- HELLFEST 2012 - I met the devil par DIMMU77 - 1529 lectures
15-16-17 Juin 2012 - Clisson





Allez hop c'est reparti pour une nouvelle édition du plus gros festival métal français, et malgré le fait que j'étais moins emballé cette année, le résultat fut plus que positif (au moins je n'ai pas eu à courir pendant 3 jours pour ne rater aucun groupe). Nouveau site, nouvelles scènes, nouvelle mise en place et nouvelles décos avec une belle cathédrale à l'entrée qui crachera du feu la nuit tombée, joli coin de verdure, stands de bouffe assez nombreux (ce qui n'a pas été le cas des points d'eau et des sanitaires) et malgré la foule, pas trop de soucis pour se déplacer, juste un peu boueux par moments avec une météo capricieuse. Une tente en Y qui selon où l'on se trouve aura plu ou bien dégoûté certains, et une Valley toujours trop petite selon les groupes qui y joueront malheureusement.

Bref, le Hellfest 2012 c'est maintenant (désolé pour les fans de Death et de Hardcore, je n'ai mis les pieds ni sous la Warzone, ni sous l'Altar à part pour un groupe, et pas de Death ^^).



Vendredi : Hail to the KING

Le temps de poser mes affaires au gite (bah oui je ne campe pas ^^), de trouver une place pour la caisse dans le merdier des zones pavillonnaires (ils doivent être heureux les résidents), de découvrir le nouveau site et de faire le plein de jetons pour la dégustation de houblon, je rate à 90 % le show de LIZZY BORDEN. Du peu de ce que j'ai vu, la coupe permanentée des 80'S à l'époque du morceau "Me against the world" est révolu, mes vynils et moi-même en sommes restés là. Je pars dans la direction alors de la tente Altar/Temple pour voir les Canadiens fous d'UNEXPECT découverts au Zénith de Paris en 1ere partie de DREAM THEATER. Le son est brouillon et il est bien difficile de rentrer dans l'univers particulier du groupe quand on ne connait pas grand chose de leur musique. Néanmoins la présence scénique, surtout de la chanteuse est plus que dynamique, une formation vraiment particulière. Un petit tour soporifique autour de la Mainstage 1 pour les sudistes de MOLLY HATCHET, pas convainquant pour un sou, en particulier un des guitaristes qui a bien du mal à se motiver. Show étrange et hors du commun pour DARKSPACE, je savais que c'était spécial, je n'ai pas été déçu. Pas de batteur et du blast à 200 à l'heure par moment, une bassiste assez concentrée sur son instrument, et deux guitaristes/vocalistes à ses côtés, pour être space ça l'est assurément, mais je ne regrette pas d'avoir assisté à ce moment sacrément original de black ambient.



Je quitte par contre la Temple pour assister aux retrouvailles de Kiske/Hansen avec UNISONIC même en étant peu motivé mais un pote a réussi à me convaincre : "Allez viens, mais viens, y'aura du vieux HELLOWEEN". Exact, "March of time" et 'I want out" seront interprétés avec un Kiske méconnaissable au crâne rasé mais impressionnant vocalement et un duo visiblement heureux de jouer de nouveau côte à côte. Pour le reste si comme moi on n'est pas un fan absolu de GAMMA RAY, HAMMERFALL et consorts, on trouve les compos assez quelconque. Un bon moment néanmoins rien que pour les 2 titres cités.



Ça commence à devenir sérieux avec les metalcoreux d'HEAVEN SHALL BURN, absolument pas ma tasse de thé mais il y a 2 titres que j'aimerais entendre "Combat" et la reprise d'EDGE OF SANITY "Black tears". Chanceux sur ce coup-là j'y ai droit assez rapidement alors que la pluie fait son apparition, mais sans refroidir le public qui se lance dans des circle-pits et pogos avec plaisir. C'est carré sur scène mais pas le temps de m'attarder car ORANGE GOBLIN jouent en même temps sous une Valley....blindée. Ahhhhhhh je me retrouve comme pour GRAND MAGUS et KYLESA l'année dernière. Je ne vais pas me laisser abattre cette fois et je joue des coudes pour squatter le côté gauche et pinaise mais ça balance sévère. De mémoire en 1ère partie de CATHEDRAL il y a bien longtemps, c'était bien plus calme, mais je me trompe peut-être. Le peu que je vois est super énergique avec un Ben Ward en grande grande forme, se jetant dans la foule pour serrer des paluches durant "Quincy the pigboy", les solis de Joe Hoare font tous mouches, le son est massif, comme la musique. Je me demande même si "They come back" n'est pas joué un peu plus speed. Belle prestation, j'en aurais bien repris un peu plus. La prochaine fois j'arrive dès le début.



Ça manque sacrément de folk/pagan cette année vous ne trouvez pas ? On va se consoler avec les toujours excellents MOONSORROW. J'ai beau aimer énormément le groupe, j'ai toujours du mal à mettre un nom sur tous les titres interprétés. Le groupe entouré de lumières bleutées de toute beauté commence avec "Ukkosenjumalan poika" et le public répond présent à l'unisson, suit "Huuto" du dernier album avec un Mitja Harvilahti entièrement possédé. A noter que l'on distingue parfaitement le clavier, indispensable à l'ambiance voulue, ce qui n'était pas toujours le cas pour FINNTROLL il y a 2 ans. "Kivenkantaja" et "Aurinko ja kuu" complètent le set, sans "Sankaritarina" cette fois-ci, histoire de changer un peu. Prestation impeccable.



Juste le temps arriver pour les 2 derniers morceaux de LYNYRD SKYNYRD, histoire de dire que je les aurais vus une fois, ce sont donc "Sweet home Alabama" et "Free birds" auxquels j'ai droit, soit uniquement ce que je connais des sudistes, bien plus intéressants je trouve que leurs homologues passés un peu plus tôt. Et puis ce solo final c'est vraiment magique non ? En tout cas le public, de tout âge, a grandement apprécié.

Changement direct de style avec les Irlandais de DROPKICK MURPHYS et leur celtic-punk (même si un pote fan des débuts trouve qu'il ne reste pas beaucoup de punk dans leur musique). Bref on est dans du vrai folk Irlandais qui balance bien avec plusieurs chanteurs dont une des deux violonistes pour un titre, ambiance super festive devant la Mainstage 2, pas commun d'avoir du banjo au Hellfest pour un show direct vraiment plaisant.



Je pensais que j'étais fâché avec MEGADETH depuis "Rust in piece" et le concert au Clash of the titans, mais pas à ce point. Un Mustaine à la peine vocalement, "In my darkness hour" massacré au chant, le reste de la discographie je ne peux vraiment pas à part "Peace sells...". A noter un grand moment de rigolade quand le père Dave remercie le public façon vieille mémé, compréhensible vu le bel accueil qui lui a été fait, bien loin de celui de Croatie, c'est que le show était bon on va dire... Par contre le bonhomme assure toujours à la gratte, mais quel ennui pour ma part. Le public a l'air heureux, c'est le principal.

Heureusement, le groupe qui m'aura fait venir cette année débarque à la suite. KING DIAMOND est au Hellfest, et il ne va pas se foutre de nous, avec un public acquis à sa cause, du moins ceux qui sont restés car la pluie n'arrêtera pas de tomber durant tout le set, et ceux dont la voix suraigue ne rebute pas (ceux qui ne connaissaient pas ne se sont peut-être pas remis de l'ouverture avec "The candle" ^^). On aime ou on déteste, vous connaissez mon camp. La décor est somptueux : grande maison avec escaliers de chaque côté comme à Paris en 1990, pentagramme et croix renversées en fond, un King à la voix presque parfaite et qui après son opération fait o combien plaisir à voir ( en tout cas c'est ce que pensent tous les Espagnols autour de moi). "Sleepless nights" interprété magistralement, "Voodoo", "The family ghost", "The black horsemen", "Welcome home" (avec la grand-mère), que des classiques qui ravivent les métalleux. Je suis plus sceptique sur le choix de certains titres comme "Up from the grave" ou "Dreams" par contre. Andy Larocque enquille les solis avec une précision chirurgicale, ce qui n'est pas toujours le cas de son compère Mike Wead je trouve, et c'est aussi le retour d'Hal Patino à la basse, qui était passé au Hellfest en 2010 avec PRETTY MAIDS. A noter qu'une choriste aide le KING par moments et qu'une autre femme s'occupe de l'animation sur scène, jouant les danseuses, mère d'Abigail ou bien grande prêtresse durant "Come to the sabbath" de MERCYFUL FATE. Il n'y a définitivement qu'un seul KING et ce n'est pas celui qui chantait "Love me tender". LE show du vendredi et du Hellfest 2012 !!! Hail to the KING !!



Il est 2h du mat quand un speaker demande aux métalleux encore en forme de se rapprocher de la Mainstage 1 pour participer à la scène finale d'un film tourné sur place. Je regarde vite fait les 4 gus ressemblant à une sorte de KISS jouer leur playback et go dodo.



Samedi : Thrash and blood

Après un bon petit-dej gargantuesque histoire de tenir une bonne partie de la journée, l'arrivée sur le site est un peu déprimante vu l'état boueux suite à la pluie de la veille. Mais le soleil va faire son apparition et bien sécher le sol, c'est le moment d'assister aux obsédés sexuels de STEEL PANTHER, dont le set a d'ailleurs été avancé, ce qui fera rater la prestation à plusieurs festivaliers pas au courant de cette modification. Bon on sait à quoi s'en tenir, ça va parler cul et déconnade à tout va. "Supersonic sexmachine" ouvre les hostilités et la plupart des classiques du groupe vont être joués, "Tommorrow night", "17 girls in a row", "Community property", "Just like Tiger Woods" sur lequel une tripotée de nanas bariolées en rouge viennent pogoter dans la petite flaque de boue que tout le monde évitait devant la scène et bien sûr "Death to all but metal". Niveau commentaires c'est parti avec le guitariste pour les "Montrez-moi vos nichons", "Montrez-moi vos chattes" et "Je bande", et le public de hurler des "Nichons, nichons, nichons" (on entendra les festivaliers hurler ceci jusqu'au dernier jour du festival du coup). Le résultat ne se fait pas attendre parmi la gente féminine présente et pas timide. Ça parle de cocaïne et il balance "Il n'y a qu'un seul gay dans le groupe" en regardant le bassiste efféminé, ce dernier répondant "J'étais en prison et j'avais envie d'une cigarette". Voilà c'est ça STEEL PANTHER, ça parodie les 80's à la base mais par contre ça joue et plus que bien, les morceaux sont largement au niveau de ce que l'on pouvait écouter il y a plus de 20 ans. Michael Star le chanteur passe souvent son temps à jouer et à poser devant la caméra, bref un vrai show tout en couleur.



A peine le temps de se remettre de ce sex and rock n roll que les Californiens de DEATH ANGEL déboulent pour donner une vraie leçon de thrash. Et pour l'occasion l'album "The Ultra-violence" sera joué en entier. Que du bonheur d'entendre les "Evil priest", "Voracious souls", "Kill as one", "Mistress of pain" et l'instrumental "The ultra-violence" aux riffs acérés. Mark Osegueda dont la voix ne faiblit pas avec les années a toujours la patate, ses drealocks toujours aussi longues, Rob Cavestany émerveille l'assemblée de ses solis, la nouvelle section rythmique est super carrée et les circle-pits, pogos et slams se mettent en place progressivement. La première claque de la journée par un groupe dont le talent n'est pas assez reconnu à mon goût je pense et dont les shows sont à chaque fois intenses.



Du coup, SACRED REICH font pâle figure à côté. Il faut dire que je n'aimais déjà pas il y a 20 ans, pas de raison que cela change, à part la reprise de BLACK SABBATH "Wars pigs" correctement interprétée (ils n'ont pas assez de titres de qualité pour être obligés de la jouer ?). Je pars alors après un passage au bar, me placer sous la Temple pour découvrir DJERV, curieux de voir ce que cela donne en live. Agnete Kjolsrud qui s'est fait connaître en participant au titre "Gateways" sur le dernier DIMMU BORGIR est une vraie front-woman et porte le groupe sur ses épaules. Le public est assez peu réactif mais le show est plaisant, peut-être moins pour ceux n'ayant pas écouté l'album éponyme, la voix d'Agnete montrant ses limites lors de certains passages. Bonne surprise par contre avec la reprise de FAITH NO MORE "Ashes to ashes", j'irai sûrement revoir le groupe en 1ère partie de MINISTRY en juillet ou en tête d'affiche en décembre.



Pas mal de monde devant la Mainstage 1 pour voir le poser de la journée SEBASTIAN BACH dont le set sera composé à 80 % de morceaux de SKID ROW. J'arrive à la bourre et je rate malheureusement "Slave to the grind", le reste me saoule plutôt avec ses coups d'arrêter plusieurs fois de jouer pour faire bouger le public plus vigoureusement. Niveau chant ça reste plus que correct même s'il devrait arrêter d'essayer de trop pousser sa voix. Grand bravo au jeune guitariste qui lui assure carrément, le public apprécie le show dans tous les cas. J'avais juré que WITHIN TEMPTATION et moi c'était fini, j'ai encore craqué dans un élan d'optimisme concernant la possibilité d'avoir un petit "The other half of me". Si Gandalf avait été présent il aurait lancé de sa grosse voix "Fuyez pauvres fous". Que dire... "Ice queen" et "Mother earth" ne sauvent même plus les apparences d'un groupe qui ne cesse de s'enfoncer d'années en années. Je trouve même que Sharon ne maîtrise plus le chant à la perfection. Pour le reste, c'est de la pop mieilleuse à faire pleurer de dégoût le plus résistant des fans de gothic/metal à chanteuse. Triste.



MACHINE HEAD va me remonter le moral, car j'ai beau avoir décroché depuis quelque temps, sur scène ça envoie la purée et Rob Flynn qui balance des "Hellfest are you ready ?" et des "You're fucking amazing" à tour de bras ne manque pas de motivation. J'ai droit à mon "Old" et mon "Davidian", parfait sinon j'aurais fait la gueule, le reste ça ne me parle pas trop mais ça défonce vraiment et le public est absolument déchaîné.



Dès la fin du show je me dépêche d'aller me placer pour GUNS... euh non mais ça va pas ? Direction la Valley en courant pour choper une bonne place pour THE DEVIL'S BLOOD, et découvrir que la tente... est pratiquement vide. Bon il reste 30 minutes avant le début mais pour une fois on ne sera pas compressés ici et je pourrai me payer le luxe de changer de place durant le set, à croire que tout le monde est devant les GUNS et ENTOMBED. Cela étant voilà la 2ème claque de la journée. Je les ai ratés il y a 2 ans, ne connaissant pas, pour me bouffer un show à oublier de FEAR FACTORY, je ne ferai pas la même erreur en 2012. Le groupe tout ensanglanté fait son apparition et c'est la baffe, quelle voix, mais quelle voix hypnotique!!! Une petite heure de hard-rock psyché qui passe à une vitesse folle, des "Evermore", "Anti-kosmik magick", "She" ou bien "The madness of serpents" à tomber, des harmonies de guitares merveilleuses (3 gratteux ça aide pour une fois). Je regrette juste un décor un peu trop sobre qui ajouterait un plus à l'ambiance ainsi qu'un son trop fort surtout dans les aigus. Sinon c'est superbe.



Il me reste une heure à glander, un petit tour vers les GUNS pour tomber sur un solo... Je tourne à gauche direction la Warzone(si si) vu que l'on m'a parlé de REFUSED en bien. Je fais demi-tour avant d'y arriver dès que j'entends la voix du chanteur, le Hardcore ce n'est vraiment pas pour moi. Je tente BEHEMOTH sous la Altar, qui est trop blindée. Ça a pourtant l'air bien puissant avec une mise en scène sympa mais trop trop de monde. Je verrai mieux lors du Motocultor fin août. Du coup je commence ma nuit sous une des grosses lampes, berçé par la douce voix de Nergal avant qu'un SMS ne me sorte de ma torpeur, me disant que l'on m'attend au rond point du festival. Go dodo.



Dimanche : Sun, rain and mud

Le soleil est au rendez-vous ce midi, j'en profite pour virer le cuir au profit d'une veste en jean à manches courtes, choix judicieux pour la journée, beaucoup moins pour le soir. Les Frenchies d'ALCEST ont déjà commencé sur "Autre temps" quand je me fraie un passage sous la Valley encore bondée. On rentre ou pas dans l'univers de Neige, toujours aussi réservé, mais force est de constater que sur scène la magie opère, le son est excellent et "Percées de lumières" permettra d'avoir le passage voix black du concert. Je n'ai pas revu D.A.D. depuis la tournée "Riskin'it all" alors direction la Mainstage 1 sous un beau soleil. Pas trop de changement dans le groupe, le bassiste a toujours sa 2 cordes, Jesper et Jacob ont pris un petit coup de vieux comme tout le monde et côté set-list je suis heureux de réentendre "Jihad", "Bad craziness" et "Sleeping my day away" sur lequel Jesper essaye de faire chanter le couplet au public. Pour ce qui est des morceaux plus récents, je n'accroche pas vraiment mais avec une bière à la main ça passe tout de suite mieux.



Direction la Altar pour découvrir les Italiens de FORGOTTEN TOMB, et autant j'apprécie de faire tourner les deux derniers albums (les seuls que je possède), autant je trouve que cela ne décolle jamais sur scène et je m'ennuie donc profondément. A revoir éventuellement en salle, je ne sais pas... Deux heures de libre, ça sent bon la picole derrière les stands de merchandising qui ont fermé à moitié ce dimanche, en plus on peut s'asseoir sur le rebord ,nickel. "Je veux mon circle-pit géant !!!" Quelques 1664 blanche plus tard, DEVILDRIVER investissent la Mainstage 2 avec un Dez Fafara barbu, pour une set-list carrée composée de grands classiques : "End of the line", "Horn of betrayal", "I could care less", "Hold back the day" et l'excellent et indispensable "Clouds of California". Le groupe détient son lot de fans habituels et les circle-pit s'enchaînent mais pas de la taille énorme qui fait la réputation des Californiens. C'était sans compter l'ultime titre "Meet the wretched" qui va transformer enfin le terrain en méga circle-pit malgré le fait qu'il ait du mal à se mettre en place, une partie du public se lançant dans un wall of death en même temps.



Ambiance plus calme et public plus âgé pour les vétérans de BLUE OYSTER CULT qui arrivent sur l'intro de la série Game of Thrones. Ne connaissant pas assez le groupe, je regarde tranquillement le set en attendant patiemment "Don't fear the reaper" et "Godzilla" tout en sirotant une binouze bien fraîche. Encore un groupe que j'aurai au moins vu une fois, merci le Hellfest.



Voilà enfin un concert que j'attends de pied ferme et je ne dois pas être le seul, celui d'IHSAHN, deux ans seulement après un passage déjà remarqué au Hellfest. Le public est conquis d'avance avec une set-list qui pioche dans les 4 albums, en majorité "After", le son est plutôt bon et les 50 minutes passent bien trop vite. Le gars au synthé/chant ne tient pas en place en passant son temps à headbanger quand il ne joue pas, les dreadlocks volant dans tous les sens, ce mec a une prothèse du cou c'est pas possible. J'ai aussi l'impression qu'Ihsahn choisit ses musiciens de plus en plus jeunes, mais tous avec un sacré bon niveau. Par contre choisir "The grave" pour terminer le set me paraît peu judicieux, le morceau rempli de saxo étant le moins accessible de l'album "Eremita" que beaucoup n'avait pas encore écouté, j'aurais préféré "The paranoid" ou "Introspection". Mais c'est faire la fine bouche pour un concert remarquable.



Un petit tour pour voir de loin la fin de MÖTLEY CRÜE et constater que ça a l'air mieux que la piètre prestation de 2009, mais c'est loin de me passionner avec les 2 choristes sûrement en playback entre autres. Le temps de me taper une tartine de l'enfer et une bière en matant SLASH d'un oeil et il est l'heure de retrouver papy OZZY OSBOURNE & FRIENDS à défaut de BLACK SABBATH. L'écran balance les clips d'OZZY avant le début du show et le madman déboule devant une Mainstage 1 bien remplie. D'entrée on constate que la voix ne va pas suivre, ce dernier s'énervant même en cassant un mug ou une tasse de rage, et puis se balancer un seau d'eau sur la tronche direct alors qu'il a la crève n'était pas la meilleure des idées^^. Pire le temps se dégrade et des trombes d'eau investissent le site (c'est à ce moment que je regrette mon cuir), mais il en faudra plus pour faire partir un public entièrement acquis, perso j'ai toujours la banane à un show d'Ozzy quand j'entends d'entrée "Bark at the moon". Dommage que la set-list soit la même que l'année dernière, les ballades en moins. Le bougre se démène mais on sent qu'il a vraiment du mal, au moins la motivation est toujours là, on ne peut pas dire la même chose pour certains artistes bien plus jeunes. Arrivent enfin Geezer Butler et Slash (qui, au début me paraît peu concerné par ce qu'il se passe) afin d'interpréter des compos de BLACK SABBATH, du grand classique "Iron man", "War pigs","N.I.B.", puis Zakk Wylde pour un "Crazy train" avec un Ozzy bien aidé par des bandes car il n'y arrive plus. Et quand retentissent les premières notes de "Paranoid" avec tous les musiciens sur scène, les trois guitaristes nous gratifiant chacun d'un solo, je me dis que le show va se terminer plus tôt que prévu, la scène étant de plus en plus inondée et Ozzy au bout du rouleau, et ce fut le cas. Certains trouveront tout cela pathétique, pour ma part revoir un artiste que j'adore plus qu'aucun autre est toujours un plaisir car je pense que la retraite n'est plus très loin.



Je suis trempé, le site est de nouveau dans un triste état et il reste plus de 30 minutes à attendre avant le dernier concert du week-end, DIMMU BORGIR. J'arrive à motiver un pote pour m'accompagner mais j'avoue que si ce n'était pas la bande à Shagrath et Silenoz à 1h00 du matin, je serais déjà sur le chemin du retour. Par miracle dès les premières notes de "Mourning palace" puis de "Spellbound", je retrouve un peu d'énergie pour terminer de me détruire les cervicales, encore plus pour le génial "Vredesbyrd". Le show est sans surprise, et je reconstate que Vortex manque cruellement sur "Kings of the carnival creation", vocalement et scéniquement. Ça se gâte un peu avec les peu attrayants "Dimmu Borgir" et "Ritualist", j'ai les jambes lourdes, j'attends de voir si Agnete va rejoindre le groupe pour "Gateways" mais il ne fallait pas trop rêver, le lendemain du concert de DJERV et à un horaire bien trop tardif. Je craque en me disant que j'ai déjà vu DIMMU BORGIR un paquet de fois et que je les reverrai dans de meilleures conditions. Go dodo.



Encore un grand bravo à Ben et à toute son équipe, cette cuvée 2012 avec un nouveau site à mettre en place aura été une réussite. Il faudra juste améliorer 2-3 petits points l'année prochaine. Un grand bravo aux bénévoles aussi, qui te servent à boire toujours avec le sourire. See you next year !!!


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