- DAGOBA + THINK OF A NEW KING + INA-ICH par CHOKO - 1764 lectures
Le 24 mars 2012 à Magny-le-Hongre



Chose exceptionnelle pour ce week-end du 24 mars : je pars en banlieue pour voir un concert. Direction le 77, la Seine et Marne, à Magny-le-Hongre plus précisément, pour assister au show présentant Dagoba, T.A.N.K. et Ina Ich.

Autant le dire directement, si nous n'avions pas été conviés à cet évènement, nous n'aurions pas mis les pieds dans ce bled près de Marne la Vallée.

En tout cas, une chose est sûre, l'espèce culturel de la ville ne fait pas tache et bénéficie d'une modernité qui ferait jalouser la plupart des endroits où ont le plus souvent lieu des concerts de metal.



Après un après-midi « bain de soleil » avec la compagnie successive des gaillards de T.A.N.K., Jon Howard ou encore le sympathique Franky Costanza (qui cherchait désespérément une pharmacie), l'heure du show approche à grand pas et on peut affirmer qu'il y avait beaucoup d'impatience chez le public jeune de Magny. Environ 300 personnes ont fait le déplacement pour cette soirée, il y a du monde dans la File 7 et toutes les conditions sont là pour faire profiter de la meilleure façon possible de ce concert.







La formation parisienne de Kim-Tuy Nguyen, Ina Ich, est la première à fouler les planches du File 7 sous l'accueil chaleureux des banlieusards. Encore maintenant, je me demande ce que peut faire ce groupe –aussi respectable qu'il puisse être- sur une affiche telle que celle présentée. En pratiquant un rock alternatif atypique, le combo montrera beaucoup de talent, surtout sa chanteuse, et affichera une prestance irréprochable.

Souriant, dynamique et généreux, Ina Ich aura donné une prestation de belle augure pour la suite d'une carrière qui commence à être remplie.







Toutefois, il est assez regrettable (à mes yeux) de voir qu'un groupe qui n'a rien de metal fasse partie de soirée aussi thématique. Les spectateurs auront passé un bon moment, et on peut se douter que les quelques personnes, qui n'étaient pas là pour les deux autres formations de la soirée, se retrouvent ravis d'entendre un peu plus de « douceur » avec Ina Ich.








Mais le début des choses sérieuses a lieu avec l'installation du matos des T.A.N.K. et quand les lumières s'éteignent pour laisser place à l'introduction « Life Epitaph » qui figurera sur le deuxième opus du combo, l'atmosphère prend une toute autre ampleur. Rapidement enchainé d'un «MachineHeadesque » « Raven's Cry », le set des gaillards fait mal d'emblée et pose une ambiance terrible au sein de la fosse. J'ai pu assister à plusieurs concerts de la part du quintette, jamais je n'aurai vu le public aussi chaud, et il faut dire que l'effet « jouer à domicile » a son importance. Il y a une attente derrière T.A.N.K., les mecs le savent et donnent tout à l'image d'un Olivier, le bassiste, qui dégage beaucoup de charisme.









T.A.N.K. a définitivement mis un coup de boost ce soir, sans doute que la venue d'un certain Jon Howard a-t-elle motivé les troupes. En effet, le Canadien a fait le voyage pour venir chanter sur un titre du nouveau disque en question et tourner le clip le lendemain, le public lui fit un accueil des plus bruyants. On ne peut que soutenir tout le talent et le professionnalisme du chanteur de Threat Signal autant que sa gentillesse et son bon esprit lors de sa prestation.








Entre « T.A.N.K. 09 » reprise en chœur par la fosse ou « Brother in Arms » où le public se défonce comme jamais, les T.A.N.K. n'ont jamais douté d'eux durant cette soirée. Si Symheris, le soliste, a prouvé qu'il était un grand guitariste ou Raf un solide vocaliste aux côtés de Jon Howard, difficile de passer inaperçu pour Clément Rouxel. Malgré son excentration, le batteur n'a fait qu'une bouchée de son kit et a relevé le niveau pour introduire Franky Costanza de Dagoba. Dans le même temps, on appréciera toute la sobriété et l'efficacité d'un Eddy planqué derrière sa casquette qui massacre sa guitare pendant tout le show.







Si pour le moment, la formation de Seine et Marne recherche encore un label, nul doute que la prochaine galette des protagonistes saura attirer les fans du genre. C'est tout le mal qu'on leur souhaite. Avec une présence scénique à couper le souffle et un set découpé au poil de cul, T.A.N.K. a foutu une belle merde au File 7 et on est content que ce se soit passé devant nos yeux. Vivement le nouvel album !





























Le temps de pisser un coup, de boire un verre d'eau et c'est reparti pour la prestation des patrons de la soirée : Dagoba.
N'étant pas un inconditionnel, j'assistais néanmoins à mon deuxième concert du groupe et c'est sans enthousiasme que je me retrouve rapidement plongé dans l'univers de « Poseidon », le dernier bébé en date des Marseillais. Pas de surprise, le public est tout acquis à la cause des Méditerranéens et c'est logiquement que les « Dagoboys » foutent le feu dès leur montée sur scène. En piochant dans toute sa discographie, la formation bénéficie d'un choix vaste et gratifie la foule des « classiques » que sont « The Man You're Not », «It's All About Time » dans une version « extrême » remise à neuf ou plus récemment « Dead Lion Reef » et le single « Black Smokers ».








Comme à son habitude, Franky sera l'un des plus énergiques, le batteur surplombe tous ses petits camarades avec une aisance incroyable. J'ai un peu l'impression d'entendre le même morceau par moments, mais je ne me permettrais surtout pas de dire que Franky est mauvais. Sur les flancs, Werther et Izakar montrent leurs plus beaux back vocals et c'est avec beaucoup d'agitation que ces deux derniers s'emploient. Côté prestation scénique, Shawter assure son show et ne montre que peu de faiblesse dans ses hurlements. Je me rappelle il y a quelques années, le bonhomme ne faisait pas l'unanimité lors de ses sorties. En revanche, je trouve Shawter particulièrement agaçant et exécrable dans sa façon d'être sur scène, mais ça c'est un autre débat.








Avec des circle-pits autours de la console, des « bravehearts » à répétition ou un siège sur la scène du File 7, le public en aura eu pour son argent. La foule a particulièrement joué le jeu, on ne peut que les féliciter eux-aussi pour ce qu'ils ont apporté au(x) groupe(s). C'est logiquement sur ses « tubes », « The Thing Within » et « The White Guy (Black Ceremony) que Dagoba quitte la scène de Magny-le-Hongre sous les applaudissements incessants d'une fosse fatiguée.








Ce soir là a été un grand soir ! Ina Ich a joué avec courage devant un public loin d'être acquis à la base et a vaincu. T.A.N.K. a été digne de grands, le groupe devrait faire beaucoup de bruit avec son deuxième disque, dont les premiers extraits raisonnaient comme une véritable mise en bouche. Dagoba a fait une prestation sobre et efficace avec tout le talent qu'on lui connait, mais ne remporte toujours pas mon salut.


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