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Récit d'un périple métallique, entre le 20 et le 24 juin 2013.



Cette édition du Hellfest fut pour moi un voyage euphorique dans un océan de plaisir, une explosion des sens au milieu d'un feu d'artifice musical. Résolument bâti sur la diversité et l'éclectisme, cette cuvée 2013 m'a apporté son lot de découvertes, de plaisirs, et de déceptions, mais l'impression globale qui en ressort est un bonheur ininterrompu de 77 heures.

Bonheur musical des découvertes séduisantes et des confirmations enivrantes. Bonheur humain des rencontres plaisantes, des apéros agréables, des pogos fraternels et des tonnes de bons souvenirs. Plaisir, bonheur, headbang, pogos, décibels, passion, hurlements, sourires, déconne, découvertes, saturation, blast, rencontres, carottes, souvenirs : en un mot comme en 15, ce fut excellent.

Voici mon récit d'un périple métallique, qui à l'instar d'une danse intime ou d'une nuit de plaisir avec sa moitié, a progressivement fait monter la pression durant ces quelques jours, pour atteindre l'apogée dimanche , le 7ème ciel métallique. Please find here my Highway to pleasure...



J0 : L'APPROCHE DE LA SÉDUCTION

Tout commence un jeudi matin ensoleillé, aux alentours de 7h45, à quelques km d'Annecy. Ma radieuse compagne de voyage est en forme, moi aussi. Une heure plus tard, nous arrivons chez le troisième larron, également motivé à bloc. Encore 20 minutes jusqu'au centre de Lyon, pour rejoindre notre super chauffeur. Et voici l'équipe de choc, prête à effectuer ce périple de 5 jours, au complet. Elle est donc constituée de Reblowaih, Jvice, Jé et moi-même. Une clope pour les deux accros, un twix, et GO TO CLISSON !

Le voyage sera une formalité agréable, nous faisons connaissance avec Jé, entourés de décibels, de discussions plaisantes, prémices d'une ambiance déconne et festive. Tout s'annonce sous les meilleurs auspices avec ces compagnons de voyages adorables.

Arrivé sur le site du Hellfest sans encombres vers 18h30. Nous marchons un petit bout de temps pour, enfin, après moult hésitations, trouver un petit coin de paradis pour poser nos tentes, entre des Espagnols posés et des Allemands en forme.

19 h : c'est l'heure de l'apéro. Le premier d'une grande série.

Nous récupérons sans encombre nos Pass "3 jours", non sans avoir auparavant cédé à la pression d'un Jvice en manque d'eau, qui ne fut serein qu'une fois son joli pass "H2O" accroché au poignet. Ce pass garantit en effet un accès illimité aux douches et lavabos durant le fest. Et comme chacun sait, le metalleux est, par nature, quelqu'un qui aime sentir le savon de Marseille. :)



Armés de nos pass "H2O", "3 jours" (et "VIP" pour moi), avec une grosse dose de jetons en poche, nous faisons le tour du camping, pour découvrir en vrac : les pissotières dans les bottes de paille, les toilettes disposées à chaque poteau de repère (ces fameuses tours "Red Camp", "Yellow Camp", "Green Camp" et "White Camp"), les ingéniosités de certains metalleux pour squatter l'espace ou se protéger de la pluie et la confirmation que le metalleux aime Quechua (au bas mot, représenté avec 95% des tentes).

Le ventre rempli, nous assistons (de loin) à la prestation de KARMA ZERO, puis WILD DAWN dans le Metal Corner. Puis nous retrouverons ensuite Copain, toujours aussi en forme, accompagné de Flo et d'autres joyeux(ses) compagnons, avec qui l'apéro se prolongera tard dans la nuit... et... voilà... (pardon pour ce manque d'information complémentaire, mais ma mémoire me fait ici défaut, il semblerait que mon cerveau ait déconnecté après 2h du matin).

Il n'empêche et en dépit d'une bière au goût douteux et franchement aqueuse : l'approche de séduction est réussie. L'ambiance, l'envie et la bonne entente propice à la déconne nous donnent envie d'une seule chose : passer aux choses sérieuses avec les premiers concerts.



J1 : LES PRELIMINAIRES

Premier jour, premiers concerts, aux allures de préliminaires, qui vont lentement mais sûrement faire monter la pression.

Les festivaliers sont présents en masse sur le camping, mais prennent leur temps pour entrer sur le site du fest à l'ouverture des portes à 10h30. Nous serons parmi les premiers, motivés comme jamais... en premier lieu par le fait d'accéder à des toilettes propres, sans temps d'attente. Le plan "popo" de 10h15, aux toilettes près de la Valley, va devenir notre petit rituel décongestionnant. Car c'est bien connu : un bon caca au propre, y'a rien de mieux pour débuter une journée au Hellfest !



Je découvre au passage la nouvelle configuration du festival (j'en étais resté à celle de 2011). Je trouve que la disposition géographique des différents points clés (tentes, mainstages, coin bouffe, Metal Market) est clairement mieux pensé et mieux organisé qu'en 2011.

La Valley est située juste à l'entrée du site, sur la droite. A côté se trouve l'immense tente bleu (visible de très loin), qui abrite les Temple et Altar (temple du Death et du Black sous toutes ses formes). C'est d'ailleurs la seule remarque que j'émettrais : je trouve que la Valley et les Altar/Temple étaient trop proches (espacée d'une trentaine de mètres je dirais)...

Le temps de visiter le site et j'aperçois un bout de LIVING DEAD sur les Mainstages. Bien tripant, les Suédois avec leurs masques imitant des crânes balancent une sorte de Thrash burné, très dynamique. Je ne connaissais que de nom, et force est de constater que leur énergie et leur musique sont taillées pour la scène. C'est vraiment pas le truc que j'écouterais chez moi, mais ça passe super bien en live.

Mais le vrai début des hostilités sera sous la mégatente "Temple/Altar'", avec du GrindCore, et les Australiens de CAPTAIN CLEANOFF. Rien de tel pour bien commencer la journée, sans compter que nos lascars ont la patate et délivrent une prestation aboutie et bien violente. Le son est plutôt bon - surtout rétrospectivement par rapport à d'autres groupes - et l'enchaînement de blast-beats et de groove fait du bien à mes cervicales, qui s'échauffent sereinement. Les préliminaires s'annoncent chauds.

Je profite ensuite d'une première pause pour aller visiter l'espace VIP. Toujours aussi agréable et bien foutu avec la partie bar, l'espace aménagé à l'extérieur avec des superbes décos, des chaises longues, des tables, et des ravissantes demoiselles en mini short qui viennent nous faire goûter des tubes à essai remplis de Jagermeister... Bref : le luxe pour un festivalier. L'espace Presse est, lui, bien foutu, avec une trentaine de PC en wifi, relativement stables (...). Mais globalement, rien à dire...



De retour ensuite sous l'Altar, pour voir MISANTHROPE. Bon concert de S.A.S. et ses copains, qui commencent leur set par "Bâtisseur de cathédrales" (ou comment se mettre le public dans la poche en un morceau...). J'ai par contre été super déçu par le son de batterie, ultra triggué, qui contraste trop à mon goût avec la musique des Seine-et-marnais... Mais bon concert, même si je ne connaissais pas la plupart des morceaux (tirés des 2 derniers albums je suppose).

C'est ensuite sous l'influence dictatoriale de Jvice (que je remercie ^^) que nous nous précipitons vers les Mainstages afin d'admirer VEKTOR... Je ne connaissais pas, et j'ai pris une bonne claque ! Quelle efficacité, le Thrash technique et agressif des Ricains est impressionnant, tant par la technicité assumée (riffs et soli de malades) que par la rapidité et la variété. Un excellent moment pour ma part, qui apporte une vigueur particulière à ces préliminaires musicaux.

Après une pause repas au camping, je retourne à l'espace presse afin d'interviewer THE ARRS. Ce fut un super moment en compagnie de Pierre, Stefo et Phil (merci encore les gars pour votre disponibilité et votre amabilité).

L'heure de l'apéro approchant, j'ai simplement le temps ensuite de regarder un bout HELLYEAH, qui m'impressionne agréablement. Peu convaincu par la bande à Vinnie Paul sur album, j'ai été séduit par l'énergie simpliste du groupe, qui joue une musique taillée pour le live. Chad, l'ancien chanteur de Mudvayne, s'époumone avec envie et les structures simples et groovy de leur Thrash Metal gentillet me poussent irrésistiblement à headbanguer. Bonne surprise.

Je file ensuite sous l'Altar, pour regarder le début de BETWEEN THE BURIED AND ME, mais le son n'était pas super équilibré, et je peine franchement à rentrer dans leur zique...

Pas grave, 17h, l'heure de l'apéro avec les copains de la rédac. Et ça me permet ainsi de retrouver Skay, et de faire la connaissance de Wasted et de Sheb. Cool, ravi d'avoir trinqué avec vous les gars !

Juste le temps d'aller voir un bout de TESTAMENT et je retourne dans le Carré VIP afin d'aller interviewer Rafa de MASS HYSTERIA... Et je le remercie encore très chaleureusement, car le pauvre venait tout juste d'arriver sur le site du Hellfest, non sans mal, après avoir pété la courroie de distribution de sa caisse, et avoir dû se faire dépanner par quelqu'un... Super moment avec un musicien extrêmement sympa et disponible !

Je termine juste à temps l'interview pour me précipiter sur la Warzone, afin de mosher avec TERROR... Et là encore, ce fut énorme ! La bande à Scott Vogel, composée de vieux routards rompus aux lives, est d'une efficacité redoutable !
Les titres du dernier album passent super bien en live, les tubes sont toujours aussi implacables : mieux que des préliminaires classiques, TERROR est une mise en bouche voluptueuse et vigoureuse, propice aux pogos furieux.

La soirée s'annonce tranquille, une tartiflette avec trop peu de reblochon pour reprendre des forces après les pogos de TERROR, du KREATOR en fond sonore, un détour par WHITESNAKE pour vomir le reste de tartiflette bloqué dans ma gorge, une demi-heure dévastatrice devant AGNOSTIC FRONT qui est décidément toujours aussi efficace : et me voilà rassasié, fin prêt pour affronter l'expérience SLEEP...



Convaincu par le lobbying intensif de Miss Reblowaih et alléché par la perceptive d'une découverte musicale, je me laisse convaincre par le "Stoner/Doom" des Américains. Mais, la présence de Skay devant ce groupe aurait dû me mettre la puce à l'oreille... Le début du concert sera chouette, avec un groupe qui dégage une aura peu commune. Le guitariste (membre d'HIGH ON FIRE également) semble comme possédé, et martyrise sa guitare. Le Doom de SLEEP, teinté d'Heavy/Stoner, se veut simple mais lancinant. Sauf qu'après deux morceaux, je me surprends à m'ennuyer, peu captivé par la redondance certaine du groupe (ou du style plutôt). Le groupe porte bien son nom, et je commence vraiment à ressentir le contre-coup de ma très courte nuit...

Qu'importe, c'est aussi le rôle des préliminaires : éveiller les sens sans omettre les phases de baisse d'intensité, afin justement de pouvoir la faire redoubler ensuite...

Et c'est AT THE GATES qui se chargera de me remettre les sens en place, avec une prestation intense et émouvante. Émouvante pour qui a été bercé au son des "The red in the sky is ours", "Slaugter of the soul" ou "Terminal spirit disease"... Le groupe balance ses classiques avec une énergie communicative et c'est un putain de plaisir de les voir enfin en vrai, sur scène. Le son est acceptable, en tout cas pour l'Altar. Le groupe a la patate, et Lindberg gueule avec envie. Bref, ce fut un vrai plaisir, et une prestation efficace et dynamique.

Un petit détour devant DEF LEPPARD me confirme qu'en dépit d'un show carré et un son puissant, ce groupe n'est vraiment pas fait pour moi et je me précipite sous la Valley pour admirer NEUROSIS. Premier concert du groupe que je vois, donc aucun recul. Et j'ai apprécié cette fin de journée, avec un concert hypnotique et très captivant. J'ai mis deux morceaux à vraiment entrer dans le set, et ce fut ensuite un plaisir de me laisser envahir par le "Post/Metal/HardCore expérimental" des Américains. Un très bon concert, des zikos impliqués et talentueux : ces préliminaires s'achèvent sur une explosion de saveurs auditives, qui laissent augurer le meilleur pour le lendemain...



J2 : LE COÏT MÉTALLIQUE

Les choses sérieuses commencent aujourd'hui, l'échauffement physique et mental de la veille a conditionné mon organisme pour vivre pleinement cette journée.

Début en fanfare dès 10h30, au taquet devant la Mainstage (après le rituel du popo), pour sautiller au son des Anglais de SKINDRED. Leur mélange de Metal, de reggae et de fusion est absolument imparable en live, et vaut tous les p'tits déj's caféinés du monde : ce fut juste génial. Grosse énergie, superbe ambiance, musique dynamique et entraînante : un groupe fait pour le live, qui s'est éclaté sur scène et nous a permis de passer un excellent moment ! Ou comment bien débuter cet accouplement métallique...

Un petit tour à l'espace presse, histoire de voir les copains, et de taper la discut' avec Benji Webbe (SKINDRED), et un détour par la Mainstage me confirme que ASKING ALEXANDRA, c'est mal.

Je décide de préserver mes oreilles, et me plante devant DEAD CONGREGATION, histoire d'avoir ma dose de blast. Les Grecs ne font pas semblant, et en dépit d'un son un peu brouillon, la brutalité est de mise. Parfait.

Tout transpirant après ces premières culbutes, je fais un tour par l'espace H2O afin de réhydrater mon corps et le nettoyer. Fin prêt pour une nouvelle salve de décibels, j'observe la fin du set de MONSTROSITY, puis rejoins la Mainstage pour suivre la prestation de COAL CHAMBER.

Inquiet, voire désabusé, après les vidéos des derniers lives entrevus sur le net, je vais en réalité me prendre une grosse déflagration en pleine face. La bande à Dez Fafara est en forme et motivée comme jamais ! Et ça fait toute la différence !



A l'exception de l'attitude pseudo-rebelle du gratteux, qui va passer son temps à shooter le pied de micro tout juste remis droit par les roadies, ce concert des Américains fut quasiment parfait. Enchaînement de tubes, déhanchement et pogos comme à la bonne époque, pénétration auditive optimale grâce à un son massif, équilibré et avec une basse au top. Enfin, un Dez en forme et qui maîtrise sa scène : un super moment !

Le coït est aussi l'occasion de changer de position et après cette levrette croustillante, je vais me faire abruptement sodomiser par les Ricains de 3 DOORS DOWN... Une guimauve sans intérêt.

Une douche froide qui va considérablement réduire mes ardeurs métalliques. Je me réfugie dans l'espace VIP pour protéger mes chastes oreilles de cette catastrophe.

Désaltéré par un demi-litre de bière, je me laisse séduire par le chant du Wasted, qui me pousse à aller voir PARKWAY DRIVE le "meilleur groupe de MetalCore". Ben le coquin avait raison ! Et je vais rapidement reprendre mes gesticulations sexuello-metalliques devant les Australiens, qui envoient du lourd sur scène. Headbang ininterrompu, musique terriblement énergique, et un chanteur qui ne cesse d'haranguer la foule et de donner de la voix : j'ai été complètement séduit par PARKWAY DRIVE, qui a livré une grosse prestation.

Je reste à quelques mètres de la scène pour suivre ensuite une valeur sûre en live : DOWN... Et ce fut, comme habituellement, un excellent moment !
Même si le groupe se laisse gentiment gagner par la routine, même si Anselmo n'était pas ce jour-là en pleine possession de sa voix, même si le groupe joue souvent les mêmes morceaux sur scène, DOWN c'est indubitablement un accouplement passionné entre le groupe et le public, une étreinte passionnelle et charnelle, un moment empreint de vigueur et de plaisir. Et ce fut de nouveau le cas, même si j'ai préféré leur prestation de 2011...

Après ces émotions, et afin de reprendre des forces pour la suite de l'accouplement métallique, je pars visiter l'espace Metal Market. Bien situé, à l'entrée du site, sous une immense tente, il a l'avantage d'être légèrement à l'écart des scènes et concentre tout ce que le metalleux peut espérer trouver.
Peu d'emplettes pour ma part, mais quelques échanges plaisants, dont un avec l'un des exposants qui m'expliquera qu'ils étaient au Sonisphère début juin, mais qu'ils s'étaient fait bien chier... J'ai bien aimé sa remarque, "Le Sonisphère, y'a pas trop d'ambiance, c'est un festival pour les gens qui écoutent du Metal dans leur salon, alors qu'au Hellfest, c'est vraiment un festival pour des gens qui aiment les concerts. On y vient autant pour la musique que pour l'ambiance" (pardon si la retranscription n'est pas fidèle, mais l'idée est là).

L'ambiance était effectivement au top, les metalleux de tous types discutaient, buvaient, rigolaient, dans un état d'esprit plaisant. Samedi fut sans doute la journée la plus peuplée, l'effet "ZZ Top + KISS" n'y était pas étranger. Mais le site était suffisamment vaste et bien organisé, pour qu'on puisse toujours circuler facilement, sans sensation d'étouffement.

Je profite d'un bout d'UNEARTH, un verre à la main, puis cours voir ACCEPT, devant une foule massive. Un bon moment, même si ce n'est pas franchement mon style...

Tout le contraire de PAPA ROACH, dont j'attendais un concert dynamique et agréable. Et qui va me faire le coup de la panne sexuelle... Mou, sans âme, redondant, j'ai été franchement déçu...

Et j'ai alors ensuite pris une décision salvatrice pour mon bien être : aller manger.



Une fois la chose faite, c'est du côté de la Warzone que mon coït métallique s'est poursuivi, avec un putain de bon moment en compagnie des fous de CONVERGE : enchaînement "position de la brouette/poirier anal", le tout avec une aisance et une envie déconcertantes. Jacob et ses copains étaient attendus, ils n'ont pas déçu. Une heure furieuse, aux pogos déchaînés et à l'énergie communicative : CONVERGE est une valeur sûre et m'a une fois de plus anéanti.

Pas facile de prendre le relais, et FINNTROLL va me lasser au bout de 2 morceaux.

Je profite alors tranquillement d'une mousse en compagnie de Jvice et Jé, puis nous nous plaçons judicieusement devant une warzone saturée de monde, pour pogoter en compagnie de NOFX.

Les indéboulonables Punk/Rockeurs, toujours aussi désinvoltes et déconnants, ont ravi le public avec leur musique ultra entraînante, au doux parfum de nos années adolescentes. Un super concert, une superbe ambiance, des tubes, des pogos de fous, et un rappel : n'oublie pas, "Si jamais tu ne vas pas au pogo, c'est le pogo qui viendra à toi !" (merci à mes compagnons de pogo, connus et inconnus)

Après une telle débauche d'énergie, il faut savoir ralentir le mouvement de bassin, pour entretenir le plaisir tout en préservant les capacités d'accélérations du corps. Et ce sont les redoutables Suédois de CULT OF LUNA qui vont s'en charger : leur Post/HardCore très personnel, prend tout son sens en live. Profitant (pour notre plus grand plaisir) d'un allongement de créneau horaire, le groupe va interpréter durant plus d'1h30 d'anciens morceaux, couplés avec ceux tirés de "Vertikal".

Parfaitement mis en valeur par des jeux de lumière extrêmement bien foutus, le groupe va mettre le public à genoux, maîtrisant son style et son jeu de scène et jouant parfaitement avec les ambiances et les montées progressives en intensité.
Le plaisir charnel ne se résume pas forcément par un pilonnage intensif, mais passe aussi par des phases d'apaisements intimes et de caresses langoureuses...
CULT OF LUNA : l'un des meilleurs concerts du Hellfest...

Je termine ensuite ce marathon sexuel par les pros de l'annulation de dernière minute, qui, ô miracle, en dépit de quelques gouttes, vont maintenir leur concert : KORN. Et... j'ai été déçu. Toute l'énergie que j'ai tant aimé à la fin des années 90 semble avoir laissé place à une sorte de professionnalisme froid et distant. Il reste toujours les tubes, certes...

Mais même "Got the life/Freak on a leash" m'ont fait une piètre impression, en partie due au son, en partie due à l'évolution musicalo-humaine à laquelle je n'adhère pas. Le groupe a le mérite d'avoir évolué, mais je trouve que ces classiques revisités avec la présence d'un clavier et d'un DJ perdent totalement en efficacité et en âme. Bref, ça m'arrive pas souvent, mais là, en terme de live, je trouve que KORN, c'était carrément mieux avant...

Allez, cette séance de copulation métallique se termine sur une déception, mais la journée fut tellement sportive et sexuellement aboutie que je regagne ma tente avec des frissons dans le corps et des décibels plein la tête...




J3 : L'APOGÉE ORGASMIQUE

Après deux jours intenses, je me sens aussi frais qu'un saumon au milieu de la glace pillée sur l'étalage d'un poissonnier parisien. Mais affûté, physiquement au top grace aux pogos de malades de la veille, chaud bouillant par les promesses de cette dernière journée qui s'annonce démentielle. L'activité physique des deux derniers jours a permis aux muscles de s'échauffer, à la nuque d'être réactive, et c'est tout mon corps qui réclame déjà sa dose d'activité headbangite et pogosique, comme une dépendance physique à laquelle mon cerveau ne peut qu'adhérer...

Au taquet, je suis devant la mainstage à 10h20, merci l'entrée privilégiée des VIP... Et c'est THE ARRS qui a la charge d'entamer cette dernière journée, qui s'annonce... orgasmique. Les Parisiens manient parfaitement l'art de la déflagration et du retournement de pit et en 30 minutes (argh, trop courtes...), leur MetalCore ultra dynamique va faire trembler les nombreux métalleux présents malgré l'horaire de passage. Un condensé de tubes, un groupe super content d'être là et qui le montre, et une grosse énergie : alternant les excellents "Mon épitaphe", "1781" ou "Du berceau à la tombe" avec des titres plus anciens, THE ARRS s'est mis rapidement le public dans la poche, avec sa musique généreuse et puissante, propice à sauter en rythme et hurler sa joie d'être là. Pogo, circle pit et wall of death, hop c'est bon, on va pouvoir prendre le p'tit déj. 'tain, déjà un orgasme de bon matin, ça sent bon !

Suite avec HAEMORRHAGE, et une bonne dose de Death/grind tendance Gore pour se remettre en jambes. Malgré un son un peu mou (pas assez gras ou puissant), la bande à Luisma a délivré une prestation très appréciable, dansante et bien gore à souhait.

Je profite d'une baisse de forme pour aller prendre une douche, mais au vu du monde attendant devant le H2O, j'ai préféré me réorienter vers les robinets, qui suffiront à mon bonheur capillaire. Bordel, on n'est pas là pour sentir bon de sous les aisselles après tout.

Retour en speed sur le site du fest pour voir... CRYPTOPSY ! Et ce fut une littérale boucherie ! Un deuxième orgasme, que c'est bon ! Dédaignant leurs deux albums mous de l'anus, les cousins ont privilégié la brutalité fédératrice et la technique de malade, pour un set surpuissant. Les CRYPTOPSY étaient vraiment ravis d'être là et nous aussi ! Les morceaux du dernier album passent super bien en live, la précision instrumentale du groupe est impressionnante, les vieux morceaux sont une extase et le groupe a même préparé un medley de 7/8 minutes avec différents extraits de morceaux de "Blasphemy made flesh"... simplement excellent !

Après une pause apéro/bouffe, mes sens et mon organisme vont être émoustillés par la libération des protéines neurologiques orgasmiques, l'oxytocine et la prolactine, réponse à la stimulation psychologique de l'enchaînement de malade de ce dimanche : PIG DESTROYER/MASS HYSTERIA/MISERY INDEX/GOJIRA. Avouez qu'en terme d'orgasme, ça a de la gueule, quand même...! PIG DESTROYER, putain que ça fait du bien ! Malgré un son trop aigu (peut-être en partie lié à l'absence de bassiste) et des intros au claviers qui pétaient un peu la dynamique du concert, la bande à Scott Hull est toujours source de plaisir auditif, pour qui aime le Grind expérimentalo-technique. Une bonne déferlante de blast, des riffs aiguisés et tranchants, un hurleur en chef déchaîné et un pit en forme. Sans être exceptionnel, ce fut cool.

Et que dire des MASS HYSTERIA ensuite sur la Mainstage... Devant un public qui a massivement répondu présent, le groupe a été impérial... Une putain d'énergie et de patate sur scène, un bagou énorme, une "positive attitude" communicative, avec Mouss qui tchatche comme jamais, et le groupe motivé à bloc ! MASS HYSTERIA a débuté avec pas mal de titres du dernier très bon album, pour finir avec les classiques imparables tels que "Contraddiction" ou "Furia". L'ambiance était vraiment au top, trop court, mais excellent ! Et j'invite tous les lecteurs à aller voir sur Arte la retransmission de ce live, rien que pour le titre "P4", où Mouss et les deux guitaristes sont venus au centre de la fosse (au milieu de plusieurs milliers de personnes) et ont joué le morceaux en nous demandant de faire un énorme circle pit autour d'eux ! Putain de circle pit, j'en ai rarement fait d'aussi monstrueux, c'était bien fendard !

La déferlante de plaisir intime se poursuit sans temps mort, mettant mon corps à rude épreuve. Direction l'Altar, avec les fous de MISERY INDEX qui ont tapé dans tous leurs classiques pour nous proposer un concert explosif ! Ultra brutal, varié, et puissant, enchaînant les titres rapides et furax avec les morceaux plus lourds. Fin apocalyptique sur "Traitors". Une ambiance énorme dans la fosse, des musiciens heureux et impliqués et une énergie survitaminée : c'était simplement parfait !

Le temps d'apercevoir un bout de VOIVOD, de penser à Greg, de me dire que ce n'est pas pour moi et de boire un coup : mon marathon orgasmique reprend de plus belle avec nos Français de GOJIRA... Pour les avoir déjà vus en salle, je connais leur puissance et leur efficacité. Mais là, devant une foule vraiment vraiment immense, GOJIRA a été totalement à la hauteur de son statut de tête d'affiche et a été impérial ! Plein de hits, piochant dans tous les albums, un professionnalisme à toute épreuve, un Joe communicatif, à l'aise devant 20000 personnes et un public qui a répondu présent. Même si je les préfère dans l'intimité d'une salle, j'ai aimé ce concert. Bravo les GOJIRA pour ce concert dément et cette heure d'extase métallique !

Puis, repu de cette décharge émotionnelle intense et quasiment ininterrompue, mon organisme va quémander un peu de repos. Ce qui sera chose faite avec la bonne nouvelle apportée par l'annulation de CLUTCH : DOWN et son concert très très spécial... Préparé à l'arrache, car la nouvelle de l'annulation de CLUTCH datait du vendredi, les gentils DOWN nous ont offert un second concert, histoire de ne pas laisser les metalleux sans décibels dans les esgourdes. Au-delà de l'audace et du professionnalisme de ces types, cette prestation fut franchement sympa et agréable. Et même en dépit d'un Phil Anselmo qui n'a pas pu trop chanter, les Ricains ont fait le spectacle ! Alternant des anciens titres de DOWN (époque "Nola"), des reprises d'EYEHATEGOD ou CROWBAR, DOWN s'est amusé et a amusé le (nombreux) public, dans une ambiance détendue... Un chouette moment.

Une telle intensité hormonale nécessite l'absorption de graisse et de houblon, afin de permettre à mon organisme de tenir le coup jusqu'au bout de la nuit. Ce sera chose faite avec une assiette bien garnie et un dernier hommage aux stands de bouffe.

Le vomissement est évité de peu en passant devant STONE SOUR (rien à faire, Corey, je ne le supporte que quand il hurle...), nous privilégions un mangeage/boivage devant le concert sympa de MOONSPELL : un bon son, un style mélodieux et sombre et une très bonne maîtrise scénique et instrumentale. Mais à part dire que c'était vachement bien, je suis incapable de donner des noms de morceaux.

Et une fois rassasié, mes muscles vont quémander leur dose d'activité. Je vais alors rester sous la même tente, pour assister au début du show de MARDUK. Peu fan de leur Black violent sur album, je le trouve en revanche dévastateur en live. Et ce fut le cas, en tout cas pour les 20 premières minutes. Grosse patate, violence, haine, pogo furieux, bref un bon show bien sympa, que je vais rapidement abréger pour aller chanter avec les Monstres de LORDI.

Et oui, j'ai tenté l'expérience. Et j'ai bien aimé... pour les 45 minutes que j'ai vu en tout cas. Un bon gros show bien sympa et bien Rock 'N Roll... Je ne connaissais pas les titres, mais il faut reconnaître aux Finlandais cette aptitude à composer des morceaux simples mais immédiatement mémorisables. Leur Heavy/Rock est simple, efficace et donne envie de taper du pied, sans compter que le spectacle visuel offert par ces gentils monstres était vraiment chouette. Un très bon moment ...

Mais, en terme de spectacle visuel, c'est du côté de la Warzone qu'il fallait être, ce dimanche à 22h50 : PUNISH YOURSELF, groupe hautement respectable et reconnu, m'a provoqué un énième orgasme musicalo-pogotique, avec un concert absolument divin ! Tout peinturlurés, alors que la nuit était en train de tomber, les Toulousains ont eux aussi fait le spectacle, dans un style bien différent de LORDI, mais nettement plus furieux et dansant ! La Warzone était transformée en gigantesque Dancefloor Metal, la foule toute entière sautait, pogotait et dansait au rythme des hymnes Indus/Metal/Rock/HardCore de PUNISH YOURSELF, le tout dans une ambiance festive. Un son super équilibré, des musiciens déchaînés, des effets et jeux de lumières absolument géniaux ! L'un des meilleurs concerts et surtout un groupe de fous à voir sur scène impérativement !

L'extase qui me parcourt l'échine atteint son apogée, résultat conjugué de l'ambiance et de l'état d'esprit qui règnent au Hellfest (que ça soit dans le public comme sur les scènes), et des concerts magiques, violents, jouissifs et géniaux que je vis depuis 3 jours. Je suis simplement heureux, émotionnellement et métalliquement épanoui.

Je suis dans un tel état d'esprit positif, que je me plante ensuite devant les 45 minutes restantes du concert de VOLBEAT... Et mon extase va se prolonger, à ma grande surprise : VOLBEAT est à la fois carré et passionnant, pro et accessible. Leur "Elvis Metal", mix habile de gros Metal, de Rock et de chant haut-perché mais assez captivant, est extrêmement efficace. A l'instar de LORDI, dans un autre style, VOLBEAT maîtrise totalement l'art de la composition et ses titres, à la fois simples et efficaces, ont le chic pour me faire headbanguer et danser en rythme. Simplement excellent !

Mon orgasme dure depuis 10h30 ce matin, mon cerveau commence à fatiguer de ses décharges émotionnelles, mais n'écoutant que l'extase qui anime mes sens, je reste planté devant les Mainstage, rejoignant Reblo et Zoliv, pour admirer, chanter et danser devant... GHOST ! Profitant du décalage de planning pour permettre à DANZIG de satisfaire à des contraintes organisationnelles, nos gentils Suédois épiscopaliens bénéficient ainsi d'une exposition maximale et joueront sur la Mainstage (au lieu de la Valley). Ils vont atomiser un public nombreux. Sous la bienveillance de Papa Emeritus II, les 4 Nameless Ghouls encapuchonnées vont balancer tous leurs tubes, séduisant bon nombre de spectateurs, avec leur Pop Métallique hautement efficace. L'ambiance était vraiment chouette. Sur une scène aux jeux de lumière parfaitement ajustés, alors que la nuit était tombée depuis longtemps, GHOST et leur charismatique chanteur ont envoûté Clisson et ses metalleux, au rythme de leur musique atypique mais captivante. Leur chanteur sobre mais très efficace, psalmodiait en s'adressant à la foule et faisait vivre ses titres. Une très belle façon de clore ce Hellfest magique...



J4 : L'ÉPUISEMENT POST-COÏTAL

Le réveil sera rude. Ensoleillé, des étoiles plein les yeux, des décibels plein la tête, je peine à me convaincre que le Hellfest, c'est fini... Un passage devant l'entrée me sert de pinçage de bras : les tentes sont déjà en train d'être démontées... Et un trajet de retour plaisant, ponctué de promesses de pogos communs à venir... Ce Hellfest fut simplement génial.

Sans tirer de bilan, je retiens surtout de ce Hellfest cette petite liste de :

Points négatifs :
- Une mauvaise communication en temps presque réel sur sur les changements de dernières minutes, car même en 2013, il y a encore beaucoup de monde qui n'a pas de téléphone avec connexion 3G ou tout simplement qui ne souhaite pas utiliser son téléphone durant ces 3 jours : peut-être qu'un affichage (numérique ou même simplement papier) à l'entrée du festival, au-dessus de l'espèce d'arche, serait une amélioration appréciable pour le futur...
- Un accès à la Warzone trop trop étroit (les Parisiens n'étaient peut-être pas trop dépaysés, mais il y avait des bouchons incroyables à chaque fin de concert...)
- Trop de rustres qui pissent n'importe où --> Plus de pissotières (telle que celle installée à la sortie de l'espace restauration, côté Warzone) serait à mon avis un choix peu onéreux et hautement appréciable

Points positif :
- L'organisation du site dans son ensemble (répartition et disposition des scènes, placement du Metal Market, zone réservée à l'espace bouffe, etc.) et globalement une circulation aisée (à part la Warzone)
- Beaucoup de toilettes un peu partout, des toilettes réservées aux nanas et des pissotières pour les mâles
- L'espace boisé entre le Merch, le Metal Market et la Warzone : un peu de verdure, beaucoup de bien
- Les magnifiques décos et tout ce qui tourne autour du design (les baraques pour le Merch, les flammes allumées chaque soir, etc.)
- La serviabilité et l'amabilité des bénévoles et de toutes les personnes bossant pour les festivaliers. Et merci pour les protections auditives gratuites ! Préservez cela, c'est vraiment appréciable (surtout quand on paume ses bouchons dans les pogos....)
- L'éclectisme et la variété de l'affiche ! Énorme point positif à mes yeux. Moi qui, comme tout metalleux, pestait intérieurement lorsque l'affiche a été dévoilée ("ouah, y'a quasi pas de Grind !", "merde, j'aurais bien vu SOILWORK ou MASTODON en tête d'affiche", "beurk, STONE SOUR, KISS et DEF LEPPARD, super les têtes d'affiche...", "putain, y a quasiment pas de Brutal death, fuck", etc etc.), j'ai finalement été très agréablement surpris par la diversité musicale proposée. Je trouve que le Hellfest est vraiment un super endroit pour faire des découvertes et s'ouvrir à d'autres styles/groupes. Je trouve que cet éclectisme est, avec du recul, une richesse à préserver.



Après ces 3 jours magiques, hors-du-temps, le retour à la réalité sera dur...

Difficile de rester plongé dans cette parenthèse musicale, et de préserver dans sa mémoire les déferlantes d'émotions, de sensations et de sons ressentis durant 3 jours.

Mais, avec, malgré tout, une impression unique qui perdure, comme l'effet d'une drogue douce qui ne se dissipe pas, comme la sensation de flotter au-dessus de la masse, comme l'impression d'être là sans être là, comme l'illusion d'avoir accédé à un nirvana musical unique que les proches ou collègues ne peuvent comprendre...

Comme si le quotidien avait désormais une nouvelle saveur, éphémère et durable à la fois. Comme si ces quelques jours (m')avaient permis de prendre du recul sur mon quotidien et de lui donner une coloration différente : Noir...

Mais un Noir Metal, c'est-à-dire un noir extrêmement riche, à la fois intense et léger, aux nuances et aux variations chromatiques infinies, exactement à l'image de la scène Metal...

Un immense merci à Greg, un gros Bizou à mes potos de la rédac' : Pam, Skay, Wasted, Sheb et Chocko. Merci Wasted, BSPix et Phenix pour les photos que je vous ai piquées pour ce report.

Salut aux différents furieux et pogoteurs croisés un peu partout, merci aux bénévoles et aux organisateurs pour ce festival unique.

Enfin et surtout : un gros Bizou/Pogo à Reblowaih, Jé, Jvice, Flo, Zoliv et Copain !


Auteur
Commentaire
jfr01
IP:109.213.74.32
Invité
Posté le: 12/07/2013 à 15h04 - (502)
J'aime ce style, l'humour et le sérieux à la fois. L'auteur doit être jeune et plein d'énergie pour avoir eu le temps de voir autant de groupes et avoir "des orgasmes multiples". Pour les avis sur les groupes et l'organisation du site et du festival, je suis globalement d'accord.

neuro
IP:79.85.148.42
Invité
Posté le: 12/07/2013 à 16h47 - (503)
Un très bon live report comme j'aime !

big brother
Membre enregistré
Posté le: 12/07/2013 à 18h33 - (504)
Ho tiens, copain en photo avec une bière !

Pingujp
Membre enregistré
Posté le: 12/07/2013 à 19h17 - (505)
Bon report,qui a l'air objectif,mais il y a 5 ghouls dans Ghost (je chipote...). L'accès à la Warzone était bouché à cause des blaireaux qui se massaient tous du côté de l'entrée...

Sereneya
Membre enregistré
Posté le: 12/07/2013 à 19h17 - (506)
Hell'o,

Bon Live-Report.

N'ayant pu être-là pour cette édition.

Haut-Savoyard .:Ju:. ?



jujulafripouille
Membre enregistré
Posté le: 12/07/2013 à 21h04 - (507)
moi aussi, le lundi je n'avais pas trop la pêche après un tel week-end, comme chaque année. J'ai aussi constaté que la bière ,plus chère, était vachement coupée a l'eau

Danaos
Membre enregistré
Posté le: 12/07/2013 à 21h10 - (508)
Comme l'auteur de la chronique, j'ai trouvé que la journée de dimanche était la meilleure, tant pour l'ambiance que pour la programmation. J'aurais vu avec grand plaisir Treponem Pal, Pig Destroyer, Spiritual Beggars, Misery Index, Gojira, The Toy Dolls, Marduk, Hypocrisy, Punish Yourself et Cradle of Filth. Mais il y avait à chaque fois un autre groupe qui m'intéressait encore plus... Alors que vendredi et samedi, quasiment aucune hésitation...

..::Ju::..
Membre enregistré
Posté le: 12/07/2013 à 21h42 - (509)
Vraiment un chouette Hellfest !

Merci Pingujp pour la correction, tu as raison, sorry

Sereneya : Voui, Haut-Savoyard depuis peu... Toi aussi ...? Si oui, faudra venir voir THE ARRS à Annecy le 24/10, ça pète comme groupe en concert !

@Big Brother : Héhé, je fais parti des chanceux qui ont pu boire un coup et passer du bon temps avec ce coquin de Copain... (J'aurai bien aimé faire ta connaissance, mais je crois que "newsais" quand Reblo vous a croisé)



Zoliv
Membre enregistré
Posté le: 14/07/2013 à 20h26 - (510)
jfr01 : "L'auteur doit être jeune et plein d'énergie"

On peut même dire que c'est une sorte de Lapin Duracell, une pile sur pattes, il bouge tout le temps ! C'est sans doute grâce à ses carottes, ça devait être des barrettes d'uranium peintes en orange, je ne vois que ça.



jvice
Membre enregistré
Posté le: 15/07/2013 à 20h09 - (515)
Ah ouai, il a de l'energie ce Ju ;)
Très bon report, très complet et qui rend bien compte de la folie du fest!




Skay
Membre enregistré
Posté le: 16/07/2013 à 00h05 - (516)
Oh putain le report fleuve... Bisou viril Ju ! C'était un plaisir de te croiser (comme le reste de la rédac, ainsi que tous les copains)

JTDP
Membre enregistré
Posté le: 19/07/2013 à 17h47 - (517)
Chouette report !



reblowaih
Invité
Posté le: 19/07/2013 à 18h25 - (519)
Quand j'ai la nostalgie, je relis ton report! Trois jours c'était trop court! Vivement l'année prochaine!



MrGuitoune
IP:86.66.183.170
Invité
Posté le: 23/07/2013 à 00h30 - (522)
Super report de Ju, j'adore ! ta manière d'écrire et ton style sont super plaisants, je lis une histoire en te lisant.

Ju
IP:90.83.218.53
Invité
Posté le: 29/07/2013 à 11h13 - (523)
Merci à toutes et à tous pour vos retours, c'est sympa !
Biz Miss Reblo
Et vivement le prochain Hellfist !

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