Chris (Chant) - TREPAN' DEAD par ..::JU::.. - 2249 lectures

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Hello les Trepan’, salut Chris, déjà, comment ça va ?
Ça va bien l'ami, au taquet !

"Instinct" est sorti depuis presque 2 mois, avec un peu de recul maintenant, que ressentez-vous, vis-à-vis de cet album ?
Bon, la sortie d'"Instinct" est encore récente, on a commencé à le balancer en promo et à la vente en janvier, et on n'a fait que quelques lives depuis la sortie de celui-ci.
Je pense qu'on pourra vraiment avoir un peu de recul dans quelques mois, quand on aura pu le défendre un maximum sur le bois.

Ce qui est sûr, c'est que l'accueil promo et public est ma foi plus que bon, et donc on est sur une dynamique optimiste ! Surtout que cet album est compris et perçu comme on a voulu le faire, brut, rugueux, rageur et totalement instinctif.


Je suppose que vous avez déjà eu pas mal de retours sur l'album ; ça donne quoi, globalement ?
Êtes-vous particulièrement attentifs, aux critiques (positives/négatives) que l'on vous fait ?
Eh bien "Instinct" a plutôt bonne presse ! Les reviews jusqu'à maintenant sont plus que positives, et tout le monde s'accorde à dire qu'"Instinct" est assurément notre meilleur enregistrement, pour le son comme pour le contenu. Les amis, les groupes que nous connaissons, le public, adhèrent à cette orientation sonore radicalement plus grindcore que Trepan'Dead a pris. On voulait arriver à aller à l'essentiel, se focaliser sur ce qu'on sait faire et l'optimiser. Pour être le plus en phase possible avec notre approche du grind, c'est-à-dire l'efficacité.
Ensuite, bien sûr qu'on est attentif à ce que les avis et critiques peuvent nous donner comme information sur notre travail. Quand tu passes du temps, que tu mets de l'argent sur un projet d'enregistrement et de production, tu le fais aussi et surtout pour qu'il soit écouté et t'espères que ton job soit bien perçu et apprécié.

Et les critiques négatives, ou dubitatives, que vous apportent-elles, comment les percevez-vous ?
Eh bien, on doit avouer qu'"Instinct" n'en rencontre pas vraiment et c'est tant mieux !
C'est en tout cas plus facile de se projeter quand ton job rencontre, sur album ou sur scène, un accueil positif. Cela crée l'engouement, l'émulation. Je ne sais pas comment nous aurions pris les choses si les retours n'avaient pas été aussi bons, car "Instinct" est exactement ce qu'on veut faire comme son.


A mon sens, c'est rare qu'un album porte aussi bien son nom : je trouve que le premier constat implacable résultant d’"Instinct" est un côté vraiment instinctif, viscéral.
Etait-ce le but que vous vous étiez fixé, au moment de réaliser cet album, ou bien est-ce que ce résultat s'est imposé de lui-même au cours de la composition ?

Oui bien sûr que c'est volontaire, et c'est aussi pour cela que cet album porte ce nom. On a vraiment voulu poser nos titres à l'instinct, et toute notre méthode de travail s'est calée avec cette optique quand on a commencé à préparer l'entrée en studio.

C'est aussi une approche générale de la musique qu'on a voulu retrouver quand Manu est parti. On a fait le point, nos motivations étaient totales, et on avait tous les 5 la même volonté d'aller à l'essentiel et vite. On y a vraiment foutu nos tripes et notre instinct dans ce skeud.

Quel est le plus difficile selon toi, quand on compose un album de Grind : réussir à canaliser et retranscrire toute sa rage sur album, ou au contraire essayer de ne pas la canaliser, et laisser le naturel prendre le dessus ?
Nous, on marche au feeling. Pour que les choses prennent quand on compose il faut une adhésion totale du groupe. Encore une fois, on travaille d'instinct, donc on est toujours dans la rage, c'est quand tu passes en mode recording que tu peux perdre tout cela, en ne faisant pas les bons choix techniques et de travail.
Sur ce coup-là, avec Ugo on a vraiment abordé le studio avec une idée précise de ce qu'on voulait et surtout de ce qu'on ne voulait pas !
Et justement, au moment d'entrer en studio, comment vous êtes-vous mis en condition ? Vous composiez tous ensemble, chacun dans son coin, dans ambiance plutôt studieuse, plutôt festive, ... ?
"Instinct" a été composé en trois temps en fait. Une période avec une guitare, avec Manu ; puis une période avec deux guitares, avec Ugo et Manu, puis une période avec Ugo seul. Frank a aussi composé des titres sur l'album, il est bassiste mais compose à la gratte. Le studio, on l'a préparé avec une ligne directrice précise, et cela nous a permis d'harmoniser l'ensemble de l'album, d'en faire un tout impactant et percutant.


Est-ce que tu trouves que le style de Grind pratiqué actuellement par Trepan Dead, très "roots" est définitivement le style qui colle le mieux à Trepan’ ?
Avec Trepan'Dead on fait du grindcore, et il est clair que les racines punk et hardcore de ce style nous parle beaucoup plus que le death metal. Ugo, tout en venant du brutal death technique (il est aussi gratteux de Goryptic) a, depuis qu'il officie seul à la guitare, clairement participé au fait que notre musique sonne différemment, plus grind roots comme tu dis. En tout cas loin du son tendance. Et je pense que oui, c'est vraiment comme cela que Trepan'Dead doit sonner !
Il y a eu une certaine évolution musicale depuis vos débuts : penses-tu que le grind est un style musical qui se prête bien aux évolutions stylistiques ou à l'innovation ? Ou au contraire que ce style musical n'existe avant tout que par son aspect basique et percutant ?

La scène grind est nourrie d'une multitude de composantes, de variations, et ce depuis toujours. Le grind de Rotten Sound n'est pas celui d'Inhumate qui n'est pas celui de PLF. Certaines sonorités sont plus tendances que d'autres mais tout cela tourne en fonction du temps et fait que la scène grindcore propose une belle palette d'énergies ayant le même terreau mais s'illustrant de manière suffisamment différente pour faire la force du style.


L'aspect primaire d'"Instinct" se manifeste aussi beaucoup par le son de l'album, brut et puissant :
peux-tu me parler de la phase d''enregistrement, comment s'est-il déroulé, où et avec qui ?
On a enregistré chez nous, dans notre local. Avec Ugo aux manettes. On a fait le job de A à Z en moins de deux semaines. Le son, brut et abrasif, est voulu, pensé. C'était un objectif important d'avoir ce genre de son. Ugo a fait du très bon travail et il nous a fait monter en puissance sur cet enregistrement.
Et à ton avis, quel est l'élément qui symbolise le plus le côté instinctif et viscéral d'"Instinct" : le son, ou les compos...?
Eh bien, c'est d'avoir réussi à faire de tout cela un tout !


Petit retour sur l'année 2010, si tu le veux bien ; il y a eu pas mal de changement, pour les Trepan en 2010/2011, notamment avec l'arrivée d'Ugo et le départ de Manu.
Peux-tu nous en dire plus ?
Ugo est initialement rentré dans Trepan'Dead comme deuxième guitariste. On rentrait de tournée et on a remis sur le tapis l'idée d'avoir deux guitares. On y pensait depuis pas mal de temps. Comme on voulait bosser sur un nouvel album et que, pour être honnête, tout ne se passait pas au mieux musicalement depuis pas mal de temps, pour ma part je me disais que du sang frais aller booster le cul à tout le monde.
Ugo est un ami de longue date et il est à l'origine de tous nos enregistrements. Il connaissait notre son et les gars que nous sommes par cœur. Nous lui avons proposé de nous rejoindre, ce qu'il a accepté tout de suite.

On a travaillé à deux grattes durant un an, Ugo a commencé à composer, puis Manu est parti. En mars 2011. Départ qui devait se faire, on le présentait depuis longtemps et il nous a fait musicalement le plus grand bien.
J'ai monté ce groupe avec Aleks et Manu et c'est toujours un peu étrange quand une aventure s'arrête, du moins quand elle prend une autre forme... Manu n'était plus en phase avec Trepan'Dead, il avait un autre projet (UNSU), et gérer les deux n'était sûrement pas possible ou risquait de devenir compliqué. Puis il a fait le choix de ce qu'il préférait, à savoir s'occuper de son autre projet.
Cela aurait pu être néfaste pour le groupe, mais au contraire, ça nous a détendu, décrispé. Tout le reste nous regarde lui et nous, il n'est plus un membre de Trepan'Dead, mais c'est, et reste, un ami.

Ugo a rapidement décidé de prendre toute la responsabilité qui était devenu la sienne, gérer le groupe à la gratte. Le soir même du départ de Manu, on s'est décidé pour finir de composer quelques titres et être prêts à enregistrer en août (2011).
On s'est fixé une période, un timing, deux soirées chacun, pas plus, pour bien être dans l'urgence, pour capter l'instinct au maximum. On a squatté notre local de répète, ramené du matériel, puis on a bossé. Ugo a géré les troupes et le job, pas de concession à la rage, au taquet, entre potes, grind...

On a fait de vrais choix de son, on voulait que cela sonne exactement comme "Instinct" sonne, brut, sec, puissant. Bon, il y a des choses qui aurait pu être mieux traitées, mais l'impact sonore est celui que nous voulions, quelques choses qui t'attrape à la gorge et ne te lâche pas.

On ressent vachement bien cet instinct, cette impulsivité je trouve, dans votre album. A ton sens, est-ce que ces changements de line-up, et l'arrivée d'Ugo, ont décuplé cette envie justement de revenir aux « sources », et d'être vraiment dans l'intensité et l'instinct ?
Oui il est indéniable que l'arrivée d'Ugo mais aussi le départ de Manu ont décuplé la motivation du groupe. Avec Ugo, on était sur la même longueur d'onde, question grind pratiqué par Trepan'Dead, ce n'était plus le cas pour Manu apparemment.
Maintenant, je pense que notre musique, d'« Obsessional Dysfunctions » en passant par « Anonymous grindoholics », et jusqu'à « Instinct », a évolué ; et nous permet aujourd'hui de jouer ce qui nous correspond le plus.


Il n'y a pas les paroles dans le livret du CD (je trouve ça un peu dommage...), mais ça me permet de poser cette question :
quels sont les thèmes abordés sur les titres ?
Pourquoi privilégier l'anglais, au détriment du français ? Est-ce que ce choix fut instinctif ?

On a fait le choix de la simplicité, d'édulcorer un max le contenu, cela a été au détriment des textes. Ce que je regrette aussi pour ma part. Mais voilà, on a fait ce choix.
On essaye d'utiliser notre musique également pour faire du sens ; on observe ceux et ce qui nous entourent et vu la gueule que cela a, il y a matière à bien s'énerver, tu ne crois pas ?
Mais en même temps, on ne veut pas non plus trop faire chier avec ça ; c'est dans nos titres, c'est ce qui nous fait aussi hurler, mais dans l'absolu, ce qui compte, c'est l'impact sonore, musical.
Puis je crois que la cover, le nom de l'album, les titres des pistes suffisent à planter le décor et raconter ce qu'on met dans notre grindcore.

Ensuite pourquoi l'anglais ? Pour la sonorité, pour les origines sûrement puis parce que cela se fait naturellement quand tu fais du grind, du metal... Ensuite on a dans notre discographie deux ou trois titres qui étaient en français, et cela peut encore être le cas pour l'avenir.

Est-ce que tu considères le Grind comme étant indissociable (textuellement) d'un engagement politique, ou d'un rejet des dérives économiques et financières de notre société ?
Le grind a effectivement dans ces racines une implication sociale, certains groupes l'utilisent, l'illustrent, d'autres pas du tout. Tout cela est une question d'individu.
Pour moi, c'est lié ; mais ça doit rester sous-jacent. Se manifester par touches, à travers la pochette, les titres, etc. « Instinct » est dans cette idée-là...


Et est-ce que vous avez été sélectifs sur les titres composés, au moment de choisir ceux qui seront sur l'album, ou bien avez-vous simplement agi de façon instinctive ?
On est sélectif dès la composition, on jette pas mal, on abandonne parfois des titres. Mais quand on arrive au studio, tout est calé pour poser sur le support. On est déjà en phase de composition depuis la sortie de l'album, et on intègre ces titres au fur et à mesure dans la set list, pour les roder en live.


Si les concerts sont indissociables du Grind, cela est encore plus le cas avec Trepan’, qui est à mon sens avant tout un groupe de scène : comment rend "Instinct" sur scène ?
Comme une série de gauche droite uppercut ! Les titres envoient sec sur le bois, et comme on n'a jamais été aussi bien et heureux de jouer, on les joue avec un enthousiasme certain qui les rend encore plus percutants ! De toute façon en règle général, la musique se vit « on stage », et d'autant plus le grindcore bordel de merde ! Et oui, nous sommes faits pour le bois, l'arène, la guerre...
Haha, carrément j'approuve ! Pour vous avoir déjà vu en live, on a l'impression qu'un concert de TD est, pour vous, une sorte de transe, de dimension parallèle, où vous expulsez tout ce qui pourrit ou végète en vous. Est-ce le cas ?
Bah, on n'arrive pas sur le bois pour enfiler des perles, on a un truc précis à faire : c'est de foutre un maximum de tripe dans l'expression de notre musique. En gros, pas de concession avec nous-mêmes vis-à-vis de l'énergie à communiquer. Si tu veux être certain d'emmener avec toi les gaillards et gaillardes d'en face, faut leur en donner sec pour les rendre suffisamment cinglés et les faire rentrer aussi en transe.

Dans quel état d'esprit êtes-vous, au moment d'entrer sur scène ?
On espère que tout va bien se passer, qu'on sera bon et que le public va nous suivre niveau furie. Et on est surtout content d'être là, prêt à en découdre et à prendre un max de plaisir !


Si les moyens techniques d'enregistrement vous le permettaient : est-ce que ça vous plairait, pour un prochain album, d’enregistrer carrément l’album en mode live, sur scène
afin de pleinement retranscrire le côté brut, authentique et furieux ?
Et enregistrer un live, sinon, est-ce que cela vous intéresserait ?


Je crois qu'on s'est approché pas mal de cette dimension live, avec « Instinct ». Mais le studio c'est aussi un temps de travail précis, qui te permet également de réfléchir à ce que tu fais et comment tu le fais. Par exemple, on a pu composer et enregistrer un titre, ''Infection', qui est un morceau purement studio. On a également pu faire poser du chant par des amis sur deux titres, ''One day dogs will eat people' et ''Atomic', histoire de bien marquer l'idée de « famille » qui est importante pour nous.

On a un projet split à venir, et sûrement que pour celui-ci on va enregistrer semi live. Mais pour un album, ce sont plus les choix et la technique de travail qui doivent te permettre de poser l'énergie comme en live. Et en ça, "Instinct" est pas mal réussi je crois.
Ensuite avoir la possibilité d'enregistrer en concert ? Pourquoi pas. Si ce jour-là le son est bon et nous aussi, ahahahah.
L'image est importante aussi, c'est autant visuel que sonore, un concert, il se passe plein de choses sur scène et devant. Le groupe autant que le public participe à donner la dimension nécessaire à une prestation scénique.
Donc du live mais vidéo, pourquoi pas...


En terme de concerts : avez-vous déjà prévu une série de dates, voire même une tournée ? Ou êtes-vous en train de chercher des dates ?
Les concerts vont effectivement s'enchaîner. On n'adore rien de plus que prendre la route et jouer et on a effectivement envie de repartir en tournée et on bossera sûrement là-dessus dans quelques mois. Tout cela en fonction de nos disponibilités job/famille.

Comme tu le disais, on est effectivement un groupe live, c'est-à-dire qu'une fois sur le bois, on est en mode jusqu'au boutiste, on cherche la rage ultime et une communion totale avec les gens en face. En tout cas, on cherche toujours à tendre vers cela.
Quand toutes les conditions sont réunies pour atteindre cela, on est dans le plaisir ultime !
Au-delà du plaisir basique, que vous apporte le live ?
Un concert, c'est aussi un partage physique avec le public quand celui-ci participe directement au live. Parce qu'il est faux de croire que c'est une histoire unilatérale. Un concert, c'est un réel ''face to face', et pour moi un concert n'est réellement réussi que si la barrière scénique vole en éclat.
Quand il n'y a plus de distinction entre le groupe qui joue et le public, qui de fait et par communion, joue également. Faut que cela monte, saute, slam, hurle, rit, et grinde avec nous ! Et c'est là tout le job d'un groupe sur scène à mon sens, réussir cela !

Qu'est que pour vous un concert réussi, en tant que musicien, et en tant que spectateur ?
Que nous filions une série de baffe au gens d'en face, et qu'on prenne une série de baffes par le groupe qui joue, tout simplement.


"Instinct" sort en quasi-autoproduction, tout juste assisté de Douchebag pour la distribution, je crois.
Qu'est-ce que qui vous a poussé à opter pour ce mode de fonctionnement, tant au niveau de l'autoproduction, que de Douchebag pour la distrib' ?
"Instinct" est autoproduit. En tout cas la sortie CD de l'album. C'est une dimension importante pour nous car l'autoproduction te permet de gérer, de contrôler ce qui arrive à ton groupe.
Ensuite notre ami Sboek de Douchebag Records nous a proposé de sortir sous son label, "Instinct" en version vinyle et on a tout de suite dit oui. Il gère cela de son côté, et nous on gère notre promo, distro, distrib également de notre côté.

Et comment vous répartissez-vous les tâches au sein du groupe (recherche de dates, aspect visuel/design, réseaux sociaux, choix/suivi du pressage, réponse aux interviews, etc)
Je suis pas mal sur la promopagande, prise de contact, booking etc. Boub gère le merchandising, myspace ; et ensuite, tout le monde essaye de participer au tout, avec plus ou moins d'affinité avec la communication.

J'ai omis de parler de la superbe pochette, qui est assez simple mais foutrement évocatrice et réussie ! Je pense que c'est Boub qui s'en est chargé ; Où/comment avez-vous eu cette idée du type en costard avec un masque à gaz ?
On a pas mal bossé sur la cover, avec comme thématique imposé le masque à gaz, qui nous permettait aussi d'être raccord avec des chansons comme ''Atomic', ''Energy War', ''Instinct', et l'idée qu'on voulait développer visuellement.
On a fait plusieurs proposition en interne, puis on s'est mis d'accord sur le job de Boub, qui a ensuite décliné l'ensemble du visuel album.
Je trouve qu'elle véhicule assez bien une sorte de dualité instinctive, entre survivre et courir à sa perte… Je suis peut-être à côté de la plaque, mais quel « message » souhaitez-vous véhiculer ainsi ?
C'est exactement cela, illustrer à la fois l'instinct de destruction et celui de survie, propre à notre humanité...


Que penses-tu de la scène Grind française ? Et de groupes comme ATARA, CHIENS, UNSU, DEPARTMENT OF CORRECTION ?
Eh bien, je dirais qu'il en manque dans ta liste: MASSIVE CHARGE, UNTAMED, YATTAI, NOLENTIA, INFEST, LARDON, WHORESNATION, XAROS, RATBOMB, INFEST, SCD, les références que sont INHUMATE, BLOCKHEADS, DEPRAVED qui reviennent sur le devant de la scène après 10ans de break, bref, on a un sacré paquet de groupes qui envoient le bois en France et j'en oublie.
Certains me correspondent plus que d'autres c'est vrai, mais tous sont de dignes représentants de notre scène grindcore française !
Ah oui, mais carrément, tous les groupes que tu cites sont excellents, j'approuve ! Et d'ailleurs, vous ne deviez pas sortir un split avec YATTAÏ ?
Si, un split qui devait sortir en 7 pouce chez DOUCHEBAG RECORDS. Mais le label s'est fait entuber par le label jerk off records, qui devait presser les vinyles mais qui n'a jamais renvoyé quoi que ce soit... Jerk Off, rip Off...

Parmi les groupes que tu cites, avec le(s)quel(s) aimerais-tu partager un split, ou une tournée ?
Tous, sans problème !!!


Vous avez plus de 10 années d'existence. Est-ce un cap, ou quelque chose d'important à tes yeux ?
C'est une continuité surtout. Tant qu'on garde la même envie, c'est aussi important aujourd'hui qu'il y a 15 ans. Ça l'est peut-être même plus, car tout est fait en conscience quand tu as du vécu.
Est-ce qu'à ton avis, votre façon de vivre votre passion musicale a évolué ou changé depuis vos débuts ? Si oui, de quelle façon ?
Elle s'est bonifiée, car à chaque fois que tu concrétises quelque chose, tu accentues ton expérience et enrichis ton background. Ce qui te donne plus de crédit et d'envie !
Où et comment vois-tu Trepan'Dead dans 10 ans ?
J'en sais rien, tu sais où tu en seras, toi, dans 10 ans ? On ne se posait déjà pas cette question il y a dix ans, et on ne se la pose toujours pas je crois. On se contente de faire les choses, tant qu'on se sent à notre place dans la musique qu'on fait, il n'y a pas de raison pour que cela change.


Un immense MERCI Chris pour tout ce temps que tu auras consacré à répondre à ces questions ! Je vous souhaite plein de bonnes choses à vous 5, et croise les doigts pour que vous veniez faire un tour un jour du côté de Lyon... A bientôt j'espère !
Merci à toi Ju et à VS pour cette tribune, pour le soutien et le temps que tu nous as accordé !
Gardez la rage et l'instinct !

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Le site Oueb du groupe
Le profil social du groupe
La Kro du dernier album sur VS Ouebzine
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