- GOJIRA à DIJON par ARIS3AGAIN - 2169 lectures
GOJIRA + Warattah + Syndrom187 à Dijon - 19/05/2012



N'importe quel Parisien/Francilien vous le dira : il est rare que l'on quitte notre chère Ile-de-France pour un concert. Puisque la très, très grande majorité des concerts passe dans notre coin, il ne m'est arrivé que très ponctuellement de venir en province pour une simple date. Sans doute un tord me direz-vous, vu la qualité de certaines salles, qui dépassent de loin mes Nouveau Casino et Glaz'Art habituels. Mais bien que cette année ait été bien servie niveau lives de qualité, l'idée de rater la tournée en headline de Gojira me faisait un peu trop mal au cœur. Lorsque l'on connaît les grandes qualités scéniques du quartette landais, difficile de résister. Direction donc Dijon, pour un show qui promettait d'être mémorable. Entre les tireuses à moutarde (véridique) et les travaux un peu partout dans la ville, on trouve rapidement la route de la Vapeur, petite salle fort sympathique d'environ 700 places.Passons les détails et intéressons-nous à ce pourquoi vous lisez en ce moment ces lignes : la musique. La soirée a débuté dans le hall de la Vapeur, sur une toute petite scène, avec un groupe de Hardcore venu de Franche-Comté, Syndrom187. Le combo nous présente son dernier EP, « Ex Unitate Vires », sorti l'an dernier, mélange de HxC et de Metal assez énergique. Disons le tout de suite, les compos de la formation n'est pas les plus atypiques ou les plus exceptionnelles que l'on ait entendu, et la présence d'un tel style avant Gojira peut surprendre. Malgré tout, le set de Syndrom187 est solide et professionnel, et les quatre gaillards semblent bien s'éclater sur les planches. Dommage que les portes de la salle principale aient été ouvertes au milieu de leur set, et qu'une bonne partie du public ait été se placer, ratant donc la performance pourtant plus que correcte du quartette.

Place à présent au second groupe de chauffe, Warattah. Apprécions en passant l'initiative de Gojira de faire jouer des formations différentes à chacune de leur date sur cette tournée (on aura vu par exemple One-Way Mirror à Nantes, Tracer à Caen…). Le moins que l'on puisse dire sur Warattah, c'est que c'est un combo qui tourne beaucoup, il n'est en effet pas rare de croiser son nom ici et là pour des premières parties diverses et variées. Forts de la sortie relativement récente de leur premier opus, « Hatred & Strength » il y a un peu plus d'un an, les quatre musiciens nous ont offert un set haut en couleurs et fort bien mené. Les compositions sont riches et fournies, et l'on ressent de nombreuses influences dans ce Thrash / Death soigné, qui a réussi sa transcription en live. Bref, malgré quelques passages parfois répétitifs, Warattah s'impose comme une très bonne première partie, assez logique au niveau du style pour chauffer avant Gojira qui plus est.

Les deux premières petites troupes ont globalement séduit l'audience, mais l'on sent bien que la tête de la fosse est ailleurs, et que les quatre Landais sont attendus comme des messies par leur public. L'extrait éponyme du nouvel album, « L'Enfant Sauvage », diffusé depuis quelques semaines, a donné envie à une bonne partie des présents, et c'est donc dans une ambiance survoltée que Gojira entame son set sous les applaudissements. On commence le show par un « Space Time » et un « Clone » qui font bien plaisir aux fans de première heure. Le son est massif et précis, tout comme le lightshow, qui montre une attention au détail importante des musiciens. Ces derniers sont à l'image de leur son, ultra carrés et très en place, bien que mobiles et charismatiques. On enchaîne plusieurs extraits de « From Mars To Sirius », entrecoupés d'un « Remembrance » de bonne augure ou encore d'un « Wisdom Comes » efficace.

Joe Duplantier s'impose en véritable leader, et tente de communiquer par moments avec son audience. On retiendra un Mario surexcité qui essaie de faire crier son audience le plus fort possible, mais avant tout la montée sur scène d'un fan s'étant fait tatouer la pochette de « L'Enfant Sauvage » sur le torse. On espère qu'il l'a au moins écouté en exclu avant de se le faire encrer, ça serait un peu dommage si le gaillard n'aime même pas le disque… Il aura au moins eu ses trente secondes de gloire sur les planches. Bref, on digresse, revenons-en à Gojira, qui se fend de morceaux plus récents, avec un « Oroborus » ou un « Toxic Garbage Island » fort sympathiques. L'ambiance est un peu moins folle sur ces deux dernières chansons, mais avouons que l'album « The Way Of All Flesh » passe tout de même bien l'épreuve du live, notamment « Vacuity », qui « clôt » particulièrement bien le set (avant le rappel). On note la présence de « L'Enfant Sauvage » dans la set list, qui, à mes yeux en tout cas, a été l'un des moments forts de la performance de Joe et de ses compères. Un autre extrait du futur disque aurait pu être sympathique pour le faire découvrir aux fans, mais on comprend bien la réticence des musiciens de trop dévoiler leur nouveau bébé un mois avant sa sortie physique.



Après un départ de scène, puis un retour attendu, les Landais nous balancent « Where Dragons Dwell », qu'on est certes absolument ravi d'entendre, mais qui demeure un choix un peu étrange pour conclure un tel concert. Planant et puissant, ce dernier titre fait néanmoins redescendre l'ambiance, et peut-être aurait-il été plus judicieux de le changer de place, et de terminer par « Vacuity » ? Les quatre Gojira passent ensuite un long moment à saluer leurs admirateurs, leur offrant médiators et baguettes. On aura passé un très, très bon moment avec les Landais, qui prouvent encore une fois tout leur talent en live. Il est vrai que l'on a tendance à en attendre toujours plus d'un groupe dont le talent nous est encore et encore confirmé, mais l'on aurait pu apprécier un peu plus de communication avec le public. Qu'importe, la soirée aura été bonne. On ressort de la salle avec le cou endolori, accueilli par une pluie bienfaitrice après avoir passé la soirée dans la chaleur étouffante de la bien-nommée Vapeur.


Set list :
Space Time
Clone
Blackbone
Remembrance
Flying Whales
The Heaviest Matter Of The Universe
Wisdom Comes
Oroborus
L'Enfant Sauvage
Toxic Garbage Island
Vacuity

Rappel :
Where Dragons Dwell


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