- PERSISTENCE TOUR 2015. SICK OF IT ALL+IGNITE+WALLS OF JERICHO... par SEB ON FIRE - 1722 lectures
Le 18 janvier - Le Cabaret Sauvage - Paris



Comme chaque année, c'est le grand barnum du Persistence Tour qui lance officiellement l'année des gros concerts. L'édition 2015 proposait une affiche éclectique et variée, capable de parler au plus grands nombre. Comme d'habitude, on retrouve deux vieux briscards bien fédérateurs en tête d'affiche histoire de rameuter le gros des troupes, cette année c'est au tour d'IGNITE et des éternels SICK OF IT ALL d'assurer la tête de gondole. Propre. En seconde vague on retrouve WALLS OF JERICHO pour ceux qui aiment lever la jambe, RYKERS pour les vieux qui aiment la bagarre à l'ancienne, TURNSTILE pour les jeunes foufous qui veulent sauter partout en écoutant les Red Hot, ALL FOR NOTHING pour les chanteurs de singalong et, en ouverture, BROKEN TEETH pour les jeunes zazous musclés. Cette année l'expression « grand barnum » prend tout son sens car c'est sous le chapiteau du Cabaret Sauvage que la tournée pose ses valises. C'est parti pour une soirée pleine de sueur, de sang et de larmes.



Il fait encore jour quand BROKEN TEETH ouvre la soirée, sur le coup de 17h15. Les anglois proposent un hardcore metallique avec de la bagarre, des riffs à la Slayer et des moshparts. Encore des moshparts et toujours de moshparts. La salle est encore un peu vide mais qu'à cela ne tienne, les quelques fans présents ont beaucoup plus de place pour exécuter leurs katas et autres chorégraphies martiales. Sur scène, le groupe se démène mais ça reste assez plat et basique. Pas très originale mais efficace, heureusement il y'a de bonnes moshparts, dommage que le batteur n'a pas de poignet. Ou alors, s'il en a, il fait tout pour nous faire croire le contraire. Bref, vite vu, vite oublié, c'était correct sur le moment mais là, présentement, j'ai déjà tout oublié. Un groupe d'ouverture qui ne peut prétendre à plus que ça.




L'avantage avec ce genre de grosses affiche st que tout est réglé comme du papier à musique. BROKEN TEETH sort de scène, ALL FOR NOTHING s'installe pour un set de 30minutes. Les hollandais font ce qu'ils savent le mieux faire, un hardcore positif all school et grand public. Cindy mène le bal et tient bien sa scène. Malgré une musique sympa et de qualité, le groupe peine à se rameuter les foules en France. Alors qu'ils jouissent d'une belle estime en Allemagne et en Hollande, ici, ça reste un groupe secondaire pourtant le boulot est bien fait. Les anciens morceaux comme « Wake Up Call » et « I Will Arise » se partage la setlist avec des choses plus récentes comme « Poison To My Soul » ou « Five Leaf Clover ». Leur son est plutôt bon, les morceaux passent bien, entre mélodie et agressivité et l'adjonction des nouveaux membres apportent un peu de fraîcheur et de la présence au niveau des backings. Une petite trentaine de minute qui passe rapidement. Un set à l'image du groupe : sympa.

Cindy et ses gars s'en vont, TURNSTILE investissent l'espace pour un set tout en sueur. TURNSTILE est une des nouvelles sensations américaine qui propose un hardcore très mélodique influencé par toute la scène mélodique/fusion des années 90. Riffs groovy, basse rondelette et chant clair sont de sortie. Sur album, je déteste ce groupe mais en live, ça passe mieux parce que les petits jeunes font le show sur scène. Ca bouge, y'a de l'énergie et ça vit bien même si les morceaux ne sont définitivement pas fait pour moi. Mais, à voir l'agitation de la salle, les gaillards ont des fans et les singalongs et autres stage dives se succèdent rapidement. Le chant clair est beaucoup moins présent en live que sur disque, c'est tant mieux. Le son est un peu fouilli mais compensé par un bon esprit. Trente minutes suffisent largement pour TURNSTILE qui auront vraiment commencé à faire transpirer tout le monde et à remplir doucement le Cabaret Sauvage. On signalera aussi la bonne reprise des Bad Brains.



La nuit est maintenant tombée, la salle se remplit bien et le public est assez varié : metalleux en treillis, chevelus avec bières en main, fan de beatdown en survêtement, vieux gars aux t-shirt d'époque et même quelques courageux en short. Entre les deux groupes, le public présent dans la fosse à changé, comme au basket où l'équipe change du tout en tout en fonction des circonstances du match, les jeunes zazous ont laissé la place aux anciens venus saluer RYKERS, groupe vétéran de la scène européenne de retour l'année dernière avec un dernier album très convaincant. Les allemands vont donner un super set, bien metallique et émaillé de quelques uns de leurs classiques. Le premier vrai moment fort de la sooirée. C'est un nouveau titre qui ouvre les hostilités et d'emblée ça pogotte et ça moshe dans la fosse. « Lowlife » débarque avec sa cavalcade de basse et les anciens fans reprennent les paroles en chœur. « End Of Life », « Beg To Differ » ou « Cold Lost Sick »,, autant de « classiques » du groupe qui seront joué et bien joué. Les papys sont encore bien vert et distribue les mandales. Kid D a vieilli et grossi maisfait toujours la loi. Le son est très correct et le groupe surprend tout le monde avec une reprise folle de « Raining Blood ». Vous comprendrez aisément que je n'ai pas eu d'autres choix que de botter des culs et de balancer des kicks. RYKERS quitte la scène après « Hard To The Core », futur grand tube des allemands et sur « True Love » parce que même si RYKERS donne envie, avec ce gros set plein de hargne, d'empoigner son voisin et de lui latter la face, leur hatecore, c'est que de l'Amour Vrai.

Setlist RYKERS
The World as I See It Today
Lowlife
End of Line
Raining Blood (Slayer cover)
Justice
Beg to Differ
Still
Gone for Good
Hard to the Core
Cold Lost Sick
True Love




Il faudra bien un petit quart d'heure de repos pour se remettre. L'enchaînement des groupes laisse peu de temps pour la récupération. Le Cabaret Sauvage se rempli pas mal et tout le monde réponds présent pour la prise de position de WALLS OF JERICHO, habitué de ce genre de plateau. Ca fait bien longtemps que je n'ai plus écouté ce groupe, le décevant dernier album commence à dater et rien de neuf n'est à signaler du côté du gang à Candace. Toujours aussi impressionnante de présence et bien en voix elle tient la scène d'une poigne d'acier. Des tous les frontman de la soirée, ce sera elle la plus virile. WALLS OF JERCIHO est un groupe toujours efficace sur scène et le concert de ce soir ne va pas me faire mentir. Un set à l'américaine tout en muscle et en metal. La setlist est celle que l'on attendait, sans grandes surprises, c'est du classique : « Trigger Full Of Promises », « All Hail The Dead », « The American Dream », « Playing Soldier Again », autant de morceaux connus et reconnus par tout le monde qui seront exécuté parfaitement, avec toute la brutalité dont ils sont capable. Les guitares sont bien mises en avant et le son tranche des gorge. Dans le pit ça mouline sec et les jambes se lèvent vers le ciel. Voila qu'arrive « I Know Holywood and You ain't It » avec sa moshpart invraisemblable. Diffcile de rester de marbre. WOJ livre un concert propre, carré, solide, à la ricaine. Rien ne dépasse, de toute façon si ça dépasse, Candace coupe les têtes. Comme attendu, c'est « The American Dream » qui termine ce concert comme il se doit. Il manquait juste un petit « Revival Never Goes Out Of style » Pro mais sans réelle surprises.

Setlist WALLS OF JERICHO
The New Ministry
A Trigger Full of Promises
Feeding Frenzy
All Hail the Dead
Relentless
I Know Hollywood and You Ain't It
Playing Soldier Again
The American Dream





Avant dernier groupe, IGNITE porté par un excellent Zoli, monte sur scène et comme d'habitude avec la France qui ne semble pas comprendre ce groupe, le public est bien moins est en masse que pour WOJ mais qu'à cela ne tienne, les mecs assureront comme les champions qu'ils sont. IGNITE c'est presque vingt ans passé à servir la cause du hardcore mélodique cinq étoile, mais IIGNITE c'est avant tout et surtout une voix, celle de Zoli, probablement le chanteur le plus propre de toute la scène hardcore qui ne met rien à côté. IGNITE, en concert ce sont aussi les speeches de Zoli et son côté militant. Tout ça sera là encore ce soir. Personnellement, J'adore ce groupe et « Darkest Days » est un pur chef d'œuvre du genre. IGNITE, en live ça se vite avec les tripes et ça se chante avec le poing serré. Un hardcore de stade en quelque sorte. Les musiciens jouent à la perfection des morceaux qu'ils connaissent sur le bout du bout des ongles. Après deux « vieilleries » classique « Veteran » et « Poverty For All », ce sont deux titres de Darkest Days (que je connais par cœur de A à Z) qui arrivent. Les fans chantent et se pâment devant la classe et la prestation de Zoli. Le groupe jouera un nouveau morceau, dont j'ai oublié le nom, vous m'excuserez, qui présage du bon pour l'album à venir. Ils s'en iront sur « Live For Better Days » et « Bleeding » histoire de terminer sur une bonne note. Un groupe classe, sérieux, trop sous estimé. Alors ouais du vrai chant chanté par un vrai chanteur c'est quand même beaucoup mieux, hein TURNSTILE? IGNITE c'est l'élégance faite hardcore.



Setlist IGNITE
Poverty For All
Veteran
Fear Is Our Tradition
Let It Burn
Are You Listening?
In Defense
Family
Know Your History
My Judgement Day
New Song
Live For Better Day
Bleeding



Enfin le dernier groupe arrive, parce que mine de rien, on commence à fatiguer doucement mais on va vite retrouver un peu de jus pour SICK OF IT ALL parce que SOIA en live c'est toujours la pétée. A croire que les gars rajeunissent d'années en années et que le temps n'a aucune prises sur eux. S'il y'a un groupe qui représente New-York mieux que personne (sauf Madball évidemment) c'est bien celui des frangins Koller. Lou dans son style habituel, à la cool, tranquille, tient le micro pendant que Pete fait le show, enchaîne les toupies, saute, court et arpente la scène de long en large tout en envoyant ses riffs typiquement new-yorkais. Que dire d'un concert de SICK OF IT ALLE sinon que c'est l'assurance de passer un bon moment ? Je les ai vu des dizaines, des vingtaines de fois et je ne me lasse pas. C'est simple, je ne souviens pas avoir assisté à un mauvais concert de leur part. Celui de ce soir sera bon, le pit s'active à l'ancienne, bon enfant, sourire, stagedive et sueur. SickOf enchaîne les morceaux avec facilité. Vieux machins et nouveautés se tapent la bourre avec la même aisance. Crraig Setari prendra le chant comme d'habitude sur « Busted ». C'était le concert qu'il fallait pour terminer cette soirée, avec un featurig de Candace pour le « Us Vs Them ». On s'appelle SICK OF IT ALL et on est le hardcore ; Bonsoir.



Setlist SOIA
Sound the Alarm
Clobberin' Time
Uprising Nation
Injustice System
My Life
Death or Jail
Busted
Sanctuary
Take the Night Off
DNC
Machete
Get Bronx
Step Down
Outgunned
Just Look Around
Good Lookin' Out
World Full of Hate
Road Less Traveled
Scratch the Surface
Us vs. Them







Auteur
Commentaire
Pingujp
Membre enregistré
Posté le: 22/01/2015 à 12h11 - (1003)
J'approuve pour Ignite, encore une fois boudé par le public parisien, c'est peut-être pas assez bourrin? Zoli Teglas est un chanteur extraordinaire, peut-être le seul depuis 10 ans qui soit capable de faire autre chose que de brailler dans un micro. Son album solo vendu 5 Euros au stand démontre une palette de styles assez étonnante. Je pense et j' espère que dimanche à Deinze en Belgique (avec probablement beaucoup plus de monde, H 8000 oblige), Ignite aura l' accueil qu'il mérite.

Pilsner
IP:80.13.1.37
Invité
Posté le: 22/01/2015 à 14h02 - (1004)
Ignite, à part leur "hit" qu'est ce que c'est mauvais quand même...
incompréhensible qu'ils soient encore si haut sur l'affiche (et même à l'affiche de ce concert tout court). à la rigueur pour du punk rock mélodique faites venir bad religion sur un de ces plateaux. Turnstile aurait retourné la salle sur ce créneau horaire.
Heureusement ils nous ont épargné la reprise de U2.

Sinon fort belle soirée mais définitivement, en France pays des droits de l'homme, peut on interdire les mecs qui font du karaté tout seuls au milieu la fosse ? Merci


jayftbx
Membre enregistré
Posté le: 23/01/2015 à 17h56 - (1005)
Je plussoie à peu près ce report, sauf que j'inverse Turnstile et Rykers. Le groove made in "Beverly Hills 90210" de Turnstile m'a bien donné envie de lever la patte là où Rykers, comme en 1996, m'en a touché une sans faire bouger l'autre. Y avait quelque chose de touchant, limite pathétique, à voir tous les vieux gars de la scène se ruer comme un seul homme lors du set des Allemands. Une espèce de chant du cygne, en quelque sorte ! ^^

Ah oui, j'ai pris une grosse tarte devant Walls Of Jericho, que je n'avais jamais vu. 15 ans à passer au travers, et c'est désormais réparé. C'est moi ou le combo cheveux longs/frange fait moins passer Candace pour un bonhomme ??? Ou elle a arrêté de lifter, je ne sais dire... Bref, bonne mouture cette année, et j'espère que l'an prochain on aura Hard Resistance, pour un autre grand moment dEurocore made in Lost & Found !



djabtrash
Membre enregistré
Posté le: 25/01/2015 à 23h39 - (1006)
@jayftbx : "Le groove made in "Beverly Hills 90210" de Turnstile"

haha bien vu

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