Raf (chant), Symheris (guitare), Edd (guitare), Oliv' (basse) et Clem (batterie) - TANK par FOOFUR - 2259 lectures
Quelques questions pour découvrir TANK...


Hello les gars ! C'est la première fois que l'on parle de vous sur VS donc je vais vous demander de vous lancer dans une petite biographie du groupe...
Oliv : Allons-y alors ! TANK est un groupe de Thrash/Death mélodique venu tout droit d'Île de France, bâti sur les fondations d'un groupe de death dont les seuls rescapés sont Edd et Symheris. Ils ont pris la décision de reformer un nouveau line-up, où sont venus se greffer petit à petit Raf au chant (K.A, ex Nexus et Admiral's Arms), Clem à la batterie (Sarkazein, Sihia) et moi-même à la basse (Crystal Wall).

En septembre 2007 est sorti notre premier EP 2 titres éponyme, enregistré au Studio Sainte-Marthe à Paris. Toujours au même studio, en décembre, a été enregistré un duo avec Zuul FX intitulé « Destination »
Celui-ci figure d'ailleurs sur la compile FRENCH METAL « Dans la fosse aux Lions » sortie en mai. Enfin, le clip de « Brother in Arms » est sorti ce mois-ci.
En ce qui concerne les scènes, nous avons, entre autres, joué à la Scène Bastille (Paris), mais aussi pas mal en province, avec des groupes tels que Deep in Hate, Nirnaeth, In Trails,...


Quels groupes vous ont donné envie de faire de la musique ?
Oliv : Pas les mêmes ça c'est certain! (Rires). Me concernant, je suis depuis longtemps un fan invétéré de Cliff Burton, mais c'est après le dernier concert de Rhapsody à l'Elysée Montmartre, où Patrice Guers a effectué un solo, que j'ai décidé de me mettre à la basse.

Edd : Pour ma part, c'est METALLICA qui m'a donné envie de jouer. Mon cousin reprenait leurs plus grands classiques à la guitare et ça a fini par me démanger.

Symheris : J'ai commencé à jouer de la guitare sur du KISS, du Deep Purple ou encore sur du Alice Cooper. Ces groupes restent d'ailleurs pour moi des références aujourd'hui.


Comment faites-vous pour composer ? Vous avez une méthode spécifique de travail ?
Raf : Nous n'avons pas de méthode bien spécifique de travail pour la composition des morceaux, et c'est aussi bien comme cela. Souvent, un des membres du groupe propose une base de travail, et si elle nous branche, alors on l'améliore ensemble, que ce soit par l'intermédiaire du logiciel GuitarPro ou en répétitions. Au final, chacun met son petit grain de sel pour obtenir un morceau qui nous correspond parfaitement.


Pourquoi avoir choisi ce nom de groupe plutôt banal et pensez-vous le conserver ?
Oliv : TANKA aurait été bien plus banal je crois (Rires). Je suis un peu allergique aux noms qui se terminent en A.

Symheris : Ce nom est parti d'un délire sur les styles de métal du genre thrash/death/hardcore mélodique progressif à tendances néo classiques indus (Rires). Pour déconner, j'avais proclamé qu'on faisait du TANK METAL. N'ayant pas trouvé un meilleur nom de groupe pour nous désigner, TANK est du coup resté. Et puis la double connotation en anglais entre le char d'assaut et le réservoir est intéressante. Après nous nous sommes effectivement posé la question de savoir s'il fallait ou non le conserver.

Raf : Nous sommes conscients qu'un rappeur, qu'un groupe de heavy et sans doute plein d'autres groupes utilisent ce nom, et cela demeure pour nous un réel problème. Le changer totalement serait, je pense, à double tranchant, car la communication serait à reprendre quasiment à 0. On commence à prendre ce problème au sérieux, en espérant y trouver une solution adaptée prochainement… S'il y a des avis d'ailleurs, nous sommes preneurs... un album à la clef pour celui qui nous trouve un pur nom avec TANK dedans ! (rires).


Vous avez sorti un EP deux titres éponyme en 2007. Où l'avez-vous enregistré ? Pourquoi avoir choisi ce studio et comment s'est déroulé l'enregistrement ?
Edd : Nous avons enregistré notre EP au studio Sainte-Marthe à Paris (Zuul FX, Lazy, Sna Fu, Aqme, Ed-Äke...), sous la direction de Guillaume Mauduit. Nous avons choisi ce studio pour la qualité de ses productions, mais aussi parce qu'un super feeling est passé entre nous et Guillaume Mauduit, qui est un mec en or, doublé d'un super ingé son.
C'était la première expérience studio du groupe et il y avait donc une grosse excitation ! Au final, nous avons beaucoup appris et ce, dans une superbe ambiance.


Avec le recul, êtes-vous satisfait du résultat final?
Edd : Nous sommes entièrement satisfaits du résultat, et les retours, notamment des webzines et de la presse (sampler Rock Hard, article Hard Rock mag), ont été vraiment flatteurs pour nous, donc on ne peut qu'être satisfaits de nos choix et du résultat final. Notre style nécessite vraiment un gros son pour lutter à armes égales sur un marché plutôt encombré !


Pourquoi vous êtes-vous limité à un EP deux titres et n'aurait-il pas été plus judicieux de sortir un maxi 5 titres par exemple?
Symheris : Ce sont principalement des raisons budgétaires qui nous ont limités à n'enregistrer que deux titres. Si nous avions eu les moyens, nous aurions directement enregistré l'album. Un maxi 5 titres n'aurait sans doute pas été distribué et, à mon avis, ce n'est pas dit qu'on aurait eu plus d'échos avec 5 titres… La prochaine étape est clairement l'album.


On trouve dans TANK des influences qui vont d'IN FLAMES à CHILDREN OF BODOM. Est-ce que ces groupes sont des références pour vous et quelles sont vos influences?
Oliv : Le groupe est pas mal influencé par le métal scandinave, que ce soit In Flames, Arch Enemy, Carcass, ou encore At The Gates, mais également Children Of Bodom ou Meshuggah. Après, il y a aussi une partie de la scène américaine qui ne nous laisse pas indifférents, comme par exemple Pantera ou Machine Head.
Mais nos influences ne s'arrêtent pas là : hormis tous ces groupes nous avons des influences assez diverses, du heavy metal pour moi au hard rock 70's pour Symheris par exemple.


Vous participez ou avez participé tous à des projets musicaux annexes. Trouve-t-on dans TANK des similitudes avec vos (anciens) projets?
Oliv : Il est vrai qu'à nous tous, on a pas mal de groupes du 77 et du 91 réunis (Rires). Sans revenir sur chaque style pratiqué par chacun des membres dans leurs autres projets, il est clair que chacun de nos projets ont influencé la personnalité de TANK.
On avait tous un pied dans le heavy, le death ou le thrash donc, à partir de là, il est normal que ces 3 éléments se ressentent dans notre musique.
Mais cela étant, il serait difficile de confondre TANK avec l'un de nos autres projets.


Il semble que Raf soigne l'écriture de ses paroles. Pouvez-vous nous parler des thèmes abordés et d'où vous vient l'inspiration?
Edd : Raf n'est pas toujours le seul à écrire les textes. Ainsi, tous les membres participent à l'écriture des paroles. On a plus ou moins vécu les mêmes situations, et on a tous des idées à partager sur un thème commun. Mais c'est toujours à Raf que revient la décision finale.

Raf : L'important pour qu'un texte soit réussi, c'est de croire en ce que l'on écrit. Autrement dit, il ne faut pas se forcer à écrire des paroles, mieux vaut attendre l'inspiration. Ainsi, les thèmes abordés sont très variés car tout dépend de l'état dans lequel on se trouve et de ce qu'on a envie de faire ressortir.

Oliv : Par exemple, « The Day After » évoque un combat contre le temps qui passe, alors que d'autres chansons comme « Corpse » ont des thèmes plus légers. On peut très bien avoir vu Braindead la veille et avoir envie d'écrire un texte marrant avec plein de sang ! (Rires)


Le chant est principalement en anglais. Pourquoi ce choix? Pensez-vous un jour écrire un titre en français?
Oliv : Le chant en anglais s'est imposé de lui-même puisque tous les groupes que nous écoutons (ou presque) chantent dans cette langue. L'anglais possède des mots, un phrasé, et des intonations qui respirent le death metal, et que d'autres langues peuvent difficilement retranscrire aussi bien (même si certains s'en sortent très bien en français).

Raf : Et puis il faut rajouter que le métal est loin d'être populaire en France. Grâce à Internet, on peut toucher un public international, et l'anglais apparaît donc clairement comme la langue la plus adaptée. Par exemple, sur MySpace, nous avons plus de retours venant des USA que de France.
Après pourquoi pas un jour un titre en français, nous ne sommes fermés à rien, mais, pour le moment, ce n'est pas à l'ordre du jour.


Un nouveau titre, "Destination", apparaît sur la compile French Métal 2008. On y trouve en guest des membres de ZUUL FX. Pourquoi avoir choist de collaborer avec eux? Comment s'est déroulée cette rencontre? Comment s'est passé l'enregistrement de ce
titre ?

Oliv : C'est une histoire un peu compliquée ! A la base, nous devions participer à la BO du film d'horreur « Survivant(s) » de Vincent Lecrocq (avec Alysson Paradis), avec un clip comme support.
On s'est dit que, pour l'occasion, ce serait intéressant de créer un titre en duo avec quelqu'un, histoire de bien marquer le coup.
Edd est fan de Zuul FX et il a pu contacter Zuul, le groupe ayant également enregistré leur album à Sainte-Marthe. On lui a proposé et il a gentiment accepté.
TANK n'ayant pas à ce moment-là de batteur fixe, on a également demandé à Aurel d'enregistrer les parties batterie, ce qu'il a fait en temps record, pour un résultat énorme. C'est vraiment un batteur exceptionnel.
Le titre a été enregistré sur 3 jours, juste avant les vacances de Noël, avec l'intention de figurer sur la compile FRENCH METAL, histoire qu'il soit distribué autrement que par Internet.

Symheris : Ce fut une expérience humaine très enrichissante, car ZUUL FX est un groupe expérimenté. Le partage de leur expérience sur l'industrie musicale et les nombreux conseils donnés furent très constructifs. On attend maintenant de pouvoir faire une scène avec eux !

Edd : Le clip devait se tourner en avril mais, malheureusement, Zuul n'a pas pu être disponible. Du coup, c'est BROTHER IN ARMS, un titre du EP, qui figurera sur la BO de « Survivant(s) ». La version 1 du clip vient de sortir (http://www.youtube.com/watch?v=L5JWXCiObHs ) et une deuxième version sera disponible pour la sortie du film.


Imaginons un album de TANK... Pouvez-vous nous décrire comment cela pourrait sonner? Y aurait-il de grosses différences par rapport à la démo deux titres?
Oliv : On l'imagine très bien cet album puisque nous cherchons actuellement quelqu'un pour nous aider à le coproduire. C'est un projet auquel on tient énormément car il nous permettrait de franchir une nouvelle étape.
Depuis le EP, de nouveaux membres ont intégré le groupe, avec en plus un gain de maturité au fil du temps… Il devrait forcément y avoir quelques différences au niveau du son.
Au niveau du contenu, nous sommes avant tout un groupe de live, qui aime que la fosse se déchaîne, donc l'album sera clairement orienté en ce sens.
Les structures seront, à mon avis, moins redondantes, et, rythmiquement, nous prendrons beaucoup plus de risques.
Enfin, au niveau du chant, il y aura un peu plus de chant clair, sans pour autant tomber dans le cliché « couplets gutturaux / refrain chant clair ».

Edd : En même temps, nous avons appris pas mal de choses, que ce soit en studio, pour trouver un son plus dans l'esprit de TANK, mais aussi au niveau des compositions. Nous essayons de condenser les influences de tout le monde pour donner quelque chose d'homogène et qui nous correspond parfaitement.


Comment expliquez-vous aujourd'hui le mini-buzz qui existe autour de TANK? Est-ce venu naturellement ou avez-vous dû fournir un travail de titan pour en arriver là?
Oliv : Nous n'avons pas l'impression d'un « buzz » faramineux autour de nous, comme pour pas mal de groupes de hardcore parisiens, mais tant mieux si tel est le cas !
Dans la musique, rien ne vient naturellement. Il y a tellement de groupes qui utilisent la toile pour se faire connaître ! De plus, nous n'avons pas de manageur, ni même de label, c'est donc difficile de faire de la promo, mais on s'accroche comme on peut en squattant MySpace, des forums, et en se déplaçant à des concerts sur Paris ou sa proche banlieue. Alors bien sûr que le mot « titanesque » ne serait peut-être pas approprié pour désigner notre travail sur la promo, mais si le temps consacré à la promo pouvait être utilisé à la musique, ce serait vraiment bénéfique pour nous.

Clem : On a passé énormément de temps à bosser l'aspect scénique de nos prestations, en considérant que, même avec de petits moyens, un concert de métal doit rester un show. On tient d'ailleurs à remercier les webzines, les magazines Rock Hard et Hard Rock Magazine, ainsi que La Grosse Radio pour avoir parlé de nous, constamment en bien. Cela est en quelque sorte la récompense de nos efforts fournis ! Merci à VS évidemment !


Vous œuvrez dans un style assez extrême et pourtant, vous semblez avoir la volonté de vivre de votre musique. Pensez-vous qu'il soit possible aujourd'hui, en France, de vivre de la musique?
Oliv : Nous savons que les chances de pouvoir vivre avec TANK sont minces, donc nous ne nous prenons pas la tête là-dessus, mais on se donnera, malgré tout, les moyens d'arriver au plus haut. Nous rêvons d'enregistrer un album et de partir en tournée. Pouvoir en vivre serait la cerise sur le gâteau mais nous restons objectifs et réalistes. Que ce soit pour le métal ou le rock, en France, il est très difficile de vivre de la musique avec son propre groupe. On n'est clairement pas nés dans le bon pays pour ça ! On aurait eu plus nos chances avec du Rnb ! (Rires)
Plus sérieusement, les groupes sans major derrière eux ne vivent que difficilement de la musique, alors en ce qui concerne le métal, c'est encore pire... Gojira, malgré leur degré de reconnaissance, sont encore loin d'être millionnaires ...
Mais qui sait après tout ? Si on a pas de rêves à 20 ans, on peut tout arrêter…


Quel est votre point de vue sur le soutien du public à la scène française?
Oliv : Le public français est un public étrange, insaisissable. Selon les départements aussi, ça bouge plus ou moins. Mais j'ai l'impression que le public français soutient assez bien les groupes les plus connus, que ce soit Gojira, Dagoba, Eths, etc.
Par contre, je crois que c'est un public qui n'est pas attiré par la découverte. L'accueil pour les premières parties est souvent tout juste poli, et c'est rare de conquérir un public en live lorsqu'il ne connaît pas. Mais c'est justement un joli défi et une motivation différente.


Vous n'êtes pour le moment pas encore signés. Avez-vous été approchés par un (ou des) label(s)?
Edd : Nous avons été approchés par de petites structures, mais on se donne le temps de voir quelle serait la meilleure solution pour nous. On a très vite compris que l'on devra très certainement autoproduire notre album, donc il nous faudra au moins trouver un bon réseau de distribution.

Raf : Notre but actuel est de chercher des fonds pour enregistrer en studio, avec un son de qualité. Et si un label d'une envergure acceptable pouvait avoir confiance en nous, cela arrangerait bien des choses. Mais de petites structures motivées peuvent également nous intéresser. Le but est véritablement de réaliser un album pouvant être distribué le plus largement possible, dans toute la France et si possible ailleurs.


Pensez-vous que le soutien d'un label est essentiel à l'avancée de la carrière d'un groupe? L'autoprod est-elle, de votre propre point de vue, une solution d'avenir ou juste un pallier dans la carrière d'un artiste?
Symheris : L'industrie du disque se casse tellement la gueule que le marché du métal, en France, ne peut qu'en pâtir. Surtout qu'il ne s'agit pas encore d'un style très démocratisé, ni même médiatisé.
On a l'impression que, désormais, il faut arriver avec un album « clé en main » pour le proposer aux labels. Le temps des prises de risques semble bien révolu, et la musique semble bien plus une rentrée d'argent plutôt qu'une passion et un défi dans la tête des grandes majors.

Oliv : Le label est de notre point de vue essentiel pour se faire connaitre à grande échelle (toutes proportions gardées), au niveau de la promo et de la distribution, mais également pour décrocher des dates intéressantes. L'autoproduction de A à Z a clairement ses limites.


On parle beaucoup aujourd'hui de l'érosion de l'industrie du disque, de la distribution numérique qui serait l'avenir de la musique, de la gratuité de la musique via le téléchargement libre d'albums sur les sites officiels d'artistes ou groupes...
Quel est votre avis concernant cette fameuse révolution numérique?

Oliv : Personnellement je suis un amoureux du CD, j'ai donc du mal à accrocher à cette révolution du numérique. Pour la danse de l'été ou le dernier single de Lorie, cela me semble une bonne idée. Mais concernant une BO de film ou un album de métal, je pense que c'est du massacre. Les gens ne semblent plus se rendre compte des efforts nécessaires à l'enregistrement d'un album. Aujourd'hui, les longues recherches de compositions et sur le son sont vulgarisées, au point de finir le plus souvent dans un IPod dans l'ignorance complète. Cela étant, je trouve ça bien de pouvoir proposer son album en téléchargement si la qualité n'est pas trop mauvaise : s'il y en a qui n'accrochent plus au CD et bien soit, on ne peut rien y faire.
Mais le téléchargement payant je n'y crois pas trop. Cela ne reste pour moi qu'un simulacre.

Edd : Les gens achèteront les disques que si les prix restent abordables, et si le produit est valorisé, en rajoutant par exemple un DVD live ou une session d'enregistrement par exemple. Il y a d'un côté une banalisation de la musique, et de l'autre des abus sur le prix des produits proposés. Tout cela doit vraiment changer.


Quels sont les projets à court terme et à long terme de TANK?
Oliv : A court terme, c'est véritablement l'album qui prime sur tout le reste. On doit pour cela finir les compositions, trouver les fonds, et filer en studio le plus rapidement possible. On recherche également un batteur pour la scène puisque Clem part 1 an à la MAI.

Raf : À long terme, c'est qu'Iron Maiden fasse notre première partie (Rires). Plus sérieusement, si on pouvait sortir plusieurs albums, faire un maximum de concerts intéressants, si possible à l'étranger, et côtoyer l'élite du milieu, alors le contrat serait rempli.

Edd : Donner du plaisir aux gens en live, leur faire passer un très bon moment, jouer partout et idéalement essayer d'en vivre afin de faire partager notre musique avec tout monde.


Quel est votre meilleur et votre pire souvenir de concert avec TANK?
Oliv : Le meilleur souvenir pour moi c'était un concert à Melun, où le public était dingue, il sautait sur place pendant l'intro. Tu sais à ce moment-là que les 45 prochaines minutes vont être folles. Le concert à Alençon également, où le public était surchauffé ! Pour le pire, à titre personnel, je choisis le live à Roubaix, assez folklo, à cause d'un problème d'organisation. Un pote venant de Melun nous a loupé car on était censés jouer en deuxième, et finalement, le premier groupe ne répondant pas présent, on a dû jouer en premier... Tout ça avec la grippe ! J'avais la tête aussi blanche qu'Abbath mais sans maquillage… Un grand moment.

Edd : Le meilleur et le pire à la fois pour le groupe est sans doute la Scène Bastille d'avril dernier, avec une belle scène et un public très chaud !
Le pire puisque Symheris a peté trois cordes durant le concert et Oliv une sangle. Soirée cauchemardesque qui restera gravée dans nos esprits ! Mais bon, à côté de ça, c'était super ! Sinon, en effet, Melun ça bougeait de partout, j'ai failli me prendre plus d'un mec dans la gueule !!!

Symheris : Ah oui, la Scène Bastille... (Rires)


Quel est le meilleur concert auquel vous avez assisté?
Edd : In Flames à Bercy, lors du « Unholy Alliance » avec Gojira, Slayer, Lamb of God, ou encore Children of Bodom : on était dans la fosse avec Symheris et Raf, ça volait de partout… Une très bonne ambiance avec un très gros son pour un concert à Bercy.

Oliv : Sans doute le concert de Symphony X, à l'Elysée Montmartre, pour la tournée « The Odyssey ». Tous les grands titres y sont passés, le public était chaud comme jamais, et le groupe en très bonne forme. Et puis l'Elysée Montmartre reste pour moi la plus belle salle parisienne.


Si vous deviez convaincre une personne de jeter une oreille à votre musique, que lui diriez-vous?
Oliv : Bon, on éviterait peut-être l'intro du EP (rires) ... Tout dépend de la personne ! S'il s'agit d'un habitué de ce genre de musique, je lui dirais qu'on a des riffs bien bourrins, et si c'est un « gratteux » suffisamment sensible , je lui dirais qu'on a un soliste qui, quand il ne casse pas de cordes, a toutes les chances de le faire triper ! Si c'est une midinette, je lui dirais que notre chanteur est beau gosse ! (Rires)
Plus sérieusement, je lui dirais qu'on vend notre CD pas cher et que, si elle aime la musique à la fois agressive, mélodique, technique mais surtout sincère, elle a alors beaucoup de chance d'aimer !

Edd : HEYYY !! Moi je l'aime cette intro! (Rires)
Mais pour vraiment convaincre une personne, il suffit de lui dire de venir nous voir en live, pour savoir ce que l'on vaut. Le métal est vraiment une musique qui doit se vivre en live, par le biais de la scène. C'est là que la vérité éclate et que les émotions passent le mieux !


Dernière petite question... L'adresse de votre MySpace est http://www.MySpace.com/tgmetal ... On peut connaître la signification de tg???
Raf : Ta Gueule ! (Rires)
La faute à MySpace France qui, un jour, a supprimé notre compte sans raison. Le temps d'en refaire un, on s'est fait subtiliser notre adresse. Du coup, en référence à un trip figurant sur l'intro du CD, qu'on reprend en concert, c'est le « ta gueule » qui a été choisi : tout dans la finesse !


Je vous laisse cet espace pour écrire un petit mot aux lecteurs de VS...
Oliv : Continuez d'alimenter le site et le forum de vos commentaires, VS est un espace vraiment vivant qui permet une belle promotion du métal français. J'espère avoir une chance de vous rencontrer en concert, que notre musique vous plaira et qu'on pourra par la suite lire sur votre forum des avis positifs !

Tout le groupe : Merci à tous ceux qui sont arrivés jusqu'ici ! Merci pour le soutien, à bientôt dans les salles de concerts...

KEEP IT METAL !


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