PORCUPINE TREE – Paris (La Maroquinerie) le 29/11/03
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Après deux heures de galère dans le tumulte automobile parisien et une errance dans le XXème arrondissement où il semblerait qu’il y ait plus de sens interdits que d’habitants. J’arrive grave à la bourre à la Maroquinerie pour mon premier concert de PORCUPINE TREE. Ne connaissant pas la salle, je découvre donc un genre de mini amphithéâtre bourré à craquer, affublé d’une scène surélevée d’à peine vingt malheureux centimètres. Placez dix basketteurs devant la scène et vous aurez une idée de ce qu’ont pu voir le reste des spectateurs. Comme si cela n’était pas suffisant, la salle est également agrémentée de, ma foi, forts jolis poteaux en béton qui rendent la visibilité optimale. Pour une fois que j’avais un pass photo, je n’ai même pas eu le loisir de m’en servir. Marrant non ?

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Bon, toujours est-il que les PORCUPINE sont déjà sur scène lorsque j’arrive dans la salle surchauffée. Ils sont en pleine interprétation du prodigieux instrumental " Wedding nails " (j’apprendrai par la suite que le show vient de commencer : miracle !). Un écran géant à l’arrière de la scène (que j’ai eu l’occasion de voir à dose homéopathique) distille des images fortes en couleur et donne un aspect assez psychédélique au concert. Après un timide " bonsoir " de Monsieur Wilson, le groupe enchaîne sur le superbe " The sound of musak " suivi d’un autre titre extrait de leur dernier album dont le titre m’échappe (c’est moche de vieillir). Après cette mise en bouche très actuelle, Steve explique que le groupe va maintenant remonter dans le temps pour interpréter de vieux titres qui ont fait leur succès. Et c’est là que ça se gâte pour moi qui ne connais que le dernier album, pas facile de torcher un live report dans ces conditions pas vrai ? Pourtant, je rentre assez facilement dans ces compos que je découvre pour la première fois mais qui ne manquent pas de soulever des exclamations d’enthousiasme autour de moi. La musique de PORCUPINE TREE possède un petit quelque chose qui chavire les sens, qui envoûte. Le public est hypnotisé par la prestance de Steve Wilson épaulé de main de maître par John Wesley qui accompagne le groupe sur la tournée, après avoir participé à l’enregistrement d’une paire de titres d’ " In absentia ". Leurs deux voix semblent faites pour se compléter avec une perfection magique. Malgré des problèmes de basse persistant au milieu de leur set, PORCUPINE TREE ne se laisse pas démonter et nous délivre un concert intimiste dont la musique a un parfum d’improvisation parfaitement contrôlé. Outre de vieux titres, le groupe interprétera également d’autres titres extraits de leur dernier album " The creator has a mastertape ", " Gravity eyelids " et " Strip the soul ". Après plus d’une heure et demie de musique intense, passionnante et deux rappels, le set de PORCUPINE TREE se termine sur le génial " Blackest eyes " (premier titre d’ " In ascentia "). Même si je n'ai pas vu grand chose de ce concert à la Maroquinerie, je suis ressorti avec la furieuse envie de m’acheter la discographie complète du groupe et j’en ai même profité pour commencer le soir même en dévalisant le stand du merchandising. Je pense que j’apprécierai encore mieux le prochain concert quand j’aurai digéré toute la musique de PORCUPINE TREE. Rendez-vous est pris Monsieur Wilson, je serai là la prochaine fois… et au premier rang pour prendre de belles photos… =)

Un p’tit coucou à Maxouille, Yoyo, Jack (que je n’ai pas vu) et surtout un p’tit merci à Didi qui est plus doué que moi pour les titres des morceaux…(lol) Tonton

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