- W.A.S.P. + DRAGONFORCE + DYECREST par SHAKA - 1667 lectures
Paris (Elysée Montmartre) - Mardi 15 juin 2004



La bande à Blackie Lawless n'était pas revenue en France depuis la tournée "Kill fuck die", alors autant vous dire qu'on attendait ça avec impatience ! Pourtant, l'Elysée Montmartre est dans sa petite configuration, le rideau étant baissé et condamnant une parte de la salle. Il n'y a vraiment pas de justice.
Deux jours plus tôt, à Montpellier, les groupes de première partie ne s'étaient pas produits, bloqués en Espagne. C'est DYECREST qui déboule en premier sur la scène avec "Into the void", extrait de leur très bon premier album, "The way of pain". Le groupe nous sert un bon Heavy Metal bien rythmé avec de bons gros riffs (3 guitaristes sont de la partie) et tant pis si on a du mal à entendre le chanteur, le groupe est suffisamment motivé pour faire patienter un public qui attend Blackie Lawless comme le Messie. Au final, DYECREST s'est avéré un bon groupe de première partie, sympa !
DRAGONFORCE investit ensuite la scène et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils sont remuants les deux guitaristes (d'ailleurs, l'un d'entre eux est une sorte de Kimberley Goss (SINERGY) au masculin), ils sautent partout comme des cabris. Pour être honnête, à mon sens, le spectacle est plutôt visuel, car musicalement, le premier morceau passé, je m'ennuie un peu, tant le Speed Metal (vraiment Speed) est lassant à la longue et les riffs moins percutants que ceux de DYECREST. "Branlette de manche" pour les uns, "technicité et exécution hors pair" pour les autres la seule accalmie est une ballade sur laquelle je préfère ne pas m'étendre pour ne pas froisser les fans de DRAGONFORCE. Et tout comme pour DYECREST, le chanteur n'est pas gâté par l'ingénieur du son, on ne l'entend pas toujours. Et, d'une manière générale, j'ai vraiment l'impression la plupart du temps d'entendre une sorte de bouillie sonore imputable à des problèmes de sons, plutôt qu'aux musiciens eux-mêmes. Mais, les zicos prennent leur pied comme rarement j'ai vu un groupe le faire, et ça, ça fait vraiment plaisir. D'ailleurs, les mecs de DYECREST n'hésitent pas à envahir la scène et à faire les cons avec eux, vraiment convivial comme ambiance ! Tout comme le gamin qui monte sur scène (une sorte de Jordy en plus evil, le fils d'un des zicos ?) et qui harangue le public en faisant le signe du Diable et en essayant de jouer de la guitare que lui passe un des deux gratteux !
Bon, c'était bien sympa tout ça, mais les choses sérieuses débutent enfin avec l'arrivée de W.A.S.P. après une longue, très longue intro et... paf... un medley dans ta face qui met tout le monde par terre, la folie ! Nos 4 Américains sont en pleine forme et même si Blackie, de près, a pris un coup de vieux quand même et que son jeu de scène n'est plus celui qu'il était il y a 20 ans, l'énergie et l'émotion sont bel et bien au rendez-vous. Lui aussi, on a parfois du mal à l'entendre, sa magnifique voix étant parfois couverte par les guitares. Après ce medley, le groupe enchaîne les vieux classiques jusqu'à la très belle ballade "What I'll never find", typiquement W.A.S.P. et tirée du dernier album en date, l'excellent "The neon God : part 1 - The rise". "Sister Sadie" du même album est plus enlevé et vient ensuite le moment visuel du concert : "My tortured eyes". Sur cet extrait de "Kill fuck die", l'album le plus sombre et malsain du groupe, la lumière se focalise sur Blackie qui se balance sur son magnifique pied de micro à tête de mort monté sur ressort, tout en s'enduisant les bras et le visage d'une substance qui avec la lumière le rend vert fluorescent... et avec ses mimiques, on croirait vraiment voir un zombie... effet visuel garanti. Puis, le set reprend sur les chapeaux de roue avec la fameuse reprise de THE WHO qui fait partie maintenant des classiques de W.A.SP. et l'hymne des hymnes, je veux bien sûr parler de "I wanna be somebody" ! Malheureusement, ce morceau sonne déjà la fin du concert puisque Blackie et sa bande s'éclipsent pour les rappels. Blackie déboule alors tout seul avec sa guitare et nous gratifie d'un superbe medley acoustique avant de mettre le feu une dernière fois avec "Blind in Texas" que l'on ne présente plus.
Au final, ce concert fut un moment inoubliable, car je n'avais jamais vu W.A.S.P. ! Mais, je me dis que ceux qui ont déjà vu le groupe ont dû être assez frustrés par la brièveté du set et on était quand même loin de la folie des débuts (et l'absence de Chris Holmes ?). Mais bon, Blackie n'a plus 20 ans non plus, mais il a encore de bien jolis restes !

Set-list W.A.S.P. :
Overture
Medley : On your knees/Inside the electric circus/Hellion/Chainsaw Charlie
L.O.V.E. machine
Animal (fuck like a beast)
Wild Child
What I'll never find
Sister Sadie
My tortured eyes
The real me (cover THE WHO)
I wanna be somebody

Rappels :
Medley acoustique : The idol/The gypsy meets the boy/Sleeping (in the fire)
Blind in Texas



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