Bon, il faut bien que je donne mon avis puisque MOI, J'AI LU ce livre. J'ai déjà donné mon avis développé dans le topic du forum, mais comme elle n'est pas accessible à tous, je vais redire en résumé ce que j'en pense.
J'ai bien aimé la conclusion, assez brillante où l'on sent la passion du doctorant pour son sujet tout en mettant en avant des observations finales pertinentes.
La méthode qualitative ne me surprend pas, c'est fréquent dans les sciences sociales (et moi-même j'ai dû y recourir souvent pour ma propre thèse sur complètement autre chose !). Je confirme que cette approche est privilégiée actuellement dans les labos. Ceci dit, il faut toujours essayer d'élargir au maximum cette base et ce nombre de participations doit être mis en rapport avec le temps consacré à cette thèse (nombre d'années d'inscription, disponibilité d'un thésard selon qu'il est financé ou pas, qu'il doit assurer d'autres tâches d'enseignement et de recherche ou pas).
Je crois aussi qu'il s'agit d'une version abrégée de la thèse par rapport à la version soutenue, ce qui explique certains raccourcis. Après, selon mes quelques connaissances en matière de socio', j'ai la franche impression que c'est une thèse ultra-classique dans ses références méthodologiques. Le sujet est original mais pas tellement l'approche ni la conclusion, à mon sens.
Mais moi aussi, la focalisation sur le Black m'a énormément gêné. L'auteur parle d'autres genres mais en ignore certains (comme le Grind, bien vu Cobra...). Et quand bien même, tout est globalement rapporté envers le Black, ses concepts et les personnalités de la scène qu'un lecteur non metalleux sera amené à croire qu'il est le genre fer de lance du Metal, l'aboutissement de toute une Histoire. C'est un peu le problème dès qu'on conceptualise sur le Metal Extrême en général, on finit toujours par trop se focaliser sur le Black à cause de la radicalité affichée par beaucoup de membres de la scène, des histoires d'églises brûlées, de meurtres et de cimetières violés, et de la profusion des courants à l'intérieur. Les autres styles offrent moins d'intérêt pour les études de ce type et c'est sans doute pour cela qu'ils sont moins évoqués : GrindCore et Doom sont trop proches dans l'esprit du Punk et du Gothique respectivement ; les fans de Death ne se montrent pas assez originaux dans la vie quotidienne pour être scientifiquement intéressants.
Un lecteur averti devinera que l'auteur est lui-même vieux fan de Black, de l'époque d'il y a dix ans où il existait un réel clivage entre une scène Black en pleine bourre et une scène Death en plein marasme, et deux publics très hermétiques. Mais aujourd'hui les tensions ont disparu et la plupart des fans écoutent des deux, même s'ils ont presque toujours une préférence pour l'un ou l'autre.
Bref, c'est un travail qui va probablement bien plaire aux universitaires et ouvrir les portes de la carrière à l'auteur. C'est bien tout le mal qu'on lui souhaite. Mais la mise en exergue trop poussée du Black déforme hélas le regard sur le large panorama annoncé en titre.
Groupe mortel pour moi, il faut préciser que ce sont des français ! cocoricooo
après pondre la moitié de la chronique sur l'argumentaire que t'as reçu de la petite maison de disque, et occulter de mentionner qu'ils sont français, c'est moche.
Je n'avais même pas fait gaffe mais il n'y pas que le DVD de VITAL REMAINS à avoir été kroniké sur VS, la prestation complète de DARZAMAT a également été kronikée par Sheb (je compatis). Je vous laisse aller chercher tous ça dans les kros pour plus d'infos.
(bouquin acheté...)Je préfère de loin le livre d'un sociologue qui fera la part belle à la grande majorité des "metalleux"y compris dans les branches dites "extrêmes"(et même surtout!), et qui est en mesure de balayer à son tour d'un revers de main cette minorité soi-disant "qualitative"tout aussi représentative du Metal (même extrême), que l'image que je donne de moi lorsque j'dépose mes couilles sur le nez de quelqu'un..à chacune des fois où l'on se retrouve face à un "panel limité"; faut toujours qu'il y ai une présence appuyée des allumés chroniques de la cafetière. Enfin c'est pour l'instant plus une remarque d'ordre général qu'autre chose...puisque je commence juste ma lecture.
Je trouve un peu dommage l'acharnement de certains quant à démonter l'auteur et son livre. Prince de Lu peut donner un avis tranché tout simplement parce qu'il l'a lu. Il faut dire quand même qu'écrire un bouquin sur un sujet aussi vaste et casse-gueule relève d'un tempérament de kamikaze. Qu'on soit d'accord ou pas avec cette notion, il existe une communauté métal et une culture métal. D'autres livres sur la question sont à venir, notamment celui de Nicolas Benard alors ne nous acharnons pas sur tout ce qui peut sembler être une forme d'intellectualisation du métal au prime abord.
Je jetterai probablement un oeil sur ce bouquin pour me faire une idée... même si je n'ai pas fait d'études supérieures.
" 16 musiciens enquêtés car je fais de la sociologie QUALITATIVE. J'ai essayé de prendre des musiciens représentatifs de chaque sous style.
C'est très courant en sociologie aujourd'hui et cela est bien plus fiable que les statistiques (et oui :):))."
Mais qu'est ce qu'il ne faut pas lire! Donne moi des études scientifiques qui disent que c'est plus fiable lol
Ce que tu dis est faux, et de plus cela sous entend que TON choix est représentatif, mais rien qu'en faisant ça tu biaises le résultat.
Bref ça n'a rien de sérieux donc il ne faudrait pas essayer de faire passer ce bouquin pour un livre sérieux.
C'est fini le temps des 200 comms, la kro sera locké avant comme celle du dernier SATYRICON. Donc si vous n'avez de concret à dire sur le bouquin, en bien ou en mal, abstenez vous ;-)
Franchement, la chronique m'a donné envie de le lire, ce bouquin. J'aime bien juger par moi-même, et qu'on ne me prémâche pas le boulot. Pis ayant tâté de l'université, je devrais m'en sortir.
je viens de survoler les comments et j'ai mal au crâne et ça donne pas envie de lire le livre.
La simple expression "sociologie du Metal" est une vaste plaisanterie...ahahahahaha Darkced + 1. Quelle prise de tête pour juste de la musique...pffffff, les mecs ils font quatre accords à fond les ballons, essaye de faire passer un message, et y a des mecs qui vont faire une thèse , écrivent des livres sur la synergie horizontale nihiliste et sociologique du Metal Extrème des grands esprits qui se rencontrent...ahahahah quelle fumisterie et quel cirque...
sinon je trouve la review de Prince de Lu est vachement bien écrite et suffisament étayée pour ne pas lire ce bouquin pour ma part et puis ce livre me semble complètement incomplet voir +....bref.
Juste un petit truc à Prince de lu, le premier Metallica "kill em all" pour moi aussi c'est du Speed Metal et si ma mémoire est bonne quand c'est sorti à l'époque on classait Metallica dans le speed Metal... pas du Thrash au sens Thrash Bay Area, le tout premier album typé Thrash Bay Area c'est EXODUS "Bonded By Blood" dépositaire du style, ...aprés Metallica fait du Thrash mais pas le premier album et quand t'écoute les deux albums et les riffs de "Kill em all" et de "Bonded By blood" y a pas photo. (pour moi le Thrash Bay Area se caractérisent par ces riffs chaloupés , assez technique, breaks, puissances des harmonies et des soli etc...(voir Exodus, Testament, Death Angel, Heathen, Vio-lence, Forbidden, etc...) bref Metallica "Kill em all" c'est du tout droit et c'est du bon speed.
Je suis(enfin était) bac+4 en socio, et pas dans une université parisienne bidon, non sans vouloir rester modeste ma fac est plutôt bien classée... et quand je vois sa population d'étude et son terrain de recherche je ris, en licence 3 on aurait été recalé pour moins que ça sur le projet d'étude alors en écrire un bouquin...
je l'ai écouté une fois en mag, et le rapprochement évident avec Shora (la classe Shora en moins) sur "Epona" ne m'a pas convaincu de l'acheter. A re-écouter
D'accord avec Jonben, de loin le groupe de metalcore le plus interessant.
J'aime moins ruins, mais le split avec DeadSwans est énorme: deux titres, deux tubes.
Marrant comme idée (en résumant vite fait par rapport à la chro du Prince de Lu), le black metal est écouté en majorité par les gens dits intelligents (qui ont fait plus d'études que les autres) et le reste c'est bon pour les cons. Pourtant c'est dans le black metal qu'on retrouve le plus souvent les bonnes idées de merde genre NS and co (réflexion personnelle). C'est pour ça, j'ai jamais compris pourquoi faut-il absolument que le black metal soit le genre par excellence des metalleux "intellos", celui de l'élite et pratiquement inaccessible du commun des mortels. Après j'écoute du metal, j'aime ça, je collectionne des disques etc. Quelque part, c'est vrai qu'il y a un certain côté sociologique dans tout ça, mais si c'est pour dire que le death c pour les gens n'ayant pas réussi à aller plus loin que le bac et le néo n'est écouté que par des collégiens skateurs, arrêtez tout, c'est pas la peine d'aller plus loin.
En tout cas, j'ai lu un seul livre traitant du metal extrême, sûrement que celui-ci n'a pas le même but, c'est Unholy de Frederick Martin. Ca se voulait intello aussi en mettant le black metal sur un piedestal (en même temps, le livre n'est consacré qu'à ce seul style si je me souviens bien) et ça m'a bien suffit. Le metal extrême, je l'écoute et c le principal.
A propos de Dead Swans, leur EP "Southern Blue" est une pure bombe... mais rien à voir avec du hardcore mélodique, c'est même plutôt brutal!
Pour revenir à Architects, le groupe est très sympa même si dans le style, ils n'égalent pas Misery Signals (plus metal, je te l'accorde).
"Je n'expose que mon avis et ma perception à la lecture. Je suis au contraire friand des avis plus positifs sur cet ouvrage." du PdL.
Une chronique très positive de mon livre figure dans le numéro 487 de ROCK&FOLK (du mois de mars), p. 59. Et l'auteur, rassure toi, n'a aucun lien avec postchrist.com. Il dit simplement tout l'inverse de toi (c'est toujours ce qui est marrant avec les chroniques :)) : à savoir que la partie historique l'a passionné (et l'auteur connait bien le metal).
Ce soucis du détail de la faute d'orthographe me fera toujours marrer. A savoir que les cent premiers cd's commercialisés deviendront collectors à cause d'une erreur de gravage.Il y'a comme un méchant grésillement tout le long du cd audio. (on les reconnait facilement, ce sont les seuls sans stickers)oops...
Bien bien bien !
Dans le genre "sujet polémique", on fait fort sur cette page.
J'ai l'impression d'être en train d'écouter les "Nolleau/Zemmour" du pauvre cherchant absolument à débattre s'il y a effectivement eu un mec suffisamment léger il y a 2000 ans pour pouvoir marcher sur l'eau.
Sauf que là, c'est sur la tête qu'on marche.
Je passe sur les innombrables comiques qui, sans avoir lu le bouquin de Walzer, arrivent à ne pas être sontructifs dans un débat qui, finalement, n'est pas le leur... l'éternel "je n'ai pas écouté mais c'est de la merde" marche aussi en version littéraire, semblerait-il, mais passons.
Au final, ce sont les mêmes qui chialent toutes les larmes de leur corps parce qu'il n'y a pas assez d'ouvrages sur le metal dans les librairies et/ou parce que notre musique n'est pas assez représentée dans les médias...
Je ne jetterai la pierre ni à Prince de Lu, ni à Nicolas Walzer pour la bonne et simple raison que chacun parle avec son ressenti EN CONNAISSANCE de leurs sujets respectifs.
l' "Anthropologie...", je suis en train de la lire, et il est vrai que les côtés sociologiques du livre me donnent mal au crane (oui, je suis un crétin qui n'a pas fait d'études et s'est arrêté bêtement au bac... et manque de bol, malgré ça, je n'ai pas réussi à ne pas rater ma vie, mais c'est une autre histoire).
Walzer a passé suffisamment de temps à rechercher, analyser, synthétiser et écrire des éléments pour éditer un bouquin qui, somme toute, tient la route.
Ce n'est sûrement pas là qu'on trouvera la réponse à la sacrosainte question ô combien primordiale "mais qui c'est donc, le groupe le plus true ?", mais peut donner, sur un échantillon aussi petit soit-il, quelques réponses à des questions que le citoyen lambda qui a découvert le metal le jour où Lordi a gagné l'Eurovision est en droit de se poser.
Pour les plus érudits sur la question, nombreux à la lecture des commentaires ici, j'attends de lire leur livre à eux, je suis sûr qu'il fourmillera d'informations inédites sur notamment les mensurations de Fenriz.
Ce n'est pas tout ça, mais entre le livre de Walzer et celui de Culat, je prends du retard sur mes (saines) lectures.
En clair, Walzer, avec ses arguments discutables ou non, nous décrit le metal extrême comme il le voit, tant en tant que sociologue que fan.
Il en a son interprétation, elle vaut ce qu'elle vaut, tout comme chacun d'entre nous peut en avoir une.
Libre à chacun d'être d'accord avec lui ou non !