- MOTOCULTOR 2012 BY PHENIX par PHENIX - 4095 lectures
MotoCultor 2012



Premier Motocultor fest pour moi, dans ce qui sera un festival très jeune encore, il n'empêchera que cette année nous avons un running order des plus alléchants. Pas le temps de poser la tente, le soleil est là, et des groupes m'attendent.

Vendredi 17/08



A peine le temps d'arriver sur le site et de prendre quelques repères, que nos chers Français de ETHS envahissent la Dave Mustage.



Brève introduction, où Candice mène toujours aussi bien son indéniable présence sur scène tout en menant le public par le bout des doigts. On se retrouve avec un son très puissant en passant par des morceaux phare tels que «Détruis-moi» ou encore «Crucifère».




Une cohésion agréable entre les membres du groupe, une balance assez correcte, et visuellement, ça envoie pas mal, le public charmé, motivé, se tasse aux barrières pour se noyer dans l'ambiance metalcore dérangeante du groupe, mais qui plaît toujours autant.




Prenant un peu le temps de discuter avec certaines personnes présentes de bonne heure sur le site, j'apprends quelques désagréments pour les festivaliers, notamment avec un retard de deux heures sur l'organisation générale sans compter l'annulation des ELECTRIC WIZARDS.

Pas le temps de se reposer sur ses lauriers, place aux Américains de CORROSION OF CONFORMITY sur la Supositor Stage. Leur retour était très attendu, et je désormais, je sais pourquoi, dès le départ sur «Psychic Vampire», l'alchimie est là, ils sont souriants, ils en imposent et je suis totalement convaincu par leur prestation.





Une bonne grosse sauce metal trio sévèrement bien gérée, une présence sur scène doublée d'un contact avec le public évident, les CORROSION OF CONFORMITY tape dans le mille.



Un plaisir indescriptible m'envahira sur «Mad World» suivi de «Tomorrow» et aux sourires qu'arborent les visages accumulés au crash-barrières, je ne suis pas le seul.



IMMOLATION prend place... tiens ils ne devaient pas jouer en tête d'affiche?... Très surpris donc de les voir débarquer sur scène à 22h10, mais bon, aujourd'hui le running order est assez... rock n roll!



Je suis clairement comblé par leur prestation, une patate incroyable sur scène, ça headbangue à tout va, et chaque membre s'en donne à coeur joie. Chaque centimètre carré de scène est utilisé pour livrer une surdose de brutalité à décoiffer un chauve.




Un jeu à la guitare exquis, une cohésion dans les mouvements du guitariste basé sur les impacts de la batterie donnera une démarche assez particulière à celui-ci. IMMOLATION n'est pas en tête d'affiche mais se lâche littéralement pour nous offrir un set des plus mémorables.



KMFDM, nom de diable je les attendais! Les Allemands de KMFDM sont là et la baffe sera de mise.



Première phase, l'exaltation et la surprise : l'ambiance se pose dans la douceur et la puissance du savant mélange que nous offre leur musique. Seconde phase, l'ensorcellement : les yeux rivés sur la scène, difficile de décrocher du regard, on est happé tant par le visuel que par l'énergie livrée sur scène.




Une diversité musicale indéniable, la Dave Mustage se présente désormais comme une porte vers une nouvelle dimension. L'ambiance est à son comble, l'effervescence aussi, un groupe qui te met une belle et grande claque... le seul hic... tu en redemandes.




Le temps pour moi de me remettre de mes émotions... oui je suis parti boire une bière! ^^ Je rejoins donc la Supositor Stage, et d'ailleurs je me dis que malgré un «faux départ» en début de journée, l'équipe de scène s'en sort plus que bien au niveau des horaires, l'enchaînement d'une scène à l'autre se fait en douceur et dans un timing des plus respectables.

Après être passé d'un registre metal à indus, place au folk metal d'ARKONA. Malgré un très bon jeu de scène, l'accroche est ici plus difficile. Le son m'ennuie un peu, tout n'est pas parfaitement audible ou pas assez à mon goût sur certains instruments traditionnels. Pourtant la front leadeuse en peau de bête sait y faire sur scène.




La public quant à lui semble conquis, beaucoup chantent en choeur, d'autres boivent en choeur face à d'autres comme moi plus sceptiques, après les goûts et les couleurs ne se discutent pas. La musique d'ARKONA, n'en reste pas des moins intéressantes pour autant, et tout amateur du genre saura s'y retrouver pleinement.



Une première journée pleine de surprises donc, notamment dans le running-order qui a joué au yoyo toute la journée, je ne regarde même plus mon programme initial. J'en reste donc sur la surprise, la plus grande d'ailleurs, tout aussi étonnante soit-elle, aura été de voir IMMOLATION à l'avance pour voir TREPALIUM passer en tête d'affiche (sachant que ceux-ci devaiebt ouvrir les hostilités de cette première journée)

Ce n'est pas la première que je les vois sur scène, mais c'est toujours avec un plaisir indescriptible. Une belle aubaine en soi, pour nos Français de clôturer cette première journée avec leur son jazz metal sur un site bien rempli à cette heure-ci.



Des passages bien thrash face à d'autres plus jazz metal, le tout dans une ambiance de folie, une scène qui paraitrait parfois trop petite pour eux, les TREPALIUM savent y faire pour mettre le feux en live.



On reste sur les classiques avec notre cher clown sur «Sick Boogie Murder» qui sera toujours aussi débordante d'efficacité en live. Au vu des petits soucis organisationnels de la journée, leur set a donc dû être écourté, de ce fait, on n'aura pas droit au duo avec Julien de Gorod sur le magnifique cover de Pantera qu'est «I'm Broken».






Une première journée sous un soleil généreux. Une première journée pleine de rebondissements que ce soit dans le running order ou la diversité des genres offerts sur scène. Je vais de ce pas me poser un peu, une bière à la main avec différents collègues, histoire de reprendre un peu de force, raconter sa life et nos dernières couvertures live, dans la joie et la bonne humeur avant de passer l'étape «posage de tente et je galère à gonfler mon matelas car je suis crevé».



Samedi 18/08

Après une nuit froide, et une matinée houblonnée, direction la Dave Mustage sous un soleil de plomb en compagnie des SUBLIME CADAVERIC DECOMPOSITION.




Je ne les avais encore jamais vus, et c'est presque à regret, car vraiment ce groupe, en plus d'être fortement sympathique avec son public, offre une scène qu'il est difficile d'oublier. Musicalement et humainement je dis chapeau messieurs, vous m'avez conquis. Les Français à l'honneur pour ouvrir ce deuxième jour sous un son grindcore à t'arracher la tête.








Un son énorme, une prestation grandiose, du blast, du riff bien lourd et pesant, les SUBLIME CADAVERIC DECOMPOSITION, viennent «réveiller» les festivaliers à grand coup de pattern explosifs en pleine tronche. De la dynamite sur scène pour un set qui se révèlera bien trop court à mon goût.





Et si on se faisait un petit coup de rock pour se calmer un tantinet? Enfin se calmer est un bien grand mot car les Hollandais de PETER PAN SPEED ROCK vont mettre une sacré ambiance.




Inutile de dire qu'ils font du speed rock, c'est comme le Port-Salut, c'est écrit dessus. Speed rock certes, mais attention, ce n'est pas des enfants de chœur pour autant. On a des passages assez calmes et posés, face à d'autres plus ravageurs à la limite du thrash et il en sera de même pour le chant.






Chaque membre bénéficie d'une certaine aura lui donnant une considérable présence sur scène, bassiste comme guitariste, ils en imposent par leur stature, leurs voix comme par leurs riffs.


Un groupe que je n'aurais raté sous aucun prétexte, les NO RETURN!! C'est parti pour une bonne grosse vague de thrash death plein les esgourdes. Ils commenceront leur set sur le démentiel «Borderline» histoire de poser l'ambiance dès le début.




Ils sont heureux d'être là et ça se voit, une cohésion sur scène vraiment agréable, chaque membre se complète et il en ressort une image extrêmement positive du groupe. Un set et un show à la hauteur de mes espérances, le public est désormais bien réveillé et s'agite aisément sous les riffs de «Rising» ou encore «News Item».






Chuck au chant est vraiment impressionnant, il transpire d'expérience, mène la scène et le public par le bout de nez, que ce soit dans sa gestuelle ou dans sa communication, sans oublier de plaisanter entre deux titres en sortant des conneries.^^






Une biffle vraiment, j'ai pris ma dose de NO RETURN et ne manquerait de les revoir dès que l'occasion se présentera.






On repart sur une phase grindcore avec les Français de BLOCKHEADS, et clairement ça poutre!!!!




Des morceaux certes très courts, je ne suis pas sûr qu'ils aient un titre dépassant les trois minutes, mais l'intensité de leurs compositions est palpable, sans compter que sur scène ce sont de vrais tarés!






Le chanteur donne tellement de puissance sur «Born Among Bastards» que quand il s'agenouille, on a l'impression qu'il s'effondre sous le poids de ses propres vocalises. BLOCKHEADS offre un savant mélange de riffs par leurs diverses influences, ce qui fait qu'ils ne tombent pas dans la banalité d'un grindcore trop bateau, et c'est tout à leur honneur.







Place au punk rock ensoleillé des THE ADOLESCENTS. Une musique qui nous donne un grand coup de «fraîcheur» avec des musiciens qui ne sont pas dénués de talents.








Malgré la qualité de leur prestation, je n'arrive pas à trouver d'atome crochu. Et apparemment je ne semble pas être le seul, puisque le public est assez passif à la musique des THE ADOLESCENTS.


Petit changement de running order , une simple inversion entre Noctem et WAR MACHINE qui prendra donc place sur la Supositor Stage.





Les Français encore et toujours à l'honneur pour nous offrir une scène mémorable ici sous un son metal N'Roll. Je suis assez surpris car réellement ce n'est pas un registre qui me plaît plus que ça.




Mais ici les WAR MACHINE, avec les bons gros riffs rock n roll bien gras sauront mettre l'ambiance en deux temps trois mouvements. Le chanteur bénéficie d'un certain charisme et d'une énergie incontestable sur scène ce qui aura le don d'attirer aisément l'attention du public.






Des morceaux qui dépotent, des chœurs plus que corrects de la part du batteur et du bassiste, ils jouent, ils kiffent et sont tout sourire, au final c'est très communicatif et l'effet n'en est que plus positif, pour le groupe, comme pour le public.




S'ensuivra CROWBAR avec leur musique puissante, pesante mais déstabilisante, ils sont classés dans un registre sludge alors qu'à l'écoute ça part un peu dans tous les sens quand même. Ce qui fait que j'aurais un peu de, une chose est sûre, ils sont imprévisibles et ça c'est bien sympa même si j'ai un peu l'impression du coup de me retrouver devant un groupe qui n'a pas d'identité musicale propre.






Tantôt thrash, tantôt death, tantôt sludge, ça file un peu le tournis sur la longueur, on n'a pas le temps de s'accrocher réellement car d'un morceau à l'autre d'un pattern à l'autre tout chavire. Ce qui au final est aussi positif que négatif, leur talent est incontestable à l'image de leurs compositions complexes.






Ils arrivent enfin les NOCTEM!!!






Déguisés, encapuchonnés, ensanglantés et bien motivés! Du black pur et «simple», ils enchaîneront sans ambages, leur musique passe assez bien mais reste dans un déjà trop vu hélas.






Certes ce sont de bons musiciens, ils envoient le pâté, mais niveau structure musicale, je ne trouve pas que ça casse trois pattes à un canard, après le visuel vient donner un coup de pouce à l'ensemble, qui est franchement pas dégueulasse à regarder.





Cela fait longtemps que je n'avais pas vu les NAPALM DEATH, trop longtemps d'ailleurs car le quatuor anglais n'a rien perdu de sa terrible efficacité sur scène. Un très bon départ sur «Circumspect» et c'est parti pour une heure de plaisir.




Shane Embury à cause de ses éternels soucis de santé ne sera pas présent aujourd'hui et on aura donc un bassiste de remplacement. En dehors de ça Barney au chant est un vrai diable, ce mec carbure au 10 000 volt sur scène!!






Impossible pour moi de ne pas apprécier ce groupe en live, au sein du public la transe de Barney se transmet aisément, le tout vire dans un bordel sans nom au travers de morceaux tel que «Protection Racket», «Quarantined» ou encore «Deceiver» parmi tant d'autres dans un set list concoctée avec grand soin pour marquer les esprits des festivaliers du Motocultor.




On en sortira les yeux écarquillés, usés pour certains mais sans en posséder un sourire des plus naturels.



Clairement on enchaîne sur les groupes à ne manquer sous aucun prétexte, à peine le temps de sortir des NAPALM DEATH qu'on se retrouve avec les MUNICIPAL WASTE.




Les Américains balancent leur set sur «Unleash the Bastards», et là je suis au septième ciel, première fois pour moi en live, et clairement, la claque est monumentale. J'ai rarement vu des musiciens aussi carrés et talentueux sur scène avec un sourire facile et une communication aussi débordante avec le public, s'en est presque dégoûtant^^






Ils ne nous joueront pas moins de 17 morceaux, tous s'enchaînant avec une facilité troublante, on ne voit pas le temps le temps passer avec eux. Une technique sublime, des compositions de haute voltige, un côté bon enfant sur scène en contradiction avec l'intensité de leur musique, mais c'est tellement bon à regarder et écouter!





Je n'avais pas gardé un souvenir des plus plaisants lors de mon dernier concert des DARK TRANQUILITY, c'est donc méfiant que je débarque dans le pit photo appareil en main, prêt à être surpris ou une fois de trop déçu.




Bon clairement je suis surpris, le son est bien meilleur que ce que j'avais pu voir auparavant, même si le clavier est encore et toujours bien trop timide à mon goût, pourtant il met tellement plus en avant la dimension de certains morceaux mais bon, déjà je pars cette fois-ci sur un avis positif.





Après une première déception, j'ai l'impression ici de redécouvrir le groupe et voir quelque chose de totalement différent et ce avec un plaisir certain et non dissimulé! Comme quoi, un son bien réglé peut changer tout l'avis que l'on peut se faire d'un groupe en live, ici je suis aux anges.




Au chant, Mikael est très actif sur scène et sa voix est magnifique, le reste de la formation n'est pas en reste, loin de là, chacun attire les regards à sa manière, la nuit est bien noire, et visuellement ça n'en est que plus jouissif.






Je sortirai de cette scène avec le sourire, aurai le temps de prendre quelques impressions à droite à gauche, tout le monde est unanime, DARK TRANQUILITY c'était énorme!


Là vraiment je ne comprends pas, je n'ai rien contre YOUR DEMISE mais les faire jouer après DARK TRANQUILITY, c'est difficile à encaisser pour ma part.






Leur musique va en fait vite me gaver, je trouve ça assez monotone, chaque morceau ressemble trop au précédent et encore plus au suivant, bref j'accroche pas du tout et en suis même déçu.




Après sur scène ce sont des vrais berserks, à ce niveau, la statique n'est pas dans leurs mœurs mais ça ne suffira pas à me convaincre.



Place à CORONER qui arrive sur scène assez tranquillement. Une introduction quelque peu… étrange, un échange téléphonique entre deux personnes le jour où les Twin Towers sont tombées. Après quelques recherche, il s'avérera qu'il s'agirait en fait d'une conversation téléphonique d'une personne étant dans un des avions, après je n'ai aucune idée de l'authenticité de ces informations, mais clairement ça met un peu les boules quand même en départ de set.






Sur scène leur musique envoie vraiment bien, même s'ils semblent incroyablement timides, ce qui ne les empêchent pas de bénéficier d'un certain charisme et donc d'une présence ébouriffante.




L'ensemble de leur set jonglera donc sur des passages très sombres et lents face à d'autres plus pêchus mais toujours empreints d'une certaine noirceur doublée d'une mélancolie à fleur de peau. Une atmosphère vraiment agréable à vivre, les têtes hochent d'elles-mêmes sous leurs riffs, le public est assurément convaincu de la prestation de nos chers CORONER.



Le clou final de cette seconde journée, les tant attendus SEPTICFLESH, le frisson me parcourt dès les premières notes lancées sur « The Vampire from Nazareth » ! Dommage ô grand dommage que les samples orchestraux ne soient pas assez audible par contre.




Ils utilisent la scène et le public avec une facilité hallucinante, guidant le public comme un chef d'orchestre dirige son assemblée, c'est assez impressionnant. Et le public est totalement déchaîné sur un site s'avérant bien rempli pour accueillir les SEPTIC FLESH.




On n'échappera pas au terrible « Lovecraft's Death », l'ambiance atteint une certaine apothéose au sein du public. Une set list soignée, un groupe qui, sur scène, te met des claques à répétition, SEPTIC FLESH est, sans hésiter une seule seconde, une valeur des plus sûres de la scène death metal.








Une seconde journée s'achève et quelle journée !! Je ne pense pas traîner des heures ce soir au camping à discuter avec nombre de festivaliers à se raconter notre journée un verre à la main… bien que…^^



Dimanche 19/08



Après une nuit quelque peu agitée, oui je suis faible, j'ai traîné sur le camping à converser de la journée avec des festivaliers plus sympas les uns des autres. Me revoilà pour la dernière journée qui sera également des plus surprenantes. Le temps de boire un monster et de faire la tournée de bisous «matinale», je repars au charbon et ce avec un plaisir certain et non dissimulé.



Me voilà donc devant la Dave Mustage pour voir IMPUREZA, j'en ai entendu du bien et du mal, et suis donc assez curieux de me faire mon propre avis sur la question.




Me voilà plongé en pleine perplexité, le côté flamenco metal, ça fait sourire quand on lit ça, mais honnêtement c'est pas mauvais. Le gros bémol c'est que nos chers musiciens de IMPUREZA sont mollassons, pour ne pas dire aussi vivaces qu'une moule cuite. Après il faut reconnaître qu'il n'y a pas foule sur le site à cette heure, même comparé à hier, l'affluence a bien diminué, ce qui a peut-être joué sur la motivation personnelle des gaillards.





Je sortirai de ce set a moitié conquis, j'ai aimé la diversité qu'ils arrivent à porter sur un registre death metal mais aurais espéré bien plus d'engouement sur scène de la part d'un groupe brutal-death-flamenco et donc censé envoyer la sauce à tout va.





La donne va bien changer sur scène avec le hard rock de nos chers Français de OIL CARTER qui vont venir s'abattre sur la Supositor Stage tel une tornade.




Beaucoup de puissance délivrée, ils ne sont pas venus pour laisser le peu de festivaliers s'endormir sur place, et pourtant encore trop peu présents sur le site. Le son est très très bon, les musiciens souriants, complices, très communicatifs le tout, sous des riffs hard rock bien lourd avec une batterie explosive, tout pour se mettre en forme pour ce troisième jour.




Les OIL CARTER auront réussi à mettre une bonne patate en ce début de journée et j'ai hâte de les revoir sur scène.





On repart sur une dose de grindcore avec COLLISION nous venant tout droit des Pays-Bas, mais là, la sauce ne prend mais alors pas du tout. D'un morceau à l'autre j'ai l'impression de n'avoir que du réchauffé.







Chaque morceau sonnant comme une pâle copie du précédent, je fais l'effort de laisser passer trois quatre morceaux mais rien n'y fait, j'en sortirai très déçu.







Bon décidément c'est pas mon heure, INHUME va me laisser encore plus de marbre que COLLISION... Le tout s'enchaîne avec banalité, c'est triste et vraiment pas prenant, sur ce coup-là je passe mon tour.







Les ADX débarquent sur scène sans demi-mesure, petit effet pyrotechnique pour bien lancer leur set en toute efficacité. Et là c'est tout un autre monde!!!! Une grande bourrasque positive envahit la scène, les ADX alignent les morceaux et font preuve d'une extrême complicité que ce soit entre eux ou avec le public.




Des sourires placés à chaque morceaux, ils communiquent avec le public, ils se marrent entre eux et musicalement le speed metal du quintet est ravageur. L'ambiance dans le public est tout autre soudainement, difficile de ne pas être charmé par l'énergie débordante et l'optimisme du groupe sur scène.






ADX m'aura mis une bien belle claque et aura eu le don de me réveiller un grand coup, car je commençais à me lasser un peu en ce début de journée.





La scène nu-metal core est mise à l'honneur avec les AS THEY BURN, n'étant pas prévu initialement mais remplaçant EXIT TEN. Ils ne font pas dans la dentelle et leur musique, c'est de la vraie dynamite sur scène.




Ils sont mobiles, imposants et font participer le public un maximum, l'ambiance sera donc explosive entre différentes moshpart, sans compter un wall of death bien sympa, qui sera d'ailleurs le premier de la journée si je ne m'abuse.






AS THEY BURN est un groupe que je considère beaucoup et une fois de plus, je ne serai pas déçu de leur part, plus ils avancent, plus ils prennent du plomb dans la tête. Voilà un groupe qui est destiné à monter et à brûler bien encore des planches.





Le Hard rock norvégien des AUDREY HORNE va venir retourner la Dave Mustage un grand coup. C'est péchu, ça envoie sévère à chaque morceau et le leader au chant est vraiment intenable sur scène.






Je sais pas ce qu'ils mangent le matin les AUDREY HORNE, mais j'en voudrais bien, ils font preuve d'une aisance sur scène qui est loin d'être déplaisante à voir. Une set list axée sur le dernier album, c'est un peu dommage, enfin, quand, comme moi, on ne l'a pas encore écouté, mais pour le coup le découvrir de la sorte est très intéressant également.






Après avoir été calmé par deux groupes consécutifs, me voilà plein de hargne après avoir enchaîné AS THEY BURN et AUDREY HORNE, hélas je ne vais pas rester sur ma lancée...





Mon appréciation des groupes aujourd'hui est une vraie montagne russe, j'oscille entre l'extrême plaisir et la terrible lassitude, sans parler d'une certaine déception par moments. Avec PERVERT ASSHOLE je serai plus dans la lassitude.




Visuellement ce n'est pas la méga-originalité mais ça a le mérite d'attirer l'attention, ambiance pseudo gore, pied de micro avec squelette ensanglanté suspendu, chacun des membres est bariolé dans cet esprit à sa manière, le visuel est accrocheur.






Après musicalement, c'est pas exceptionnel, je trouve ça même assez monotone d'un morceau à l'autre, le groupe attire plus l'attention du public par ses frasques scéniques et ses samplers d'orgasmes bien juteux que par la technique ou la structure de leurs morceaux. Le public sera dans la même phase, bien plus conquis par l'aspect scénique que par la musique de PERVERT ASSHOLE en elle-même.




On m'avats dit beaucoup de bien des BEATALLICA, j'avais donc hâte de les voir sur scène.




Sur les planches, ils font preuve d'un grand charisme, mais le côté milkshake Metallica et Beatles ici ne passe pas. Le son est loin d'être génial qui plus est, ce qui fait qu'on a tendance à plus réfléchir à se dire «tiens c'est quel morceau, là?» qu'on en perd le fil même propre à l'écoute de leur morceau.




Je n'ai pas aimé du tout, aussi bon soient-ils quant à utiliser l'espace sur scène et à faire preuve d'un talent certain, avec ce son que je trouve très moyen, et certains pains qui viennent me buriner les oreilles, je ne tiendrai pas longtemps face au BEATALLICA.





Mon petit cœur sensible se sentira bien mieux avec les MYRATH. J'avais déjà une très bonne image du groupe mais ne pensais pas en être si impressionné. Et vraiment c'est que du bonheur.




Ils sont là sur scène, avec leurs morceaux tous plus terribles les uns que les autres, ils en imposent par leurs statures mais semblent pourtant si posés. Le second morceau, « Braving The Seas », il me semble, va totalement me retourner la tête, le côté prog' de leur musique est incontestablement maîtrisé, leurs compositions sont réglées au millimètre près, ce qui force l'admiration il faut le reconnaître.






Les Tunisiens livreront un son et un set d'une qualité exemplaire, la voix du chanteur est vraiment proche de la perfection, le côté « oriental » ressenti sur certain morceau, dans un registre metal prog, c'est vraiment le pied ! MYRATH en live : un réel délice.




On va désormais enchaîner sur les gros de la soirée, en commençant par les Brésiliens de KRISIUN et leur death metal bien brutal.




Tout amateur de gros son qui tache aura sa dose. Avec un bon gros bourrin au chant, officiant également à la basse ici, on sera servi sur un plateau d'argent avec le set de KRISIUN, qui s'écoule tel un tsunami sur le site du Motocultor.




Un son dévorant qui te prend bien au ventre, un jeu guitare basse bien lourd, c'est bestial, ça sent la bière et la sueur, bref je suis fan !! Petit bémol tout de même sur ce mur du son que nous offre KRISIUN, aussi bestial qu'ils puissent être, là c'est quand même bien trop fort, certains passages de guitares se perdent malheureusement dans l'ensemble en surpuissance.




22h00, on peut dire que malgré cette heure l'atmosphère ne se refroidit aucunement. L'affluence était restée assez timide en ce troisième jour de festival, mais là le site semble s'être bien rempli une fois de plus en ce début de soirée.




Et le public est bien chaud à recevoir les NIGHTMARE, en plein phase promotionnelle d'ailleurs, les voir ce soir n'est pas très étonnant, je dirais même que c'est plutôt plaisant de les voir sur une telle affiche.




Les NIGHTMARE débarquent donc sur scène pour une heure de show qui va comporter des hauts et des bas. Des morceaux qui méritent le détour, qui chauffent bien le public, cependant le groupe semble être ailleurs par moments. Peut-être est-ce dû justement à cette période promotionnelle qui ferait que nos grands gaillards seraient quelque peu fatigués par le kilométrage ?




Malgré cette fatigue apparente qui se ressent plus dans la gestuelle on va dire, ils sont contents d'être ici et ça se voit beaucoup, à l'image du guitariste et de ses fameuses grimaces, ils donnent le meilleur de leur technique et d'eux-mêmes surtout.




Plus le temps de se reposer les esgourdes ce soir, car le public se tasse très rapidement aux crash barrières, surtout que le prochain groupe n'est autre que BEHEMOTH !!!!


Le tension est palpable quand BEHEMOTH entre sur scène, n'ayant pu les shooter aux Hellfest et à peine les voir, j'attendais ce moment avec une extrême impatience.

Nergal débarque et en impose de suite, étonnant de ne pas le voir avec son propre pied de micro, peut-être un aspect technique n'étant pas gérable sur la scène du Motocultor. Qu'importe BEHEMOTH est là pour montrer une fois de plus ce qu'est de la scène, de la très grande scène d'ailleurs !




Il est l'un des rares groupes à imposer tellement sur scène que le temps semble s'arrêter et notre souffle se couper, mon souffle n'aura pas le temps de se couper, bien au contraire, je me retrouve en galère avec une carte SD pleine, il n'y a pas avec eux je suis maudit !!




Niveau contact avec le public, Nergal restera, à sa grande habitude très discret, il n'échangera qu'une et une seule fois, mais c'est ça aussi la grandeur de BEHEMOTH, c'est cette froideur sur scène qui t'hypnotise malgré tout, et une fois de plus ils ont réussi haut la main à envouter des milliers de personnes.

Je sortirai de là surpris, étonné, envouté, entre deux mondes, il faut que je reprenne mes esprits c'est bientôt au tour de TEXTURES.




Une grosse pensée pour les deux frangins, dont un est présent aujourd'hui et qui m'ont fait découvrir ce groupe, et quel bonheur sur scène !! Décidément après un début de journée légèrement difficile, là c'est des tartes à répétitions en pleine tête.




TEXTURES, ou l'art de balancer du son qui te berce entre des moments paisibles et d'autres bien plus brutaux. Une délectation pour mes petites oreilles délicates. Le chant est plus que correct même si j'ai un peu de mal avec le timbre du nouveau chanteur, malgré tout l'ensemble passe plutôt bien.




Tous sont assez spectaculaires tout de même, dans leurs techniques, leurs jeux de scène, la palme d'or revient au bassiste, dont l'aura attire nombre de regards et dont le jeu est tout simplement magnifique. Neuf titres au total seront joués, du nouvel album comme des précédents, et au vu de la maîtrise du chanteur actuel, on en vient presque à oublier l'ancien, je dis bien presque car j'ai vraiment du mal avec son timbre.




TEXTURES nous aura offert un show plein de richesse tant par le côté humain que musical.

Un ouragan s'abat sur le site du Motocultor, c'est pleine tempête là, non on n'a pas de mauvais temps ou d'alerte rouge Méteo France, juste les IMMORTAL qui sont venus clôturer en beauté ces trois jours festifs.




Rien n'est laissé au hasard dans la set list, des morceaux phares tel que «Solarfall», «Triumph», «Tyrants» et j'en passe!! Dix morceaux qui vont enflammer le public qui a décidé de tasser le sol du site un grand coup avant de partir. Moshpart, pogo à répétitions, l'ambiance atteint une apothéose incroyable.




On a l'impression que tout a été mis sous pression pendant trois jours pour avoir ce final explosif sur IMMORTAL qui agit comme une cocotte minute. Il faut dire que malgré l'aspect souvent sombre de la scène, le contact avec le public leur est aisé, et ils font ça très bien.






Un groupe avec un tel renom ne pouvait pas mieux achever cette édition du Motocultor.


Voilà la troisième et dernière journée qui s'achève. De ce premier Motocultor, j'en retiendrai une ambiance intimiste et pourtant aussi forte qu'au sein de bien plus grands festivals. En dehors de quelques soucis techniques lors du lancement du festival le vendredi et encore quelques petites corrections organisationnelles, je sais clairement que je ne manquerai pas la prochaine édition.

Un grand merci à François pour son extrême sympathie, ainsi qu'à toute l'équipe sur place faisant tourner la machine. Je ne suis pas près d'oublier ses trois jours signe de bons sons à répétition et de bonne humeur que ce soit au sein du public comme dans le pit photo.

Grand merci à tous les photographes, rédacteur, zikos et j'en passe avec qui on a passé d'excellents moments (ils se reconnaîtront), mes zygomatiques s'en souviennent encore, et surtout un grand et énorme merci au public sans qui ce genre d'évènements ne pourrait exister et grandir au fil des années.


Auteur
Commentaire
Jeje29
IP:62.35.31.200
Invité
Posté le: 30/08/2012 à 16h19 - (69)
Pour Septic Flesh je cite : "Dommage ô grand dommage que les samples orchestraux ne soient pas assez audible par contre."
Putain on entend que ça ! Je me demande pourquoi les mecs se font chier à jouer, on croirait entendre le CD du début à la fin.
Entre le Hellfest 2011 et la presation du motocultor, j'ai entendu la même chose à la note près.
Même les voix claires de "Anubis" sont enregistrées.
Sérieux, j'appelle pas ça un live.

Stickskiller
Membre enregistré
Posté le: 30/08/2012 à 16h50 - (72)
Un report bien plus pro que le mien dis-donc! :)

Sinon pour Coroner, je peux me tromper, mais l'intro il me semble que c'est la conversation téléphonique qu'on entend normalement sur le morceau inédit "Shifter" dans le best-of du groupe sorti en 1995.
Du coup, l'histoire du 11 septembre, je crois bien que c'est des conneries! :)

Phenix
Membre enregistré
Posté le: 30/08/2012 à 16h59 - (74)
Yop, POur le Septic Flesh au niveau des samples ça dépend où tu étais placés en fait, après pour Coroner, comme j'avais préciser, je n'ai pas la certritude de ce genre d'info mais j'irai jeter un oeil à ça, merci Stickskiller

Stickskiller
Membre enregistré
Posté le: 30/08/2012 à 17h06 - (75)
Je viens de vérifier, c'est bien ça!
Ce n'est donc pas du tout une conversation du 11 septembre!

big brother
Membre enregistré
Posté le: 30/08/2012 à 18h01 - (76)
Sympa ce report ! Et tu es le premier a parlé du son TROP FORT de Krisiun ... j'ai des accouphènes depuis ce concert putain :/

Petit bémol par contre : il n'y a pas de photo des festivaliers, dommmage ! (surtout des photos des jolies demoiselles présentes ... comme l'a fait ce creuvard de Mannard :D )



loudE non connect
IP:88.177.81.26
Invité
Posté le: 30/08/2012 à 20h15 - (77)
photos magnifiques, j'aime bien celle du gars de WAR MACHINE avec la boucle d'oreille qui brille ! et merci pour le report :)
j'y étais pas au Motocultor, et pour moi voir les photos des groupes c'est tout ce qui compte, le public m'en fous:)

Phenix
Membre enregistré
Posté le: 30/08/2012 à 20h19 - (78)
Merci pour l'info Stickskiller!!!

Big Brother : en ce qui concerne les photos des festivaliers, Manard en avait mis et donc je ne voulait pas plus surchargé ce report déjà bien complet photographiquement^^

loudE : Merci beaucoup, ravi que ça t'ai plu

hammerbattalion
Membre enregistré
Posté le: 30/08/2012 à 20h45 - (79)
Très bon report, et pour Krisiun, dégoûté, beaucoup trop fort, des mids qui te vrillent les oreilles, eux qui avaient eu un son parfait au Hellfest l'année dernière, du gâchis. Je pense aussi comme toi pour Behemoth, je ne tiens pas dix minutes sur album, mais là on a un énorme sentiment de domination, très impressionnant, çà me rappelle le Slayer des grands jours. Au final, content de mon dimanche et mention spéciale à ADX qui m'a filé la grosse banane en fin d'apéro.

mydrin
Membre enregistré
Posté le: 31/08/2012 à 08h30 - (80)
merci pour ce compte rendu, les photos sont magnifiques



LetsGo
Membre enregistré
Posté le: 31/08/2012 à 15h47 - (81)

Rien n'est laissé au hasard dans la set list, des morceaux phares tel que «Solarfall», «Triumph», «Tyrants» et j'en passe!! Dix morceaux qui vont enflammer le public qui a décidé de tasser le sol du site un grand coup avant de partir. Moshpart, pogo à répétitions, l'ambiance atteint une apothéose incroyable.


Euh, Mosh part ? On parle bien d'Immortal ? Le groupe de black metal ?

Phenix
Membre enregistré
Posté le: 01/09/2012 à 15h43 - (82)
Hello LetsGo, oui je parle bien d'Immortal, le public ce soir là n'était pas entièrement Black Metal, même assez peu je trouve et n'oublions pas qu'en fest, tout est prétexte a mosher et pogoter pour certain^^


Jotun35
Membre enregistré
Posté le: 05/09/2012 à 20h49 - (97)
D'accord avec Jeje. Septicflesh c'était du pur foutage de gueule : même set-list qu'au Hellfest 2011 (ne pas changer de set-list après 1 an, j'appel ça de la fainéantise, surtout quand aucun morceau de Sumerian Daemons n'est joué... et que tout les morceaux sans samples de Communion et The Great Mass sont soigneusement évités) et un Seth plus occupé à se recoiffer toute les 10 secondes qu'a jouer de la basse.

ego
Membre enregistré
Posté le: 06/09/2012 à 13h54 - (99)
Cool ce report en photo ! Concernant SF, les samples je pense qu'ils peuvent pas y échapper. Par contre pour le chant clair, même si Sotiris ne veut plus tourner, ça doit pas être hyper compliqué d'embaucher un mec pour la scène.
Après si le groupe est aussi statique que la dernière fois où je les ai vu, bah Spiros est bien obligé d'assurer le show d'une manière ou d'une autre... dommage pour ce groupe assez unique.



Grand Strateger
Membre enregistré
Posté le: 06/09/2012 à 16h12 - (102)
Super report, avec de chouettes photos



void
IP:194.153.110.6
Invité
Posté le: 06/09/2012 à 16h36 - (103)
"menant le public par le bout des doigts"
XD dis donc Perceval, ça serait pas "par le bout du nez" que tu voulais dire ? ;)

hcldecalastie
Membre enregistré
Posté le: 07/09/2012 à 13h19 - (110)
Faut clairement arrêter de s'extasier devant SEPTIC FLESH, c'est vraiment surestimé comme groupe. Tout est samplé, ça joue 3 notes, le jeu de scène est pathétique ... autant en album je peux comprendre que certains aiment mais en concert non quoi.

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