Joe et Mario - GOJIRA par CHOKO - 6083 lectures
Comme vous le savez sans doute, Gojira a signé chez Roadrunner et sortira « L’Enfant Sauvage » en juin. Pour promouvoir leur dernière mouture, les frangins du groupe, Joe et Mario Duplantier, ont répondu aux questions de VS, les dernières d’une série de 10 jours de promotion. Un moment détendu, comme un « jour d’école avant les vacances d’été » d’après les dires du frontman.



Nous allons débuter cette interview par parler de votre signature chez Roadrunner, c’est une opportunité hors norme, vous allez pouvoir bénéficier d’un « outil de travail » plus vaste. Quelle a été votre réaction lors de votre signature chez ce monstre ?

Joe : Ce n’est pas quelque chose qui s’est fait du jour au lendemain, ça fait 16 ans qu’on fait ce qu’on fait. On a passé nos premières années seuls, on envoyait nos CDs à des maisons de disques, mais ça ne marchait pas alors nous avons tout fait nous même. On a fait notre propre studio, on s’est fait tout seul. Aujourd’hui, on est chez Roadrunner, mais ça ne se passe pas du jour au lendemain. Même le fait que ça commence à prendre aux States ou en Angleterre, c’est juste le fruit des rencontres entre musiciens, des mecs qui nous invitent parce qu’ils nous aiment bien alors on a l’opportunité de rencontrer un public. Depuis le début on a l’envie de voyager et de partager notre son, on a cet esprit conquérant. On a envie d’être en contact avec la vie, puis jouer à Poitiers, à Nantes ou à Marseille et ainsi de suite. Il y a des fois où tu te dis « tiens, j’aimerai bien jouer à Düsseldorf » (Rires). La première fois qu’on a tourné aux States, ils avaient entendus parler de nous alors ils sont venus nous voir, ça fait bien 7 ans qu’on les connait et qu’ils viennent nous voir à chaque fois qu’on est de passage à New York. Donc par exemple Monte Connor est super attentif au groupe, envers le potentiel de vente bien sûr, mais ce n’est pas la première chose, c’est surtout des passionnés.



Pas peur d’un embourgeoisement alors ?

Je comprends ta question, mais pour moi, dans mon quotidien, ça ne veut rien dire. On est tellement loin de pouvoir s’embourgeoiser et surtout ce n’est pas dans notre préoccupation de s’en rapprocher. On a une musique qui accroche avec les gens, au début on était super surpris du retour des gens. Nous, de notre côté, on a le but de perfectionner un art. Avoir un succès médiatique, c’est vraiment un truc qui est en train de se passer, mais il y a un truc qui coïncide avec ce qu’on fait. On est là au bon endroit, au bon moment. Mais il y a pas de volonté de notre part de rester à accrochés à ce truc là, si un jour les gens comprennent ne plus notre musique, ce n’est pas grave, on reviendra sur un autre mode. Moi j’ai plein d’idée en tête, Mario aussi. Tant que ça marche, que les gens en veulent plus, tant mieux, c’est super cool.

Mario (qui vient d’arriver) : Je ne sais pas si ça a un rapport avec le label si un groupe change sa musique. Peut-être que certains veulent sonner différemment en allant chez Roadrunner

Joe : Peut être qu’il y a des groupes qui n’ont simplement pas de profondeur et ce n’est pas le fait de signer chez Roadrunner qui les change, c’est seulement eux. Je ne sais pas trop. On sait tellement ce qu’on veut, on a nos méthodes, je ne vois pas comment on peut changer.

Mario : On est dur, on sait où on veut aller même si on laisse libre place à l’improvisation, mais on est exigeant. Changer notre musique pour du confort, ça serait la fin de ce qu’on a créée. Ca ne serait pas cohérent à nos âges, à 30 ans, je fais une musique qui est authentique pour moi.

Joe : Il y a qui le font, mais parce qu’ils sont lassés. Souvent, ça a un rapport avec la drogue. Ca va te paraitre tout con ce que je vais dire. (Rires) Mais il y a plein d’exemple de gens qui perdent un peu le fil, un peu comme les groupes de hip-hop qui perdent les pédales. Genre les Black Eyed Peas, au début, c’était génial, puis ils ont décidé de faire une musique un peu formatée. Dans le metal, je ne citerai pas de groupe. (Rires)

Mario : On se remet en question, on est des individus, on n’est pas borné. On reste sincère.


Vous avez dévoilé le nom de votre nouvel album, « L’Enfant Sauvage ». Quel est le sens caché de ce titre ? Est-ce que le choix de la langue française a un côté marketing ou c’était une envie sortir un disque avec nom français ?

Joe : C’est du pur marketing! Il n’y a pas de sens caché mec ! Ok ? (Rires) Plus sérieusement, « L’enfant sauvage » c’est nous. On a un souci avec les institutions, tout ce qui est stigmate, formatage. On est vachement sensible, on a un ton un peu froid là parce qu’on a dix jours de promo alors… voilà quoi ! (Rires)

Mario : Le label a été étonné du nom. Joe voulait déjà appeler un titre « L’Enfant Sauvage », et puis ça sonnait super beau.

Joe : La traduction « Wild Child », ça ne va pas.

Mario : On n’avait pas de nom pour l’album au moment des prises et on stressait un peu pour ça. Puis Joe l’avait écrit sur un papier dans le studio. On avait les yeux dans les vagues tous les deux, et on cherchait un nom. A un moment, il m’a dit « mais on l’a bordel ! » et voilà. (Rires)

Joe : Et puis maintenant, comme on a un certain succès, chaque news, chaque truc, les gens sont en modes « mais pourquoi ? » donc bon. (Rires)


Pour ce cinquième album, Josh Wilbur qui a bossé sur les derniers Lamb of God vous a donné un coup de main pour l’enregistrement. Comment vous avez rencontré ce type et pourquoi lui ? C’était comment d’enregistrer à New York ? Pourquoi ne pas avoir continué avec Logan Mader ?

Joe : On s’est rencontré au détour d’un studio.

Mario : On a ouvert une porte et on a découvert un jeune mec qui bossait du son, puis Joe s’est présenté, Josh lui a dit qu’il trouvait Gojira mortel, Joe a demandé une équipe et il s’est proposé. A ce moment là, il bossait sur « Resolution » de Lamb of God. On avait pour but que Joe produise le disque, un truc « made in Gojira », mais pour ça on avait besoin d’un sous-fifre. (Rires) On pense qu’il pouvait nous amener à nous pousser à notre maximum, on ne pouvait pas se prétendre de faire un album de A à Z…

Joe : Tu me donnes un pro-tools et des micros et je le fais. Mais il faut l’avoir le matos. Comment tu fais pour l’avoir ? Hé bah tu le loues et après t’embauches un mec. Mais il suffit qu’il galère avec le matos parce qu’il ne connait pas ou quoi et voilà. Tandis que là, on avait un mec qui savait ce qu’il faisait. Il a été super enthousiaste quand je lui ai proposé de bosser sur le disque.

Mario : Et avec lui ça roulait techniquement.

Joe : Concernant notre choix de ne pas continuer avec Logan, on voulait simplement d’autres expériences. Et aller à Los Angeles, pff… je savais que j’allais passer 4 mois quelque part, c’était le cœur de l’hiver et je n’avais tout simplement pas envie. Après, on aurait pu choisir l’Angleterre ou la Scandinavie.

Mario : Après, pourquoi on irait enregistrer là-bas alors qu’on n’a pas de contact ? (Rires) Et puis le son suédois, ça ne colle pas à notre musique.


Pouvez-vous me parler du processus de compo ? Combien de temps vous a-t-il fallu pour composer et mettre en boite ?

A peu près 8 mois comme je t’avais dit, c’est environ deux fois plus de temps que pour « The Way of All Flesh », avec environ un mois de tournée au milieu. Sinon le processus est le même, on s’est retrouvé tous ensembles, on a bossé à 4.

Parlons un peu du contenu. Comment définissez-vous ce disque ?

Joe : Non, qu’ils l’achètent et l’écoutent. (Rires) Le disque… Putain, c’est un putain de disque ! (Rires)

Mario : Je dirais qu’il ressemble le plus à ce que l’on est le plus à l’intérieur de nous.


Je trouve qu’il y a un retour aux sources de « From Mars to Sirius » avec cet aspect plus lumineux que « The Way of All Flesh ».

Je suis assez d’accord. Je pense qu’on a besoin de beaucoup de temps pour découvrir des choses et sur « The Way », c’est le cas. J’adore l’album, mais j’ai l’impression qu’on a manqué de temps sur certaines choses. Là je trouve qu’il y a de la technique sans que ce soit l’objectif, les chansons sont peut-être plus identifiables, un côté aussi atmosphérique. Il y a aussi une partie « progressive » dans notre musique, mais ça c’est dû au jam, ça nous amène à jouer des parties pendant 10 minutes.

Joe : On a appris le terme prog récemment. (Rires) A force que les gens nous le rappellent, on répète ce terme parce qu’on n’arrête pas de nous dire ça aussi. (Rires)

Mario : On n’a pas envie de jouer de jouer toujours les mêmes plans, c’est pour ça que ça nous arrive d’avoir quelques ratés. On ne peut pas toujours arriver à jouer 40 minutes en impro, tu vois ? (Rires)


De ton côté Joe, je trouve que ton chant est beaucoup plus mélodique.

Joe : J’avais vachement envie de chanter, je suis fatigué d’hurler. Quel âge t’as toi ?


21 ans !

Oh c’est mignon ! (Rires) Ben moi j’ai 36 ans, mine de rien, être encore en train de gueuler, tu t’imagines ? J’adore hurler comme un démon, mais putain, j’adore chanter aussi. Ca demande beaucoup d’effort aussi. Sur cet album, il y a une seule voix unique, bien sûr, ce n’est pas un secret, on double une deuxième fois, tous les chanteurs le font. Pour donner plus d’ampleur aussi. Je fais beaucoup de pré-prod pour trouver ma voix, j’ai eu un désir de chanter, c’est une sensation physique. Quand je gueule, ça m’arrache. (Rires)

Mario : Tu vois Katatonia, c’est hyper fin. Je pense que Joe peut chanter aussi, ce n’est pas parce qu’il y a pas de saturation dans sa voix que c’est forcément pompeux. On a un gros respect pour Katatonia, c’est simple et en même il se passe quelque chose.

Joe : Je ne voulais pas forcément partir dans un délire Katatonia hein, mais je sens qu’il y a une envie personnelle qui est en train de poindre. C’est quelque chose qui émergera, tôt ou tard, je vais me mettre à chanter. Pourquoi je ne pourrais pas chanter dans un groupe de metal ? Je me suis fait à cette réflexion, c’est sûr que c’est tellement lointain de l’univers de Gojira. Chanter c’est le truc le plus dur que je connaisse, après taper dans une balle de baseball avec un mec qui sait faire des vraies lancées devant. (Rires) Il y a un moment quand on composait, j’ai eu cette envie là. Mais au bout de 5 minutes, quand tu bosses un morceau, je me suis retrouvé à hurler, cela s’imposait à moi. Je sens que chanter ça arrive, mais ce n’est pas encore naturel.


Est-ce que comme « The Way of All Flesh », « L’Enfant Sauvage » ressort un thème précis ? Est-ce que vous pouvez me parler des textes et de leurs significations ?

Joe : Ouais, non, on s’en tape des paroles. (Rires) Toute façon, personne ne lit les paroles. Je me casse le cul à faire des textes qui viennent du cœur et on me sort toujours « alors, vous êtes des écolos ». (Rires) Lisez les paroles bordel ! (Rires) Par exemple, « The gift of Guilt » parle du réseau de culpabilité entre les êtres humains, la complexité et la sournoisement de la culpabilité qui s’immisce dans les cellules du cerveau. On est imprégné de cette culpabilité permanente, c’est un truc qui se transmet entre les générations, dans l’éducation notamment.

Mario : C’est parce que tes parents se trimbalent des maux, qu’eux-mêmes avaient de leurs parents, il n’y a pas que ça hein.

Joe : Tu ne peux pas être heureux si ton père est malheureux ou comme quand toi tu éprouves un sentiment de joie alors que la personne à côté de toi ne l’est pas du tout. Tu vas commencer à te sentir coupable, ça crée des barrières.

Mario : Non, mais nous, on se sent vachement coupable.

Joe : Tu crois quoi ? Lui aussi se sent coupable.


Non, pas du tout. (Rires)

Mario : C’est tellement complexe que parfois tu vas réagir d’une certaine façon, et ton équilibre dans la vie s’en retrouve changer.

Joe : Bien sûr, on n’est pas con, on réfléchit. Mais des fois, c’est trop tard, c’est inconscient. Il y a plein de gens qui pensent qu’ils ne sont pas assez bien pour le succès, pour l’amour etc. et on a cette tendance à se rabaisser. Cette chanson parle de ça, c’est un questionnement. C’est une réflexion que j’ai eu au moment d’écrire ces paroles. Mais si tu les lis, tu ne vas pas forcément trouver des réponses.


Concernant la pochette, qui en est à l’origine ?

Mario : En fait, on a beaucoup bossé sur la pochette. On a demandé à notre sœur, qui nous a fait une photo en noir et blanc. Elle a essayé plein de trucs, mais ça ne collait pas. Elle nous a proposé des images vraiment sublimes. Joe était très occupé avec le mixage, alors je suis rentré dedans, j’ai commencé à peindre et je lui ai demandé ce qu’il en pensait à chaque fois. J’ai fait un dessin avec une tête et dans la tête j’ai dessiné des veinures. Avant ça, on avait fait affaire à une boite de designer talentueux, mais on se sentait éloigné de leur travail, c’était super mais ça ne faisait pas l’unanimité. Joe l’a réadapté.

Joe : Sur la pochette, les rayons c’est la lumière et les buildings c’est la société. Je pense que c’est difficile à en parler, il faut écouter la musique, lire les paroles. S’il y a trop d’information, ça peut dénaturer l’imagination. La peinture va avec les textes, la musique aussi.

Mario : On adore les motifs simples, il y a une naïveté.

Joe : Imagine un cuisinier qui fait un putain de gâteau et qui passe trois semaines à expliquer le gout. Mais mangez le gâteau ! (Rires)


Vous avez également annoncé un DVD qui s’appellera « The Flesh Alive », avec live et bonus. Vous pouvez m’en parler ?
C’est un DVD avec des live, avec un bon son et ce n’est pas rejoué. C’est brut, bien sûr chaque morceau est mixé. C’est tentant de rejouer les ratés, mais on ne l’a pas fait.

Mario : C’est des live qu’on n’avait pas exploité, qu’on avait dans un disque dur et au début, on s’est demandé ce qu’on allait en faire. C’était dommage de ne pas les exploiter.

Joe : A part le live au Garorock qu’on peut retrouver sur internet, on a également fait un film, on s’est mis un peu à nu, mais pas trop. (Rires) Il y a des images de Mario jouant « The Art of Dying » filmées avec un téléphone. C’est vraiment un documentaire qu’on a fait nous même, mixé par nous avec l’aide de notre talentueuse amie Anne, qui travaille actuellement sur le clip de « L’Enfant Sauvage » et qui devrait sortir début mai. C’est la prochaine Stanley Kubrick.

Mario : On a fait un documentaire d’une heure, c’est un DVD pour les mecs qui aiment Gojira, c’est un truc de puriste.


On va parler des concerts, vous allez être en tournée française prochainement. Comment appréhendez-vous cet évènement ? Et pour l’Europe et les States ?

Joe : On a un rapport particulier avec la France, l’accent est toujours plus porté sur la France. Cet été c’est des dates en France, quelques dates en festivals et avec Metallica. Après, on devrait aller aux States, on verra ce qu’on nous propose.


D’ailleurs, bizarre, pas de Hellfest, ni de date parisienne. Une raison à ça ?

Mario : L’album sort le 26 juin, le Hellfest c’est avant. La réalité c’est qu’on ne peut pas se permettre de jouer 5 morceaux de l’album avant, du coup je pense que ça nous enlève de l’impact avec le public.

Joe : On n’a pas forcément calé le Hellfest en fonction non plus.

Mario : Je trouve plus cohérent d’arriver un an après avec l’album sorti, et j’espère qu’on sera à l’affiche du Hellfest l’an prochain. On peut arriver avec un nouveau set. Là on va jouer un seul nouveau morceau sur la tournée, c’est une tournée excitante, mais on ne peut pas préparer le show en fonction de « L’Enfant Sauvage ». C’est ce qui est un peu dommage.


Est-ce qu’aujourd’hui, avec toutes les expériences que vous avez eues depuis « From Mars To Sirius », vous avez réussi à trouver un rythme « sain » pour vous ?

Joe : On n’est pas extrême, ni straight-edge. On a une hygiène de vie en tournée, on n’a jamais bu d’alcool avant de monter sur scène.

Mario : J’essaie de faire du sport, alors que je ne suis pas un sportif. J’ai même appelé un coach. Je ne suis pas dans la nature d’être en mode sport. Alors le coach était là pour faire du renforcement musculaire.

Joe : Je bois trois litres d’eau avant chaque concert. Parfois j’ai des problèmes de voix, tes potes te font des blagues et après tu commences à t’isoler. (Rires)

Mario : Je fais gaffe, j’essaie de dormir 8 ou 9 heures.

Joe : Mais il y a des mecs ils boivent 20 bières avant, ils sont tout éclaté.

Mario : J’ai joué une fois en ayant bu une bière ou deux. On jouait dans un bar, c’est la seule fois que j’ai bu avant un concert.

Joe : Et encore, on faisait juste un bœuf. On n’avait pas d’affiche, on a juste fait du bouche à oreille.


A l’heure où les groupes changent de line-up tous les six mois, vous vous êtes ensemble depuis plus de dix ans. A quoi devez-vous cela ? Est ce que le fait que vous soyez frères et forcément plus exposés médiatiquement ne forment pas des tensions entre vous et les deux autres ?

Joe : Ca ne fait pas de conflit.

Mario : Ca les arrange, Christian ne veut pas faire d’interview. La dernière fois on était tous les quatre, et Christian me sort « Je peux m’en aller ? ». Eux, ils n’aiment pas forcément communiquer à la presse, c’est des mecs super sympas, c’est nos frères. Par contre, ce n’est pas nous qui imposons nos choix.

Joe : Au début, tu joues du Metallica dans une cave, puis tu commences à faire des concerts. Et puis un jour tu es confronté aux séances photos, ils ont un peu plus de mal à passer le cap, c’est juste des musiciens.

Mario : Nous, on aimerait qu’ils soient là. On n’est pas là pour dire « hey, on est frères, c’est nous Gojira », alors que la réalité, les deux autres détestent parler.

Maintenant que vous avez une belle reconnaissance dans le milieu metal international, que vous avez joué avec Metallica, que vous avez signé chez Roadrunner. Quels sont vos « gros » objectifs pour le futur ?

Joe : On a envie de jouer dans des belles salles qui nous correspondent, à notre taille, c'est-à-dire entre 800 et 2500 places, avec un show de qualité.

Mario : Que les mecs ressortent en disant « Putain, c’est cool, c’est dynamique ». On ne peut pas y aller à moitié.

Joe : On a envie de faire sortir les gens avec le sourire. On veut que les gens se sentent bien quand on partage ce qu’on fait. Après, j’ai envie que le prochain album démonte sa race.

Mario : J’aimerai bien composer maintenant.

Joe : C’est clair, moi aussi, mais après, il nous faudra un peu de vacances.


Un petit mot de la fin ?

Joe : Allez tous vous faire foutre ! (Rires) Tous ceux qui nous critiquent aussi ! (Rires)

Mario : Merci beaucoup pour ton interview !


Un grand merci à Karine et Manon de Roadrunner et à Joe et Mario de Gojira pour leur bonne humeur.
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