- PRESSURE FEST 2008 par CANDIRIA-THON - 1427 lectures
Herne - Allemagne – 27 au 29 juin 2008














Enfin, le voilà, ce gros week-end de fin juin placé sous le signe du hardcore. Partis le jeudi soir pour ne pas avoir à galérer le lendemain avec les horaires, on arrive en pleine nuit sous la flotte, yeepee. Ca promet! Petite balade dans le parc le lendemain avant de pouvoir aller retirer les bracelets, et là, surprise!, je me rends compte que ces abrutis du service commercial d'Alveran m'ont envoyé un
pass 1 jour en m'ayant facturé le pass 3 jours. Après maintes palabres, j'arrive finalement à glaner le sésame et peux enfin entrer dans la patinoire qui sert de salle de concerts, comme d'habitude. Espérons que le son sera vraiment à la hauteur cette fois. Premier constat, il y a moins de stands de merch et plus de stands de bouffe/boisson, Provamel et sa bouffe vegan notamment. Second constat,la salle me paraît moins grande, ce qui est normal puisqu'ils ont avancé la scène et agrandi l'espace de sécurité. Merde, pour un fest HC, ils abusent! Dernier constat, ça pose encore plus que les deux fois précédentes! Plugs, boucs taillés, tatouages et piercings everywhere, comme le disait un pote "le Pressure, c'est un défilé de basse-couture pour coreux", il a bien raison le bougre. Enfin, on est pas venus pour juger les zigotos ou parler bouffe mais pour écouter de la zik, bouger notre fion et scander des clichés dans la fosse! Alors, c'est tipar les aminches !






























La journée de vendredi était la moins sexy des 3, mais présentait quand même des promesses alléchantes jusqu'à DO OR DIE.

Les hostilités démarrent avec 50 LIONS, une bande de jeunots australiens délivrant un HC old-school classique plutôt bien ficelé, manquant malheureusement de patate et de groove. Le son n'était pas terrible et laissait déjà craindre le pire pour le reste.

Une trentaine de minutes plus tard, débarquent les Texans de BITTER END qui officient plutôt dans un hardcore à la LEEWAY, très thrashy et saccadé. Le rouquin au chant se déménera bien, mais j'ai trouvé ce set dépourvu de folie, comme le précédent.

L'entrée en matière était donc prometteuse, malgré quelques soucis sonores...
























J'attendais 50 CALIBER avec impatience et je ne fus pas déçu. Leur beatdown furieux mais aussi réellement bien ficelé aura retourné la salle, même si les membres ne communiquent ni ne bougent pas d'un poil, comme c'est souvent le cas en beatdown, où il est de bon ton de tirer la tronche et jouer les durs. Il n'y a plus qu'un gratteux originel, mais le nouveau line-up s'en tire avec les honneurs, en balançant "Beautifully Weak", "A Glimpse Of Life", "Ending My Misery", le groovy "Flesh And Stone", "New Gravity" avec sa mosh-part de malade qui ouvrira la foule en deux tel Moïse pour créer le premier très gros pit de karatekas, et un "Relay The Concrete" pour terminer en beauté. Gosh !

Suite à ce déferlement de haine, les Bostoniens de MELTDOWN s'acharneront à maintenir la température au même niveau. Si leur Anthrax-Core est sympa sur CD, il est beaucoup plus poussif en live mais en moshant, on ne s'en rend pas trop compte. La trentaine de minutes de leur set m'aura paru finalement bien plus longue.

Place au gros morceau de ce vendredi, les Belgo-Teutons de NASTY. Je subodorais évidemment un pit de folie, mais c'est allé au-delà de mes espérances, ledit pit faisant quasiment toute la salle, jusqu'aux tables de merchandising! Je ne m'y suis pas risqué, les mosheurs étant particulièrement bourrins et ne faisaient absolument pas gaffe aux voisins, au contraire. Les mecs kickent les nanas sur les bords, c'est vous dire les braves! Sinon, musicalement, comme sur CD, leur beatdown lourd et lent me saoule très vite, aucune surprise ici. Le spectacle aura donc été dans la salle et pas sur scène pour une fois.





















Pour se remettre de cette déferlante de testostérone à mulets, il est temps de se restaurer un peu et d'éviter les devenus mauvais DO OR DIE, qui joueront un set correct selon les dires des courageux qui s'y seront risqués. A noter l'apparition en guest-star de Greg, un des brailleurs de MORPAIN.

En guise de dessert, DEATH BEFORE DISHONOR nous amène la cerise à déposer sur le gateau en forme de plug: leur HC groovy et dansant passant très bien après les sandwichs. Je me rappelle surtout de la grosse ambiance sur "Friends, Family, Forever" avec le plus gros pile-on de la journée sur la tronche de Bryan. Le son était par contre crado.

On se décide ensuite à aller voir PANTERA un peu à reculons, c'est vrai, mais surtout histoire de voir si la légende est justifiée. Et là quelle déception, ça n'est que THROWDOWN, le tribute qui bande presque plus. Marrant comme le gratteux essaye d'adopter un look Dimebag Darrellien, seulement il a oublié d'en avoir le jeu. Je ne reconnais aucun titre puisque le son est carrément mauvais, m'enfin pour mosher, ça gêne pas. Une performance assez moyenne donc.

Enfin, le challenge de la soirée, arrivera-t-on à tenir plus d'un titre de BLEEDING THROUGH sans nous enfuir ? Avant, leur frontman faisait des roulades et sautait dans tous les sens. Mais il a dû changer car je l'ai pas du tout reconnu, ses biscotos ont disparu! Bref, un morceau à mater la claviériste bien mimi et puis s'en va, faut pas déconner, ce groupe est tout de même insupportable.

Un début de Fest plutôt réussi donc, malgré des conditions sonores médiocres, qui annonce bien la couleur: ceinture noire 3ème dan de Tae-Kwo-Do dans le pit! Pas d'ambiance sur le camping, comme souvent au Pressure, j'arrive à passer la nuit avec des Alsaciens, des Belges puis des Danois, qui me feront découvrir SPINKICK, une bonne tuerie !






























La nuit est courte mais la panthère est rose, jeune forban! On se lève tout de même pour aller supporter la scène frenchie représentée pour une fois à un xGros Festx ! Il s'agit des Clermontois de xFAT ASSx, qui, s'ils sont loin d'être les plus originaux et les meilleurs dans le style beatdown/moshcore, feront très bonne figure et arriveront à motiver les kids à bouger dans un pit conséquent. Après, l'expérience leur manque clairement pour gérer une scène pareille, mais on ne peut pas leur en tenir rigueur.

Arrive ensuite une des curiosités que j'attendais le plus des 3 jours, les ricains de TRAPPED UNDER ICE. Et que dire de leur set si ce n'est: de la folie pure! Leur costaud chanteur se démène comme un damné, moshe, mouline sur scène et slamme en laissant le micro au public. Leur mélange glacial de thrash et de hardcore passe très bien sur scène, donne envie de danser et sauter, ce que feront sans se faire prier une bonne centaine de fous dans la fosse. Terrible !






























A peine remis de cette demi-heure énergique, les Anglais de DIRTY MONEY remettent une couche de thrash-core groovy. Je ne les connaissais quasiment pas et je fus agréablement surpris, même si leur set fut légèrement inférieur aux autres groupes du genre. Il y a quelque chose d'INTEGRITY chez eux, bien haineux et énergique.

Je décide de rater LION OF JUDAH que j'aime pourtant sur CD pour aller faire quelques courses pour la suite du WE. Contrairement aux fois précédentes, j'optimise grave et arrive à tout faire en quarante minutes. Germany is my biatch !

Juste à temps pour voir les premiers dégâts que causent les Philadelphiens de CDC dans la patinoire. Et les bougres n'y vont pas avec le dos de la cuillère, plutôt avec une kalash! Le batteur mormon se défoule sur ses fûts et propose des plans bluffants, le beau gosse de frontman passe son temps ou presque sur la barrière à faire brailler les kids. Leur moshcore/beatdown remporte l'unanimité tant il est efficace. Après, quand on les a déjà vus, on ne peut que déplorer leur flemmardise à composer de nouveaux morceaux, les gonzes se reposent quand même sur 6/7 titres depuis bientôt 5 ans. Mais "Saddle Up" ou "Crowd War" peuvent enflammer n'importe quelle salle tant ils sont écrits pour la scène.




















Le temps de recouvrer un peu d'énergie que voilà déjà les Belges de THE BOSS, dont l'EP et le premier album laissaient présager du très bon sur scène. Seulement, passer après CDC, c'est aussi difficile que de baiser une nana après Rocco Siffredi. Ils feront de leur mieux avec des morceaux accrocheurs, mais le pit restera désespèrement calme, hormis leurs potes de crew.

Un pote ayant trouvé le moyen de se blesser en testant la piscine du parc, j'ai pu l'accompagner jusque l'infirmerie puis m'incruster sur le côté de la scène avec les photographes, pour découvrir ce que vaut le gang BUN DEM OUT. Ils ont beau compter Pierre de KNUCKLEDUST au micro, leur racaille/beatdown n'en demeure pas moins ennuyeux à mourir. Même les kung-fu fighters ne se lâcheront pas comme précédemment. Seul fait notable: leur reprise du "This World Is Mine" de SHATTERED REALM. C'est bien maigre !

Ce qui n'est pas le cas des Teutons de SETTLE THE SCORE héhéhé. Les ayant vus à peine quelques semaines auparavant, je ne ressens aucune motivation de les revoir. Mal m'en a pris car le public s'est apparemment déchaîné en créant un circle pit gigantesque qui finira même en-dehors de la salle. Le groupe avait distribué des battes de base-ball gonflables, dans un très bon esprit. Fun, ja, ja !























Bon, logiquement, après NASTY, le pit des Londoniens de 6 FEET DITCH aurait dû être au moins aussi gros, vu que leur musique est presque aussi nase et destinée à faire travailler leur kata aux mullets pluggés. Rien de tout cela, le pit aura été plus mou que pour les autres groupes du LBU, les musiciens pas du tout en place, Peachey complètement à l'ouest, bref, il n'y aura rien à sauver dans leur set.

Je décide de boycotter KNUCKLEDUST que j'ai trop vus ces dernières années pour aller me restaurer. J'imagine que l'ambiance aura été au rendez-vous pour ces vétérans du brutal-hardcore européen.

Place au groupe que j'attendais le plus en ce samedi, les Pennsylvaniens de COLD WORLD, qui bénéficient d'un capital sympathie presque étonnant dans la scène, au vu du classicisme de leur hardcore mélangeant hiphop et Metallica. Et vu le nombre de kids se massant devant pour mosher et chanter chaque refrain, cette hype se traduit largement dans la salle, ce dont on pouvait se douter après 44 groupes de beatdown. J'en attendais peut-être trop puisque je fus personnellement assez peu emballé, du fait d'un son de grattes horrible et de solis casse-burnes. Après, il est certain que "Gods And Earth", "Ice Grillz" et "Copernicus" avec les interventions Hetfieldiennes du gratteux sont absolument terribles et embraseraient n'importe quelle salle. Je reste simplement sur ma faim. A revoir !





















Enfin, pour clôturer la soirée, les légendes du hardcore mélodique H2O viendront prouver une fois encore qu'être positif n'empêche pas de savoir enflammer une salle. Ils auront carrément le meilleur son de tout le Fest, ce qui n'était pas gagné d'avance. Toby sera en forme olympique, passant quasiment tout le set sur la barrière à faire chanter tous les fans. Les 4 titres de leur nouvel album passent très bien le cap de la scène, "Nothing To Prove" et "What Happens" mieux que "1995" et "Still Here" tout de même, ces deux derniers manquant déjà de pêche sur CD. Le final classique sur "5 Years Plan" achèvera ceux qui résistaient encore. My friends stand out for me like a familyyyyyyyyyyy...Enorme !

Je zappe résolument les skinheads tendancieux que sont DISCIPLINE pour rejoindre les potes et faire la fête toute la nuit, l'ambiance s'améliorant toujours le second soir. Au programme, skinheads allemands fans de chansons anti-turcs mais soi-disant pas racistes, tyrolienne de minuit et sociologie alcoolisée !





















Nuit très courte encore une fois, à chanter des hymnes de hooligans humanistes, mais la motivation demeure puisque de bons groupes nous attendent encore. On démarre avec le énième groupe du LBU présent ce week-end, et peut-être le moins connu, AMBUSH. Il s'agit évidemment d'un projet de mecs de 6 FEET DITCH, SPECIAL MOVE et TAKING NAMES, qui nous proposent un hardcore tough-guy bien groovy et hargneux, qui envoie sérieusement la purée. Peachey devrait arrêter l'arnaque 6FD et se consacrer à ce projet seulement !

Dernier représentant du hype-core thrashisant pour ce week-end, THE MONGOLOIDS. Ne connaissant rien d'eux, je fus agréablement surpris par leur énergie et leurs compos, un peu plus originales que ce que je craignais. Grosse ambiance de gens déguisés en fluo et pastel dans la fosse, les tee-shirts du groupe ne lésinant pas sur le mauvais goût !

Le marathon du beatdown continue avec d'autres représentants du London Blackout Unit, le gang TRC, cette fois. Efficace sur skeud, j'espérais bien retrouver la hargne du trio de chanteurs. Le son est pour une fois énorme, en tout cas en se plaçant bien devant. Les 3 frimeurs à lunettes noires se relayent bien au micro, les riffs tranchent, les baguettes cognent dur, les pieds volent! L'ambiance semble par contre moins folle que pour les groupes des jours précédents, on mettra ça sur le dos de la fatigue. En résumé, beaucoup aimé THC, euh pardon, TRC !

Groupe faisant un peu tache dans la programmation, un peu comme H2O, TRASH TALK va se charger de démontrer qu'on peut faire du hardcore sans passages 2-step ni moshpart et quand même tout retourner. Leur crusty-fastcore fait des ravages, mais c'est surtout le frontman chevelu qui impressionne. Le mec saute dans tous les sens, moshe dans l'espace photographe, laisse le micro aux fans pour slammer, s'appuie sur les têtes des kids quand il tend le micro. Un possédé! Bref, un set incroyablement intense, même quand on accroche pas plus que cela à la zik. Ouch !




























Vient ensuite la pause deathcore dont nous profiterons pour aller manger des pizzas au milieu des mecs de CDC, KNUKLEDUST et TRC, dans une bonne ambiance générale. Je suis de loin WAKING THE CADAVER qui me paraît un peu plus original que RESISTANCE dont les morceaux trop linéaires lassent rapidement. La pizza avalée, place au dernier groupe de gros bourrins au planning, les locaux de l'étape cette fois, IN BLOOD WE TRUST. Pour une fois, je prends de la hauteur et m'installe en tribune, sachant déjà que la musique du groupe va me lourder, pour pouvoir filmer un peu ce que j'imaginais devenir rapidement l'antichambre de l'enfer, le combat de Guile, Ken, Ryu et Shaka contre Bison et Vega, à l'échelle d'une patinoire. Le pit fut long à se dessiner mais finit par avoir une taille raisonnable, légèrement moins impressionnante que pour NASTY. Le beatdown lourdingue des Teutons est complétement anecdotique, pour le coup, et peut même prétendre à la palme de groupe le plus nul du week-end. Déçu des Germains, sur ce coup !

Enfin, toute la journée les rumeurs allaient bon train concernant SHATTERED REALM et elles se verront confirmées par l'orga: les gentils agneaux du FSU ont raté leur avion. Curieusement, leur merchandising était lui arrivé à bon port, au vu des dizaines de shorts de basketteurs "Eat Shit" portés par les nanas comme par les mecs. Bref, c'était une bonne nouvelle pour ma part, DEATH THREAT allait pouvoir normalement jouer plus longtemps! Ces éminents représentant d'un NYHC groovy à la sauce Connecticut se chargeront de clôturer une belle édition 2008 de ce Pressure Fest, mais ils en laisseront un paquet sur leur faim, en ne jouant qu'une petite quarantaine de minutes, le temps d'envoyer "Last Dayz", "Brotherhood", "Never Again", "As One We Stand", "Still Alone", "Peace And Security" ou "Disgrace", notamment. Le son n'était pas extraordinaire mais le principal était d'entendre la voix si particulière d'Aaron! Il a mis du temps à se lâcher, mais il a fini par venir lâcher le micro aux fans sur les 3 derniers morceaux. Très bon set mais malheureusement beaucoup trop court.



Il était alors temps de laisser les Allemands secouer leurs petits drapeaux et se préparer à noyer la défaite dans le schnaps face aux bouffeurs de tortillas et de retrouver nos pénates, après ces 3 jours placés sous le signe du kung-fu et du fluo. Hormis le problème des billets non envoyés ou par erreur, l'organisation fut irréprochable, l'ambiance moins folle que pour un fest metal et un peu plus frimeuse, bref, un bon Fest de hardcore, ni plus ni moins. Je retiendrais personnellement la hargne de 50 CALIBER, la découverte de TRAPPED UNDER ICE et DIRTY MONEY, le pit incroyable de NASTY, la puissance de CDC, la hype de COLD WORLD, le fun de H2O, l'efficacité de TRC et la frustration de ne voir jouer DEATH THREAT que si peu de temps.

Je remercie Buck de Face The Show Pics pour m'avoir permis d'utiliser ses superbes photos.













Voici en bonus quelques liens vers des videos pour que vous puissiez goûter un peu l'ambiance comme si vous y étiez:

50 LIONS: http://youtube.com/watch?v=3W1diJ5bOIA
TRAPPED UNDER ICE: http://youtube.com/watch?v=TNb48J7qB8A
50 CALIBER: http://youtube.com/watch?v=heHpFf7ShQU&feature=related
BLEEDING THROUGH: http://youtube.com/watch?v=-AgK4HpzLrA
MELTDOWN: http://youtube.com/watch?v=CaofgC8OCHU
NASTY: http://youtube.com/watch?v=Kgrsl3t_jKQ&feature=related
xFAT ASSx: http://youtube.com/watch?v=5Tp6_kWUyZU
CDC: http://youtube.com/watch?v=rRXelGKCbEg
BUN DEM OUT: http://youtube.com/watch?v=8OiScIvdNjk
COLD WORLD: http://youtube.com/watch?v=7GbmX8y8geQ
DISCIPLINE: http://youtube.com/watch?v=6Z-q6lnpzBg
AMBUSH: http://youtube.com/watch?v=tBmtDpAjVDY
IN BLOOD WE TRUST: http://www.dailymotion.com/related/x5ytro/video/x5yv0b_in-blood-we-trust-pressure-fest-200_music
WAKING THE CADAVER: http://youtube.com/watch?v=84EAkiBZpA8&feature=related
RESISTANCE: http://youtube.com/watch?v=_SICxpuC29k
DEATH THREAT: http://youtube.com/watch?v=leDEz59FvDY


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