14 mars 2012
publication le : 14/03/2012

A.K. : La batterie est terminée depuis le début de l'après midi. Pour ma part, il faudrait que je bosse mon solo au bottleneck au lieu de lire les tribulations du jeune Julien Sorel. Une légère indolence a quelque peu raison de ma volonté, et de mon ardeur au travail. Enfin, peu importe, j'ai encore bien le temps. Beaucoup de temps.
Pour ceux qui trouvaient la vidéo précedente trop lente et trop courte, voici quelque chose de plus intense...



V : A six pieds sous terre, en dessous du niveau de la mer : glapissent les hommes au loin, les vendus, les goitreux, les huileux à la panse blette et aux mimes contrefaits. On en perçoit les bribes, ça parvient en pulsant le long des fibres optiques, la parodie démocratique qui humilie encore une fois l'hexagone. Et les vers aux abdomens traînants, gras de mensonges, qui grouillent au bord, à face humaine, sans cesse quémandant encore un peu de ce pain noir des affrontements médiatiques, dans une arène préfabriquée où chacun sait qu'il sera perdant, car, rappelez vous, l'Empire n'a jamais pris fin. A quoi ressemble une guerre qui n'a pas de fin ? A peu près à ça. La quatrième guerre, le quatrième reich, un aigle aux pieds bandés, un empire mou où chacun s'enterre, s'espionne, s'humilie de son plein grè. Pétasses du premier rang, formez un rang serré, je ne veux voir qu'une seule raie culière. Le complexe suédois, c'est celui de l'enterré volontaire. Pas le ludion qui loftise, ni le créateur dipso qui fabule le fanion cramé d'avance. Plutôt la mise entre parenthèses, la virgule vivante, on retient à peine son souffle, on dégorge sans fin, on attend presque que les choses se tissent d'elles-mêmes, dans l'ombre, le silence. L'art devrait s'accumuler sous les ongles et dans les orifices, comme la crasse. Et naturellement éclairer tout de l'intérieur, lueur sale qui mettrait à jour les crevures et les absences des organes déjetés. Playlist : Armon Kuilu, Triumphator, IXXI, A&R Machines. Qu'importe le son, pourvu qu'on ait l'impression que ça durera éternellement. La présence de la capitale, pas loin, comme un poumon en granit, une phosphorescence comme le cul d'une rombière dans la nuit de l'attente. Playlist : les machines qui mazoutent au loin, les lacs qui se couvrent de givres, les aurores noires comme des promesses de non-lendemains. 616, pute nègre.

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