VINCE NEIL & MIKE SAGER - Tattoos and Tequilla – Descente aux enfers et retour en grâce d'une bête de scène (Camion Blanc) - 30/03/2012 @ 07h58
Un ami à moi, grand fan et spécialiste de MOTLEY devant l'éternel, m'a un jour dit cette phrase qui m'avait laissé dubitatif : "Il ne faut pas s'y tromper... malgré les apparences, Vince Neil est encore plus cave que Tommy Lee". En ce qui me concerne, j'accorde toujours le bénéfice du doute à un gars dont on me dit qu'il est un peu teubé car... les apparences sont parfois (souvent ?) trompeuses.
Alors je veux bien croire que Vince ne soit pas le philosophe du siècle mais cave pas quand même...
Le problème est que le glammeur donne beaucoup de grain à moudre lorsqu'il s'agit de se comporter comme le plus parfait crétin. Je peux cependant vous dire, et ce dès le début, que les choses ne sont pas si simples que ça avec Vince Neil et que derrière le masque de joyeux drille se cache un homme plus complexe qu'il n'y paraît.
Du coup, si vous souhaitez en savoir plus, enfilez votre lycra, ajustez vos bouclettes et bienvenue dans un monde où les mots « Montagnes Russes » prennent tout leur sens.

Dans l'excellent « The dirt », Vince Neil était parfois un peu en retrait par rapport à ses camarades. De son propre aveu, il n'avait pas souhaité s'y investir davantage. Très clair sur ses motivations par rapport à ce « Tatoos and Tequila : Descente aux enfers et retour en grâce d'une bête de scène », Vince Neil annonce dès le début que c'était une idée du management... qui trouvait que cela pourrait être cool pour lui de s'investir dans un tel projet... Cela enlève direct toute motivation littéraire pour l'écriture de ce livre (et on le comprendra bien vite : Vince Neil n'est pas branché par les écrits en général).
C'est donc Mister Mike Sager qui s'est collé à la tâche en se coltinant des dizaines d'heures d'entretien avec le blondinet bariolé. Du coup, et malgré quelques efforts au niveau des tournures de phrases, on a vraiment l'impression d'être au bar avec Vince Neil en train de l'écouter compter, avec le détachement et la décontraction qu'on lui connaît, ses réussites et ses malheurs.
Outre une introduction du journaliste, on peut lire de multiples interventions dont celles de ses ex femmes (il en quand même eu quatre !), ex managers, amis et... Nikki Sixx, le seul M.C à avoir participé au bouquin.

Passant en revue les grands évènements de sa vie, Vince Neil n'apprendra pas grand-chose aux fans hardcore du CRÜE. Tout l'intérêt du bouquin, c'est que c'est Vince Neil en personne qui raconte l'histoire. Et ça, c'est le vrai MUST du livre, car il est difficile de se remettre de certaines de ses déclarations tant elles sont ahurissantes, et disons le tout net, aux frontières de l'incroyable. On peut le dire, les bras vous en tombent à plusieurs reprises... et pour une fois, je n'exagère pas du tout.
On savait déjà que le chanteur maniait la langue de bois aussi bien que son organe vocal et qu'il pouvait nier la vérité avec un aplomb absolument renversant. On savait aussi que le chanteur était un tel chaud lapin qu'il arrivait même à impressionner son « pote » Tommy Lee qui disait de lui « qu'il se demandait comment il pouvait tringler autant de nanas à longueur de journées sans se lasser » (vous conviendrez aisément que lorsqu'un mec comme Tommy Lee commence à se poser des questions sur ta sexualité, c'est que tu as vraiment du souci à te faire !).
Ce que l'on savait moins, c'était jusqu'où Vince Neil était capable d'aller. Et au niveau des conneries, il y a pas dire, Vince Neil est un roi.
Quand sa sœur se demande comment il peut dire qu'il a des origines mexicaines alors que sa grand-mère est espagnole, on rit gras. Quand Vince fait du ski nautique avec une nymphette sur une île et que sa femme débarque, il préfère aussitôt larguer la bimbo au beau milieu de la mer plutôt que de chercher une trop complexe excuse... on en pleure à chaudes larmes.
Quand Vince, lors d'une émission télé parle très cruement de sa relation avec Savannah et qu'il ose ensuite dire à sa femme que ce n'est pas lui qui est à la télé... on peine à se remettre de la puissance de la vanne.

Par contre lorsqu'il se met à parler des événements douloureux qui ont jalonné sa vie, c'est largement moins fun. Car Vince Neil est un paradoxe sur patte, un homme qui lors des moments où il a vraiment dégusté a pu sombrer dans les excès les plus sordides sans les décortiquer comme le font la plupart de ses congénères. Du coup, il apparaît souvent comme un épicurien suicidaire, une machine à kiffer qui boufferait tellement de plaisir qu'elle s'en étoufferait avec.
Et c'est certainement cette « distance » qui fait dire à de nombreuses personnes que Neil n'est pas vraiment pas une lumière. Mais la réalité est tout autre. Vince Neil, en dépit de cette franchise qui le caractérise parfois, ne dit pas tout et garde beaucoup de choses pour lui... un peu comme tout un chacun, sauf que dans le monde des Rock Stars, l'introspection philosophale est quand même bien vue... si ce n'est nécessaire lorsqu'on se lance dans ce genre d'écrits. Je crois que Vince Neil a par moments autant encaissé que Nikki Sixx... sauf que ce dernier l'exprime avec la profondeur lugubre qu'on lui connaît quand Vince Neil reste un peu en surface. Cela ne veut pas dire qu'il le ressent moins intensément, il le livre simplement avec précaution, gardant en son for intérieur tout ce qui fait peut-être qu'il n'est pas devenu cinglé au cours de ces dernières années.

Dubitatif, je l'étais au départ, mais je me suis laissé convaincre par ce livre qui se lit très bien et qui montre, comme le dit Vince, que Mötley, dans tous les sens du terme, c'est monstrueux.


Titre : Vince Neil : Tattoos and Tequilla – Descente aux enfers et retour en grâce d'une bête de scène
Par : Vince Neil et Mike Sager
Editeur : Camion Blanc
Traduit par : Angélique Merklen
Nombre de Pages : 423
Prix : 34 Euros



Rédigé par : Pamalach | Vince is the best, Fuck the rest/ | Nb de lectures : 17109




Auteur
Commentaire
QMB
IP:90.62.201.95
Invité
Posté le: 30/03/2012 à 10h03 - (101364)
J'aurais préféré un bouquin "Vince Neil et Morsay" !

Le Chef
Membre enregistré
Posté le: 30/03/2012 à 10h27 - (101368)
J'avoue avoir préféré The Dirt et la bio de Mustaine plutôt que celle-ci même si le bouquin se lit très bien et que Neil est un personnage hors norme.



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