- HIGHTOWER + PAERISH + THE WORST DOUBT + SUMMERHOUSE par SEB ON FIRE - 1332 lectures
le 13/09/2015 - La Café de Paris - Paris.



Dimanche dernier HIGHTOWER sifflait la fin des vacances, le retour à la vraie vie. On recommence à se lever tôt, à enfiler son costume, à prendre le métro, a retourner au taf mais avant on fait la fête une dernière fois, tous ensemble, entre copains, dans un petit bar. Mais les nouveaux pèlerins de l'indie punk ont invité quelques amis afin de fêter ça avec eux, dans la joie, la bonne humeur mais un peu de tristesse aussi parce que putain, la fin des vacances, c'est triste.




C'est à SUMMERHOUSE, un patronyme de circonstance, que revient l'honneur d'ouvrir la soirée dans le sous sol du Café de Paris, une « salle » bien connue des amateurs de hardcore parisien. SUMMERHOUSE c'est des membres de Mad At The World, des Dig, des Jack move qui se rassemblent pour jouer de la musique fragile, à mi chemin entre le rock, le grunge, la pop et un peu de metal, quand même. Dès 19h, on se met bien avec les accords tristounets musclés du quintette parisien venue dérouler sa première démo entre autres choses. Un bon groupe, de gars qui ont déjà pas mal bourlingué et qui joue une musique qui leur tient à cœur, pour le plaisir, pour faire plaisir aux potes qui sont venus là pour les voir et aux autres, à ceux qui ne les connaissent pas. D'ailleurs l''ambiance de la sale est très bonne, très détendue, on peut entendre des vannes fuser, les parisiens sont évidemment en terrain connu et conquis. Les titres gagnent de l'efficacité joués en live, je pense à « Maggot Man » justement, morceau qui illustre bien les choix et la musique de SUMMERHOUSE, entre muscle et mélancolie, quelque part entre Alice In Chains et Refused pour ratisser très large. L'accent franchouille s'entend bien moins en live aussi, que du bon donc, une excellente entrée en matière. On peut aller boire un coup en attendant la suite.




Qui arrive avec THE WORST DOUBT, là aussi un groupe composé de membres d'autres groupes (Backbones, Mad At The World,…). Oui on est très consanguins dans le hardcore parisien, on fait tout en famille. Après la mélancolie et les sensations procurées par l'été indien sur la banlieue parisienne, place au Metal de bonhommes, la caution virilité de la soirée sera assurée par TWD. Fini de rire et de sangloter, c'est l'heure des patates de forains et de zguègues de poulains. On va pouvoir lever la jambe et se fritter entre amis, au chaud dans l'atmosphère moitie et humide du Café de Paris. Leur démo, très bonne sur cassette d'ailleus, faites moi penser d'en parler, passe bien en live, les mospharts sont encore plus lourdes et la voix gagne une petite touche éraillée plus marquée encore. « The Spread » par exemple se place en bonne position dans la catégorie incitation à la violence en réunion. « Legit Disdain » fait aussi son petit effet avec le featuring de R1 qui, planqué dans le public pour venir soutenir les copains, s'empare du micro pour brailler ses quelques lignes, à la fraîche. Toujours dans la joie et la bonne humeur donc.




Après les roustes et la chicore, place à des sentiments plus mitigés avec PAERISH et son indie rock très écossais dans l'âme. La pluie, la bruine, la brume, le spleen et les verts pâturages transposés au bitume et à la grisaille parisienne en quelque sorte. On remarque une métamorphose du public, les tough guys sont sortis boire des coups pendant que les pop boys en chemises sont voir ce qui se passait. Beaucoup de filles aussi, présentes dans la salle de concert pour écouter les accords doux-amer de PAERISH. Pour ceux qui ne connaissent pas, imaginez un Weezer en pleine déprime et vous aurez une petite idée de la chose. On est surpris par le nombre de pédales des guitaristes et du bassiste. Bah ouais, c'est pas du hardcore, faut savoir un minimum jouer, suffit pas de balancer des moshparts et roule ma poule. Par contre, un peu plus de voix dans le mix n'aurait pas été de trop mais bon. Les gars sont contents d'être là et le public aussi, on reste dans la même optique que pour les premiers groupes : jouer, se faire plaisir et faire plaisir au public. Le morceau « Undone », sorti en clippé en amont pour préparer l'album récolte son petit succès. Le set se termine et je n'ai pas eu la reprise de Slayer promise. Ça se paiera.




HIGHTOWER sur scène dans 2 minutes. On est certes pas au Carco's mais tout de même, pas de tables vides quand HIGHTOWER joue. Les nouveaux chevaliers de l'indie punk/hardcore en France sont en terrain conquis en ces murs, pas d'anglois abominatifs à occire à l'horizon. Que des copains ou presque dans la salle, venus célébrer la reprise du boulot et siffler la fin de la récréation. Les gaziers vont se mettre à fond dans la composition du prochain disque et donc ne donneront plus de concerts avant un bon moment. Chez HIGHTOWER ont fait les choses sérieusement, des gens rugueux mais au fond responsables. Chose impensable, le chanteur d'habitude muet entre les morceaux y va de son petit speech d'introduction… on en reste bouche bée, rien que pour ça, il fallait être là. Ce ne sera d'ailleurs pas la seule surprise car ils vont même offrir un rappel au public avec « Motion Sickness »…incroyable.
Avant le rappel, il y'aura le concert et il fût bon. Il fût même très bon, faut dire qu'avec les morceaux tirés de leur premier et très bon album, il y'a moyen de se faire un bon casse dalle. La Café de Paris est plein comme un œuf, j'ai rarement vu une telle affluence à cet endroit. La preuve que personne ne voulait manquer l'occasion de leur faire un dernier coucou. Dès les premières notes, ça bouge, ça chante, ça pogotte, ça balance même quelques kicks pour les plus audacieux. Ca slamme aussi. Beaucoup. Avec élégance et grâce. Ou pas. Pour ceux qui n connaissent pas le Café de Paris, il faut savoir que c'est grand et haut comme, à peu près, ton salon et que donc, si t'y ramène plus de 20 personnes la chaleur devient intenable. Avec deux mec qui te slamme dessus je te laisse imaginer le bordel que ça fait. HIGHTOWER envoie du gros et les mecs qui slamment frôlent le plafond, ça passe razibus, mais les musiciens moitèé dans le public, moitié sur la scène. « This Is Really Neat », « DTTFWD », « Cobbelpot », « Under A Funeral Moon », tous les tubes sont joués avec l'énergie et l'envie qu'on leur connait. Une demi-heure plus tard, le concert se termine après un dernier rappel pour les copains et les bons compagnons. Ils ont donnés là, à mon sens, leur meilleur concert parisien, pépouze. HIGHTOWER vont nous manquer durant tout ce temps sans concerts mais on les retrouvera en forme et mieux armés encore avec un nouveau disque. Comme dans toutes les fêtes de vin de vacances, on se remémore les souvenirs, une petite accolade, un petit mot, un petit bisou et chacun rentre chez soi, un peu triste mais finalement content de sa soirée.




Crédit Photos : Frédéric Kellenberger Vallejo


Auteur
Commentaire
djabtrash
Membre enregistré
Posté le: 23/09/2015 à 10h47 - (1131)
Bien cool et exact ce report Seb !



Oli
IP:149.62.159.34
Invité
Posté le: 23/09/2015 à 15h02 - (1132)
Report parfait, ferait croire en Dieu.

Humungus
Membre enregistré
Posté le: 24/09/2015 à 13h19 - (1137)
Belle affiche.

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