas, ce à quoi nous assistons ce soir-là est loin de nous convaincre de la part des Biscuits Mous. Le groupe est totalement en mode « je m'en branle », Dust en tête. Borland s'entiche à nous balancer des putains de reprises de METALLICA sur CHAQUE morceaux et ils finissent même par reprendre intégralement le « Killing In The Name » d'RATM ! Bon, entre tout ça, y a des morceaux, mais pas une set-list de dingue non plus. Les « Rollin », « Gold Cobra » ou « Take A Look Around » sont là et font jumper, mais on a quand même la sale impression d'assister à une grosse blague. Le groupe conclut son show en balançant le « Stayin Alive » des BEE GEES, pour le fun, supposons.



On décide de ne pas bouger de place, et ce, afin de pouvoir être bien placé pour mater le show de KORN qui, ce soir, va interpréter l'intégralité de son premier album. Pendant ce temps là, IN FLAMES fout le feu sur la Mainstage 2 et c'est plutôt bon ce qui se passe. On loupe malheureusement NOFX pour pouvoir obtenir une vue correcte sur KORN, mais bon, ça fait quand même chier. Il est 23h10 et les lumières s'éteignent sur la Mainstage 1. KORN débarque et annihile littéralement le reste de ce que l'on a pu voir aujourd'hui par un set de dingue. En même temps, c'est le premier album qu'ils jouent intégralement donc bon. Mais si on ajoute un son ULTRA bon là-dessus, c'est le paradis. La bande à Davis nous offre un show génial et franchement, c'est le gros gros kiff d'être présent pour voir ça ! Le groupe subit, à l'instar de SCORPIONS, une belle coupure de son également, mais pas grave, le groupe revient de plus belle et re-balance la sauce. On termine donc ce HELLFEST 2015 d'une excellente façon et on se dit qu'on vient d'assister à un GROS truc de ouf.

Il est maintenant l'heure de quitter, pour cette année du moins, le site du fest' (car NIGHTWISH on s'en fout un peu) et on se dit qu'on a passé un sacré bon moment. On est ready pour remettre le couvert l'année prochaine !

Les + :

- La décoration : on se croirait dans un « Disneyland » metal, mais ça déconnecte
complètement durant 3 jours et c'est vraiment bien foutu. Chapeau !
- Les toilettes et stand de bouffes/bars omniprésents vers chaque scène.
Franchement top, pas besoin de cavaler pendant des plombes.
- La carte Cashless.
- Le feu d'artifice, magnifique.
- La nourriture proposée, bonne en générale. Et les tarifs sont ceux des
festivals, donc bon.
- Le son en général, très bon.
- Le timing entre les groupes bien respecté.
- Les tarifs sur la restauration pas trop prohibitifs.
- Le Fest en lui-même.
- Le beau temps.

Les - :

- Le Hellsnack : les portions sont "un brin" ridicules.
- Les gros cailloux laissés sur les pistes, on tape dedans et surtout y en a un
qui nous est passé pas loin durant MADBALL à cause d'un abruti.
- L'accès vers la sortie, trop étroite. En fin de journée, c'était impossible de
sortir sans attendre. Un peu trop de monde encore. A partir de 18h ça devenait
franchement impossible et durant le feu d'artifice c'était n'importe quoi.
- La bière.
- L'espace presse : faudrait vraiment expliquer aux privilégiés que les
ordinateurs mis à disposition servent à relayer des infos, à bosser quoi, pas à
passer 3 heures sur son Facebook perso...
- Les frites. Soit pas cuites, soit en un tas de merde informe et huileux.
- Les chaises de camping sur le site. Je suis pas contre à la base, mais les mecs
qui se foutent en plein milieu des allées aménagées, en rond comme autour d'un
feu de bois, c'est juste pas possible pour circuler convenablement.

Bilan général : grosse édition, vraiment impeccable et cool. Une équipe VS au top. Des bons groupes, une belle déco', une super ambiance. On n'y était pas revenu depuis 2011, mais là, putain, ça donne envie de re-signer pour les années suivantes sans sourciller !

De plus, en vivant cette édition directement sur place, on se rend bien compte à quel point le Hellfest est important pour les gens du coin. Même les enfants dont on s'occupe tout au long de l'année nous font des cadeaux en rapport avec le Hellfest! Comme quoi.



Et franchement, merci à cette :



Retrouvez les photos d'ambiances du HELLFEST 2015 sur VS :

http://www.vs-webzine.com/InfoVS-HELLFEST+2015+++Les+photos+d%27ambiances+%3A+Partie+I-80215.html
http://www.vs-webzine.com/InfoVS-HELLFEST+2015+++Les+photos+d%27ambiances+%3A+Partie+II-80248.html
http://www.vs-webzine.com/InfoVS-HELLFEST+2015+++Les+photos+d%27ambiances+%3A+Partie+III-80276.html


Auteur
Commentaire
Asuryan
Membre enregistré
Posté le: 10/07/2015 à 13h51 - (1059)
"....mais le ridicule de Dani Filth (on peut encore critiquer COF en 2015 quand même ou c'est interdit?) nous empêche de regarder leur show convenablement."

1 - les problèmes de son en live de COF sont résolus depuis un petit bout de temps. Pour les avoir vus en live à Paris à quasi chaque tournée depuis la tournée Midian, je peux te dire que depuis le passage du groupe au Bataclan pour Godspeed avec Moonspell, SepticFlesh et Gorgoroth, je ne me fais plus de soucis concernant leur son.

2 - le ridicule de Dani Filth. Ben ouai pour critiquer gratuitement comme c'est SYSTEMATIQUE sur VS, faudrait développer. Pour avoir vu le concert sur arte live concert, il n'en faisait pas des tonnes, il a récupéré une voix potable en live, et n'a pas agressé un technicien/membredupublic/chinoisdufbi. Un bémol pour le bâton qu'il arbore juste pour l'intro et le titre Right Wing... et qui donc ne sert à rien. Mis à part ça, faudra m'expliquer en quoi il a été particulièrement ridicule.
Donc oui on peut critiquer COF en 2015, ça fait d'ailleurs 20 ans qu'ils s'en prennent plein la tronche, des fois à raison, le plus souvent à tort. Ce n'est pas comme si ils en avaient quelque chose à foutre de toutes façons.Ce qui me chiffone c'est le parti pris systématique qu'à VS de les dézinguer.
Quand on compare à des gimmicks scéniques d'autres groupes comme Watain ou même (attention blasphème) Immortal, dire qu'on a dû se priver d'un concert à cause du "ridicule" du frontman, c'est fort de café.

Velvet Kevorkian
Membre enregistré
Posté le: 10/07/2015 à 15h31 - (1062)
Bah, je dis ce que j'ai ressenti devant leur show hein. Moi ça m'a fait rire, c'est tout.
J'étais pourtant curieux de voir COF en live, mais bon, en fait non.



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