Le groupe - UNDER THE ABYSS - TRACK BY TRACK par VSGREG - 4824 lectures
A l'occasion de la sortie de leur album "A Future To Behold" chez Send The Wood, UNDER THE ABYSS vous dévoile tout sur cet opus







Titre de l'album
Le nom de l'album a été trouvé vers la fin du processus de composition, quand nous avons écrit les paroles de la chanson éponyme. L'ensemble des titres évoquent la prise de conscience dans différentes situations et à différentes époques. Aussi bien des prises de conscience positives que négatives et qui ont eu, ou pourraient avoir des conséquences sur l'humanité. Le thème global de cet album tourne donc autour de la civilisation au sens large et ce qu'elle pourrait devenir. Nous recherchions un nom qui illustre au mieux ce sujet et lorsque la chanson A Future To Behold a été composée il nous a paru évident que ce titre représentait tout ce dont parle cet album.



Artwork



L'artwork de l'album est en effet totalement en lien avec les paroles des chansons. Le digipack représente un monde où la civilisation aurait été submergée par le sable, où la nature tenterait de reprendre son droit sur l'homme, le tout dans un avenir hypothétique où les choses ne se seraient pas vraiment bien passées. On peut facilement imaginer la chanson Trapped Under Sand se déroulant dans un tel endroit. Le livret reprend certains éléments directement tirés des chansons du disque. Comme pour "A Wavering Path", nous avons travaillé avec Florian Le Guillou du CHROMATORIUM. On commence à avoir nos habitudes avec lui et c'est un super artiste. Généralement, nous décidons du chemin à suivre pour les designs, mais Florian apporte aussi beaucoup d'idées, surtout quand on se retrouve dans une impasse, ou quand on est en manque d'inspiration.



Production / Studio
Le choix du studio a été assez simple pour nous. Satisfaits du travail sur notre premier album, nous n'avons pas hésité à renouveler l'expérience avec David Potvin au DOME STUDIO. David a effectué toutes les prises de son pour les différents instruments et le chant. Il a également réalisé le mixage et le mastering de l'album. Il apporte aussi son avis sur les chansons, non pas sur la composition générale, mais sur des détails à ajouter, à supprimer ou à modifier, qui peuvent avoir leur importance et apporter de l'efficacité. Nous sommes entièrement satisfaits de la collaboration avec le DOME STUDIO, où nous avons été très bien accueillis, comme d'habitude. L'atmosphère était très bonne, surtout hors des périodes de travail bien-sûr. Pendant les enregistrements, c'était un peu plus tendu cette fois-ci. Nous étions moins stressés que pour le premier album grâce à l'expérience, mais comme nous avons souhaité monter d'un cran sur ce deuxième opus, cela a été plus exigeant. Il était parfois plus difficile de calmer ses nerfs, mais globalement ce mois en studio était encore une fois enrichissant et truffé de bons souvenirs !



Musique, Cinema/DVD, livres, jeux ?

Côté musique, nous avons généralement écouté nos classiques. À base de Lamb Of God, Gojira ou encore le premier album de Sylosis qui est, pour beaucoup d'entre nous, une référence en terme de metal moderne. Nous avons aussi découvert la nouvelle chanson de Machine Head (Now We Die) pendant la période d'enregistrement et nous avons vraiment tous pris une grosse claque.
Niveau film, nous sommes allés voir Les Gardiens de la Galaxie pendant notre petit séjour à Paris, entre la session d'enregistrement de batterie et la session guitares/basse/chant qui se déroulait 4/5 jours après. On a tous regardés pas mal de films le soir au camping, chacun de notre côté. Et petite anecdote... Une fois, on a difficilement réussi à se caller à 5 dans la plus grande des tentes pour regarder le DVD de "C'est arrivé du côté de chez vous" qu'on avait piqué à David Potvin. Découverte pour certains et grand classique pour d'autres, ça a été certainement le film qui aura le plus marqué ce mois de studio.



Track by Track :

1 - THE WRATH OF NANTOSUELTA

L'idée avec ce morceau était de faire une compo efficace pour commencer l'album, d'où le choix d'un chant Thrash, agressif et énergique appuyé par les backings de Damien (basse). Doté d'un riff principal très speed et d'un riff de pont bien lourd, cette chanson est l'une des plus courtes de l'album. Elle dispose aussi d'un passage plus aéré et mélodique qui laisse apparaître différents sentiments. On y ressent de la colère, de la haine, mais aussi de la peur. On s'identifie facilement à l'impuissance du personnage principal de l'histoire. Le solo lance alors l'évolution finale de la chanson jusqu'à une fin nette et brutale.
C'est assez naturellement que ce titre a été choisi comme premier clip officiel du groupe. Il était celui qui illustrait le mieux notre évolution par rapport au premier album. Le réalisateur, Dimitri Borit, a vraiment su s'imprégner des paroles et les retranscrire à merveille à travers le scénario.
The Wrath Of Nantosuelta a pour thème le jugement du dernier homme sur terre par la déesse de la nature (Nantosuelta). Ce n'est pas forcément un texte engagé, mais une simple prise de conscience sur le fait que l'homme ne fait pas de cadeau à la planète. Elle ne lui en fera pas non plus lorsque la fin de la civilisation arrivera.
Si vous regardez le clip tout en lisant les paroles, vous percevrez notre manière -quelque peu irréelle- de visualiser un tel jugement infligé par dame nature.


2 - BLACK SHEEP
Black Sheep est la chanson qui a lancé le processus de composition du deuxième album. Nous sommes un groupe de musique, mais avant tout, des amis. C'est donc après un bon barbecue d'été entre potes que les ébauches d'un premier titre ont vu le jour. Nous étions alors sur le chemin de notre deuxième album.
On voulait un titre "rentre dedans" avec un tempo bien punchy et une batterie qui tabasse. Les riffs s'enchaînent très vite et laissent peu de répit jusqu'au refrain, qui arrive relativement tard avec son groove et sa lourdeur, ce qui lui donne encore plus d'impact. On retrouve ensuite un passage solo qui ouvre sur un pont plus mélancolique. Esteban et Marc mettent toujours un point d'honneur à composer des solos qui ne sont pas là seulement pour combler. Ils présentent au contraire un réel intérêt et créés un lien avec le reste de la chanson. Les solos sont très utiles pour entreprendre des changements d'atmosphère dans un morceau et ils sont aussi une des marques de fabrique de notre groupe.
Théo (chant) pousse beaucoup sur sa voix dans cette chanson, toujours appuyé par des backing de Damien. D'un point de vue plus personnel nous apprécions tous la complémentarité des deux voix.
Black Sheep raconte l'histoire d'une rébellion lancée par un homme dans un futur hypothétique où la majorité des êtres humains serait redevenue de simples esclaves. Vivant enchaîné sous terre et "contraint" à des tâches éreintantes, un homme va tenter d'inverser la tendance, et inciter les hommes à se mutiner. Mais au fur et à mesure de leur remontée vers la surface, ils vont se rendre compte que le monde n'est plus du tout ce qu'il était avant leur captivité.


3 - LIVING GHOST
L'intro de Living Ghost est, selon nous, très accrocheuse et laisse place à un riff bien groovy, simple mais efficace. C'est en tout point le morceau le plus Heavy de l'album avec un refrain entêtant et très mélodique. Il y a peu de backing en voix death et le choix d'un chant clair, légèrement saturé, est volontaire. Il permet de mieux faire ressortir les émotions liées aux paroles.
Living Ghost est un titre dédié à la musique, à ses bienfaits, mais aussi à ses côtés parfois pervers. Ici, le personnage s'enferme et se consacre entièrement à la création musicale et en oublie presque de vivre. Beaucoup de musiciens vouent leur vie à leur passion et s'écarte inconsciemment de toute vie sociale. C'est aussi paradoxalement ce qui crée des artistes vraiment uniques. Malheureusement pour notre protagoniste, le point de non retour est déjà dépassé.
Ce titre devrait vraiment plaire aux fans qui avaient déjà apprécié notre premier album "A Wavering Path", et des chansons comme Dead Inside. On y retrouve la touche UTA des premières heures !

4 - A CALL TO GRATITUDE
A Call To Gratitude est un morceau taillé pour le live. Premier vrai morceau mid tempo de l'album. Elle démarre sur un "grosse caisse/caisse claire" qui rappelle des rythmes quasi militaires. Le riff suivant est lâché comme une vraie bombe.
Entraînant, il donnera aisément envie d'headbanger à cheveux déployés. Le refrain en deux parties est intéressant, nous l'avons voulu très fédérateur, avec des voix de foules qui, nous l'espérons, donneront envie au public de nous suivre. L'atmosphère bascule encore une fois à partir de la partie solo que nous avons vraiment essayé d'étoffer. Elle se veut peut-être un peu plus techniquement démonstrative, mais l'union des deux guitares sur une partie lead à deux gammes lui donne un côté très épic.
Côté chant, les variations sont plus présentes. Théo passe ainsi d'une voix agressive à une voix death sur les couplets pour revenir ensuite à un chant plus clair sur le pré-refrain, où il est appuyé par Marc (guitare). C'est un morceau que nous apprécions particulièrement jouer.
Sans trop rentrer dans les détails, les paroles sont toujours axées sur la prise de conscience. Dénonçant ainsi les actes préjudiciables et les mauvais chemins que sont en train d'emprunter les générations présentes et futures. À tout âge, les gens se font la réflexion "c'était mieux avant ". Étant pourtant issus d'une génération plutôt récente, nous avons aussi le sentiment que, lorsque nous étions plus jeunes, nous respections davantage notre prochain, nos aînés et l'environnement dans lequel nous vivons. Cette chanson est donc un hymne à l'humanité de demain.




5 - THE BEARER OF LIGHT
Après quatre titres un peu plus "rentre dedans", nous étions attachés à écrire un morceau plus calme et aéré. Quand Esteban (Guitare) nous a envoyé le début de ce morceau, il y avait quelque chose de différent, mais de tellement agréable et reposant à l'écoute. Nous avons ensuite travaillé pour faire ressortir au mieux toutes les émotions de ce premier jet et composer une chanson vraiment prenante. Les parties guitares de The Bearer Of Light sont relativement simples, mais c'est ce qui contribue à créer cette atmosphère assez particulière, pleine de mélancolie.
Tout au long de l'album, nous voyageons à travers les époques. Ici, nous avons imaginé le scénario d'un homme de la Préhistoire qui décide de s'aventurer au-delà des territoires qu'il connait, attiré par une épaisse fumée au loin. Il se rendra compte plus tard que cette fumée venait d'un énorme brasier provoqué par la foudre tombée sur une fôret. Nous trouvions original d'avancer l'idée que l'homme ait découvert le feu pour la première fois de cette manière.
Côté structure, le passage post-refrain se veut plus agressif et monte en puissance après un plan "basse/batterie" exécuté par Damien et Lucas. On peut facilement imaginer ici cet homme avançant vers les flammes, son coeur battant à 100km/h, bravant l'inconnu. La voix de Théo est plus mélodique sur les passages couplets/refrains afin de faire ressortir un sentiment de joie et d'émerveillement lié à cette découverte incroyable pour cet homme. Mais aussi cette prise de conscience que beaucoup de choses sont encore à découvrir. C'est une chanson qui nous tient vraiment à cœur et nous espérons que l'émotion qu'elle dégage saura toucher les fans.


6 - MEANINGLESS THINGS
Meaningless Things est un de ces morceaux qui donne envie d'envoyer tout ce qu'on a dans nos tripes. Le riff d'intro démarre au loin et débarque en monté de volume comme une vraie claque dans la gueule. Le chant, quant à lui, se met en place très rapidement et prend -presque- la forme d'un discours. Théo s'est vraiment arraché les cordes vocales sur cette chanson et ça fait plaisir. L'énergie et l'agressivité sont au rendez-vous.
Côté guitares, ce titre n'a pas été évident à mettre en place. Nous n'avons pas utilisé le Mi mineur habituel comme accord de base, il a fallu adapter tous les riffs en conséquence. Pour beaucoup de groupes jouant en drop aujourd'hui, cela peut paraître assez facile, mais pour nous qui avons choisis un accordage en Mi bémol, la tâche s'est avérée plus compliquée. Mais au final, cela a été un exercice vraiment intéressant qui donne une dimension différente à cette compo. On retrouve ensuite un pont plus hardcore appuyé par des chœurs avant d'arriver sur un passage encore une fois plus mélodique, qui pose les choses avant l'explosion finale de ce titre. Cette chanson est la plus courte de l'album et donc parmi les plus efficaces, nous avons eu l'occasion de nous en rendre compte en concert !


7 - TRAPPED UNDER SAND
Ce morceau est assez spécial. Il a été le dernier composé pour l'album, et aussi le plus long à mettre en place . Pour l'anecdote, cela faisait une journée entière qu'Esteban et Marc cherchaient des idées pour cette dernière chanson, mais rien ne venait. Les riffs trouvés n'avaient pas ce "petit truc" que l'on pense avoir à chaque fois que l'on compose un titre. Après bon nombre d'heures, Esteban a pondu le premier riff (qui est aujourd'hui le riff principal de la chanson), et là on s'est dit : "Il est ultra louche mais c'est celui qu'on cherchait !". Marc, assez septique lui a répondu : "Si tu me fais une song entière avec ça je te paye un Mc'do ..." Ce fut chose faites !
Trapped Under Sand va droit au but, les riffs s'enchaînent avec facilité et le refrain se retient vraiment sans peine. Il ne nous en fallait pas plus pour nous satisfaire sur une chanson de ce type. Le passage solo est l'un de nos préférés, des leads simples qui collent parfaitement à la rythmique, et tout ça placé au milieu d'un passage qui envoie du bois comme dirait notre label ! (SEND THE WOOD MUSIC)


8 - A FUTURE TO BEHOLD

Titre éponyme de l'album, A Future To Behold est le morceau avec le tempo le plus lent et l'ambiance générale la plus mélancolique. Il y a pas mal de variations dans cette chanson, osciant entre plans mélodiques et riffs énergiques au sein d'un même couplet ou d'un même refrain.
Les paroles de A Future To Behold nous placent au milieu d'un combat entre les hommes et les dieux. Considérant -dans une certaine mesure- qu'il existe une puissance suppérieure qui décide de notre destin. Nous avons voulu contrer cette idée en mettant en scène le fait de déchoir ces dieux en opposant une forte résistance, persuadé que notre destinée nous appartient. En bref, nous ne sommes pas de simples pions sur l'échéquier de la vie.
Le texte est plutôt négatif au final. Il appuie ainsi l'idée que l'homme ne puisse pas changer ce destin funeste.



9 - PROMISE LAND
En général concernant nos intros de chanson, nous adoptons un schéma plutôt classique. Un début instrumental à la structure relativement travaillée. Sur Promise Land, nous voulions casser cette habitude avec un titre rapide où le chant démarre d'emblée. Dans la lignée de Despicable Life, figurant sur notre premier album, cette chanson évolue dans un style Thrash bien agressif, avec un chant assez violent, posé sur une farandole de riffs tous aussi tranchants les uns que les autres. Après un refrain plus aéré, nous avons voulu concocter un "passage bonus" qui nous donnerait envie d'extérioriser toute notre énergie et pourquoi pas balancer un wall of death ou un bon vieux circle pit en live !
L'expression "terre promise" a généralement une connotation religieuse, mais ce n'est pas le cas ici. Nous évoquons un futur où les continents auraient été submergés par les eaux et où le reste de l'humanité serait en quête d'un endroit pour survivre. L'histoire nous plonge dans un univers à la Waterworld où la loi du Talion est omniprésente.


10 - RIDDEN BY GUILT
Cette chanson reprend l'essence même de notre musique : un Thrash mélodique façon UTA, à laquelle nous avons intégré des éléments jamais utilisés dans nos autres chansons. Dès le départ, nous avons opté pour un tempo sur lequel nous avions rarement composé (Uniquement Against The Dreams sur le premier album). Comme beaucoup de groupe, Under The Abyss a ses préférences concernant ce paramètre et c'était intéressant de sortir de notre zone de confort.
Deuxième élément nouveau : l'écriture d'un "riff bonus" très saccadé dans l'esprit, sans aucune prétention, d'un groupe comme Protest The Hero. Marc et Esteban ont voulu varier sur le passage solo en utiisant une gamme dont ils n'ont pas l'habitude de se servir, le tout placé sur un riff composé de blancs mettant en avant les solis.
Les lyrics évoquent plusieurs choses : le sentiment de culpabilité que l'homme peut éprouver et la capacité des lieux et des objets à faire resurgir des souvenirs enfouits. Cela peut faire référence à la madelaine de Proust, mais d'une manière bien plus sombre et dramatique. Ce morceau était le plus adapté pour clore l'album, tant au niveau de la musique que des paroles.
Auteur
Commentaire
Humungus
Membre enregistré
Posté le: 11/07/2015 à 18h25 - (1718)
"C'est arrivé du côté de chez vous"...
AH AH AH AH !!! !!! !!!
Encore un signe d'inculture totale... ... ...

Kus
IP:77.146.92.90
Invité
Posté le: 12/07/2015 à 14h17 - (1720)
Très constructif ton commmentaire humungus...

L'exercice du track by track est quelque chose de compliqué et souvent tu te relie pas suffisamment. Je doute que parce qu'il y est un erreur dans un titre de filme ça signifie que l'on soit complètement inculte.

Mais bon à priori t'as trouvé que ça d'intéréssant à dire histoire de troller un peu.

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