Devin a révolutionné le metal avec City et Ocean Machine. Effectivement ce Deconstruction n'est pas le chef d'oeuvre absolu annoncé, mais comment ne pas s'extasier devant la créativité et la générosité du bonhomme qui vient d'aligner ces 4 formidables albums? Des moments de grâce et de folie pure qui me feront toujours dire que Townsend écrase la majorité des sorties metal actuelles. Quant au débat sur le metal de bobo fashion, je doute fort que Devin vende énormément de disque et qu'il ne devienne un jour une immense rock star à qui tout le monde léchera le cul.
Si c'est pas un chef d'oeuvre, on s'en branle, y'en a à la pelleté des groupes de ce niveau, bref, trop de blabla sur lui pour pas grand chose, pour moi, c'est du niveau de 500 autres groupes, faut juste les connaîtres pour pas passer pour un déconstruit du métal, bref, c'est que dalle cet album, j'en ai acheté du mec et j'arrête, c'est chiant et pompeux, juste bon pour les bobos qui regardent le petit journal en criant au génie
Il faudrait que j'écoute par curiosité cet album, ayant découvert le groupe en concert il y' a bientôt 3 ans. J'avais à l'époque acheté leur démo, "Hail the Pagan Age", un objet black/pagan plutôt honnête. Mais apparemment, le groupe s'est éloigné de ce qu'il pratiquait à ses débuts (c'est la kronik qui le dit d'abord !), donc je vais entrer en terrain un peu inconnu et nouveau avec ce groupe. En tout cas, ça me tente bien !
@ZeSnake, en effet, chaque album est à prendre à part mais dans l'optique d'un tout qui forme une globalité qui, quand on prend un peu de recul, est proprement vertigineuse de génie.
Alors certes, on peut ne pas tout aimer, mais faut aussi juger le fond et pas la forme (comme en parlent Yohm et Comedian un peu plus haut).
Il faut juger un album par rapport à la place qu'il prend dans une discographie, dans une époque, dans tel ou tel contexte sans quoi l'oeuvre d'art devient un produit (comme tant de groupes ou labels en proposent aujourd'hui).
Townsend est un artiste qui fait ce qu'il veut et cet album est gigantesque.
On va paraphraser Devin Townsend alors : "Avec "Deconstruction", j'ai donc voulu réaliser quelque chose de si alambiqué qu'au final mon message soit le suivant : "Vous entendez ça ? Ce n'est pas important..."
@Darkmorue : bah justement, je ne trouve pas ça inaudible du tout. du moment que l'on connaît un peu les oeuvres de Devin (en particulier Physicist, Infinity, les disques de SYL), ça passe tout seul, même si certains passages tapent fort (le morceau-titre notamment). d'où le léger "bof". mais c'est quand même du bon, terriblement accrocheur à certains égards. donc si Devin a voulu faire un truc incompréhensible, c'est raté!
mais bon, je trouve qu'on cherche trop à intellectualiser le truc, moi je ne vois pas cet album de cette manière. c'est un album vivant, coloré, excellent et plutôt entraînant. c'est tout ce que j'ai envie de retenir.
@seasonofmist
C'est tout simplement parce que Devin utilise sa voix comme un instrument contrairement à la plupart des chanteurs qui ne sont pas des musiciens. Il ne l'utilise pas seulement pour placer sa ligne mélodique mais pour remplir l'espace sonore de façon harmonieuse. Et pour arrive à ça, il ne se limite pas.
Oui il chante presque tout le temps et pourtant il reste extrêmement diversifié à coté de 99% des autres chanteurs.
Écoute certains travaux de Patton tu aura certainement le même ressenti d'overdose de chant.
@Yohm
Alors que nous dit cette œuvre ? Quels sont ses liens avec d'autres travaux ? ;)
Plutôt bon album d'un vestige de l'époque neo qui aura finalement accouché de quelques bons groupes!
Mais comme l'a dit quelqu'un un peu plus haut, c'est vrai que les commentaires dans la chronique du premier album valent leur pesant de cacahuètes! C'est amusant comme le discours de l'époque sur le néo ressemble mot pour mot à ce qui se dit aujourd'hui sur la scène metalcore etc.
Mouaif, chaque album est différent mais tous sont liés par la psychologie de leur créateur.
Dans le cas de Deconstruction, il a volontairement cherché à faire le truc le plus complexe, extrème, fouillé, bordélique et limite inaudible possible. Reprocher ça à l'album, c'est donc totalement débile vu que c'est sa raison d'être, ce serait comme griller un sens interdit parce qu'on aime pas les panneaux ronds.
Donc si The Mighty Masturbator s'apelle comme ça, c'est parce que Townsend affiche haut et fort qu'un morceau de 16minutes, c'est complètement débile et que ça reste de la masturbation cérébrale totalement vaine.
Le reste étant à l'avenant, ça sert à rien de parler de Deconstruction comme une véritable oeuvre musicale vu qu'on a affaire à une entité dégénérée sortie des recoins honteux du cerveau de Devin...
"Bonjour, Malgré ta réservation, il s'avère que "Ceci est de la Musique" est aujourd'hui sold out. Manque flagrant d'organisation et d'anticipation de ma part face à une demande que je n'avais pas espérer, je ne peux que m'excuser de ce désagrément. Je n'ai pour l'instant pas prévu de nouveau pressage mais ne manquerais de te prévenir en premier lieu le cas échéant.Pour ce faire, je t'ai inscrit à la newsletter de PN. Pour ne pas recevoir de nouvelle à ce sujet, merci de me répondre avec "non à la newsletter" en objet. Je profite de ce message pour confirmer qu'une fausse version de "Ceci est de la Musique", qui n'est qu'une reprise des morceaux de Grotesque, se répand sur le net. Une simple écoute du medley permettra de se rendre à l'évidence sur la nature de ce fake. En te remerciant pour ton intérêt, je renouvelle mes excuses
le concept "amuse-gueule/entrée/plat/dessert", on est ok. mais pour moi il est quand même assez secondaire tant les albums sont différents des uns des autres... et pas seulement au niveau de la musique, au niveau des artworks et tout... pour moi, chaque album est à prendre à part.
@ZeSnake : niveau concept, il y a quand même un rapport, du fait qu'il s'agit du 3e volet du projet. Les 4 albums sont étroitement liés, ayant étaient composés sur une période assez courtes.
@yohm
comment on fait de la musique?
on prend des instruments, sa voix, des machines/samples éventuellement, et on mixe le tout pour obtenir du son.
donc en parlant de tous ces détails, je parle bien de musique. et en ce sens, le métal c'est bien de la musique.
vu le nombre de fois que j'ai écouté le disque pour le cerner et pondre ce qui est écrit au-dessus, je considère bien prendre du temps à écouter de la musique. et à l'apprécier (sinon pourquoi écouter autant de fois de la musique que l'on aime pas et écrire quelque chose dessus en plus?).
bref, sur ce point en précis je ne vois pas où tu veux en venir, à part si ce n'est tenir un discours "vous n'avez rien compris" (ou plutôt, "vous n'avez pas compris comme moi")
chacun voit ce disque comme il veut, chacun voit l'oeuvre de Townsend comme il veut. dans mon cas, je n'y vois ni plus ni moins que de la "musique", cad des compos, des arrangements... peu importe le discours de Townsend en amont sur ce disque et la manière "spirituelle" de l'aborder, je m'en fous complètement. tout ce qui compte, c'est ce qui sort des encientes, ce qui me fera vibrer et pourquoi (genre un riff qui tue, un refrain à chanter sous la douche...)
pour le reste de tes questionnements :
chronique masturbatoire? c'est clairement pas mon genre. c'est long parce que j'ai choisi d'aller au fond des choses. Townsend déconstruit, moi je décortique. et le concept initial, j'en parle bien puisque j'aborde la "progression" de sa déconstruction.
le rapport à d'autres concepts? je n'en vois pas, et je m'en moque, c'est de Deconstruction en particulier que je parle. excuse-moi de ne pas être aussi fan que toi et de ne pas connaître la philosophie de Townsend par coeur.
analyse technique? c'est comme ça que je vois mes chroniques, ça ne m'empêche pas de développer sur le reste.
ne pas avoir lu les textes? bien sûr que je les ai lu, j'en parle même un peu à un moment (tu es sûr d'avoir lu la chronique?), bien que j'ai choisi de ne plus développer. et de ce côté, j'ai aussi eu envie de laisser les gens découvrir ça par eux-mêmes, histoire de ne pas tout dire.
sinon je suis d'accord avec ta phrase sur les chroniques, et donner aux gens l'envie de s'intérésser/d'écouter/d'acheter le disque, c'est bien le but de ma manoeuvre (même si dans le cas de Townsend, on prêche un peu aux convertis mais on ne va pas rentrer dans ce débat), mais sur le reste, désaccord total mais entends bien que tout le monde n'a pas la même vision de la "musique" que toi. là n'est pas le problème, tu vois ça comme tu veux il n'y a pas de soucis, le problème c'est que tu en tires des généralités...
J'ai eu autant de mal à entrer dans Deconstruction, que j'en ai eu pour "Synchestra" ou "Ziltoid". Mais maintenant, je l'écoute en boucle dans ma voiture.
Ce qui m'a fait sacrément plaisir, c'est d'entendre la "valse" à la fin du morceau "The Mighty Masturbator", qui est inspirée du morceau "Processional", un inédit des sessions de "Infinity", sur le EP "Christeen + 4 Demos".
Cet inédit est un sommet d'émotion et de génie, et c'est une belle idée de la part de Townsend d'avoir "réhabilité" une partie de ce morceau...
Si moi j'ai un reproche à faire au public metal, c'est d'attendre des artistes qu'ils fassent de la musique conforme à leurs goûts (ou à leur absence de goûts, car selon moi le niveau de goût est une échelle de culture et d'éducation, pas un truc tombé arbitrairement du ciel sur la tête des uns et des autres) et non pas d'essayer au contraire de se conformer à la musique des artistes et à la comprendre. L'effort d'adaptation demandé est inversé, ce qui est à la fois aberrant, déplorable et tout à fait représentatif d'une attitude purement consumériste. Si c'est ce que tu voulais dire, et bien je t'approuve :)
Je dois en être à la 4e écoute pour l'instant, et je dois dire que c'est relativement intense au départ ... puis petit à petit, je commence à cerner le truc mais je suis très loin d'en avoir fait le tour !
Le premier titre me fait fortement penser à "Ki", avec son départ zen, puis cette montée toute en puissance jusqu'à la fin.
Même si je n'ai pas encore écouté "Ghost" (j'attend d'avoir bien appréhender "Deconstruction" avant), je pense qu'il faut prendre cet album comme faisant partie du "tout" DTP.
@Comedian : merci pour ce fameux passage, à la première écoute, je me suis dis que je connaissais mais je ne trouvais l'origine !
En fait, j'ai compris pourquoi je ne peux plus vous lire.
Vous passez TOTALEMENT à côté de ce que veulent dire certains artistes pour AHEM...
[Mode]ATTENTION JE VAIS CRITIQUER LA CHRONIQUE CA NE SE FAIT PAS JE SAIS MAIS BON...[/Mode]
... écouter un disque comme les fans de Tuning et ne juger un disque pas selon ce qu'il véhicule mais selon la brillance de sa carrosserie
[/off]
J'ai rien contre toi Zesnake hein, je me fous aussi éperdument de ceux qui adulent ou haïssent Devin Townsend.
Mais, quel est l'intérêt de pondre une chronique masturbatoire aussi longue et ne pas parler du concept initial?
Pourquoi ne pas avoir vu le rapport entre ce disque et d'autre concept déjà écris?
Pourquoi faire et refaire une analyse technique d'un disque dont Devin Townsend lui même a tenu qu'il soit épouvantablement grossier et bordélique?
Pourquoi ne pas avoir lu les textes?
Car oui, le problème est là, vous (les fans de métal) ne prenez plus le temps d'écouter de la musique.
Vous écoutez de la musique et l'aimez (dans de rare cas) parce qu'elle vous réconforte dans votre idée d'être unique et spécial.
Vous ne l'écoutez pas parce qu'elle est belle.
Et c'est précisément ce que Devin Townsend a voulu retranscrire dans ce disque.
Ce disque parle de vous, ce disque parle du métal et de ce qu'est devenu le métal. Une musique fascinante et passionnante mais dont la plupart des auditeurs et compositeurs sont beaucoup trop peureux pour la faire vivre.
Enfin bref, je sais pas trop pourquoi je m'évertue à écrire des textes de 20 000 lignes. Je suppose qu'on va me rembarrer sèchement alors que je cherche à comprendre pourquoi je ne vous comprends plus.
Et puis faut dire aussi qu'à LA BASE, faire des chroniques sur des disques me semble au mieux être un bon guide pour se faire une idée sur un disque qu'on va acheter au pire est complètement inutile étant donné que la seule personne capable de savoir si un disque va vous plaire, c'est vous même.
Je suis triste que plus personne ne prenne le métal comme de la musique. Enfin.. Triste... Je suis peiné pour vous quoi.
Vous êtes entrain de passer à côté de plein de truc...
C'est le "Infinity" du Devin de maintenant (plus mature, sobre et clean, papa, etc...).
Un album qui ne s'apprivoise pas à la légère (en 4 écoutes, j'ai toujours pas tout saisi) et qui ne conviendra pas à tout le monde.
Plongée cauchemardesque dans l'esprit du canadien, qui en fait volontairement des tonnes pour se prouver qu'il en est capable.
Album totalement hermétique au final, necessitant le pire temps d'adaptation de toutes les oeuvres du canadien, renouant avec le Too Much d'Infinity marié aux concepts étranges à la Ziltoid sans oublier une rage schyzophrène à la Alien. On retrouve aussi pas mal de petits bouts d'Addicted sur Planet Of The Apes quand on écoute bien.
Les deux premiers morceaux sont pour moi une transition, une invitation à l'album et n'en font pas réellement partie. Praise The Lowered nous prends par la main et nous donne un avant-goût, et Stand nous fait plonger de plus en plus profond dans la spirale infernale débouchant sur Juular (comment ça on entends pas Akerfeldt?).
Tout ça pour dire que ce genre d'album est pire que difficile à noter car brisant absolument tous les codes (éh regardez je pompe Meshhuggah!) et ne ressemblant de loin absolument à rien.
Exactement l'album dont on révait tous pourvu qu'on s'interesse un minimum au Canadien en temps qu'artiste. Merci Townsend.
J'ai eu un rapport bizarre avec cet album au début ; Je l'ai tout de suite aimé mais il m'a saoulé tout aussi vite. J'y suis revenu ensuite et cette fois le déclic s'est totalement opéré.
Je pense que chaque titre est énorme en son genre mais demande à être apprivoisé. L'album prend son temps pour rentrer dans le vif du sujet (Praise puis Stand) et se délite dans l'absurde (la fin d'album) pour un rendu colossal quand on s'enfile l'album en entier une fois celui ci bien défriché.
Contrairement au chroniqueur, je trouve que The Mighty Masturbator est un moment fort du disque et je suis fan de sa partie techno. A noter que la partie chants de noël est la reprise d'un thème déjà présent sur un titre du EP Christeen + 4 demos.
Par contre je déteste Ghost, que je trouve soupeste au plus haut point... Non pas parce qu'il est calme, mais parce qu'il est de mauvais goût.
Tu sais, si il l'a pressé a peu d'exemplaires, ca ne m'etonne qu'a moitier qu'il n'y en est pas eu pour tout le monde. Et pas dit qu'il y ait des VSeurs qui l'ai eu. En tout cas, ca prouverait que le Vaerohn a tout sauf un esprit mercantile.:)
Totalement d'accord avec la chro, à force d'en attendre trop, cet album est très bon mais pas LE chef d'oeuvre espéré.
Effectivement les 3 derniers morceaux sont énormes et comme toi je zappe souvent le début...
Néanmoins cela reste largement au dessus de la majorité des sorties metal.
Par contre contrairement à toi je pense qu'"Addicted" est vraiment génial et reste un des meilleurs albums de Devin ( étant fan de la voix d'Anneke c'est sûrement pour cela aussi ^^ )
En tout cas écouter "Ghost" après "Deconstruction" ben ça repose quand même :)
Je n'aime pas non plus employer le qualificatif de "génie" à la légère mais, après moult écoutes pour domestiquer la Bête, cette fois j'ose: oui, cet album est d'une folie qui frôle le génie... (et Ghost son opposé complémentaire).
Ce n'est pas pour faire mon lèche-boules mais j'aime beaucoup ta chro mon Prince, honnête et pourtant subjective. Sinon, je dois avouer que j'ai vraiment apprécié cet album qui possède un truc vraiment à part, une forte identité. J'ai été vraiment séduit par cette évolution vraiment personnelle.
Sinon, il est effectivement dommage que cette sortie n'ait pas bénéficié d'un soutien plus important.